«Ensemble, nous sommes capables de beaucoup»

Manifestation du 22 mai, à Montréal. Une force d’abord souterraine, auparavant engourdie par un consensus froid, a surgi ce printemps.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Manifestation du 22 mai, à Montréal. Une force d’abord souterraine, auparavant engourdie par un consensus froid, a surgi ce printemps.

Le sol du Québec vibre au rythme de centaines de milliers de pas depuis plusieurs mois. Une force d’abord souterraine, auparavant engourdie par un consensus froid, a surgi ce printemps. Cette force a animé étudiantes et étudiants, parents, grands-parents, enfants, travailleuses et chômeurs. Ce qui a commencé comme une grève étudiante est devenu une lutte populaire : la question des droits de scolarité nous aura permis de toucher à un malaise plus profond, de parler d’un problème politique d’ensemble. Parce que, oui, il s’agit d’un problème d’ensemble. Et pour y répondre, il est temps de remonter à la racine du problème, de donner corps à notre vision.


Notre vision, c’est celle d’une démocratie directe sollicitée à chaque instant. C’est celle d’un Nous qui s’exprime dans les assemblées : à l’école, au travail et dans les quartiers. Notre vision, c’est celle d’une prise en charge permanente de la politique par la population, à la base, comme premier lieu de la légitimité politique. C’est une possibilité pour ceux et celles que l’on n’entend jamais prendre la parole. Une occasion pour les femmes de parler à titre d’égales, de soulever des enjeux qui, trop souvent, sont négligés ou simplement oubliés. Notre démocratie ne fait pas de promesses : elle agit. Notre démocratie ne nourrit pas le cynisme, elle le détruit. Notre démocratie rassemble, et nous l’avons démontré à maintes reprises. Lorsque nous prenons la rue et érigeons des piquets de grève, c’est cette démocratie qui respire. C’est une démocratie d’ensemble.

 

Espace de partage nécessaire


Leur vision, leur démocratie, ils et elles la disent représentative : on se demande bien qui elle représente. Elle ne se vit qu’une fois tous les quatre ans et ne sert trop souvent qu’à changer les visages. Élection après élection, les décisions restent les mêmes et servent les mêmes intérêts, préférant les doux murmures des lobbys au tintamarre des casseroles. Quand se fait entendre la grogne populaire, on applique des lois spéciales et on nous impose les bâtons, le poivre et les gaz lacrymogènes. Lorsque l’élite se sent menacée, elle trahit les principes qu’elle dit défendre : leur démocratie ne fonctionne que lorsque nous nous taisons.


Pour nous, les décisions démocratiques doivent être le fruit d’un espace de partage au sein duquel chaque femme et chaque homme est valorisé-e. Égaux et égales dans ces espaces, ils et elles peuvent, ensemble, construire le bien commun.


Nous avons compris que le bien commun dépend d’un accès égal aux services publics, et l’égalité dans les services publics porte un nom : la gratuité.


La gratuité n’est pas seulement une absence de prix, c’est l’abolition des barrières économiques pour l’accès à ce qui nous est le plus précieux collectivement. C’est l’abolition des entraves à la pleine réalisation de notre humanité. La gratuité, c’est payer ensemble ce que l’on possède ensemble.

 

Discrimination invisible


À l’inverse, la tarification - la « juste part » - est une discrimination invisible. Sous le couvert du principe soi-disant consensuel d’« utilisateur-payeur », on impose en fait une surtaxe à celles et ceux qui sont déjà les plus négligé-e-s. En quoi est-ce juste de demander le même montant pour franchir les portes d’un hôpital à un avocat et à une emballeuse ? Ce qui pour l’un est un montant minime est pour l’autre un fardeau insupportable.


Et ce fardeau, nous le portons tous et toutes, que l’on soit aux études ou non : c’est l’un des enseignements de notre grève. Nous sommes des locataires, nous sommes des travailleuses et des travailleurs. Nous sommes des étudiantes internationales et étudiants internationaux laissé-e-s pour compte par des services publics discriminants. Nous sommes de toutes les origines et tant que la couleur de la peau ne sera pas aussi banale que la couleur des yeux, nous subirons nous aussi le racisme ordinaire, le mépris et l’ignorance. Nous sommes des femmes, et si nous sommes féministes, c’est parce que nous vivons le sexisme au quotidien ainsi que les revers du système patriarcal, et que nous combattons les préjugés les plus tenaces. Nous sommes gais, straight, bisexuelles, et nous le revendiquons. Nous n’avons jamais été une couche séparée de la société. Notre grève n’est pas contre le peuple.


Nous sommes le peuple.

 

Espaces ravagés par la convoitise


Notre grève dépasse la hausse des droits de scolarité de 1625 $. Si on nous dépossède des droits les plus fondamentaux en mettant nos établissements scolaires sur le marché, il en va aussi des hôpitaux, d’Hydro-Québec, de nos forêts, de notre sous-sol. Plus encore que les services publics, nous partageons des espaces de vie. Ils étaient là avant nous, et nous voulons qu’ils nous survivent.


Or, la convoitise d’une poignée de gens, redevables à personne, est en train de ravager ces espaces en toute impunité, du Plan Nord aux gaz de schiste. Pour ces gens dont la vision est réduite au profit du prochain trimestre, la nature n’a de valeur que mesurée en retombées économiques. Capricieux et avides, ils et elles n’ont d’yeux que pour leurs actionnaires lointains, myopes qu’ils sont à la beauté du bien commun. Pour se satisfaire, cette clique procède de manière coloniale, sans consulter personne. Loin des caméras, pauvres et donc facilement oubliées, les femmes autochtones sont les premières victimes de cette vente au rabais.


Heureusement, les peuples autochtones, délogés par chaque nouvelle prospection, résistent à ce vol continuel. Si certains projets d’exploitation sauvage ont pu être mis sur pause, c’est parce que des femmes et des hommes ont osé les défier. Ils et elles ont su résister à ce pillage des ressources, malgré les discours catastrophistes affirmant que notre survie économique dépend de l’exploitation rapide, à tout prix, de notre sous-sol.


Ensemble, nous serons toutes et tous affecté-e-s par le gaspillage des ressources parce que nous nous soucions des peuples avec qui nous partageons tous ces espaces et de celles et ceux qui viendront après nous. Nous voulons penser mieux, nous voulons penser plus loin.

 

Apprentissage de l’humanité


Voilà le sens de notre vision, l’essence de notre grève. Une action collective qui dépasse les intérêts étudiants, qui ose revendiquer un monde différent, loin d’une soumission aveugle à la marchandisation. Marchandisation des individus, de la nature, de nos services publics : une même petite élite vend tout ce qui nous appartient. Pourtant, nous le savons : les services publics ne sont pas des dépenses inutiles, ni des biens de consommation.


Ensemble, nous avons réalisé que notre sous-sol ne se mesure pas en tonnes de métaux et que le corps d’une femme n’est pas un argument de vente. De la même manière, l’éducation ne doit pas être vendue, elle doit être offerte à tous et à toutes, sans regard à leur statut d’immigration et à leur condition. Une éducation pour nous, une éducation qu’ensemble nous partagerons.


Parce que l’éducation est un apprentissage de l’humanité, et que l’humanité ne se soumet pas à la compétitivité économique, nous nous refusons à ce que nos écoles se plient aux poids des portefeuilles. Ensemble, nous voulons une école égalitaire qui brise les hiérarchies et qui menace ceux et celles qui croient pouvoir nous diriger en toute sécurité.


En mettant à la disposition de toutes et tous les ressources nécessaires au plein développement de leurs capacités, nous pourrons créer une société où l’organisation de la vie en commun et la prise de décision se font collectivement. C’est le coeur de notre vision. L’éducation n’est donc pas une branche de l’économie, ni un service de formation à court terme. Cette racine de tous les savoirs permet de préparer la voie à l’émancipation de toute une société, une éducation libératrice qui jette les bases de l’autodétermination.


Discrimination envers les femmes


Nous pensons qu’en tant que lieu de partage d’un savoir universel, l’éducation doit abolir toute forme de discrimination et de domination fondée sur le genre. Il s’avère pourtant qu’être femme dans ce système est tout aussi difficile qu’être femme en société. Croire que la reproduction de statuts inégalitaires est absente de l’école est un leurre. Nous sommes écoeuré-e-s de voir que les professions traditionnellement féminines sont moins valorisées en société et qu’elles sont encore étudiées majoritairement par des femmes. Nous sommes nombreuses dans les salles de classe de baccalauréat, mais combien d’entre nous gravissent les plus hautes marches de l’escalier universitaire ?


En opposition à ce maintien des discriminations envers les femmes et les personnes mises de côté par la société, nous souhaitons que l’éducation soit réellement un lieu d’égalité et de respect des différences. Nous la vivons comme un lieu d’épanouissement universel.


Si nous avons choisi la grève, si nous avons choisi de nous battre pour ces idées, c’est pour créer un rapport de force, seul mécanisme nous permettant de peser dans la balance. Ensemble, nous sommes capables de beaucoup : mais il nous faut parler, et il nous faut parler fort. L’histoire démontre, de façon éloquente, que si nous choisissons l’espoir, la solidarité, et l’égalité, nous ne devons pas quémander, nous devons prendre. Voilà ce qu’est le syndicalisme de combat. Alors que partout fleurissent de nouveaux espaces démocratiques, il faut les utiliser pour constamment penser un monde nouveau. Nous ne versons pas dans la déclaration de principes, mais dans l’action : si nous faisons aujourd’hui un appel à la grève sociale, c’est pour rejoindre demain l’ensemble de la population québécoise dans la rue.


Ensemble, construisons à nouveau.


Nous sommes avenir.

89 commentaires
  • Roland Guerre - Inscrit 12 juillet 2012 01 h 56

    Merci

    Un constat lucide et rigoureux. Un appel vibrant à rebâtir la demeure commune, que nous partageons. Vous êtes une merveilleuse promesse, à laquelle votre généreuse génération doit donner toutes ses dimensions. Je table sur votre engagement, votre détermination, pour définir la nouvelle charte sociale du Québec, proposer au monde un nouveau modèle.

    • Yves Lever - Abonné 12 juillet 2012 22 h 41

      Rigoureux?

      J'ai enseigné le cinéma d'Europe de l'Est pendant plus de 30 ans.

      Je vois dans le manifeste le genre de discours que les films ont énoncé, puis dénoncé dès les années 1970. Revoyez «L'homme de marbre» de A. Wajda.

      Nos amis de cet univers idéologique ont énoncé ce joli dicton: «Si tu n'es pas socialiste à 20 ans, c'est que tu n'as pas de coeur; si tu es socialiste à 40 ans, c'est que tu n'as pas de tête...»

      Je pense que le paradigme tient toujours. On peut d'ailleurs l'appliquer à la croyance religieuse...

      J'ai évidemment plus de 40 ans et un peu de tête...

      Que de clichés éculés dans le manifeste.

    • Marc Davignon - Abonné 14 juillet 2012 18 h 33

      Brel chantais : les bourgeois c'est comme les cochons, plus ils viellissent, plus ils sont ...

      Brassens disait : quand on nait con, on n'est con et le temps ne fait rien a l'affaire.

    • GC Valois - Inscrit 18 juillet 2012 15 h 49

      Bien que le but soit noble, que les valeurs véhiculées représentent un bel idéal, il est difficile d'imaginer un système économique fonctionnel basé sur la démonisation de la "clique".

      Au Québec, on utilise beaucoup d'encre pour manifester notre grogne envers ceux qui rapportent plus à l'économie. Un système harmonieux devrait, par définition, trouver une solution pour rassembler toute la population. Malheureusement, je semble remarquer que les personnes qui produisent plus économiquement sont catégoriquement exclues des discussions.

      Ultimement, en démonisant nos contribuables les plus productifs/ingénieux économiquement on en vient à réduire grandement notre avoir collectif de société. L'opposé est tout aussi vrai, en empêchant l'accès à la productivité économique à des contribuables démunis, on vient limiter notre avoir collectif.

      Le manifeste concentre ses efforts sur les contribuables démunis en ne prenant pas soin d'inclure les contribuables productifs. Du coup, on ne maximise plus notre avoir collectif.

      Il est malheureux de voir un discours aussi polarisé mais, malheureusement cette saveur est bien prononcé parmis les groupes aux opinions plus prês des extrêmes.

      Selon moi, le manifeste que la population du Québec acceuillera à bras ouvert sera celui qui permettra d'inciter les gens à contribuer économiquement au mieux de leur capacité et fournira les outils aux gens de toute classe sociale pour y arriver.

    • Denis Raymond - Inscrit 19 juillet 2012 00 h 19

      Mr Lever...oui et puis après. Moi je vous citerai le film de Bernardo Bertolucci ''Innocents''(The Dreamers), dans un décor de Mai 68 et du nouveau cinéma français, où Truffaut et compagnie, pour supporter les manifestants de Mai 68, ont boycotté des représentations du Festival de Cannes; le publique de Cannes avait répondu. C'est une jeunesse qui teste ses limites pour se trouver. Nous on se fait vieux, on a cessé de rêver. Allez, ne ratez pas votre film, silence, on tourne. C'est la vie.

  • Yves Claudé - Inscrit 12 juillet 2012 05 h 00

    Lorsque la petite-bourgeoisie radicale se prend pour «le peuple» … dans un ramassi de clichés infantilisants … !

    Si ce texte que publie Le Devoir est bien le «manifeste de la CLASSE» …, on ne peut qu’être passablement déçu à la lecture de ce qui se présente comme un ramassis de clichés à la fois naïfs et infantilisants, dans l’étonnante prose d’une petite-bourgeoisie radicale qui se prend pour «le peuple».

    On avait pu remarquer un rapport particulier … entre la culture de l’humour et celle de la CLASSE, mais les représentants de cette association, se sont de toute évidence surpassés lorsqu’ils affirment, sans rire: «Nous sommes le peuple !», ou lorsqu’ils nous proposent de revendiquer le fait d’être «straight» et de dénoncer des capitalistes «capricieux et avides» !

    On retrouve dans ce manifeste tous les poncifs de la correction politique, sans compter les travers d’un anarcho-stalinisme antiétatique et anti-indépendantiste qui semble coller à la CLASSE comme au fond d’une casserole, lorsque l’on oppose une démocratie «directe» (qui n’est pas exempte de dysfonctions et de manipulations…) à une démocratie représentative que l’on s’emploie à discréditer.

    Doit-on comprendre, à travers ce fumeux discours, que la CLASSE, dans la perspective des prochaines élections, a d’ors et déjà, et sans consulter sa base, décidé de jouer le rôle qui lui est imparti par le PLQ dans sa stratégie de tension et d’exploitation politique de la crise étudiante ? Il est difficile d’écarter cette hypothèse si l’on considère un étonnant «appel à la grève sociale» de la part d’un groupe d’individus qui se prend non seulement pour le peuple … mais aussi pour son avant-garde !

    À moins que ce texte ne soit un pastiche dont je n’aurais pas été à même de saisir l’ironie sous-jacente…, il me semble que la CLASSE serait bien avisée de refaire ses devoirs, si elle désire obtenir au moins la note de passage, dans la grande leçon qui est celle de l’Histoire du Québec en train de se faire !

    Qui bene amat bene castigat…

    Yves Claudé - membre du PQ

    • Ginette Boily - Inscrit 12 juillet 2012 07 h 38

      Monsieur Claudé, Vous n'avez pas compris que ce texte de la CLASSE ne s'adresse pas à des membres de parti politique mais bien au peuple, toute allégeance politique confondue (Y compris le PQ.) Les propos de la CLASSE vont au-delà de la partisannerie. Il n'y a que cela à savoir pour comprendre que ce formidable plaidoyer pour la justice est un appel urgent à la solidarité contre la sauvagerie...des partis politiques.
      Ginette Boily

    • Patrick Halle - Inscrit 12 juillet 2012 08 h 11

      La démocratie représentative, se discrédite d'elle-même. De plus, avec les moyens que nous avons aujourd'hui, elle n'a plus les raisons pratiques d'exister, comme par le passé.
      Je n'ai pas l'impression que mon représentant me représente, et je n'ai pas les moyens de changer ça. Quand je vais voter à tout les quatres ans, c'est pour qui je crois être le moin pire...pfff

      La CLASSE propose de modifier ça, j'appuie.

      Toutefois, je comprend que ça puisse vous irriter, en tant que membre militant d'un parti politique qui croit en ce système et qui a peur de perdre ses élections à cause de ça.

      Mais moi, j'ai besoin de croire en une meilleure démocratie, et malheureusement, ce n'est pas avec les lignes de partis, ordonné par des caucus et suggéré par des financiers...

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 12 juillet 2012 08 h 42

      Vous voyez des attaques contre le PQ partout, M. Claudé?

      Vous vous portez à la défense du PQ de Lucien Bouchard, André Boisclair et Pauline Marois pensant protéger le peuple contre la "petite-bourgeoisie"?

      C'est bien ça?

    • Simon Levesque - Inscrit 12 juillet 2012 08 h 42

      Certes la CLASSE passe du rouge au rose, troquant le poing levé pour les lunettes, le temps de faire une lecture du contexte social duquel elle émerge, qu'elle entend transformer, et bien qu'empreint de certaines formules creuses, le manifeste n'est pas moins flou, au contraire, que l'a été le Refus Global par exemple. Un peu d'idéalisme, un texte qui fait montre d'ouverture n'est pas une raison pour retomber dans le cynisme bleu que propose l'hypocrite PQ. Un parti de vieux qui force ses jeunes à adopter les vues des vieux pour diriger une société de vieux qui hait plus que toute chose sa jeunesse. Ce matin encore, affichant vos couleurs, vous nous en offrez la preuve, M. Claudé. Le Québec a pour malheur d'avoir un parti d'opposition jaloux du pouvoir, alors qu'il devrait s'ingénier à rassembler la contestation pour former la majorité. Un peu ce que fait la CLASSE, manière syndicalisme de combat. Une vraie gauche, pas un faux-semblant de centre-social-démocrate défini dans l'apparât d'après des catégories éculées, traversé dans l'action par des intérêts gourds, loins d'un réel projet politique - l'indépendance - qui pourtant fut la raison de la naissance du parti duquel vous vous revendiquez.

      Reconnaître aux démunis leur richesse, aux nantis leur fourberie, le reste n'est que politique.

    • Michel Leclaire - Inscrit 12 juillet 2012 09 h 26

      À Simon Levesque

      "Un parti de vieux..." .alors les "vieux" (j'en suis) sont des réactionnaires? J'ai 68 ans, membre de Q.S. et je trouve que les gens de votre acabit ont un esprit "vieux" même s'il sont dans la vingtaine! Vous semblez avoir une tendance vers la droite. Vous et vos semblables desservez Q.S.

    • Simon Levesque - Inscrit 12 juillet 2012 10 h 03

      à Michel Leclaire

      Je suis heureux que vous déceliez dans mon commentaire mon allégeance politique très à gauche. En effet, dans le cadre de notre démocratie représentative actuelle, j'entends servir les intérêts de partis qui recoupent les miens. Québec Solidaire est l'un deux. Passez le bonjour à Françoise.

    • Solange Bolduc - Abonnée 12 juillet 2012 10 h 23

      Si vous êtes décu, M. Claudé, pas moi!!! Après une première lecture (J'en ferai d'autres), on voit qu'une pensée globale se tient debout: Pour rester!!

      Bonne continuation les jeunes, je vous reviendrai lors de mes prochaines relectures!

    • Jean-François René - Abonné 12 juillet 2012 10 h 24

      Ouf....Jusqu'à récemment je voyais une différence entre vous et un autre habitué de ces pages, libéral, qui voit du stalinisme partout. Ce que comprend maintenant, c'est qu'il n'y a guère de différence entre le PQ et le PLQ sur les questions socio-politiques. Même apologie du néo-libéralisme sauvage. C'est vrai que l'homme de main du PLQ pour l'AECG est un ancien PM péquiste. Je conviens que ce manifeste a ses limites, qu'il baigne dans une certaine utopie. Mais qu'est-ce que le PQ a à offrir ? Quel projet économique, socio-politique, de réforme des institutions avec-vous à mettre sur la table ? Pas des ajustements. Qu'est-ce que vous avez à proposer pour que le peuple puisse décider, face à la globalisation « nouvelle génération » du néo-libéralisme. La réponse est rien. Vous voulez un pays, bien moi-aussi. Mais je vois de mieux en mieux que le pays péquiste en sera un de gestion néo-libérale par une clique plus nationaliste, mais avide de retourner au pouvoir. Une ploutocratie en son genre. Quand je vois où en sont rendus les Boisclair, Bouchard et Cie (du bord des minières), je vois bien ce que le PQ annonce. Merci pour votre texte monsieur. Il permet d'éclairer la voie. J’avais songé à un vote stratégique. C’est terminé pour moi.

    • Solange Bolduc - Abonnée 12 juillet 2012 10 h 39

      M. Ste-Marie a le don de traiter tous ceux qui ne sont d'accord avec lui de

      " ce ramassis d'indécense, de prétention et de complaisance systématiques qui s'exprime si bien au sein de ce groupement qui se donne des allures de "Sauveur".."

      Descendez de votre piedestal, monsieur, pour mieux comprendre, et surtout, ne jugez pas les idées avant l'action !! Cette jeunesse qui monte aux barricades a le droit d'exprimer ses idées sans que vous veniez leur en interdire l'ouverture sur un monde à venir où l'action sera force durée !

      Un peu de magnanimité ne vous ferait pas tort!

    • Pierre-Alexandre Paquet - Inscrit 12 juillet 2012 10 h 57

      Y. Claudé, rien que votre locution latine pue le paternalisme. Mais c'est plutôt votre partisanerie qui dérange. Je ne vois pas comment vous pouvez donner des leçons politique à qui que ce soit et du même souffle défendre un parti, vous afficher comme vous le faites d'être du PQ, voire blâmer à l'excés une association étudiante d'être instrumentalisée (par le PLQ) sans reprocher aux instrumentalisateurs leur jeu politique populiste. "Nous sommes le peuple" vous dérangerait-il plus que l'appel à la "majorité silencieuse" et au "vrai monde" qui pulullent dans les partis - tous plus conservateurs et intéressés que les mouvements printaniers ? C'est peut-être parce que le vote partisan, si le PLQ est renversé, donnerait encore plus de gallon à votre autoritarisme de faux-prophète ? Votre cécité dans un mode de partis institutionnalisés ne vaut guère mieux que la myopie des autres dans leur jeu de consultation populaire. Votre verbe est bien beau, mais c'est bien votre mauvaise foi n'a pas d'égal. Anarcho-stalinien anti-chose et anti-truc ? Vraiment ? À qui voulez-vous faire peur ? D'ailleurs les épithètes que vous distribuez si allègrement ne peuvent que conforter les lecteurs du PLQ de voter "contre les étudiants". Vous jouez contre vous-même - vous ne bernerez personne.

    • Philippe Beaulac - Inscrit 12 juillet 2012 11 h 29

      Je préfèrerais que vous ne signiez pas vos éloquences personnelles en vous identifiant membre du PQ. Je suis aussi membre et militant au sein du parti Québécois, mais je n'associe pas mes opinions personnelles à mes allégeances politiques, et je ne partage pas du tout vos opinions. Et je n'aime pas que vos opinions soient associées au PQ, les gens sont très rapide à faire des associations entre les partis politiques et les opinions publicisées.

      Philippe Beaulac, militant

    • Richard Laroche - Inscrit 12 juillet 2012 11 h 43

      M Claudé.

      La classe ne représente pas le Peuple, aucun parti politique non plus d'ailleurs.

      C'est justement dans le mécanisme de participation de la population à la démocratie que se cache le y'âbe.

      La crise est une crise de gouvernance. Le Peuple demande à se représenter lui-même. À mi-chemin entre une oligarchie avec ses représentants corrompus et une démocratie participative anarchique dans un parc, il y a certainement une démocratie qui saurait moderniser un système politique bâti à l'époque où même la radio n'existait pas.

      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a0/Eric

      On contrôle les économies de toute une vie en temps réel à distance avec une carte à puce et un mot de passe. Il serait temps qu'on se dote de mécanismes d'interaction efficaces avec notre État et nos représentants.

    • Jacques Patenaude - Abonné 12 juillet 2012 11 h 58

      "Nous sommes le peuple" vous avez raison M. Claudé, ils beurrent leurs "toast" un peu épais.

      Pourtant à lire ce texte on croirait que pour la Classe éliminer les frais de scolarité suffit à assurer l'égalité d'accès à l'éducation.

      Quant à la "démocratie directe" qu'elle prône il faut se rappeller que le parti qui rejoignait le plus le modèle prôné par la Classe est le Reform party ancêtre du parti de Harper.

    • Yves Claudé - Inscrit 12 juillet 2012 13 h 56

      Précisions

      -C’est par honnêteté intellectuelle que je mentionne mon appartenance au PQ … dont je ne ménage d’ailleurs pas les critiques. Chacun sera, début septembre lors des élections, très librement, face à sa conscience, de par son choix, ou par son refus de participer à ce processus politique.
      -Ce serait manquer de respect pour le mouvement étudiant, et faire preuve de paternalisme que d’en faire l’apologie et de taire de légitimes critiques.
      -Une gauche sans perspectives qui aurait sacrifié la lucidité à un vain verbiage, qui aurait bafoué la solidarité dans l’isolement et le sectarisme : non merci !
      -Faut-il avoir tort d’avoir raison ou avoir raison d’avoir tort ? On s’en reparlera dans quelques semaines …

      Yves Claudé

    • Daniel Bérubé - Abonné 12 juillet 2012 15 h 10

      Et... vous êtes satisfait de ce Québec en train de se faire ?
      Et... si l'on parle de son ''Histoire'' actuelle, je crois que le petit ''h'' serait de mise...

    • Pierre-Alexandre Paquet - Inscrit 12 juillet 2012 18 h 13

      Légitimes critiques M. Claudé ? Peut-être votre premier paragraphe, mais il n'est pas bien étayé, il n'a pas la persuasion nécessaire à ce qu'un lecteur ne partageant pas déjà vos opinions prenne en considération votre critique.

      Les deux suivants : de la redite en face du premier.

      Le quatrième : une élipse.

      Le pénultième : un énoncé tronqué (cf., mon commentaire : pourquoi ne pas aussi évoquer la malhonnêteté des instrumentalisateurs et, surtout, pourquoi mettre la faute seulement sur les instrumentalisés ? vous me donnez l'impression de vanter un système qui a prouvé son incapacité à offrir le changement).

      Le dernier : voici votre alternative ? un vote contre le PLQ, c'est tout le changement que vous nous souhaitez ? si vous ne vous limitiez pas à l'élipse (quatrième para) nous comprendrions peut-être pourquoi l'idée de changer aussi les règles du jeu, du cirque électoral, de la petite partisannerie, vous rebute.

      Pour ce qui est de votre autre message : "Une gauche sans perspectives qui aurait sacrifié la lucidité à un vain verbiage, qui aurait bafoué la solidarité dans l’isolement et le sectarisme : non merci !"

      En effet, personne n'est contre la vertu. Mais vous croyez que votre verbiage à vous s'applique au manifeste ? à la crise ? à la CLASSE ? Vraiment ? Vous tirez votre autorité en la matière de quels nuages ?

    • Killian Meilleur - Inscrit 12 juillet 2012 20 h 38

      Monsieur Claudé, voilà plusieurs semaines que je vous entend rabâcher les mêmes étiquettes, et j'aimerais qu'en bon ex-professeur de sociologie - puisqu'il me semble que tel soit votre titre - vous regardiez de plus près vos propres parole.

      Québec solidaire : parti politique sectaire dont le but est d'épauler le PLQ en divisant le vote de gauche.

      Option Nationale : parti politique dont le but est d'épauler le PLQ en divisant le vote de gauche.

      CLASSE: Secte politique dont le but est d'épauler le PLQ en polarisant le vote de droite et en divisant le vote de gauche par le dégoût de la gauche modérée.


      PQ : Seule chance de salut.


      Monsieur Claudé, À chaque fois que vous commentez un article, un de ces stéréotypes grotesques est inévitablement placardé quelque part dans votre texte.

      De un, vous voyez manifestement des ennemis partout. Bien que votre opinion sur les effets - pratiques - de la présence d'alternatives (J'aurais souligné avec force ce mot si le pouvoir m'en avait été donné) à l'unique parti de « centre-oscillation pas véritablement à gauche » se défende dans la fange du système politique que nous connaissons, vote façon excessivement manichéenne - dans laquelle vous persistez avec l'acharnement d'un agent de propagande - de les qualifier frise la paranoïa.

      L'abandon des principes au nom de la victoire la plus certaine est justement le moteur de la destruction de notre scène politique! Votre vision des autres partis de gauche est, au mieu, aussi enfantine que celle d'un ancien président d'un certain pays voisin. « Si vous n'êtes pas avec nous... »

      Deuxièmement, et à la lumière des précédents paragraphe, parlons de vos multiples accusations de sectarisme. Ad Hominem, s'il vous plaît. Faire le lien entre l'altérité politique et le fanatisme - et donc la folie - est l'apanage de toutes les logiques religieuses, engluées qu'elles sont dans leur propre manichéisme.

      S'il y a un sectateur ici, c'est vous.

    • OLivier Turner - Inscrit 12 juillet 2012 22 h 40

      M Claudé, peut-être la CLASSE a-t-elle utilisé des mots, des termes, des expressions qui vous ont offensé, peut-être la CLASSE a-t-elle, dans son manifeste, voulu véhiculer plusieurs idées, qui, par maldresse, se sont empilées les unes sur les autres et entremêlées; n'empêche, je lis ce texte et ne peut m'empêcher de trouver qu'il est un vibrant cris du coeur face à l'individualisme, et que les situations qui y sont évoqués reflète ce qui se passe actuellement non seulement au Québec, mais également dans le reste du Canada et du monde....
      Je souligne aussi le très intéressant appel à une démocratie plus direct... qui pourrait être contre??

    • Michel Miclot - Inscrit 13 juillet 2012 08 h 54

      On se sent visé? M.Claudé!

    • Michel Miclot - Inscrit 13 juillet 2012 08 h 58

      La démocratie ne peut être que directe et ce en tout temps . Notre soit-disant démocratie n'est qu'une parodie qui vit seulement lors d'élections et entre deux élections nous n'avons qu'une ploutocratie au Québec et une dictature au Kanada.

    • Jean-François Lachance - Inscrit 13 juillet 2012 12 h 08

      Monsieur Claudé, désolé de détruire vos belles illusions, mais votre parti n'a plus rien à voir avec celui de Lévesque, il n'est qu'un autre ramassi d'opportuniste, un parti libéral teinté de bleu sans aucune idée novatrice pour le Québec et votre Pauline une Jean Charest en quête d'une place pour le prochain party à Desmarais. Quoi, vous êtes choqué parce que ce n'est plus vous qui faite la pluie et le beau temps ? Quand je vois des commentaires comme celui-là venant d'un Péquiste, je me dis qu'il est grand temps de tirer la plogue et de laisser la place à une VRAI alternative de gauche...

    • Yves Claudé - Inscrit 14 juillet 2012 16 h 02


      Mea culpa, mea maxima culpa !

      Je dois me confesser très humblement à propos de mon commentaire (ci-dessus) sur le manifeste publié par l’appareil politique de la CLASSE. En effet, j’ai malencontreusement oublié un “s” dans le titre (ramassis).

      Pour le reste, je n’en changerais pas un “yota”, et les récentes interventions d’un leader transfuge de la CLASSE (vers QS) tendent à confirmer ma compréhension des enjeux politiques actuels, mais je tiens quand même à remercier pour leur peine les personnes qui ont bien voulu réagir à mon commentaire, espérant quand même que, dans la suite d’un débat que l’on souhaiterait serein, et par fidélité à la devise du Devoir, «Libre de penser», ces réactions soient à même de se transformer en réflexions convergeant vers un souci largement partagé de la préservation et de la promotion du Bien commun.

      Yves Claudé – 14 juillet 2012

    • Chantale Desjardins - Abonnée 16 juillet 2012 15 h 07

      Je me réjouis que La Classe nous offre ce manifeste qui est un début vers une discussion. Il ne faut pas détruire les bonnes intentions de ces étudiants qui nous prouvent qu'ils sont capables de réfléchir et nous faire réfléchir. C'est la première fois que des étudiants nous pondent un texte aussi rempli d'idées encourageantes. Ce n'est pas avec Lise Ravary ou Martineau ou Charest qu'une société avance vers une maturité.
      Bravo pour ce beau travail!

  • Catherine Paquet - Abonnée 12 juillet 2012 07 h 26

    Citations qui donnent froid dans le dos...

    Mettons ensemble les points forts de ce texte et constatons que ce qui est proposé c'est la vieille social-démocratie des pays de l'Est.

    C'est le peuple supposément "égalitaire" mené par une Nomenklatura.

    Voyez plutôt:

    "Notre vision, c’est celle d’une prise en charge permanente de la politique par la population, à la base, comme premier lieu de la légitimité politique."

    "Lorsque nous prenons la rue et érigeons des piquets de grève, c’est cette démocratie qui respire. C’est une démocratie d’ensemble."

    "Notre grève n’est pas contre le peuple.
    Nous sommes le peuple."

    "Ensemble, nous voulons une école égalitaire qui brise les hiérarchies et qui menace ceux et celles qui croient pouvoir nous diriger en toute sécurité."

    "Nous ne versons pas dans la déclaration de principes, mais dans l’action : si nous faisons aujourd’hui un appel à la grève sociale, c’est pour rejoindre demain l’ensemble de la population québécoise dans la rue."

    • Philippe Dubois - Inscrit 12 juillet 2012 10 h 30

      Vous avez raison. C'est du romantisme d'extrême gauche qui mènerait le Québec vers une diminution de nos libertés civiques et vers un suicide individuel et collectif.

      Belle naïveté..mais c'est assez déconcertant de voir de nombreux adultes au Québec s'extasier devant un groupuscule d'anarchistes et de révolutionnaires. Contrairement à la droite radicale, l'extrême gauche a encore bonne presse dans certains milieux au Québec...

    • Frédéric Viau - Inscrit 12 juillet 2012 12 h 53

      S'opposer à l'état et vouloir donner le pouvoir au peuple, c'est exactement le contraire de «l'extrême-gauche».

      Arrêtez de vouloir tout classifier de droite à gauche, de pays de l'est aux États-Unis en passant par le socialisme européen.

      C'est cette volonté qui transparaît à travers ce manifeste. La déclassification, la non-partisanerie. Nous sommes le peuple: nous ne sommes ni des ouvriers, ni des bourgeois, ni des gauchistes, ni des droitistes.

  • François Ricard - Inscrit 12 juillet 2012 07 h 41

    Déclaration universelle...qui ne mène nulle part

    De grands souhaits idéologiques ne pourront être atteints que par des mesures bien concrètes qui tiennent compte du monde où l'on vit et qui respectent la population en cause en ne la brusquant pas effrontément mais bien plutôt en la formant.
    Notre démocratie doit être repensée. Le système de parlementarisme à la britannique est totalement bancal.
    Le néolibéralisme qui avantage les oligarques au détriment de la démocratie doit aussi être aboli. Mais comme le dit si bien le dicton: Rome ne s'est pas bâti en un jour.
    Il y a des choses bien concrètes, des actions bien précises à prendre pour nous mettre sur ce chemin du changement:
    ---se défaire de Charest et du PLQ
    ---avoir des élections à date fixe
    ---récupérer le pouvoir de faire nos lois, de prélever nos impôts, de négocier nos tratés
    ---de nous donner une constitution de pays qui nous donnera un système de gouvernement plus démocratique.
    C'est par ces gestes bien concrets, accomplis chez nous, que nous aiderons les autres peuples à changer.
    Il manque à ce manifeste un plan d'action qui lui est essentiel si nous voulons que la population le comprenne bien et l'adopte.

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 juillet 2012 08 h 42

      «récupérer le pouvoir de faire nos lois, de prélever nos impôts, de négocier nos tratés»
      Nous n'avons jamais eu ce pouvoir; on ne peut donc pas le récupérer. Et l'acquérir signifierait la souveraineté. Je suis d'accord, mais pourquoi n'appelez-vous pas les choses par leurs noms?

    • Gabriel Séguin - Abonné 12 juillet 2012 09 h 54

      Un manifeste n'est pas un plan d'action, c'est un manifeste!

      Et comme "geste bien concret", vous proposez de "récupérer le pouvoir de faire nos lois, de prélever nos impôts, de négocier nos traités". Or ceci ne s'agit aucunement d'un geste concret, mais bien d'une idée très vague et indéfinie. Comment, concrètement, peut-on "récupérer le pouvoir de faire nos lois" ou "négocier nos traités"? Qui est le "nous" sous-entendu? Comment procéder? Qui négociera les traités? C'est à ce genre de questions qu'il faut répondre pour simplement commencer à tomber dans la réflexion sur les gestes concrets à poser.

      Mais en effet, "Rome ne s'est pas bâti en un jour". Le but d'un manifeste est d'établir une direction à prendre sur le long terme. Ce n'est pas dans les prochaines semaines que nous allons régler les grands problèmes du Québec...vous n'apprenez strictement rien à la CLASSE ou aux étudiants qui manifestent.

    • Solange Bolduc - Abonnée 12 juillet 2012 10 h 29

      Mais ces jeunes s'expriment!! Vous ne pourriez pas tout au moins leur donner une chance d'aller plus loin, messieurs les rabats-joies!!
      C'est écrit:
      "Parce que l’éducation est un apprentissage de l’humanité, et que l’humanité ne se soumet pas à la compétitivité économique, nous nous refusons à ce que nos écoles se plient aux poids des portefeuilles. Ensemble, nous voulons une école égalitaire qui brise les hiérarchies et qui menace ceux et celles qui croient pouvoir nous diriger en toute sécurité."

      Très bien dit, et l'action devrait pouvoir suivre ! Le PQ avant d'être un parti politique, était-il directement dans l'action ?

      Que celui qui est aveugle se pende !!

    • Daniel Bérubé - Abonné 12 juillet 2012 17 h 08

      Et c'est possiblement au moment de ces rencontres qu'il pourras être discuter des diverses possibilités des moyens a utiliser... si ils (elles) nous arrivaient déjà avec tout les moyens a utiliser pour réaliser cette démocratie... ce ne serait plus une démocratie et ce serait eux les décideurs !

      Mais dans l'ensemble, je suis entièrement d'accord avec vos dires ;-)

    • Solange Bolduc - Abonnée 12 juillet 2012 21 h 38

      J'ose vous faire remarquer, M. Ste-Marie, que je n'ai jamais prétendu (prétention, bien assûrément!) que: "Vous et tous ces autres qui vous réclamez d'une démocratie dite "directe", l'heure ne saurait tarder où les conflits et "les poignes d'enfoirés" devront éventuellement se manifester!! Pour le meilleur ou pour le pire, soit dit en passant!!… ",

      Comme vous l'affirmez sans ambages, votre diatribe n'a rien de très démocratique puisqu'elle porte plutôt sur des généraliés sans conséquence, bien sûr, mais abjecte! Qui de vous ou de moi peuvent s'en réclamer, en effet!? se "réclamez de d'une démocratie dite "directe"? Pensons-y deux minutes ! monsieur !

      Et votre propagnande va jusque-là : "Voyez-vous, la CLASSE, selon moi et bien d'autres, n'a absolument rien à proposer!! Ce qu'elle recherche, c'est avant tout la déstabilisation et, éventuellement, le renversement d'un régime!! Il faut le voir, le redire, le dénoncer!!" Et ce "selon moi et bien d'autres" c'est qui, à part vous ? Le PLQ ?

      À mes yeux, vos arguments ne collent pas, même s'il sont, à vos yeux, très démocratiques ! Où est la démocratie chez vous alors que vous vous montrez un vendeur d'idées, mais sans teneur !

      Les jeunes n'ont pas encore dit leur dernier mot, ce qui semble tant vous fatiguer !

      Reposez-vous bien, en attendant... !

  • Renée Lavaillante - Abonnée 12 juillet 2012 09 h 39

    Utilisateur-payeur

    Au sujet d'un "détail" que personne ne relève jamais. La notion d'utilisateur-payeur ne peut 'appliquer à l'éducation, pour la simple raison que L'ÉTUDIANT n'est pas l'utilisateur du service, il EST LE SERVICE. L'utilisateur, c'est la société de demain.

    • François Ricard - Inscrit 12 juillet 2012 09 h 57

      J'aime bien

    • Viviane Genest - Inscrite 12 juillet 2012 10 h 23

      Très bonne remarque.

    • Paul Gagnon - Inscrit 12 juillet 2012 10 h 42

      Beau sophisme.
      Alors si je me présente à l'urgence, je ne suis pas un patient, je suis l'Hôpital! Il fallait y penser.
      L'étudiant est la matière première de l'université - retour de la marchandisation honni, par la bande, comme le patient est le cobaye du médecin. J'aime bien. Beau sophisme quand même.

    • Richard Laroche - Inscrit 12 juillet 2012 11 h 13

      Nuance et erreur de traduction.
      La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme à l'origine a été écrite en Anglais. On peut y lire:

      Education shall be free = L'éducation doit être LIBRE.

      Donc prenez un livre et éduquez-vous vous-même sur le sujet de votre choix, GRATUITEMENT!!! Quiconque a fait quelques années à l'université connait la chanson. Donnez-moi le plan de cours, on se reverra à l'examen. Excepté les laboratoires pratiques, le cours magistral est techniquement inutile, puis pour les questions et les discussions, on se débrouille assez bien à la cafétéria en groupe, sinon un courriel au prof fait bien la job.

      Si l'éducation doit être libre, le service d'enseignement, les heures payées, n'est pas nécessairement gratuit, ni indispensable d'ailleurs.

      Il y a des questions à se poser sur la définition même du mot "éducation". Parle-t-on d'enseignement, ou d'apprentissage?

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 juillet 2012 13 h 51

      À monsieur Laroche.
      Que citez-vous? Je ne vois cette phrase nulle part dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Ce que je lis, c'est:
      «Article 26
      1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.»

      Pour être encore plus clair, citons ici le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, article 13, paragraphes 2 b) et c). Ce Pacte est censé contraindre ceux qui le signent, dont le Canada et le Québec

      «b) L'enseignement secondaire, sous ses différentes formes, y compris l'enseignement secondaire technique et professionnel, doit être généralisé et rendu accessible à tous par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité;
      c) L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité.»


      Vous pouvez trouver le texte en anglais, si ce n'est pas assez clair.

    • Francine Couillard - Inscrit 12 juillet 2012 14 h 05

      Très bien dit et en peu de mots. Que l'on arrête de se perdre dans les grandes phrases: il est temps d'agir.

      Votons contre ceux qui s'approprient ce qui nous appartient.

    • Richard Laroche - Inscrit 12 juillet 2012 16 h 45

      @Sylvain Auclair

      La traduction du mot free, c'est libre ou gratuit? C'est selon...

      Puis enfin, vous avez de bons points, ok disons "éducation gratuite" sans ambiguité avec la traduction du mot "free", mais ça ne change pas que le terme "éducation" ça comprends quoi?

      Est-ce que l'éducation peut s'accomplir sans les services d'un professeur? Est-ce que l'éducation existe à l'extérieur d'un immeuble? Est-ce que l'éducation nécessite absolument que les personnes qui la pratiquent soient habillés?

      La vraie question est donc: qu'est-ce que l'éducation?

      À mes yeux, c'est la bureaucratie de l'éducation qui doit être gratuite. Les services d'examen de compétences et de diplômation devraient être gratuits. L'accès aux plans de cours devrait aussi être libre et gratuit.

      L'information doit être gratuite, libre et universelle, mais le support physique de l'information et sa mécanique de transmission est un choix individuel. Il faut choisir le livre à couverture rigide, ou l'édition de luxe. Au lieu d'un livre, on peut alternativement obtenir la même information avec le temps du professeur qui transmet l'information qu'il a en tête. Le coût varie selon qu'une information est transmise d'un enregistrement sur l'écran de votre ordinateur, ou sur un tableau dans un luxueux auditorium proprement entretenu. Ce sont des nuances importantes.