Depuis l'amorce de la présente année, la Hongrie présente les marques du nationalisme dans sa version sombre, pour ne pas dire noire. En effet, dans la foulée de...
Depuis l'amorce de la présente année, la Hongrie présente les marques du nationalisme dans sa version sombre, pour ne pas dire noire. En effet, dans la foulée de l'introduction, le 1er janvier, de la nouvelle constitution baptisée, pour être exact, loi fondamentale de la Hongrie, et non plus de la république hongroise, les droits des minorités et en particulier des tziganes ainsi que ceux de 300 ordres ou courants religieux ont été amputés; la liberté de la presse a été rabotée; l'indépendance de la banque centrale a été mise entre parenthèses; la justice est soumise aux caprices du prince, en l'occurrence le premier ministre Viktor Orban; la carte électorale a été modifiée de manière à favoriser le Fidesz, équivalent du Front national français, et le parti Jobbik, d'inspiration nazie. Bref, la destruction de l'État de droit, pour faire court, a débuté.