Black Bloc et carré rouge

Des membres des Black Blocs ne croient pas qu’il faut toujours avoir recours à la force, ni qu’il s’agit là de la forme la plus pure du militantisme.
Photo: - Le Devoir Des membres des Black Blocs ne croient pas qu’il faut toujours avoir recours à la force, ni qu’il s’agit là de la forme la plus pure du militantisme.

Depuis des semaines, les débats font rage au sujet du «Black Bloc», soit ce qu’on désigne comme des «groupuscules anarchistes» de «casseurs» «masqués, cagoulés et vêtus de noir et qui brandissent des drapeaux noirs». À plusieurs reprises en manifestation, j’ai vu des manifestants invectiver et s’en prendre physiquement à des membres du Black Bloc, au nom de la non-violence.

Certes, un Black Bloc peut simplement défiler en suivant le flot de la manifestation, comme les autres contingents de syndicats, d’organisations non gouvernementales et de partis politiques, agglutinés derrière leurs banderoles et leurs dirigeants. Lorsque j’ai vu des Black Blocs dans des manifestations à Montréal ou ailleurs, ils défilaient ainsi, généralement dans le calme, exprimant par leur seule présence une critique radicale du capitalisme ou de l’État. C’est toutefois lorsqu’un Black Bloc a recours à l’action directe que les médias remarquent son existence. Or le Black Bloc n’est pas un phénomène nouveau. Retour sur une histoire mouvementée.

 

Les origines


La tactique du Black Bloc apparaît en Allemagne de l’Ouest vers 1980, au sein du mouvement « autonome » (Autonomen), qui se distinguait à l’extrême gauche par sa volonté d’autonomie par rapport aux institutions (États, partis, syndicats). Le mouvement autonome comptait des centaines de squats, véritables lieux de vie collective et d’expérimentation contre-culturelle. À l’occasion de tentatives d’expulsion par les autorités, des Black Blocs, comptant parfois plus de mille activistes, affrontaient les policiers pour défendre le squat.


La tactique du Black Bloc s’est par la suite diffusée dans les réseaux punks, anarchistes et antifascistes. Il semble que les premiers Black Blocs apparaissent en Amérique du Nord dans les années 1990 dans le mouvement antiraciste radical et les mobilisations contre la première guerre contre l’Irak. Le phénomène Black Bloc attire encore l’attention depuis une dizaine d’années dans les grandes mobilisations contre les institutions internationales associées au néolibéralisme et à la mondialisation du capitalisme (Seattle en 1999, Sommet des Amériques à Québec en 2001, etc.). Plus récemment, des Black Blocs sont passés à l’action directe lors du Sommet du G20 à Toronto (2010) et dans les manifestations du mouvement « Occupy », en particulier à Oakland et à Rome.


On l’aura compris, le Black Bloc n’est pas une organisation permanente et il est préférable de parler des Black Blocs (au pluriel). Avant et après une manifestation, un Black Bloc n’existe pas.

 

Polémique


On affirme souvent que les Black Blocs « infiltrent » les manifestations. Les Black Blocs ont même été identifiés comme le « cancer » du mouvement Occupy. Par de telles condamnations, des porte-parole de mouvements sociaux s’affirment respectables aux yeux des élites, au risque de miner la solidarité et de légitimer la répression policière et la criminalisation de la dissidence. Mais de telles affirmations sont curieuses, car sur quelle base peut-on affirmer que les activistes du Black Bloc ne participent pas à un mouvement social ? Il faudrait pouvoir déterminer à qui appartient un mouvement, et de quel droit.


Pour répondre à cette critique, « des anarchistes parmi d’autres » qui ont participé à des Black Blocs et qui signent le « Manifeste du Carré noir », diffusé en mars 2012 dans le cadre des mobilisations étudiantes au Québec, déclarent : « Nous sommes étudiant-e-s. Nous sommes travailleuses et travailleurs. Nous sommes chomeur-e-s [sic]. Nous sommes en colère. Nous ne récupérons pas une grève. Nous sommes dans le mouvement depuis le début. […] Nous n’infiltrons pas les manifestations, nous aidons à les organiser, nous les rendons vivantes. »


Leurs détracteurs critiquent aussi les membres des Black Blocs pour n’avoir aucune cause politique à défendre puisqu’ils ne voudraient que « tout casser ». Évidemment, certains se joignent sans doute aux Black Blocs sans conviction politique forte. On oublie alors que plusieurs politiciens militent dans les partis politiques non pas par conviction, mais par quête de profit personnel ou de gloire et de pouvoir.

 

La cible est le message


Il semble en fait que les membres des Black Blocs sont généralement des individus qui ont une expérience militante et une réflexion politique. Des membres des Black Blocs ne croient pas qu’il faut toujours avoir recours à la force en manifestation, ni qu’il s’agit là de la forme la plus pure du militantisme.


Cela dit, en certaines occasions, il leur semble utile et juste de perturber l’ordre social et d’exprimer une colère légitime, sans compter que la « paix sociale » libérale implique elle-même son lot de violence : guerres et brutalités policières, inégalités diverses, exclusion et pauvreté. Qui sait au Québec qu’entre Westmount et Hochelaga-Maisonneuve, la différence d’espérance de vie est d’environ 10 ans ? Fracasser une vitrine ? Ce n’est pas de la violence, dit-on alors, ou ce n’est rien en comparaison de la violence du système.


Au-delà des communiqués plutôt rares, c’est par leurs graffitis et leurs cibles que l’on peut saisir la pensée politique des Black Blocs. Il ne s’agit jamais - ou presque - de « violence aveugle ». Les cibles sont associées au capitalisme (banques, firmes multinationales), aux grands médias privés ou publics, à l’État (surtout la police) et, parfois, au patriarcat (lors du Sommet du G20 à Toronto, une boutique d’American Apparel et un club de danseuses nues ont été la cible d’un Black Bloc qui comptait de nombreuses femmes).


Le Black Bloc semble donc reprendre à son compte l’affirmation exprimée au début du xxe siècle en Grande-Bretagne par Emmeline Pankhurst, dirigeante des suffragettes, pour qui « l’argument de la vitrine cassée est le meilleur du monde moderne ». Elle justifiait ainsi l’action collective de centaines de militantes qui avaient fracassé en mars 1911 des dizaines de vitrines dans les rues commerciales de Londres. À la suite d’une arrestation de masse, une des prisonnières dira : « Nous avons tout essayé - les manifestations et les assemblées - et cela n’a rien donné. »


Selon le politologue Nicolas Tavaglione, « les Black Blocs sont les meilleurs philosophes politiques du moment », car ils demandent à la société de choisir entre la protection de biens matériels et la brutalité policière, ou encore entre le maintien de l’ordre social et la liberté et l’égalité.


Les Black Blocs, en effet, sont anarchistes, communistes, écologistes ou féministes radicales, et le plus souvent - selon leurs communiqués - contre toutes les hiérarchies et toutes les autorités. Les Black Blocs n’ont pas de chef et n’en veulent pas. Dans le communiqué « Pourquoi étions-nous à Gênes », diffusé après le Sommet du G8 en 2001, des membres d’un Black Bloc déclarent : « Nous ne cherchons pas à trouver une place au sein des discussions entre les maîtres du monde ; nous voulons qu’il n’y ait plus de maîtres du monde. »

 

Rester critique


Je ne prétends pas ici avoir dit toute la vérité sur les Black Blocs, ni bien sûr tout connaître à leur sujet, et encore moins être leur porte-parole. Par ailleurs, on peut critiquer les Black Blocs selon des principes moraux : « On reste pacifiques ! » (mais qui détermine le bien et le mal ?), en référence à des normes juridiques : « C’est criminel ! » (mais qui juge du bon droit ?), en raison de calculs politiques : « Ils nuisent au mouvement ! » (mais qui décide de ce qui est « efficace » ou non ?).


Il faut savoir, cela dit, que des centaines ou des milliers de manifestantes et manifestants sont aussi favorables aux Black Blocs. De plus, la « violence » en manifestation n’est pas seulement le fait des Black Blocs, tandis que celle des policiers est toujours plus brutale.


Enfin, chercher sérieusement à comprendre l’histoire et les actions des Black Blocs et prendre le temps de lire leurs communiqués diffusés au fil des mobilisations permet de rester critique devant les discours simplistes des faiseurs d’opinions, des politiciens et des policiers qui se plaisent à lancer à leur sujet toutes sortes d’affirmations fausses et totalement gratuites - même si je considère la gratuité comme un très beau principe.


36 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 28 avril 2012 01 h 41

    La complicité objective des casseurs avec le gouvernement Charest !

    Alors que les étudiants qui manifestaient dans les rues de Montréal ce vendredi soir 27 avril, ont dû se protéger à la fois de la police et des casseurs, il est permis d’être critique par rapport à un type d’action qui a tendance à prendre en otage des manifestants, ainsi que par rapport à la représentation ambigüe du “Black Block” que nous propose l’auteur d’un article, dont on peut questionner la publication dans un contexte où le mouvement étudiant est passablement fragilisé par l’exploitation gouvernementale de la thématique de la “violence”.

    En sabotant une bonne partie des manifestations étudiantes, et en produisant, dans ce qui pourrait apparaître comme une étonnante impunité, un spectacle de vandalisme et d’actions antisociales chorégraphié sur mesure pour des médias avides d’images spectaculaires, les casseurs dont fait ici “la défense et l’illustration”, ont rendu un grand service au gouvernement Charest, dont ils sont objectivement les complices.

    Outre cette douteuse implication politique et médiatique au service du pouvoir, on remarquera que la tactique de groupes organisés qui chargent les forces policières pour se retirer et laisser les manifestants pacifiques exposés à une répression qu’ils ont délibérément provoquée, est tout sauf démocratique. On se rappellera aussi qu’en 2005 ce sont les services d’ordre des centrales syndicales qui ont protégé les manifestations étudiantes contre les agressions des casseurs. La résistance des manifestants de vendredi contre les alliés du pouvoir est exemplaire et fera date !

    Yves Claudé

    • Samuel Pothier - Inscrit 29 avril 2012 11 h 12

      (a) « [...] dans un contexte où le mouvement étudiant est passablement fragilisé par l’exploitation gouvernementale de la thématique de la “violence". »

      Le problème ici, comme vous le dénoncez, c'est la démagogie du discours gouvernemental.


      (b) « les casseurs dont fait ici “la défense et l’illustration”, ont rendu un grand service au gouvernement Charest, dont ils sont objectivement les complices. »

      Pour avoir discuté avec certaines personnes s'affichant dans les manifestations comme adeptes de la stratégie Black Bloc, je me sens obligé de réfuter votre allégation. Si leurs actions servent les intérêts du gouvernement Charest, c'est bien par la manipulation de leur image, par le refus de bien différencier la violence aveugle de la leur, symbolique.


      (c) « La résistance des manifestants de vendredi contre les alliés du pouvoir est exemplaire et fera date ! »

      Je ne nie pas qu'il y ait des individus participants à la stratégie Black Bloc dont les intentions ne sont aucunement de dénoncer la violence (souvent invisible) du capitalisme.

      Mais il faut demeurer objectif et observer le portrait global : nombre de témoignages font été de l'assistance de gens habillés tout de noir pour soigner les poivrés et ralentir les forces de l'anti-émeute.

      D'autre part, on a pu observer vendredi l'anti-émeute «récolter» environ 30 personnes décrites comme des casseurs : selon une vidéo circulant sur le web et divers témoignages, l'arrestation aurait été purement arbitraire, afin de donner un «exemple» aux autres manifestants. Difficile de faire le point présentement.

      1) http://www.youtube.com/watch?v=x6b6aeTbGRo

      2) http://chasseurdepuces.blogspot.ca/2012/04/11-sema

  • paumier1 - Inscrit 28 avril 2012 02 h 11

    Merci !

    J'en sais un peu plus et je les respecte davantage. Mais je me souviens d'un sommet international (en Italie, je cois) où des militants avaient suivi certains Black Blocs qui s'étaient dirigés vers un poste de police et y étaient entrés.
    Pour avoir été un militant de gauche dans les années '60, les seules fois où je suis entré dans un poste de police, c'était en état d'arrestation...

    • Dominic Dagenais - Inscrit 28 avril 2012 09 h 13

      En effet, il arrive parfois que des agents doubles de la police créent de faux black blocs, pour faire passer des gestes illégaux sur le dos des manifestants et ainsi légitimer la répression de leurs collègues policiers. Une pratique vieille comme le monde, que Michel Chatrand dénonçait également dans les années 1970. Et plus récemment, ça s'est vu au sommet de Montebello en 2007 ou encore au sommet du G20 à Toronto en 2010. Toutefois, il reste qu'il existe tout de même de vrais black blocs, constitués de contestataires, et non de policiers, et qui demeurent nettement majoritaires. Mais il est toujours bon de se méfier et de vérifier si nos camarades masqués ne portent pas les mêmes bottes que les policiers qui les traquent!

    • Yves Claudé - Inscrit 28 avril 2012 09 h 40

      Désastreuses stratégies …

      La stratégie que vous évoquez a été mise de l’avant par un comité “secret” d’organisation de la manifestation “antipolicière” du 15 mars 2010, et diffusée par erreur sur internet (site de l’Université Concordia), avec aussi tout un ensemble de projets antisociaux : il s’agissait de mobiliser, via des organismes communautaires, les citoyens de quartiers populaires de Montréal, pour les lancer à l’assaut des postes de police de quartier. Aucun organisme n’a accepté de collaborer avec cette odieuse et dangereuse tentative de manipulation des citoyens défavorisés. Le comité “secret” s’est alors employé, en vain d’ailleurs, à instrumentaliser les problèmes socioéconomiques du quartier Hochelaga-Maisonneuve pour tenter d’impliquer ses habitants dans la violence contre-productive du carnaval antipolicier.

      Yves Claudé

    • Francis Dupuis-Déri - Inscrit 28 avril 2012 13 h 00

      Précisions au sujet des remarques de Yves Claudé:

      Le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) a publiquement diffusé un «Appel pour la tenue de vigiles au mois de mars» 2011 qui invitait «les groupes communautaires et militants à se réapproprier la Journée internationale contre la brutalité policière en organisant des vigiles à leur image durant le mois de mars [pour que] les groupes prennent parole sur des enjeux qui les touchent afin de créer un rapport de force collectif face aux abus policiers. Afin de faciliter la mobilisation pour ces vigiles, le COBP s’engage à produire et à diffuser une programmation du mois contre la brutalité policière. Si vous désirez que la vigile de votre groupe y soit mentionnée, envoyez nous les informations au COBP»

      [voir l'appel : http://quebec.indymedia.org/es/node/43297]

      Le Collectif de féministes radicales Les Sorcières a répondu à cet appel en organisant une vigile devant les bureaux de la Fraternité des policiers de la Ville de Montréal. Des discours féministes y ont été prononcés.

      L'appel des Sorcières était public [voir : http://nefacmtl.blogspot.ca/2011/03/vigile-feminis

      Voilà pour la révélation du «secret» au sujet d'un plan pour se lancer à «l'assaut des postes de police de quartier»...

      Évidemment, libre à Yves Claudé, professeur de sociologie au cégep de St-Jérôme, de penser et de dire que les féministes radicales des Sorcières sont «manipulées» et «intrumentalisées» par un comité secret, et pourquoi pas par les franc-maçons, des extra-terrestres, ou les Sages de Sion...

      Francis Dupuis-Déri

    • Francis Dupuis-Déri - Inscrit 28 avril 2012 13 h 54

      À Yves Claudé :

      L'appel à «se lancer à l'assaut des postes de police de quartier» a aussi été diffusé publiquement sur le site du Collectif opposé à la brutalité policière.

      Voir :

      http://www.cobp.resist.ca/appel-pour-la-tenue-de-v

      L'appel public invite les groupes à «organiser des vigiles», ce que vous traduisez curieusement par «mobiliser [...] pour lancer les assauts contre les postes de quartier»...

    • Yves Claudé - Inscrit 28 avril 2012 19 h 35

      À Monsieur Francis Dupuis-Déri,

      Quelques précisions:
      -Je fait référence à l’année 2010 et non à l’année 2011 : j’espère que cette précision sera utile à la compréhension des faits.
      -Je n’ai jamais tenu de tels propos au sujet des “féministes radicales des Sorcières”.
      -Mon statut d’emploi est non pertinent dans ce débat, et je n’en fais aucunement usage à l’appui de l’expression de mes points de vue en tant que citoyen.

      En vous remerciant de votre attention et de votre compréhension.

      Yves Claudé

    • Francis Dupuis-Déri - Inscrit 30 avril 2012 14 h 55

      Toujours pendant le mois de mars 2011, une autre mobilisation a été organisée en réponse à l'appel du COBP aux groupes communautaires et militants : la manifestation s'est déplacée devant les PDQ 21 et 22 et devant
      l'hôtel de ville. La mobilisation était organisée par l'Association pour la Défense des Droits et l’Inclusion des personnes qui Consomment des drogues du Québec (ADDICQ), et je crois savoir qu'il y avait aussi des gens de RÉZO, de l'Anonyme, des Pairs Aidants, de Point de repaire (QC), mais ce serait à vérifier.

      Si je comprends l'interprétation que propose monsieur Yves Claudé, voilà d'autres groupes communautaires qui ont «accepté de collaborer avec cette odieuse et dangereuse tentative de manipulation des citoyens défavorisés» et qui se sont laissés «instrumentaliser» par «le comité “secret” [...] antipolicier».

      Cette «instrumentalisation» fonctionne à répétition, puisqu'en 2012, l'ADDICQ-outaouais a lancé un appel à la mobilisation, dans le même esprit.

      Voir l'appel public sur le site du COBP:

      L'http://www.cobp.resist.ca/documentation/addicq-out

  • Solal - Inscrit 28 avril 2012 03 h 25

    Pour l'anarchiste, le LIBERTAIRE Albert CAMUS

    Pour l'anarchiste, le LIBERTAIRE Albert CAMUS: «À partir du moment où un opprimé prend les armes au nom de la justice, c'est dans l'univers de l'injustice qu'il pénètre. Et c'est là que commence tout le problème.» Je souhaite que le principe de la démocratie directe de la CLASSE adopte l’ imposition d’un non possumus (refus ferme, sans appel) de la non-violence : dénoncer et condamner en tout temps dans un refus ferme, sans appel des actes de violence d'un symbolisme infantile, régressif, agressif et répressif des Blacks Blocs et de la Police. Quid des communiqués ou de la page Facebook des Warrios- cagoulés- Black Blocs,pour nous convaincre et dénoncer la haine viscérale de la démocratie du grotesque et monstrueux pouvoir oligarchique néolibéral ? En refusant toute violence gratuite, la désobéissance civile est une expression de la civilité, elle en appelle à l’intelligence de l’adversaire.

    • Yves Claudé - Inscrit 28 avril 2012 10 h 00

      Une perversion de l’idéal libertaire !

      Vous avez bien compris que les casseurs, manipulés directement ou indirectement par le pouvoir, lorsqu’ils agissent au nom d’un prétendu “anarchisme”, ne font que pervertir l’idéal libertaire.

      Il s’agit souvent, sociologiquement, de jeunes adultes issus de familles aisées qui tentent de fuir une certaine culpabilité de classe, en s’investissant d’une manière passagère, dans un pseudo-radicalisme “révolutionnaire”, avant de réintégrer leur milieux sociaux. Après avoir joué aux “révolutionnaires”, ils font d’“excellents” patrons de combat contre leurs employés.

      Une autre variété de casseurs, qui sont manipulés du fait de délits antérieurs, rémunérés ou employés directement par des instances policières, ont d’autres profils sociaux, prolétariens ou paramilitaires…

      Yves Claudé

  • Nunu - Inscrite 28 avril 2012 06 h 31

    Si la police sait,

    Que ce sont des Black Blocs pourquoi ne les arrête ils pas au lieux d'arrêter les jeunes qui manifestent tranquilement?

    Ont ils peur de ces voyoux qui nuisent à la cause étudiante.

  • Danielle Bourdages - Inscrite 28 avril 2012 09 h 25

    Des infos échappant aux grands médias?

    Merci à Francis Dupuis-Déri (pourquoi son nom n'apparaît-il nulle part?) pour toutes ces clarifications qui contribuent à mettre le tout en perspective.

    • Yves Claudé - Inscrit 28 avril 2012 10 h 24

      Pour compléter ces clarifications ... et à propos d’«informations échappant aux grands médias» :

      Monsieur Francis Dupuis-Déri se présente dans les pages du Devoir («Manifestation contre la répression policière - Un bilan qui n'a rien de positif», Francis Dupuis-Déri, 23 mars 2010) comme un simple «sympathisant du Collectif opposé à la brutalité policière». Est-ce compatible avec les documents diffusés sur internet (site de l’Université Concordia) par le comité organisateur de la manifestation “antipolicière” du 15 mars ? La réponse à cette question me semble d’intérêt public, du moins dans une société démocratique.

      Yves Claudé

    • Danielle Bourdages - Inscrite 28 avril 2012 14 h 00

      M. Claudé Auriez-vous un lien à nous fournir à propos de ces "documents diffusés sur internet (site de l’Université Concordia) par le comité organisateur de la manifestation “antipolicière” du 15 mars"? (je n'ai rien trouvé) Autrement votre mention nous est pratiquement inutile...

    • Yves Claudé - Inscrit 28 avril 2012 19 h 24

      À Madame Danielle Bourdages

      Les documents du comité oganisateur de 2010 ne sont plus disponibles sur internet: je vous suggère de vous adresser à ce comité.

      Veuillez prendre note du fait que les documents auxquels Monsieur Francis Dupuis-Déri fait référence (en réponse au commentaire de “paumier1”) sont de 2011 et non de 2010.

      Cordialement

      Yves Claudé