Affaire Guy Turcotte : réponses à l’abbé Raymond Gravel - Manque de sensibilité et de rigueur!

Isabelle Gaston est la mère des deux enfants tués par l’ex-cardiologue Guy Turcotte. Elle est ici photographiée lors d’une manifestation tenue le 6 août 2011 pour protester contre le verdict déclarant le meurtrier non criminellement responsable de son geste.
Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Isabelle Gaston est la mère des deux enfants tués par l’ex-cardiologue Guy Turcotte. Elle est ici photographiée lors d’une manifestation tenue le 6 août 2011 pour protester contre le verdict déclarant le meurtrier non criminellement responsable de son geste.

Monsieur Gravel,


Votre lettre intitulée Guy Turcotte est-il vraiment libre ?, publiée dans Le Devoir du 15 décembre dernier, est une déclaration plutôt contradictoire à votre discours sur le pardon et la réhabilitation. Mme Gaston et moi-même espérions, de la part d’un représentant de l’Église, un témoignage plus sensible et humain envers les familles qui ont pris la parole pour donner un sens au meurtre d’un proche. Nous n’exerçons pas notre droit de parole par le biais de nos professions respectives et nous ne nous considérons pas non plus des experts en la matière, mais nous prenons la parole avant tout en tant que parents. Plusieurs familles sont restées trop longtemps dans le silence et ceux et celles qui nous ont été volés ne peuvent plus le faire.


Les informations relatives au procès de M. Turcotte que vous avez écrites dans votre lettre comportent des erreurs qui supposent votre méconnaissance du dossier. Ainsi, le jury n’était pas composé de douze femmes, mais de onze personnes, dont sept femmes et quatre hommes. De plus, le jury n’a jamais eu à reconnaître la culpabilité de l’accusé des meurtres de ses deux enfants. M. Turcotte avait reconnu avoir assassiné ses enfants avant le début du procès. Le jury devait uniquement trancher sur la responsabilité criminelle de l’auteur de ces crimes.


Sortir du silence


Votre lettre est extrêmement dure et injuste envers Mme Gaston et moi-même ainsi qu’envers toutes les victimes d’actes criminels. Depuis des années, notre croisade est de donner une voix aux victimes d’actes criminels, de rendre notre système de justice plus rigoureux et surtout d’améliorer le traitement fait aux victimes. Nous vous rappelons que nous croyons en notre système de justice et dans la réhabilitation des criminels. Pour nous, ce n’est pas un choix, mais une obligation. Avant nos drames, nous ne le savions pas, mais lorsqu’un humain prend conscience, il ne peut plus vivre en faisant abstraction de la souffrance qui afflige ses semblables. Notre expérience au sein du système judiciaire et nos contacts quotidiens avec des victimes motivent notre bataille. Il faut remettre au sein du système de justice un équilibre entre les droits des victimes et ceux des criminels, remettre les victimes au centre du processus judiciaire.


Nous voudrions vous rappeler M. Gravel, un passé très sombre de l’organisation religieuse à laquelle vous appartenez, celui des enfants qui ont été agressés sexuellement durant des décennies. Et ce, dans la majorité des pays où vos confrères avaient comme mission d’éduquer et de prendre soin d’enfants. Ces victimes auraient-elles dû garder le silence encore et ne pas dénoncer leurs agresseurs ? Pendant des décennies, les victimes sont restées dans leur prison du silence. C’est de cette prison que nous voulons les affranchir et vous nous le reprochez. Nous ne vous avons jamais lu ou entendu à ce sujet, pourquoi ?


En terminant, M. Gravel, j’appartiens à un gouvernement qui vient d’adopter la loi no 44, laquelle reconnaît aux parents d’enfants assassinés, disparus ou gravement malades, des indemnisations pour une longue période. C’est une première mondiale. C’est ce même gouvernement qui a fait adopter le plus de lois pour les victimes qu’aucun autre auparavant. Lors de travaux de plusieurs comités au Parlement canadien, elles ont pu prendre la parole et ont pu exercer leur pouvoir de changer les choses. Elles ont été écoutées et respectées. Puis-je vous rappeler que le gouvernement provincial actuel est le même qui avait aboli en 1995 tous les programmes de réhabilitation dans les prisons de la province et qui ne cesse de demander à ce que ces programmes soient réintégrés ?


À toutes les victimes d’actes criminels, nous vous demandons de garder la tête haute et rappelez-vous que garder le silence, comme le demande M. Gravel, ne sera plus jamais une obligation pour les victimes.

***
 

Pierre-Hugues Boisvenu - Père de Julie, assassinée le 23 juin 2002 et Isabelle Gaston - Mère d’Olivier et Anne-Sophie, assassinés le 20 février 2009

93 commentaires
  • Claude Lemire - Abonné 19 décembre 2012 01 h 31

    Et le registre des armes, monsieur Boisvenu ?

    Rappelons-nous que ce monsieur Boisvenu est un de ceux qui ont voté la supression du registre des armes ! Combien du tueries et d'assasinats surviendront au Canada par la grâce de cette décision?

    • Pierre-Hugues Boisvenu - Inscrit 19 décembre 2012 09 h 35

      Bonjour Claude

      Quel rapport avec l'affaire Turcotte et le registre?

      J'aimerais avoir votre opinion la dessus, si vous en avez-une?

      Pierre-Hugues Boisvenu

    • Christian Ouellet - Inscrit 19 décembre 2012 14 h 17

      à Pierre-Hugues Boisvenu

      regarder ce qui ce passe chez nos voisins du sud ,peut être que voyez le lien maintenant avec le registre !!

    • Sébastien Paquin - Inscrit 19 décembre 2012 18 h 08

      Le armes peuvent tuées, enregistrées ou non. Votre registre n'a pas arrêté Kimveer Gill ni le tueur de Newtown (oui, ses armes étaient aussi enregistrées sellon les lois en vigueur au Connecticut).

    • Michèle Laframboise - Abonnée 20 décembre 2012 08 h 07

      Aux USA, n'importe qui peut se procurer une arme. Un simple "background check" (souvent, dans les foires aux armes, il n'y en a pas) n'empêche pas un dépressif de se procurer une arme semi automatique. L'accès est beaucoup trop facile, ce qui nourrit les trafics d'armes illégales...

    • Yves Perron - Inscrit 20 décembre 2012 08 h 19

      Moi Monsieur Boisvenu je suis tanné de la récupération exercée par les partis politiques et la presse, qui transforment une victime en héros où qui font des spécialistes mur à mur avec les personnes qui ont eu une bonne idée . J'en ai marre de la rectitude politique.

      On vous a soudain donné la vérité infuse sur tout comme pour Monsieur De Koninck qui semble être devenu tout à coup le gourou de la sécurité routière...Lui non-plus je suis pu capable. Rien de personnel juste que je déteste la récupération pour faire de la propagande.

  • Pierre Blain - Abonné 19 décembre 2012 02 h 41

    Le nouveau curé

    Le sénateur Boisvenu est le nouveau "curé" de la rectitude. Il habite le sénat et il est payé à même nos impôts.

    Ses arguments sont faibles et surtout tendancieux. Il n'a aucune crédibilité sauf celle d'avoir souffert.

    Usque tandem abutere patientia nostra?

    • Pierre-Hugues Boisvenu - Inscrit 19 décembre 2012 09 h 38

      Bonjour Pierre

      Et qu'elle crédibilité donnez vous aux arguments de M. Gravel qui incapable de fournir de l'information véridique sur les procès de Turcotte?

      SVP, un peu d'objectivité tout de même ..

      Pierre-Hugues Boisvenu

    • Ray Baril - Inscrit 19 décembre 2012 18 h 27

      Monsieur le Sénateur Boisvenu ne cesse de montrer son désir de vengeance. On peut comprendre sa haine envers les criminels mais cette haine ne le rend pas un criminologue compétent.
      Et ce n'est pas en écrasant tous les criminels qu'il va refaire le passé.
      Le Sénateur Boisvenu a pour principale «qualité» d'être un non-élu agissant comme valet de Stephen Harper et désirant éliminer tous les criminels..avec ou sans corde.

      R baril

    • Lucille Ayotte - Abonné 23 décembre 2012 23 h 29

      Boisvenu parle de justice et de victimes en fait il veut que la justice soit au service de la vengeance.

  • Loraine King - Inscrite 19 décembre 2012 04 h 51

    Non sénateur !

    "j’appartiens à un gouvernent"

    Non sénateur, vous n'appartenez pas au gouvernement !

    Vous êtes un membre du parlement. Vous n'êtes pas un membre du gouvernement, vous n'appartenez pas au gouvernement ou au premier ministre qui vous a nommé au sénat. Vous devriez prendre le temps de vous informer sur la nature du travail pour lequel on vous paye.

    • Pierre-Hugues Boisvenu - Inscrit 19 décembre 2012 09 h 41

      Lauraine

      Mal vous en fasse, je suis de ce gouvernement comme législateur tel quele définit la constitution canadienne.

      Oui, je suis payé par ce gouvernement ce qui me permet de verser mon salaire aux victimes d'actes criminels pour leur venir en aide.

      Pierre-hugues Boisvenu

    • Loraine King - Inscrite 19 décembre 2012 14 h 27

      Oh non, sénateur. Les législateurs ne sont pas tous de "ce gouvernement". Votre collègue au Sénat Serge Joyal est autant sénateur et législateur que vous mais je doute que vous diriez qu'il "appartient à ce gouvernement".

      Le Sénat est une composante du pouvoir législatif. Vous n'êtes pas payé par "ce" gouvernement, comme vous l'écrivez, mais par le Gouvernement du Canada (l'administration publique), comme le sont tous les députés et tous les sénateurs de tous les partis. Le Gouvernement du Canada continuera d'être le Gouvernement du Canada après que 'ce' gouvernement de M. Harper aura perdu le pouvoir exécutif.

      Vous faites parti du caucus conservateur, vous êtes un législateur au parlement canadien, mais vous n'appartenez pas au gouvernement.

      La Constitution définit le gouvernement comme étant le pouvoir exécutif, avec à sa tête la Reine, représenté par le GG, le Conseil privé de la Reine, le Cabinet (le premier et autres ministres) et l'administration publique. Vous n'occupez aucun de ces postes.

      Vous faites référence à la Constitution canadienne, et je vous recommande chaudement de lire le document. Il vous sera utile dans l'exercice de vos fonctions.

      En passant, ce n'est pas le gouvernement qui adopte les lois, comme vous l'écrivez, c'est le parlement qui adopte les lois, et c'est la signature du GG qui fait qu'elles entrent en vigueur.

  • Michel Lebel - Abonné 19 décembre 2012 05 h 04

    La bonne justice

    Dans sa réflexion sur l'affaire Turcotte, Raymond Gravel fait fi d'un élément central à la bonne compréhension du sujet: pour qu'il y ait ici une démarche de pardon, il faut que justice ait été rendue. Mais ce n'est pas le cas dans cette affaire. Certes la justice légale a été rendue, mais elle s'est trompée. Voilà le noeud de la question.

    Ce n'est pas une question de vengeance ou de haine qui est ici en cause, mais de justice, de bonne justice. La justice légale, celle des hommes, est souvent imparfaite, mais il faut bien comprendre que sur une question aussi viscérale, sensible, et tragique que l'infanticide, la justice légale ne peut se permettre d'errer. Mais c'est hélas ce qui est arrivé dans l'affaire Turcotte. Quand la bonne justice sera rendue, l'étape du pardon pourra être envisagée. Pas avant.


    Michel Lebel

    • Dominic Cliche - Inscrit 19 décembre 2012 09 h 25

      Comment pouvez-vous affirmer que la justice s'est trompée, alors que vous n'avez manifestement pas tous les éléments de preuve (étiez vous sur le jury?) et le processus n'est même pas terminé (il y a appel)?

    • Pierre-Hugues Boisvenu - Inscrit 19 décembre 2012 09 h 50

      Bonjour Michel

      Effectivement l'affaire Turcotte, comme l'affaire Morin, comme tous les 250 meurtres intra familiaux depuis 10, nous interpellent comme société. Il faut gir en amont afin d'éviter ces homicides en supportant mieux familles et malades. C'est ce à quoi je me bats depuis 10 ans.

      Quant à l'affaire Turcotte et la position de M. Gravelle, ce qui me surprend le plus de cet homme c'est la facilité avec laquelle il faut pardonner immédiatement en oubliant les victimes. Mes quelques échanges avec ce dernier via ma page Facebook m'ont permises de découvrir que l'argument qu'il utilise en affirmant que si les victimes critiquent notre système de justice, elles le font a cause de leur douleur, leur rage et leur colère. C'est la l'argument des faibles d'attaquer ainsi des victimes qui ont décidé de prendre la parole et de ne plus jamais accepter la prison du silence. Merci de votre commentaire.
      Pierre-Hugues Boisvenu

    • Pierre Brassard - Inscrit 19 décembre 2012 09 h 51

      Raymond Gravel manque de rigueur très souvent. Ses arguments sont extrêmement faibles dans ce cas-ci. Comme curé, l'abbé Raymond Gravel ne représente que lui-même. Il ne faut pas généraliser. Son opinion sur "l'affaire Guy Turcotte" est minoritaire dans l'Église catholique. Très minoritaire.


      Pierre Brassard

    • François Beaulé - Abonné 19 décembre 2012 14 h 07

      Je suis entièrement d'accord avec Michel Lebel. Le jury dans le procès de Turcotte a été convaincu par la réthorique habile des avocats de la défense qui reposait sur une opinion très contestée des psychiatres engagés par la défense. Il faut lire la très intelligente Lysianne Gagnon qui a traité du sujet samedi le 15 décembre sur lapresse.ca.

      Le pardon pourra suivre une peine raisonnable imposée à l'assassin. Ce pardon n'a pas à être accordé par les principales victimes.
      Examinons en quoi les jurés ont erré.

      Tentative de suicide et double meurtre
      Anciennement, les tentatives de suicide étaient criminalisées. Il en est autrement aujourd'hui. Mais la tentative de suicide ne devrait jamais déresponsabiliser un meurtrier. Le soir de ses crimes, Guy Turcotte a tenté de suicider. Alors qu'il désirait mourir, il a retiré toute valeur à la vie de ses deux enfants. Il a voulu les tuer pour les enlever à la mère. Il a ingéré du liquide lave-glace, ce qui a affecté sa conscience et éliminer ses inhibitions. Personne ne l'a obligé à boire ce liquide toxique. Il l'a fait pour se suicider. Sa tentative de suicide n'est plus considérée comme un crime mais elle est moralement condamnable. Sa tentative de suicide et l'ingestion de liquide lave-glace ne devraient pas servir à le déresponsabiliser de ses deux meurtres.
      Voilà pourquoi il faut un nouveau procès.

    • Marie-Claire Dufour - Inscrite 20 décembre 2012 04 h 42

      Qu'il appartienne au Gouvernement ou pas n'a pas rapport ici. On s'éloigne en grand de la lettre qui a pour but de répondre au Curé pour ses propos contradictoires.

    • Marie-Claire Dufour - Inscrite 20 décembre 2012 04 h 51

      La justice s'est trompé certain, le matin il l'a avoué qui les avait tués. Il a essayé de se suicider avec du lave-glace alors qu'il est médecin et qui sait très bien ce qui aurait pu le faire partir rapidement. Il a préféré lire sur le sujet à savoir si y en prenait une certaine quantité c'était quoi les résultats. La justice s'est trompé certain quand même après sa folie *passagère* aucun repenti, regret, remord, peine. Non il préfère offrir de payer la moitié du service funéraire et vider le compte de banque conjoint. Même pas un an après monsieur souhaite refaire sa vie et avoir d'autres enfants !!! allô !!!!

    • Yves Perron - Inscrit 20 décembre 2012 08 h 24

      Détail important : Si on veut être pardonné, il faut tout d'abord que la personne ait de véritables remors et (demande) pardon...

      À ma connaissance ce n'est pas le cas de Turcotte.

  • Benoît Landry - Abonné 19 décembre 2012 05 h 43

    Répression vs prévention

    M. Boisvenu,

    Vous dites "j’appartiens à un gouvernement qui vient d’adopter la loi no 44, laquelle reconnaît aux parents d’enfants assassinés, disparus ou gravement malades, des indemnisations pour une longue période. C’est une première mondiale. "

    Premièrement, vous n'êtes pas élu et prétendre parler au nom de citoyens est une accroc à la démocratie.

    Deuxièmement , votre gouvernment , comme vous le dîtes est un des pires que le Canada à eu jusqu'à maintenant pour promouvoir la sécurité et prévenir la violence, il ne fait que des choix de répression coupent allègrement dans toutes sortes de programme qui sauraient prévenir la violence. Bien que cela soit très nécessaire d'aider les victimes à se relever après un drame cela n'aide en rien à la prévention d,autres crimes. Pire votre gouvernement par exemple se préppre à couper les vivres à un programme visant la diminution des actions des gangs de rue, même si ce programme est une réussitte dans les milieux.... Alors votre gouvernement en est un dont les bottines ne suivent pas les babines et se fait du capital politique sur le dos des victimes .....

    • Pierre-Hugues Boisvenu - Inscrit 19 décembre 2012 10 h 03

      Bonjour Benoît

      D'abord, je vous confirme que je ne parle pas au nom des citoyens, surtout pas ceux delà Gau-gauche québécoise. Je parle aux nom des familles dont un proche a été assassiné ou disparu. Je le fais depuis qu'un voleur de rêves a été prématurément libéré et assassiné ma fille.

      Votre discours est rempli de contradictions qui me laisse croire que vous en savez peu sur nos actions et pire que vous vous fiez à nos détracteurs pour vous faire un opinion.

      Quant au programe sur les gangs de rue, celui-ci avait été annoncé en 2007 avec une fin prévue pour le 31 mars 2013. TOUS les intervenants le savaient. La criminalité liée à ce programme s'est stabilisée et réduite dans certains milieux urbains.

      En septembre 2012 au moment du dépôt de la stratégie fédérale en matière de prévention de la criminalité, nous avons annoncé que les ressources liées à ces mesures de répression seraient investies dans la prévention de la criminalité des 12-25 ans. Pourquoi? Parce que la criminalité est en augmentation au Québec au niveau des jeunes 12-17 ans (+30% chez les 12-13 ans).

      Donc nous reprochez-vous aujourd'hui cet équilibre que nous visions en répression et prévention?

      Pierre-Hugues Boisvenu

    • Benoît Landry - Abonné 19 décembre 2012 11 h 30

      "Je parle aux nom des familles dont un proche a été assassiné ou disparu. Je le fais depuis qu'un voleur de rêves a été prématurément libéré et assassiné ma fille. "
      C'est bien ce que je décris, votre cause est noble et je n'ai rien contre, mais le gouvernement Harper est allé vous chercher pour se faire du capital politique avec des victimes... cela lui permet de passer plein de lois qui augmente la répression dans le pays, mais néglige la prévention. L'exemple que vous donnez du transfert d'argent le démontre bien. Le programme contre les gangs de rue, aux dires de plusieurs intervenants fonctionnent très bien, mais on le scrappe pour faire autre chose. Vous savez M. Boisvenu, les résultats pour du travail de prévention s'évalue à moyen et long terme, tandis que là ce gouvernement le retire (ou modifie) à l'encontre de l'évaluation des premiers intervenants tandis que les premiers résultats positifs sont recensés.

      Je ne vois aucun équilibre entre prévention et répression chez "votre" gouvernement , si équilibre il y avait il accepterait de considérer les efforts de prévention que fait le gouvernement du Québec plutôt que d'imposer des mesures répressives qui ne tiennnent pas compte de notre réalité telle que décrite par la plupart des intervenants au Québec.


      Une des meilleurs moyens de faire de la répression est de lutter contre la pauvreté, mais cela parait trop gaugauche pour des "conservateurs" ils préfèrent lutter contre les pauvres comme dans le cas des dernières mesures de l'assurance-emploi

    • Benoît Landry - Abonné 19 décembre 2012 12 h 17

      "Un des meilleurs moyens de faire de la PRÉVENTION est de lutter contre la pauvreté, ..."

      Mauvaise relecture de mon intervention désolé.

    • Victoire Selye - Inscrit 19 décembre 2012 20 h 04

      Monsieur le Sénateur, qu'en est-il des familles « de la gau-gauche », comme vous dites si éloquemment, dont un proche a été assassiné ou disparu? Parlez-vous en leur nom également?

      Et moi qui croyais que votre message était humain... Au lieu de ça, vous nous servez de la petite politique.

      Eh misère! On n'a plus les sénateurs qu'on avait!

    • Denis-Émile Giasson - Abonné 19 décembre 2012 20 h 06

      Cher sénateur de la dro-droite qui n'avez de cesse de détruire le caractère moderne et généreux de ce pays que vous dites gouverner -lutte anti-syndicale, lutte anti-environnementale, lutte anti-sociale, répression plutôt que prévention et réadaptation, militarisme dépassé, restrictions au libre accès à l'information, etc- vous qui croyez appartenir à ce gouvernemnt qui vous «utilise» en échange d'une poignée de dollars, voilà que vous vous érigez en défenseur des victimes d'actes criminels posés par les pédophiles issus du clergé. Soyez au moins assez généreux pour étendre votre oprobre aux membres de toutes les dénominations religieuses.
      Votre défi maintenant: convaincre vos maîtres d'accorder enfin à ces victimes l'accès à toute l'information que cache «votre» gouvernement à cet égard, en particulier dans la cause des pensionnats amérindiens.
      Tant qu'à y être, vous pourriez tenter les convaincre de reconnaître et de corriger les torts causés aux victimes des internements ethniques lors de la 2e GM.
      Et contrairement à ce que vous écriviez, le juge maître du procès Guy Turcotte plaça le jury devant une obligation de choix entre 4 verdics possibles: la non-responsabilité criminelle, le meurtre au premier degré, le meurtre au deuxième degré et l'homicide involontaire coupable. Le jury s'est déroulé dans le règles de preuves et de procédures définies ou acceptées par le Législateur. Allez-vous les travestir pour satisfaire votre besoin de vengeance?

    • Sylvain Auclair - Abonné 20 décembre 2012 15 h 04

      Très bonne question, madame Selye.