Juin 2010, Toronto. Autour de la réunion du G20, la ville est assaillie par des manifestants, ce qui mène à des arrestations sans précédents. Mai 2012,...
Juin 2010, Toronto. Autour de la réunion du G20, la ville est assaillie par des manifestants, ce qui mène à des arrestations sans précédents. Mai 2012, Montréal, Victoriaville, Sainte-Thérèse. En raison d’une crise étudiante insoluble, des affrontements entre protestataires et policiers tournent au vinaigre. Il y a des blessés, on déplore le recours excessif à la force.
Ce sera donc une pause dans l’escalade de la tension. Rien n’est réglé sur le fond, rien du tout même, mais une bouffée d’air jusqu’en août...
Ce sera donc une pause dans l’escalade de la tension. Rien n’est réglé sur le fond, rien du tout même, mais une bouffée d’air jusqu’en août permettra peut-être justement cette négociation de la dernière chance. Croisons les doigts.
Les irréductibles qui croient encore que seule une « ligne dure » cassera ce conflit sans fin n’auront qu’à revisionner en boucle les scènes de chaos...
Les irréductibles qui croient encore que seule une « ligne dure » cassera ce conflit sans fin n’auront qu’à revisionner en boucle les scènes de chaos vécues hier à Lionel-Groulx, et lundi à Rosemont, pour se convaincre que cette voie ne peut qu’empirer les tensions. Dans les temples sacrés que sont les écoles, les policiers sont incongrus.
Un changement de ministre de l’Éducation a le grand mérite de retourner aux sphères politiques la résolution d’un conflit qui ne peut plus durer, plutôt...
Un changement de ministre de l’Éducation a le grand mérite de retourner aux sphères politiques la résolution d’un conflit qui ne peut plus durer, plutôt que de le laisser pourrir dans les abysses policiers ou judiciaires. Constat d’échec et geste honorable pour Line Beauchamp. Déjà-vu et labeur de négociation pour Michelle Courchesne.
Le nez collé sur la fenêtre du quotidien, dans l’attente d’un atterrissage paisible au tumulte étudiant, il nous est difficile de mesurer les impacts de ce conflit...
Le nez collé sur la fenêtre du quotidien, dans l’attente d’un atterrissage paisible au tumulte étudiant, il nous est difficile de mesurer les impacts de ce conflit gangrené. Ils sont pourtant nombreux et pervers, les effets secondaires de ce souque à la corde. Zoom sur l’étendue des dégâts.
Alors, c’est ça aussi le Québec ? La disgrâce de la violence gratuite, la brutalité qui dérange, la casse qu’aucune colère ni injustice ne peuvent...
Alors, c’est ça aussi le Québec ? La disgrâce de la violence gratuite, la brutalité qui dérange, la casse qu’aucune colère ni injustice ne peuvent expliquer ? L’absence de règlement dans le conflit étudiant a permis le déploiement au grand jour d’une branche anarchique dont l’objectif est précisément de déranger l’ordre social. La scène doit lui être retirée.
Un conflit qui s’est enlisé comme celui dont nous espérons tous la fin ne laisse sur le terrain que des éclopés - au figuré comme au propre… Ils sont...
Un conflit qui s’est enlisé comme celui dont nous espérons tous la fin ne laisse sur le terrain que des éclopés - au figuré comme au propre… Ils sont nombreux, de tous les côtés, et les plaies à panser, béantes. Cette négociation de la dernière chance, menée sur fond de violence extrême à Victoriaville, renvoie la sortie de crise à un scénario fondé sur l’hypothétique. Rien n’est gagné.
C'est une entreprise colossale que s’apprête à lancer le Québec en exigeant de l’ensemble de sa société qu’elle se mobilise pour permettre aux...
C'est une entreprise colossale que s’apprête à lancer le Québec en exigeant de l’ensemble de sa société qu’elle se mobilise pour permettre aux aînés de mieux couler leurs vieux jours. Si l’on se réjouit de cette véritable première, on peut s’inquiéter en revanche de ceci : cette politique tous azimuts revêt une si grande audace en appelant à un total changement de culture qu’on peut craindre qu’elle se noie dans son ambition.
Coup de sifflet. Temps d’arrêt. Le conflit qui oppose le gouvernement et 180 000irréductibles de la grève ne s’apaisera d’aucune manière avec une...
Coup de sifflet. Temps d’arrêt. Le conflit qui oppose le gouvernement et 180 000irréductibles de la grève ne s’apaisera d’aucune manière avec une négociation bidon menée sur la place publique. Loin de s’adoucir, les positions se cristallisent, l’exaspération venant s’ajouter à une longue liste d’irritants. Un moratoire, s’il vous plaît.
Cédant à une escalade devenue insoutenable, le premier ministre Jean Charest a esquissé hier un premier pas vers le règlement de la crise avec les étudiants,...
Cédant à une escalade devenue insoutenable, le premier ministre Jean Charest a esquissé hier un premier pas vers le règlement de la crise avec les étudiants, à l’aube d’une douzième semaine de grève. L’offre globale doit être analysée sur le fond par les assemblées générales, mais s’attarderont-elles uniquement au fond, ou également à la manière ?
Son invitation à discuter, dans le calme, était la bienvenue. Mais en jouant la carte de la trêve non respectée pour exclure l’« impertinente » CLASSE des...
Son invitation à discuter, dans le calme, était la bienvenue. Mais en jouant la carte de la trêve non respectée pour exclure l’« impertinente » CLASSE des négos, la ministre de l’Éducation a littéralement mis le feu aux poudres. Elle appelle au calme, mais du même souffle, elle attise la colère. À la tension et l’exaspération ambiantes s’ajoute désormais une vive inquiétude.
La même fin de semaine où le premier ministre du Québec convie les entrepreneurs du secteur des ressources à son grand Salon Plan Nord, tout ce que le Québec compte...
La même fin de semaine où le premier ministre du Québec convie les entrepreneurs du secteur des ressources à son grand Salon Plan Nord, tout ce que le Québec compte de groupes progressistes, culturels et étudiants s'est donné rendez-vous pour répondre à l'appel lancé par quelques centaines de personnalités réunies par l'homme de théâtre Dominic Champagne à l'occasion du Jour de la Terre.
Les étudiants n'ont pas cédé aux pièges qu'on leur tendait: ni la guerre sémantique, ni l'autorité déguisée en paternalisme...
Les étudiants n'ont pas cédé aux pièges qu'on leur tendait: ni la guerre sémantique, ni l'autorité déguisée en paternalisme n'auront eu raison des objectifs sous-jacents à cette grève, qui doivent revenir à l'avant-plan avant que cela ne se dégrade davantage. En prime, ils servent une belle leçon de démocratie à une ministre de l'Éducation intransigeante: dans la tourmente, ils resteront unis.
Eu égard à la rigidité des positions des deux camps, pendant cette grève qui atteint maintenant le cap insoutenable des dix semaines, la main tendue dimanche par la...
Eu égard à la rigidité des positions des deux camps, pendant cette grève qui atteint maintenant le cap insoutenable des dix semaines, la main tendue dimanche par la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, équivaut à une ouverture de taille, que les groupes étudiants n'ont d'autre choix que de saisir.
Entêtement et sournoiserie: ce sont les ingrédients d'une recette amère concoctée par les libéraux et qui véritablement porte le conflit étudiant...
Entêtement et sournoiserie: ce sont les ingrédients d'une recette amère concoctée par les libéraux et qui véritablement porte le conflit étudiant à tourner au vinaigre. Les choses s'enveniment, comme on en voit platement quelques signes, mais le gouvernement ne pourra pas s'en laver complètement les mains.
Poudre aux yeux. Feu aux poudres. Québec offre un laissez-passer pour l'endettement, s'obstine toujours à refuser la discussion ouverte, fait donc la preuve que contrairement...
Poudre aux yeux. Feu aux poudres. Québec offre un laissez-passer pour l'endettement, s'obstine toujours à refuser la discussion ouverte, fait donc la preuve que contrairement à ce qu'il dit, il n'a pas écouté. Plus que jamais, le dialogue s'impose.
Dans cette grève qui s'étire en longueur sans pourtant ébranler les croyances gouvernementales, l'attention se tourne vers une poignée d'injonctions de bien...
Dans cette grève qui s'étire en longueur sans pourtant ébranler les croyances gouvernementales, l'attention se tourne vers une poignée d'injonctions de bien petit calibre à côté de la hauteur du débat social lancé par les étudiants. Sus à l'anecdotique, retour à l'essentiel.
Il y a deux ans et davantage, le monde a appris, grâce au journal britannique The Guardian, que l'empire médiatique de Rupert Murdoch, News Corporation, avait érigé...
Il y a deux ans et davantage, le monde a appris, grâce au journal britannique The Guardian, que l'empire médiatique de Rupert Murdoch, News Corporation, avait érigé l'espionnage téléphonique et autres méthodes nauséabondes en politique d'information. Il y a peu, on a découvert que cette culture de l'impudence s'accouplait avec la culture de l'impropre. L'objectif? Démolir les chaînes de télévision payante concurrentes. En d'autres mots, l'abject était et demeure le maître mot de Murdoch et ses sbires.
À quoi reconnaît-on le véritable courage? S'agit-il de celui dont se targue le premier ministre Jean Charest pour justifier une hausse des droits de scolarité devenue...
À quoi reconnaît-on le véritable courage? S'agit-il de celui dont se targue le premier ministre Jean Charest pour justifier une hausse des droits de scolarité devenue à ses yeux aussi noble que nécessaire? S'agit-il plutôt de l'audace affichée par ces dizaines de milliers d'étudiants grévistes contestant toujours dans l'adversité?