Hier matin, le candidat à l'élection présidentielle Viktor Ianoukovitch était crédité d'une avance confortable sur Ioulia Timochenko,...
Hier matin, le candidat à l'élection présidentielle Viktor Ianoukovitch était crédité d'une avance confortable sur Ioulia Timochenko, l'égérie de la «révolution orange» qui, en 2004, renvoya le premier à l'arrière-plan de la scène politique. Mais voilà, au fur et à mesure que le dépouillement des votes se poursuivait, dans la journée d'hier, l'écart entre les deux adversaires se réduisait comme une peau de chagrin. Il est pratiquement certain que Ianoukovitch va être confirmé président, mais il est tout aussi probable que Timochenko va être en mesure de mener une guérilla propre à renforcer la paralysie politique qui frappe l'Ukraine depuis plusieurs années maintenant.
À lire et à entendre l'hostilité féroce qui émaille les propos de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin, on imagine aisément que tous les...
À lire et à entendre l'hostilité féroce qui émaille les propos de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin, on imagine aisément que tous les gardes-champêtres de France et de Navarre sont sortis de leur longue retraite. Après quoi, ils ont dépoussiéré le tambour des mauvaises nouvelles. Puis se sont précipités sur la place du village où ils ont effectué les trois roulements de tambour conventionnels avant de marteler haut et fort ceci: «Avis à la population. Le président et le prétendant se battent à mains nues et plus méchamment qu'Hara Kiri ne l'aurait fait. Il ne reste qu'une chose à faire: tous aux abris! Ça va saigner comme jamais depuis l'époque des Borgia.»
La conférence de Londres consacrée à l'Afghanistan a mis en relief, pour ne pas dire confirmé, les divergences qui existent entre l'administration Obama et le...
La conférence de Londres consacrée à l'Afghanistan a mis en relief, pour ne pas dire confirmé, les divergences qui existent entre l'administration Obama et le président Hamid Karzaï. Autant ce dernier voudrait négocier une issue pacifique avec les chefs des talibans, autant la première affiche son scepticisme devant une solution qu'il juge pour l'instant hasardeuse. Rien ne résume mieux l'écart existant entre les appréciations qu'ont les uns et les autres du dossier que l'annonce faite par Karzaï, au terme du sommet, qu'une loya jirga (grande assemblée traditionnelle) serait organisée au printemps. En agissant de la sorte, il a pris de court la délégation américaine menée par la secrétaire d'État, Hillary Clinton.
Lors de son exposé sur l'état de l'Union, Barack Obama s'est montré combatif, volontaire, parfois menaçant. En fait, dix jours après la défaite...
Lors de son exposé sur l'état de l'Union, Barack Obama s'est montré combatif, volontaire, parfois menaçant. En fait, dix jours après la défaite encaissée lors de la sénatoriale du Massachusetts, Obama a prononcé le premier discours de campagne en vue des législatives de novembre prochain. Son mantra? L'économie.
La France ne manque pas de défauts, mais elle a le grand mérite d'aimer énoncer clairement ce qui ailleurs nage dans le flou, s'égare dans le relativisme, se noie...
La France ne manque pas de défauts, mais elle a le grand mérite d'aimer énoncer clairement ce qui ailleurs nage dans le flou, s'égare dans le relativisme, se noie dans la compromission. Refusant de voir dans le voile intégral un épiphénomène sans conséquence, elle a choisi de le considérer comme une incivilité faite à la société. Une belle leçon pour un Québec qui cherche toujours les contours de la laïcité.
Pour un trémolo meurtrier de 30 secondes, il faudra une décennie entière de reconstruction. La première rencontre qui s'est déroulée hier à...
Pour un trémolo meurtrier de 30 secondes, il faudra une décennie entière de reconstruction. La première rencontre qui s'est déroulée hier à Montréal a confirmé Haïti, pays dévasté mais volontaire, pour le commandement de cette renaissance. Il s'agissait d'une décision nécessaire, dans laquelle réside un formidable défi, tant pour Haïti que pour ses pays partenaires.
Il y a tout d'abord ces attentats, au nombre de trois, commis hier en plein coeur de Bagdad. Ensuite, il y a eu l'exécution, toujours hier, de Hassan al-Majid, un sunnite...
Il y a tout d'abord ces attentats, au nombre de trois, commis hier en plein coeur de Bagdad. Ensuite, il y a eu l'exécution, toujours hier, de Hassan al-Majid, un sunnite surnommé Ali le Chimique parce qu'il était l'exécuteur des basses oeuvres de Saddam Hussein. Il y a également ces manifestations organisées la semaine dernière dans plusieurs villes et au cours desquelles des milliers et des milliers de chiites ont défilé en clamant «Non au retour des assassins», soit les sunnites en exil. Il y a enfin et surtout cet interdit frappant plus de 500 sunnites qui s'étaient portés candidats aux élections législatives qui se tiendront au début de mars. Une décision qui agace d'autant plus la Maison-Blanche que, ce faisant, l'Irak se réinvite, si l'on peut dire, dans l'échelle des priorités. Détaillons.