Débat linguistique - Le Québec est devenu un «État-ermite»

En 1950, Montréal était la mecque des sièges sociaux au Canada. Elle n’est plus que quatrième.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir En 1950, Montréal était la mecque des sièges sociaux au Canada. Elle n’est plus que quatrième.

En Suisse, on parle quatre langues: l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Mais presque tous les individus parlent aussi l’anglais. En Suède aussi, tout le monde parle anglais. Au Québec, une région complètement entourée par une population qui parle l’anglais, cette langue disparaît dans l’arrière-pays et de moins en moins de personnes peuvent écrire en anglais.

En Suisse, l’allemand pur est enseigné à l’école, mais dans la partie germanophone du pays, la langue du quotidien demeure le Schwizerdütsch, un dialecte que peu d’Allemands peuvent comprendre. Aucune des langues autochtones dans les pays que nous avons mentionnés n’est menacée par l’anglais.


Au Québec, on nous répète sans cesse que le français est menacé et qu’on devrait supprimer l’anglais pour que le français puisse survivre. C’est clairement un « mythe ».


Mais si l’anglais est la langue mondiale, car elle est enseignée partout comme une nécessité, c’est parce que le monde est devenu un ensemble unifié où Internet et le transport aérien ont raccourci les distances. Empêcher une population d’être capable de communiquer avec le reste du monde équivaut à refuser à cette population le droit de faire partie du monde entier ; c’est aussi lui imposer un grave handicap dans ces relations avec les autres peuples du monde et la priver d’occasions hors celles qui s’offrent dans un Québec introspectif. Cette règle a aussi prévalu à l’époque où l’Église catholique exerçait son emprise : il fallait maintenir le peuple dans l’ignorance.


Le retard québécois


La Révolution tranquille a libéré les Canadiens français du contrôle de l’Église et de leur situation de subordonnés. La frénésie actuelle concernant la langue, enracinée dans le « mythe », à l’image de la situation d’un petit pays européen, remet le Québec dans le contexte d’un monde en pleine évolution et lui fait toujours accumuler du retard.


Lors du premier référendum, ce sont les individus de langue anglaise qui sont partis, et une fois réinstallés, ce ne fut pas problématique pour eux. Les gens âgés sont restés ou ont suivi leurs enfants, mais les enfants, leur formation universitaire terminée, se sont établis à travers le monde, à New York, en Californie, en Asie ou en Europe. Parler anglais ouvrait des portes partout ; c’est la langue mondiale, après tout, pas seulement une langue anglo-saxonne.


Les premiers en ligne de succession après la Révolution tranquille furent les syndicats de travailleurs et le socialisme modifié, alors qu’une personne sur quatre reçoit maintenant un chèque de l’État, et malgré tout, elle est toujours syndiquée. Les travailleurs syndiqués du Québec reçoivent une rémunération nettement supérieure pour un travail similaire par rapport au secteur privé, écart qui peut atteindre en moyenne 100 $ par semaine, selon une étude récemment publiée.


Les régimes de retraite, contrairement à ceux du secteur privé, sont indexés au taux d’inflation. Qui paie cette rémunération supplémentaire ? Nous tous ! Ces prestations indexées sont en partie payées par des travailleurs qui ne recevront pas de prestations du secteur privé. Les puissants syndicats gouvernementaux y comptent maintenant cinq membres, contre trois membres dans les syndicats du secteur privé. La consolidation de l’île de Montréal et de la Ville de Québec a été mise de l’avant par le Parti québécois pour obtenir le vote des syndicats et a ainsi permis l’établissement de monopoles syndicaux dans l’île de Montréal et dans la capitale de la province.


Quand les libéraux sont revenus au pouvoir en promettant de donner aux citoyens le pouvoir d’inverser les fusions, il a fallu obtenir 50 % du vote de tous les électeurs admissibles, et non une majorité des électeurs pour retrouver l’indépendance. À Westmount, après le recouvrement de la liberté, la dette avait sextuplé en six mois, passant de 6 à 36 millions $, et Westmount a pu conserver le quart de ses revenus, non la moitié. Les libéraux voulaient ménager le plus possible le vote syndical.

 

Les impôts des mieux nantis


Le Québec est devenu l’une des régions les plus endettées du monde avec un ratio, fédéral et provincial combinés, qui excède allègrement 100 %, ce qui se compare aux pays européens les plus endettés. Le Québec affiche aussi les impôts les plus élevés sur la surface du globe. Pour couronner le tout, les consommateurs canadiens sont peut-être les plus endettés du monde entier.


L’immobilier résidentiel est surévalué de 15 à 20 % par rapport à la courbe d’évolution des prix à long terme. On nous apprend maintenant que les paliers d’imposition supérieurs seront haussés par le gouvernement du Parti québécois. Déjà, plusieurs Québécois nantis ont quitté la province. Est-ce que les autres y demeureront et devront payer encore plus d’impôt et un impôt sur les gains de capitaux plus élevé au décès, soit 50 % au-dessus du taux normal ?


En nombre croissant, des Canadiens français instruits et occupant des postes de commande, dont les enfants sont de plus en plus nombreux à vivre hors du Québec, se demandent où aller s’ils devaient quitter la province. Qui, étant hautement qualifié, voudrait vivre au Québec ? Déjà, depuis quelques années, l’immigration a en exclu plusieurs, sauf des francophones, non parce qu’on l’a voulu, mais parce que les non-francophones ont décidé de ne pas se joindre à nous.


Comment peut-on conserver des sièges sociaux importants ou même des dirigeants de sièges sociaux à Montréal ? En 1950, Montréal était la mecque des sièges sociaux au Canada. Elle n’est plus que quatrième. Comment pouvez-vous inciter la richesse à venir s’installer à Montréal, quand les impôts sont les plus élevés du monde ? Quels dirigeants d’entreprise ou scientifiques non francophones en feront leur destination de prédilection ?


Si dès lors nous faisons abstraction de l’endettement du Québec aujourd’hui, nous portons un regard vers ses infrastructures décrépites, spécialement vers le moteur de son industrie et de ses revenus. On estime que Montréal a besoin de 1000 milliards pour reconstruire et réparer ses ponts et ses routes. Est-ce que bientôt, en dépit des paiements de péréquation au Québec, la dette du Québec, au bilan et hors bilan, plus les besoins de reconstruction à Montréal n’inquiéteront pas Ottawa ? Tout cela n’est pas sans rappeler les frissons qui ont refroidi l’Allemagne à l’égard de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne ?


Isolement du Québec


Le Québec se transforme en « État-ermite », s’isolant du Canada et du reste du monde. Lorsqu’on décourage les gens de parler et d’écrire en anglais, on accélère le processus d’aliénation, une aliénation qui contraste fortement avec la tendance à travers le monde. En France et dans d’autres régions francophones, l’anglais est de plus en plus appris par la population. À peu près nulle part ailleurs sur Terre, l’apprentissage de l’anglais n’est découragé. Pour être un citoyen du monde aujourd’hui, il faut être capable de parler et de lire l’anglais. Et encore plus clairement, plus une personne peut parler et lire de langues, plus elle se sentira chez elle dans le monde actuel.


Aujourd’hui, ceux qui ne disposent pas d’une bonne éducation et qui ne parlent pas anglais sont pour la plupart condamnés à occuper des emplois peu rémunérés et font face à des perspectives limitées.

 

Le Québec n’est pas la Suisse


Parlons maintenant un peu d’indépendance, le « Saint Graal » des aspirations du Parti québécois ! Le meilleur et le plus prospère pays du monde est peut-être la Suisse, point de départ de notre article. Les citoyens suisses sont aussi sans doute les plus riches et les plus démocratisés de la planète. La Suisse, dont la population est moins nombreuse que celle du Québec, détient peut-être le plus haut standard de vie et d’éducation du monde. Elle abrite plus de sièges sociaux importants à caractère international que tout le Canada.


Elle ne possède que peu ou pas de ressources naturelles comme le Canada. En dépit d’une devise fortement évaluée, elle affiche un taux de chômage de seulement 2 % et son secteur manufacturier est solide. Au Canada, en 35 ans, le secteur manufacturier qui représentait 30 % du produit national brut, ne compte plus que pour 11 %.


Les Suisses, bien éduqués, peuvent attirer les meilleurs talents sur Terre. La taxation est faible en comparaison de celle de ses voisins. Il y a quatre langues nationales et presque tous parlent anglais. Comme elle est l’un des pays les plus riches du monde par habitant, que la prospérité y est distribuée relativement de façon égale à travers toutes ses régions, l’indépendance devient simple. Elle a été intelligente de ne pas se joindre à la zone euro et n’a pas non plus à partager ses problèmes.


C’est un paradis des traditions démocratiques, peu connaissent le nom de ces principaux dirigeants en dehors de la Suisse. Bien qu’elle soit divisée sur le plan religieux, elle ne souffre pas des tensions que connaissent d’autres pays, tels que l’Irlande, la Belgique et l’Iran, pour n’en nommer que trois.


Si le Québec avait le profil de la Suisse, même moi je voterais pour l’indépendance. Le Québec affublé de ses politiques menant à la division, est aujourd’hui à l’autre extrême, il devient un « État-ermite » encore plus isolé. Un élément vital de ce mythe est que la langue française est en danger au Québec. Un « mythe » qui le sépare de plus en plus d’un monde grandissant qui devient de plus en plus intégré.

61 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 21 septembre 2012 02 h 24

    Les divagations de Monsieur Jarislowsky !

    Mêlant les cris d’orfraie westmontois à une apologie décalée de la Suisse, et à d’autres touffues considérations, Monsieur Jarislowsky nous offre, sous forme de divagations, ses réactions à l’élection du PQ !

    Alors que la radio anglophone CJAD se livre à la promotion d’un partitionnisme factieux en ouvrant ses ondes à la propagande du responsable présumé de l’attentat du Métropolis, nombre de réactions de nos concitoyens anglophones sont des plus décevantes.

    Ce concert de lamentations et de provocations n’a d’autre effet que celui de porter atteinte à la réputation de la communauté anglophone du Québec, laquelle mérite certainement mieux que les divagations de Monsieur Jarislowsky pour qui la langue nationale du Québec serait un archaïsme.

    I am proud to be a “separatist” !

    Yves Claudé

    • André Gingras - Abonné 21 septembre 2012 06 h 40

      Les propos de Monsieur Jarilowsky, ce qui ne lui enlève rien de ses grandes compétences en finances, se colle à la pensée d'une grande majorité d'anglophones du Québec qui craignent de devenir minoritaires.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 septembre 2012 07 h 43

      Entre 2001 et 2006, en cinq ans à peine, la population de langue maternelle française a diminué de 1% - du jamais vu depuis les débuts des recensements en 1867! Cette perte de 1% est relative à la population totale du Québec. En nombre, entre 2001 et 2006, la population qui utilise le français comme principale langue à la maison a cru de 1,5% alors que celle qui utilise l’anglais a cru de 5,7% (voir http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&Ne ) Une telle perte n’a été vu que sur une période de 20 ans (entre 1951 et 1971). C’est cette perte en 20 ans qui a incité même le PLQ à adopter la loi 22. Que conclure d’une perte semblable en cinq ans entre 2001 et 2006? (Détails : http://www.vigile.net/Degringolade-du-francais )

      Nous attendons les résultats du recensement de 2011, mais la cause est entendue. Il faut revaloriser le français comme langue de communication publique, comme langue de travail et comme langue d’éducation. La langue de travail est particulièrement importante pour intégrer les non-francophones, voire empêcher les francophones eux-mêmes de s’assimiler.

      Si un jour l’intégration des allophones au français se faisait de façon naturelle, de la même façon et dans la même proportion que les allophones finissent par s’intégrer à l’anglais ailleurs au Canada (nous pourrions ajouter « et au Québec »), je serai le premier à me réjouir de ce que de telles lois ne soient plus nécessaires et qu’on puisse les abroger. Il faut respecter la minorité anglophone, il faut respecter les allophones, mais il faut aussi se respecter soi-même.

  • Jean-Robert Primeau - Inscrit 21 septembre 2012 04 h 13

    Désolant

    La piètre qualité de l'analyse, les préjugés et les faussetés de la lettre de M. Jarislowsky ne méritent même pas de réponse fouillée. On sent la frustration de l'élection du PQ. On croit rêver en lisant cette lettre anti-Québec.
    Qui préconise de "supprimer l’anglais pour que le français puisse survivre" au Québec ? Cette seule prémisse ridicule et sans aucun fondement discrédite totalement le texte de ce monsieur très mélangé.
    Je ne sais pas ce que fait son entreprise mais si j'en étais un dirigeant je me méfierais de ce dirigeant déboussolé.
    C'est, à mes yeux, un n ième témoignage du mépris du Québec. Pathétique.

  • Jean-Marc Drouin - Inscrit 21 septembre 2012 04 h 16

    Un Québec ouvert sur le monde

    Parmi les visiteurs que la Magie des lanternes attire au Jardin Botanique de Montréal, j'entends de plus en plus de gens parler en anglais. Parfois des mariés s’y font photographier. Dans les groupes de personnes à côté de qui je passe, beaucoup ne peuvent que me sourire en réponse à mon Bonjour! Ils parlent aussi l'hindi, le japonais, parfois le russe ou l’arabe.

    Dans les allées de mon supermarché aussi j'entends de plus en plus de gens parler anglais. Les chansons diffusées sont des chansons en anglais. Chez le dépanneur où il m'arrive d'acheter le journal, souvent il n'y a pas de conversation autre que sur l'échange de monnaie. Des piles de Gazette cotoient La Presse et Le Devoir et même le Globe and Mail et le National Post.

    Dans les classes et les corridors des cégeps anglophones, il est parfois difficile de s'imaginer au Québec. Encore plus au niveau secondaire si vous assistez à un spectacle monté par des étudiants d’un High School.

    À la radio et à la télévision anglaise, les nouvelles parlant de "eux" – c’est-à-dire les francophones, le Parti québécois, les étudiants dans la rue ou que sais-je encore - sont traitées sous un angle qui n’est pas le mien. Les noms français de nos rues et de nos villages y sont déformés au point de ne pas être reconnaissables.

    Faut-il accepter que dans les commerces de la banlieue de Montréal ou encore de la rue Sainte-Catherine on vous accueille en anglais? Faut-il accepter que dans le parc de la Gatineau nous ne puissions nous faire servir en français? Ou que dans la ville de Québec, à force d’offrir des tours de calèche ou des souvenirs aux touristes on ne sache même plus aborder les gens en français? Que dans nos trois universités anglophones le français soit presque du folklore? Que dans les hôpitaux anglophones vous risquiez d'y accoucher en anglais?

    Non.

    Nous vivons en français. Nous voyageons à travers le monde et nous parlons aussi l'anglais.

    Mais l'anglais n'est pas la seule langue parlée sur Terre.

  • Yves Côté - Abonné 21 septembre 2012 04 h 39

    Ouvrez les yeux...

    "En 1950, Montréal était la mecque des sièges sociaux au Canada. Elle n’est plus que quatrième.", est-il écrit sous la photo ?
    --- Le déclin de Montréal, la métropole du Canada jusque-là, a commencé par l'ouverture de la Voie Maritime du Saint-Laurent , voie maritime intérieur financée par le Canada, les Etats-Unis et, si je me rappelle bien, par le Royaume-Uni lui-même pour une partie non-négligeable.

    "Aucune des langues autochtones dans les pays que nous avons mentionnés n’est menacée par l’anglais.", articule notre analyste.
    ---Aucun des pays en question ne se trouve sur un continent unilingue anglais à 98 %, langue anglaise qui non seulement donne la tendance du jour dans le monde, mais arrive partout à briser la qualité d'usage des langues que Monsieur Jarislowky nomme "autochtones".
    Un si long texte pour expliquer qu'on passe à côté d'une évidence, cela n'était vraiment pas nécessaire. Mais bon, si l'exercice satisfait à son auteur ...
    Monsieur Jarislowsky, à force de défendre la loi du plus fort, y perd définitivement à ne pas ouvrir les yeux.
    En commençant selon moi par sa crédibilité intellectuelle.

    Vive le Québec républicain et français de langue commune !

    • Alain Deloin - Inscrit 21 septembre 2012 08 h 37

      le continent n'est pas a 98% de langue anglaise. Il y'a le Mexique, qui exporte sa langue vers le nord. Vous devriez un peu voyager aux USA dans les Etats du sud. Et meme jusqu'en Virginie. C'est surprenant.

    • Yves Côté - Abonné 21 septembre 2012 11 h 52

      A Monsieur Deloin.
      Depuis quand les Etats-Unis d'Amérique sont-ils de langue espagnole SVP ?
      Le fait qu'une langue puisse être pratiquée dans un pays n'en fait pas la langue du pays...
      Pour de ce qui est de votre aimable proposition de voyager un peu aux Etats-Unis, il se trouve que j'y ai été guide touristique pendant plus de quatre ans. Alors, si vous avez besoin de précisions sur ce grand pays, n'hésitez pas à me demander.
      Même sur le sujet de la Virginie et des Virginiens je me ferai un devoir de vous renseigner.
      A bon entendeur, salut !

    • Alain Deloin - Inscrit 21 septembre 2012 23 h 15

      "Depuis quand les Etats-Unis d'Amérique sont-ils de langue espagnole SVP ?" Bientot peut-etre, la demographie aidant. Au passage il n'y a pas de langue officielle aux USA. Pour un guide touristique vous connaissez bien mal votre continent. Et vous avez tort sur les 98% d'anglophones en Amerique du Nord.

  • André Chevalier - Abonné 21 septembre 2012 05 h 40

    Sophismes et distorsion des faits

    M. Jarislowsky arrange les faits à sa façon et établit des liens de cause à effet fictifs.

    Par exemple il fait un lien entre la richesse des suisses et le fait qu'ils parleraient tous anglais en oubliant de préciser que dans chacune des composantes de cette fédération les institutions publiques mêmes les écoles sont unilingues pour justement préserver les langues locales. Il omet de préciser que la grande richesse de la suisse est surtout basée sur le fait que la suisse est le receleur de toutes les richesses accumulées des dictatures et des mafias du monde entier ainsi que des super-riches tels que m. Jarislowsky qui mettent leur fortune à l'abri de l'impôt.

    Le reste de son texte est dans la même veine.

    • F. Georges Gilbert - Inscrit 21 septembre 2012 10 h 21

      Et contrairement à nous, les suisses ne sont pas isolés.Ils sont entourés par leurs pays d'origines, L'allemagne , l'Italie,la France ect..,un situation opportune,exceptionnelle ,pour entretenir des liens de confiance,de respect et de fierté envers leur appartenance respective..