Laïcité - Facteur d’intégration et d’émancipation

Pendant la campagne électorale, Djemila Benhabib a défendu la pertinence d’une charte de la laïcité.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Pendant la campagne électorale, Djemila Benhabib a défendu la pertinence d’une charte de la laïcité.

La contribution de Jean Dorion dans Le Devoir du 22 septembre dernier au sujet de son virage électoral aurait dû avoir pour titre « La conversion d’un souverainiste au multiculturalisme » tant les arguments évoqués par l’auteur en faveur d’une laïcité molle confortent une forme d’organisation sociale communautariste et différentialiste, conception typiquement anglo-saxonne qui définit à tort le corpus républicain comme un système de domination, voire d’oppression des minorités ethniques et religieuses.

Pour des raisons historiques et politiques évidentes, le nationalisme québécois a toujours penché vers une forme de républicanisme, surtout depuis l’adoption, en 1982, du multiculturalisme par Pierre Elliott Trudeau. Cela a marqué la fin d’un Canada basé sur la culture de deux peuples fondateurs au profit d’une mosaïque des cultures symbolisée par des individus se référant principalement, sinon exclusivement, à leurs communautés d’origine.


Ainsi s’est dessiné le nouvel État national basé sur les droits individuels qui a sonné le glas du biculturalisme. La conséquence première de cette orientation a été la rétrogradation de la place des Québécois dans la Confédération qui sont passés de peuple fondateur à minorité ethnique. Une parmi tant d’autres ! Ce faisant, ce révisionnisme avait, à tout le moins, une intention inavouée : celle de tuer dans l’oeuf le mouvement d’indépendance du Québec qui commençait à prendre corps.


C’est peu dire qu’une falsification idéologique a toujours besoin de fausser l’histoire, à plus forte raison lorsque les contorsions politiques qui en résultent marquent un abîme profond dans l’imaginaire collectif. Pour Trudeau père, la négation de la nation québécoise a bel et bien constitué un programme politique !

 

L’homo québécois, un homo canadien ?


Si le rejet du multiculturalisme a façonné depuis plus de trente ans un des critères distinctifs les plus sûrs entre souverainistes d’une part et fédéralistes de l’autre, cet antagonisme ne relève plus de la piété filiale. Force est de constater que la ligne de démarcation entre les deux postures est bien plus complexe.


En effet, il n’est plus rare que des fédéralistes critiquent vertement le multiculturalisme et son corollaire, la laïcité dite « ouverte », alors que des souverainistes s’en amourachent avec béatitude. C’est incontestablement sur le flanc gauche du mouvement souverainiste, principalement incarné par Québec solidaire, que cette conversion s’est fait sentir selon la croyance quasi mystique qu’insuffler du religieux dans le fondement du lien social est salutaire pour l’intégration des minorités culturelles. Comme si se livrer au chantage de quelques groupuscules politico-religieux pouvait être garant et, dans une moindre mesure, constitutif d’une quelconque démarche citoyenne.


Alors que le mouvement souverainiste a poussé au fil de son histoire dans une direction opposée à celle du multiculturalisme, le voilà quelque peu transformé par une de ses franges qui s’en imprègnent sans aucune gêne et sans toutefois l’assumer ouvertement. En d’autres mots, l’homo québécois serait une espèce d’homo canadien d’expression française, de préférence « de gauche », voué à reproduire le système qui nie sa propre existence.


Mais dans ces conditions, pourquoi alors se séparer du Canada si l’on veut faire du projet pays une sorte de prolongement politique anglo-saxon ? C’est précisément parce que le Québec n’est pas seulement un espace d’expression française, mais plutôt un espace organique d’existence et d’émancipation francophone, porté par un souffle de liberté qui a su inventer ses propres façons de faire et d’être, qu’il est porteur, encore aujourd’hui, d’un projet de société pertinent. Mais alors que faire ? Existe-t-il la possibilité d’un dépassement ?

 

La laïcité de l’État enchâssée dans la Charte


L’État québécois, depuis la Révolution tranquille, a articulé son modèle autour de la déconfessionnalisation de ses institutions. Les services sociaux, la santé ainsi que l’école ne sont plus entre les mains des religieux. Force nous est de reconnaître que la laïcité prend racine dans notre mémoire collective et émane d’une volonté populaire. Après l’arrivée de René Lévesque au pouvoir en 1976, la prière à l’Assemblée nationale a été remplacée par un moment de recueillement et le drapeau du Québec a fait son entrée à la droite du fauteuil du président pour marquer le fait que nos élus évoluent dans un système différent de celui de Westminster, où il n’y a pas de drapeau.


A contrario, en Ontario, par exemple, pour mettre en lumière la démographie de plus en plus variée de la province, la procédure quotidienne de Queen’s Park a été modifiée depuis 2008. On a décidé de conserver le Notre Père et d’y ajouter d’autres prières : autochtone, bouddhiste, hindouiste, musulmane, juive, baha’ie et sikhe.

 

Contestations juridiques


Au Québec comme au Canada, les rapports politiques et juridiques entre l’Église et l’État n’ont jamais été officiellement définis. C’est dire que les chartes et les textes constitutionnels québécois et canadiens ne contiennent aucune garantie attestant de la séparation de l’Église et de l’État. C’est en cela que le processus de laïcisation de l’État n’est pas encore achevé.


De plus, le Québec est soumis aux dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés et à l’interprétation qu’en donne la Cour suprême. Ainsi, ces dernières années, des contestations juridiques pour motifs religieux se sont retrouvées jusqu’en Cour suprême, dont les décisions ont préséance sur les cours supérieures et font que la définition du cadre laïque échappe au Québec, qui n’a jamais cru bon de s’y soustraire en invoquant la « clause nonobstant ». On comprend dans ce contexte toute la mesure de la proclamation formelle du caractère laïque de l’État et de son enchâssement dans la Charte des droits et libertés de la personne.


La laïcité doit être affirmée comme principe qui structure l’État, qui fait partie de notre identité collective, au même titre que la langue française et l’égalité entre les sexes. D’ailleurs, en 2008, le gouvernement a modifié le préambule de la Charte afin de préciser que l’égalité entre les femmes et les hommes constitue un des fondements de la justice et que « les droits et libertés énoncés dans la présente Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes » (art. 49.2). La même démarche doit être poursuivie en matière de laïcité.

 

Manifestations religieuses ostentatoires


Le fait que la liberté de religion serve à légitimer des interprétations intégristes comme l’a fait remarquer Claire L’Heureux-Dubé, ancienne juge de la Cour suprême du Canada, suffit à nous convaincre du bien-fondé de cette démarche. L’État ne peut prétendre à arbitrer la sphère religieuse. La puissance publique ne doit soutenir aucune option religieuse, spirituelle ou philosophique. En ce sens, les représentants de l’État se tiennent d’afficher une stricte neutralité et ne doivent arborer aucun signe religieux ostentatoire. Car représenter l’État n’est pas un droit, mais un privilège.


Comme l’a recommandé le Conseil du statut de la femme (CSF) dans son avis juridique sur la laïcité publié en 2011, la Loi sur la fonction publique doit être modifiée « afin d’étendre l’obligation de neutralité politique et le devoir de réserve aux manifestations religieuses nettement visibles ». C’est une position à laquelle souscrit le syndicat de la fonction publique québécoise et le Parti québécois. Dans cet avis lumineux, le CSF avait fait la démonstration qu’un Québec respectueux de l’égalité entre les sexes ne pouvait continuer d’avancer sur la voie de la « laïcité ouverte » et, par conséquent, recommandait le rejet de cette option.


La puissance publique doit défendre ce qui est commun à tous, ce que les religions ne peuvent pas incarner. Le « Nous » des croyants n’est pas un « Nous » citoyen, car il renvoie à un référentiel qui, par définition, exclut tous ceux qui n’y adhèrent pas. Le « Nous » citoyen, contrairement au « Nous » des croyants, est inclusif et universel, défini par un noyau de convergence résultant d’une majorité francophone ouverte à tous ceux qui souhaitent s’intégrer à elle pour en partager la langue, la culture et les valeurs. Et, pourquoi pas, la destinée !

46 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 1 octobre 2012 04 h 10

    Critique républicaine...

    Madame Benhabib.
    Merci pour votre texte de fond. Accepteriez-vous un critique partielle de celui-ci, faite dans un esprit constructif ?
    Quelques phrases m'ont fait sursauter. Les voici avec, à leur suite, une (très) courte réaction de ma part.

    "Le fait que la liberté de religion serve à légitimer des interprétations intégristes comme l’a fait remarquer Claire L’Heureux-Dubé, ancienne juge de la Cour suprême du Canada, suffit à nous convaincre du bien-fondé de cette démarche."
    FAUX. Parce que la liberté de religion ne doit jamais servir à légitimiser des interprétations intégristes de qui que ce soit. La libreté des uns doit continuer à s'arrêter là même où commence celle des autres. Si la liberté de croyants en arrivent à légitmiser des excès qui cherchent à justifier de brimer la liberté des non-croyants et/ou des croyants autres, c'est que la loi qui encadre la liberté religieuse doit être remaniée.

    "L’État ne peut prétendre à arbitrer la sphère religieuse."
    FAUX. La sphère de la foi doit être balisée de manière à ce que les croyants de toutes abédiences respectent le droit des autres à ne pas croire ou croire d!fféremment.

    "La puissance publique ne doit soutenir aucune option religieuse, spirituelle ou philosophique."
    VRAI. C'est cela qui garantie la laïcité.

    "En ce sens, les représentants de l’État se tiennent d’afficher une stricte neutralité et ne doivent arborer aucun signe religieux ostentatoire. Car représenter l’État n’est pas un droit, mais un privilège."
    FAUX et re-FAUX. Chacun des représentants de l'Etat doit pouvoir afficher les signes religieux qui lui convienne, mais à la stricte condition que ceux-ci respectent trois principes : celui de la non-dissimulation des traits spécifiques qui permettent d'être reconnu en public, celui du non-port d'armes et celui de ne représenter en rien une forme ou une autre de prosélytisme.
    (suite ci-dessous)

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 1 octobre 2012 17 h 16

      J'irais avec l'opinion inverse : un représentant de l'État a autant le droit d'afficher un signe d'allégeance politique qu'il a le droit d'afficher un signe religieux. Plutôt que d'interdire les symboles religieux, on devrait arrêter d'interdire les symboles d'allégeance politique.

    • Minona Léveillé - Inscrite 2 octobre 2012 10 h 24

      @Yves Côté

      "Parce que la liberté de religion ne doit jamais servir à légitimiser des interprétations intégristes de qui que ce soit. "

      Je crois qu'il y a malentendu. Mme Benhabib mentionne dans le paragraphe précédent celui dont vous citez un extrait: "La laïcité doit être affirmée comme principe qui structure l’État, qui fait partie de notre identité collective, au même titre que la langue française et l’égalité entre les sexes." C'est là la dmarche dont elle parle, pas celle de légitimer les interprétations intégristes des religions.

  • Yves Côté - Abonné 1 octobre 2012 04 h 10

    Critique républicaine ...suite.

    Si je tiens à ce qu'aucune religion ne puisse prendre (reprendre...) le contrôle de l'Etat du Québec, je n'ai toutefois peur d'aucune religion. Et bien que je craigne suffisamment les dérives des unes ou des autres pour interdire de manière absolue par une constitution républicaine leur éventuelle arrivée au pouvoir.

    La laïcité n'est pas l'intolérance à la foi des citoyens, peu importe quelle elle est. C'est l'intolérance à la manipulation sociale et à la prise de contrôle de quelque groupe que cela soit sur les autres. Incluant celles des non-croyants eux-mêmes. C'est une question d'égalité, de liberté et oui, de fraternité qui dépasse les clivages de n'importe quelle sorte.
    En clair, c'est une question d'ouverture nationale plutôt qu'une décision de fermeture. Je le concède c'est bien plus difficile et exigeant à réaliser mais de construire un pays libre est toujours bien plus compliqué que d'en faire un qui dès le départ, au contraire de ce que vous proposez vous mêmes dans votre texte, en arrive à soutenir une option philosophique qui perçoit les signes religieux extérieurs comme des menaces à la laïcité de l'Etat.

    Et finalement, là où à mon sens repose la raison première de votre interprétation, pardon mais que je trouve erronée : "représenter l’État n’est pas un droit, mais un privilège".
    FAUX et VRAI. FAUX parce que justement, réprésenter un Etat est un droit qui doit formellement être inscrit dans une constitution républicaine pour être protégé et VRAI, bien que ce soit un droit qui appartienne à quiconque jouit de la nationalité du pays, cela reste pour un individu un privilège d'avoir été choisi par son peuple pour le faire.

    Revevez Madame, mes salutations les plus républicaines.

    Vive le Québec libre !

    • Sylvain Auclair - Abonné 1 octobre 2012 11 h 29

      Malgré le crucifix mis par Duplessis à l'assemblée législative, aucune religion ne contrôlait le Québec; il s'agissait plutôt d'un groupe de quelques religions: le catholicisme, les protestants vus comme un seul groupe, et les juifs. Chaque groupe avait ses propres institutions (les juifs ont décidé de ne pas avoir de commission scolaire, mais avaient leur hôpital). Le problème se posait pour ceux qui n'entraient pas dans le cadre: les athées et les membres d'autres religions. C'était du vrai multiculturalisme: chacun dans son coin.

    • André Le Belge - Inscrit 1 octobre 2012 11 h 41

      J'affirme que ce que vous dites FAUX est VRAI.
      J'affirme tout simplement que la laïcité ouverte n'est qu'une autre dénomination du multiculturalisme que vous refusez de constater, multiculturalisme qui veut faire de nous, non pas des citoyens à part entière mais bien des sujets d'un religion quelconque quelle qu'elle soit. Je rejette ce statut!
      Vive la laïcité! Vive le Québec libre et laïc!

  • - Inscrite 1 octobre 2012 05 h 57

    Ouf

    On l'a échappé belle le 4 septembre dans Trois-Rivières. Une personne répandant autant de mensonges et de demi-vérités ne peut représenter les citoyens à l'Assemblée nationale. Votre militantisme anti-islam vous aveugle et vous discrétite de facto. Votre disque est usé. Nous sommes passés à autre chose.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 1 octobre 2012 10 h 06

      Bonjour Madame Lauzier,
      comme vous, je suis contre l'interdiction du port de symboles religieux par ceux qui travaillent pour l'État. Cependant, il y a longtemps que j'aimerais vous poser une question, alors je me lance, bien que ça dévie un peu du sujet du texte : je me souviens vous avoir lue sous un article concernant un professeur ayant organisé une visite dans une mosquée pour ses étudiants. Il était obligatoire pour les femmes de porter un voile pour entrer dans la mosquée, certaines filles ont refusé, elles ont été pénalisées parce que la visite était obligatoire. L'article dénonçait le tout. Vous aviez alors écrit que c'était chercher des problèmes où il n'y en a pas, que les lieux de cultes ont leurs codes vestimentaires et que ça engage seulement pour le temps de la visite et pas pour toujours.

      J'aimerais savoir en quoi c'est différent de dire : "Même si on interdit le voile dans le contexte X, ce n'est pas grave, elles n'ont qu'à l'enlever pour un moment, ça ne les engage pas pour la vie."
      Si on parle d'interdire le voile à l'école ou dans la fonction publique, vous pourriez me répondre que la différence réside en ce que ça impliquerait de retirer son voile sur une base quotidienne. Encore là, il faudrait déterminer jusqu'à combien de temps et jusqu'à quelle fréquence on peut aller avant qu'un code vestimentaire devienne abusif.
      Mais maintenant, si on parlait d'une association privée ayant son établissement, qu'une musulmane souhaite visiter l'établissement, et qu'on lui dise que le hidjab n'est pas permis dans l'établissement, et qu'elle doit le retirer le temps de la visite, qu'en penseriez-vous ? Diriez-vous encore : "Ça n'engage que pour le temps de la visite." ?

    • Caroline Langlais - Inscrite 1 octobre 2012 17 h 13

      Navrant...

    • Lydia Anfossi - Inscrite 5 octobre 2012 07 h 48

      Au contraire, le 04 septembre , nous nous sommes privé-e-s d'une femme qui a à coeur les intérêts du Québec, du bien commun, de la démocratie. Une femme intelligente, articulée, intégrée dans son pays d'adoption et qui contribue à ce dernier. Bravo madame Benhabib et poursuivez votre travail admirable, nous avons besoin de vous!

  • François Dorion - Inscrit 1 octobre 2012 06 h 22

    Laïcité vous dites?

    La laïcité dont parle l'auteure de cet article resemble à s'y méprendre à l'état d'anarchie religieuse qui règnait à Rome à l'époque des persécutions contre les chrétiens; toutes les religions étaient permises sauf celles qui remettaient en question le statut divin de l'empereur.
    Aujourd'hui c'est l'état que l'on veut sacraliser, mais la différence est très mince entre l'obligation d'adorer un drapeau et celle d'adorer les représentations de l'epereur.
    Ne nous faisons pas d'illusions, cette laïcité n'est que la porte ouverte à la barbarie la plus abjecte.
    En contraste, l'auteure offre la société anglaise. Grand bien luui en fasse, car cette société est fondée sur l'honneur et le partage plutôt que sur la domination.

  • Laurent Desbois - Inscrit 1 octobre 2012 07 h 53

    Non à la souveraineté multiculturaliste de Québec solidaire, comme le NDP et Trudeau!!!!

    Non à la souveraineté multiculturaliste de Québec solidaire, comme le NDP et Trudeau!!!!

    La position de Québec solidaire pave ainsi la voie à la consolidation, au Québec, du multiculturalisme déjà bétonné par la constitution canadienne de Trudeau.

    Ceci est la doctrine perverse du multiculturalisme et du rapport Bouchard-Taylor du NDP. Les immigrants doivent rejoindre le tronc culturel commun. Le temps n’est pas à la conciliation, mais à l’intégration fraternelle.

    Ceci est la doctrine perverse du multiculturalisme et au rapport Bouchard-Taylor du NDP. « Les immigrants doivent rejoindre le tronc culturel commun. Le temps n’est pas à la conciliation, mais à l’intégration fraternelle.

    "À signaler que Charles Taylor et Daniel Weinstock, défenseurs du multiculturalisme et de la laïcité « ouverte » et opposés à une charte de la laïcité, ont appuyé cette demande d’un tribunal fondé sur la charia."

    Laïcité et laïcité « ouverte »
    L’aut’journal , 26 mai 2010 , Louis Gill

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 1 octobre 2012 09 h 47

      Copie-collerez-vous ce texte ad vitam aeternam lorsqu'il sera question de «multiculturalisme»?

      Le moins qu'on puisse dire est que sygmatiser la situation multiculturelle de notre société (ce n'est pas une position politique mais une observation, qui s'applique au carctère hétérogène de la société québécoise, depuis au moins deux cents ans d'ailleurs) ne permet pas d'amorcer une discussion, ne fait que conforter les convictions, ce qui est paradoxalement le même objectif que celui poursuivi par les divers intégrismes.