Sur le site Sisyphe.org, on trouve quelques extraits de L'Euguélionne, l'ouvrage déroutant, magnifique et imposant que Louky Bersianik a publié en 1976 et qui n'a...
Sur le site Sisyphe.org, on trouve quelques extraits de L'Euguélionne, l'ouvrage déroutant, magnifique et imposant que Louky Bersianik a publié en 1976 et qui n'a plus, depuis très longtemps, place dans les librairies. Le message, pourtant, n'en est pas dépassé: «Femmes de la Terre, femmes modernes et géniales de la Terre, n'êtes-vous pas fatiguées d'être des Égéries, dit l'Euguélionne?»
Le Wapikoni mobile poursuit une mission des plus nobles: sortir des jeunes autochtones d'un isolement destructeur grâce à la magie du septième art. L'ironie suprême...
Le Wapikoni mobile poursuit une mission des plus nobles: sortir des jeunes autochtones d'un isolement destructeur grâce à la magie du septième art. L'ironie suprême veut qu'au moment où cette initiative croule sous les honneurs, elle soit menacée de mise à l'écart glaciale, sous prétextes budgétaires ignorant tout des motifs humanitaires.
VLB grogne, et avec raison. Championne de l'indélicatesse et de la couardise, l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision lui a rendu un hommage...
VLB grogne, et avec raison. Championne de l'indélicatesse et de la couardise, l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision lui a rendu un hommage dégonflé lors du Gala des prix Gémeaux. Elle a manqué de l'élégance élémentaire en claquant la porte à VLB le polémiste, facette pourtant indissociable du prolifique auteur de télévision.
À Montréal, le très attendu Quartier des spectacles n'est plus un projet, ni un rêve — et Dieu merci, il n'est plus vraiment un chantier. En cette...
À Montréal, le très attendu Quartier des spectacles n'est plus un projet, ni un rêve — et Dieu merci, il n'est plus vraiment un chantier. En cette rentrée culturelle, on invite la population à fouler ses moindres recoins, et ce quartier donne déjà un aperçu de ce qu'il promet de meilleur: une rencontre aisée entre la culture et les citoyens.
Ce soir, quand s'élèveront les premières notes qui inaugureront la salle de concert tant promise, tant reportée depuis trois décennies, il n'y aura plus...
Ce soir, quand s'élèveront les premières notes qui inaugureront la salle de concert tant promise, tant reportée depuis trois décennies, il n'y aura plus grand monde pour douter de sa pertinence, de son emplacement ou de sa faisabilité. C'est en soi, même à retardement, un succès à souligner.
Comment Gil Courtemanche aimerait-il qu'on salue son départ? L'homme sûr de lui, facilement hautain, se moquerait-il des fleurs lancées à tous les vents dès...
Comment Gil Courtemanche aimerait-il qu'on salue son départ? L'homme sûr de lui, facilement hautain, se moquerait-il des fleurs lancées à tous les vents dès que la mort frappe? Ou arriverait-on à le toucher, via les brèches qui de temps en temps se faisaient jour dans l'immense armure que M. Courtemanche s'était bâtie, personnage à part dans cette communauté journalistique qui n'en manque pourtant pas?
Le Festival d'été de Québec baigne dans le succès et enchaîne les superlatifs. L'enthousiasme débordant des festivaliers pour...
Le Festival d'été de Québec baigne dans le succès et enchaîne les superlatifs. L'enthousiasme débordant des festivaliers pour l'événement culturel de l'été ne se dément pas. D'année en année, on s'arrache les laissez-passer qui permettront de décoller en chansons à Québec. Une éclatante réussite, que nous saluons. Ce succès donne des ailes. Mais des éléments, comme le français au programme, pèsent comme un «fardeau»...
Cest un mauvais scénario qui s'est joué dans les toutes dernières minutes d'une conférence de presse de près de trois quarts d'heure où le...
Cest un mauvais scénario qui s'est joué dans les toutes dernières minutes d'une conférence de presse de près de trois quarts d'heure où le chouchou de Cannes, le cinéaste danois Lars von Trier, a «pété les plombs», pour reprendre l'expression de l'indigné ministre de la Culture de la France, Frédéric Mitterrand.
Ottawa et Montréal auront donc droit au cycle Des femmes de Sophocle tel que vu par Wajdi Mouawad, sans Bertrand Cantat. «Mais», a souligné le metteur en scène, il...
Ottawa et Montréal auront donc droit au cycle Des femmes de Sophocle tel que vu par Wajdi Mouawad, sans Bertrand Cantat. «Mais», a souligné le metteur en scène, il n'y aura pas oubli du débat puisqu'il «fera entendre de manière très claire l'absence».
On a largement fait appel à la réhabilitation et au pardon pour expliquer l'invitation faite à Bertrand Cantat de participer à la prochaine mise en scène de...
On a largement fait appel à la réhabilitation et au pardon pour expliquer l'invitation faite à Bertrand Cantat de participer à la prochaine mise en scène de Wajdi Mouawad. Mais on a oublié que la première est un principe, le second, une vertu. Ni l'un ni l'autre ne relèvent de l'automatisme. Et qu'il faut du temps pour les apprivoiser.
En 1974, le Musée des beaux-arts du Canada présentait une exposition sur François Guernon dit Belleville, auteur des sept bas-reliefs du calvaire d'Oka réalisés...
En 1974, le Musée des beaux-arts du Canada présentait une exposition sur François Guernon dit Belleville, auteur des sept bas-reliefs du calvaire d'Oka réalisés en 1775. Trois œuvres attribuées au sculpteur sur bois font partie de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec, signe indéniable de sa valeur patrimoniale. En 2007, dans le cadre de son exposition L'Héritage artistique des Sulpiciens de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal évoquait les œuvres de Guernon parmi les contributions majeures à l'art canadien.
Pourquoi le Québec a-t-il choisi de perdre la mémoire? Aura-t-il un jour véritablement envie de la retrouver? La bataille de Pierre Moussard, cet amoureux du patrimoine, que nous...
Pourquoi le Québec a-t-il choisi de perdre la mémoire? Aura-t-il un jour véritablement envie de la retrouver? La bataille de Pierre Moussard, cet amoureux du patrimoine, que nous relatons à la une du Devoir, est un autre exemple d'une confrontation entre deux visions du monde. Et c'est la culture, au sens large, qui en sort chaque fois perdante.
Le magnifique Silence chanté de Fred Pellerin a été acheté à plus de 130 000 exemplaires, mais si grand que soit le succès apparent de ce disque francophone...
Le magnifique Silence chanté de Fred Pellerin a été acheté à plus de 130 000 exemplaires, mais si grand que soit le succès apparent de ce disque francophone québécois, les radios commerciales le boudent, comme s'il ne faisait pas partie du paysage culturel. L'écho qu'elles nous renvoient ainsi, pourtant contraire à la réalité? Cet artiste est portion négligeable.
Une portion de nos archives nationales, pillée par des filous sans scrupules, est revendue sans qu'on ne lève le petit doigt. On voudrait récupérer la part de notre...
Une portion de nos archives nationales, pillée par des filous sans scrupules, est revendue sans qu'on ne lève le petit doigt. On voudrait récupérer la part de notre mémoire collective qui s'effiloche dans des voûtes étrangères que nous ne le pourrions pas: les budgets d'acquisition pour les morceaux rares n'existent plus.
Quand on parle de livres dans les journaux (en dehors de la section réservée à la critique littéraire) c'est souvent pour rappeler que les bibliothèques sont...
Quand on parle de livres dans les journaux (en dehors de la section réservée à la critique littéraire) c'est souvent pour rappeler que les bibliothèques sont vides, que les jeunes gens lisent de moins en moins, et que les livres de cuisine, de vedettes du showbiz, de sport ou de psychologie populaire ont définitivement pris le pas sur la littérature de qualité. On parle, presque avec délectation, de ceux qui ne lisent pas. Pour finalement stigmatiser le pouvoir dont le budget pour la lecture semble souffrir d'anorexie. Et on conclut qu'un tel comportement ne peut avoir qu'un impact négatif sur notre vie en société. Tout cela est, bien sûr, indiscutable.
Le cinéaste Denis Villeneuve, qui présentera son très attendu Incendies sur les écrans du Festival international du film de Toronto très bientôt, dit du...
Le cinéaste Denis Villeneuve, qui présentera son très attendu Incendies sur les écrans du Festival international du film de Toronto très bientôt, dit du Festival des films du monde (FFM) que «c'est un festival municipal qui présente du cinéma d'un peu partout».
Dans l’écosystème québécois de l’édition, Fides trône au rang des institutions. Un statut qui, toutefois, ne fournit aucune garantie de...
Dans l’écosystème québécois de l’édition, Fides trône au rang des institutions. Un statut qui, toutefois, ne fournit aucune garantie de viabilité financière, ainsi qu’on le sait: la maison fondée en 1937 par le père Paul-Aimé Martin est officiellement en vente.
Yaura-t-il un million de Québécois, ce soir, pour entonner en choeur le Gens du pays de Gilles Vigneault, comme l'ont demandé les organisateurs de la Fête nationale?...
Yaura-t-il un million de Québécois, ce soir, pour entonner en choeur le Gens du pays de Gilles Vigneault, comme l'ont demandé les organisateurs de la Fête nationale? C'est un beau souhait pour souligner les 35 ans d'une chanson qui a immédiatement trouvé sa place dans notre vie collective, et c'est un joli record, celui de la plus grande chorale, que l'on cherche ainsi à accomplir.
Doit-on saluer ou craindre le «partenariat stratégique» qui lie maintenant le Cirque du Soleil au Cirque Éloize? Unies par le succès, ces deux forces vives du...
Doit-on saluer ou craindre le «partenariat stratégique» qui lie maintenant le Cirque du Soleil au Cirque Éloize? Unies par le succès, ces deux forces vives du génie circassien québécois brillent chacune à leur manière, et à leur échelle. On le craint: le charme du petit pourra-t-il continuer à opérer s'il emboîte le pas au géant mondial qu'est le Cirque du Soleil?
Une nouvelle petite secousse ébranle le Festival d'été de Québec (FEQ). Sur fond de querelle linguistique, on critique la prépondérance des prestations...
Une nouvelle petite secousse ébranle le Festival d'été de Québec (FEQ). Sur fond de querelle linguistique, on critique la prépondérance des prestations à saveur anglo-américaine pour enflammer les foules en juillet 2010. Il y a en effet une symbolique chagrine dans cette sélection, qui laisse le fait français tomber en désuétude.