Denis Coderre avec un bémol

À la veille des élections municipales, Le Devoir poursuit la tradition éditoriale en exprimant son choix pour la mairie de Montréal. Denis Coderre, avec un sérieux bémol.

Denis Coderre a cette fâcheuse habitude de tout ramener à lui. Son meilleur argument au soutien d’un deuxième mandat ? Il a remis Montréal « sur la carte » après une décennie de noirceur, de corruption et de collusion sous l’administration Tremblay.

 

Vrai que Montréal n’est plus la ville ouverte qu’elle était en matière de gestion contractuelle. Mais comme le rappelle dans nos pages le maire par intérim Laurent Blanchard, qui avait pris la relève après la chute successive de Gérald Tremblay et de Michael Applebaum, une coalition regroupant tous les partis avait géré la Ville pendant cinq mois, permettant à M. Coderre d’emménager dans « une maison propre » au lendemain des élections de 2013.

 

La création du Bureau de l’inspecteur général (BIG) reste le meilleur coup de M. Coderre. La concentration anormale de contrats publics entre les mains d’une clique d’entrepreneurs n’est plus aussi forte que jadis en raison d’un effort concerté du BIG, de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), de l’Autorité des marchés financiers (AMF), des journalistes d’enquête et de l’administration Coderre. Par contre, les relents de collusion qui subsistent devraient inciter le maire à plus de modestie. Son fameux « filtre Coderre » est loin de la perfection, et il n’explique pas à lui seul l’assainissement des moeurs. Cet effort collectif est trop important pour permettre à un seul homme de s’en attribuer le mérite.

 

Les électeurs québécois, du moins ceux qui daignent voter aux élections municipales, font preuve d’une grande prudence. Près de 80 % des maires sortants sont réélus pour un deuxième mandat. La question centrale ne consiste donc pas à nous demander si Denis Coderre mérite un deuxième mandat, mais plutôt à nous interroger sur les raisons qui nous amèneraient à le priver de ce privilège.

 

Quel maire imparfait ! Sous sa façade tout en bonhomie, Denis Coderre est un politicien roublard, allergique à la critique, centralisateur et revanchard. Son aventure dans la Formule E est pitoyable. Non seulement a-t-il indisposé les citoyens et les commerçants de Ville-Marie, mais il est encore incapable, au moment d’écrire ces lignes, de fournir le bilan complet des coûts et bénéfices de ce vroum vroum électrique pour les Montréalais.

 

Sa proximité avec le promoteur Evenko, symbolisée également par l’abattage de 1000 arbres au parc Jean-Drapeau, sans consultation, pour y aménager un amphithéâtre dit « naturel », suscite la méfiance. Sera-t-il au service des intérêts privés ou des Montréalais ? Ces craintes sont d’autant plus légitimes que Denis Coderre se prononce pour le financement public d’une équipe de baseball professionnel, un projet qu’il a l’intention de soumettre à la consultation à une date ultérieure, sans pour autant promettre un référendum en bonne et due forme.

 

Les Montréalais n’ont pas à payer pour les lubies du maire. Ce serait une insulte de leur demander de financer les projets d’une bande de millionnaires qui veulent regarder d’autres millionnaires courir, frapper et attraper des balles. Au strict minimum, il faudra tenir un référendum, en mettant sur la table toutes les cartes, y compris l’analyse des coûts et des bénéfices pour la Ville de Montréal.

 

Valérie Plante chauffe Denis Coderre. Sur le plan de l’image, la chef de Projet Montréal a mené une campagne sans faute. Elle a comblé son déficit de notoriété par rapport à M. Coderre en faisant preuve d’une spontanéité et d’un sens de la répartie qui tranchent avec la mine renfrognée affichée par l’omnimaire dans la dernière partie de la campagne. Si jamais elle arrive à causer la surprise dimanche, elle ne fera pas une mauvaise mairesse, bien au contraire. Le problème n’est pas là.

 

En 2017 comme en 2013, Projet Montréal n’a guère d’autres préoccupations que l’aménagement du territoire et la mobilité durable. Mme Plante n’a pas de cadre financier. Son projet de ligne rose du métro tient davantage de l’hyperbole que du réalisme. Son candidat désigné pour assumer la présidence du comité exécutif, le maire du Sud-Ouest Benoit Dorais, suscite peu d’engouement dans les milieux d’affaires. À part quelques exceptions, Mme Plante ne bénéficie pas d’une équipe du tonnerre et d’une vision globale pour l’économie de Montréal.

 

L’envergure d’un homme ou d’une femme politique se mesure à celle de son entourage, dit l’adage. À ce chapitre, Denis Coderre n’a de leçons à recevoir de personne. Au cours des quatre dernières années, il a travaillé sans relâche pour rassembler les forces vives au conseil municipal. Il se présente à la tête d’un mouvement qui réunit des candidats de tous les horizons politiques et de tous les âges. Il y a suffisamment de talent et d’expérience autour de lui pour composer un comité exécutif stable.

 

Il faut espérer que cette équipe puisse tenir tête à M. Coderre et lui expliquer, à l’occasion, la différence entre la détermination et l’arrogance. Comme condition préalable à un exercice sain de la démocratie, les élus de l’équipe Coderre devront se rappeler qu’ils sont d’abord et avant tout redevables aux citoyens.

 

Le Devoir n’est cependant pas dupe quant à la propension des conseillers municipaux à se plier sans résistance aux caprices du maire. Il s’agit d’un trait distinctif de la politique municipale. C’est pourquoi notre appui vient avec un sérieux bémol. Qui d’autre pourra contenir les tentations autocrates de Denis Coderre s’il est réélu ? Il faudra une opposition forte et structurée, que Projet Montréal incarne à merveille.

 

M. Coderre espérait en début de campagne une majorité absolue pour gouverner avec les coudées franches. Une victoire sans partage serait dommageable pour Montréal, car elle lui permettrait d’accroître la centralisation des pouvoirs au détriment des arrondissements à qui il faut laisser leur autonomie. M. Coderre a dit tout le mal qu’il pensait des arrondissements dirigés par les maires Luc Ferrandez (Plateau-Mont-Royal) et François Croteau (Rosemont–La Petite-Patrie). Il utilise même M. Ferrandez comme un épouvantail pour effrayer les électeurs, donnant l’impression qu’il nie à Valérie Plante ses facultés d’agir et de penser par elle-même.

 

Dans les quartiers centraux de Montréal, Projet Montréal s’est distingué par sa capacité d’écoute et de défense des intérêts des citoyens, au risque de s’aliéner les commerçants, et surtout les automobilistes de passage. Cette formation n’est pas sans rappeler le défunt Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) de feu Jean Doré pour ses préoccupations civiques. L’heure de gloire de Projet Montréal viendra le jour où le parti sera en mesure de concilier dans un même programme une vision cohérente pour les arrondissements et la ville centre. Pour l’heure, nous n’en sommes pas là.

  • Marie Nobert - Abonnée 4 novembre 2017 02 h 47

    Entre # et ♭mon coeur balance ‽

    Le 5 sera jour de «Schadenfreude». C'est reparti. On se revoit dans 4 ans. Misère.

    Do mi si la do ré fa si la si ré fa si la si mi ré si la si ré do ré (!)

    JHS Baril

    • Christian Montmarquette - Inscrit 4 novembre 2017 19 h 20

      À Marie Nobert,

      « Duceppe appuie Coderre.. »

      Où est le problème Mme Norbert?

      Le Devoir ne me semble pas si en contradiction avec lui-même..
      Quand on sait que Gilles Duceppe lui-même appuie Denis Coderre.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      "Gilles Duceppe appuie Denis Coderre" - La Presse, 3 nov. 2017

      .

  • René Bourgouin - Inscrit 4 novembre 2017 04 h 16

    Valérie Plante avec un bémol

    En début de campagne, je pensais m'abstenir (et, désolé pour les curés du «devoir de voter», sans la moindre culpabilité), mais la possibilité faible mais non nulle de faire mordre la poussière à Denis Coderre devrait me faire sortir voter pour Valérie Plante, qui me semble une candidate globalement valable.

    Cependant, je vais annuler mon vote pour le conseil municipal et le conseil d'arondissement. Je ne donnerai pas mon vote au parti à Ferrandez... Le gauchisme municipal, ça ne m'intéresse pas plus que le «mononclisme» municipal...

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 4 novembre 2017 11 h 13

      "Gauchisme municipal" de prendre en considération le bien commun, de prendre partie pour l'apaisement de la circulation essentiellement de transit, de croire que dans des quartiers fortement urbanisés toute hausse de la circulation automobile est plutôt une source d'inconvénients, sinon de dangers, de lutter contre l'airb&binisation des logements locatifs pour le profit de propriétaires sans coeur. J'ai participé à deux assemblées électorales dans mon arrondissement. J'y ai vu et entendu son opposant, propriétaires de bars sur le boulevard Saint-Laurent, déclarer sans ambage qu'il ne voyait pas de problèmes à être à la fois maire d'arrondissement et de s'occuper encore de ses bars!!! Faut le faire. J'y ai entendu un riche dentiste venir se plaindre qu'il devait se procurer pour environ 2000$ par année des vignettes de stationnement pour ses clients, lui qui facture ce montant sans doute en moyenne par client!!! La mauvaise foi était tellement apparente que j'ai fini par écrire sur FB : « Je reviens d'une soirée de débats électoraux dans le Mile-End où j'ai pris la mesure de la duplicité des candidats de Coderre dans mon district ne se présentant que pour pouvoir profiter de la complicité du maire au détriment du bien commun comme autant de "money makers" qui ne songent qu'à s'en mettre encore plus dans les poches.»

    • Cyril Dionne - Abonné 4 novembre 2017 13 h 21

      Puisqu'on vote pour le moins pire, Mme Plante est la meilleure candidate. En plus, cela ferait du bien d'avoir une mairesse dans la plus grande ville du Québec.

      Plus capable de voir ces « liberals » corrompus aux accents des « commandites » électriques au pouvoir.

    • René Bourgouin - Inscrit 4 novembre 2017 14 h 58

      @Pierre-Alain Cotnoir

      Ferrandez défend le «bien commun»? Les rues Saint-Denis et Mont-Royal sont en train de mourrir, grâce à ses politiques. Les restaurants et les boutiques ferment, remplacés par des locaux vides ou des fast-foods. Bientôt les bobos du Plateau vont devoir prendre leur «char» (car malgré le mantra anti-voiture qui envoûte les esprits du Plateau, il y a des voitures partout sur le bords de rue...) pour aller magasiner au Dix30. Ils seront bien avancés...

      Si je consens à voter Valérie Plante, c'est que je ne crois pas qu'elle soit adpete du gauchisme hystérique qui règne sur le Plateau.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 4 novembre 2017 20 h 53

      M. Barbouin vous dîtes n'importe quoi. Tout d'abord la rue St-Denis relève de la ville centre, deuxièmement avez-vous déjà entendu parler d'Amazon?

    • René Bourgouin - Inscrit 5 novembre 2017 03 h 10

      @Pierre-Alain Cotnoir

      Je ne m'appelle pas M. Barbouin. Moi je ne déforme pas votre nom quand je vous répond.

      St-Denis à la hauteur de Mont-Royal EST sur le territoire du Plateau:
      http://www1.ville.montreal.qc.ca/CartesInteractive

      Et la rue Masson, qui elle aussi subit la concurrence du commerce en ligne, a bien meilleure mine que Mont-Royal et Saint-Denis... Quant au Dix30, il croule sous l'achalandage. Et en passant, les gens ne vont pas manger chez Amazon... Il faudra trouver d'autres explications pour explique la décrépitude avancée des artères commerçantes sous la juridiction de Ferrandez...

    • Luc André Quenneville - Abonné 5 novembre 2017 09 h 20

      mdr... le déclin des rues Saint-Denis et Mont-Royal n'est pas le propre de «l'arrondissement Ferrandez». La rue Sainte-Catherine (le Village entre autres) est aussi en déclin, même chose pour Saint-Laurent au Nord de Sherbrooke, la rue Prince-Arthur, même chose. Sortez un peu de votre quartier et allez voir ce qui se passe ailleurs. Le déclin des rues commerçantes n'est rien d'autre que le reflet du manque de créativité des commerçants à s'adapter. Le Plateau est le quartier le plus denséement peuplé de Montréal... ne venez pas me croire que ce sont les déplacements en voiture qui sont la cause des commerces qui ont fermé leurs portes. Faites-moi rire. Mettez ça sur le compte du prix des loyers exhorbitants, le choix des locateurs de garder leurs locaux vides pour des raisons fiscales, la ville centre qui tue dans l'oeuf les idées novatrices avec des demandes de permis ridicules et des réglementations dignes du 19è siècle. C'est ben beau de tout mettre sur le dos de Ferrandez, mais il y a toujours ben une limite. C'est comme si les plaies du monde étaient la seule faute du maire du Plateau.

      Coderre a fait une bonne job. Après Tremblay, c'était facile. Il a rendu Montréal aux Montréalais, mais bon, la bonne vieille rangaine libérale semble refaire surface dans l'ancien député et minstre. Comme on dit.... on sort le gars du Parti, mais le Parti du gars.

  • Solange Bolduc - Abonnée 4 novembre 2017 05 h 13

    Jamais Coderre, même avec les meilleurs arguments...!

    Ce fat, je n'en veux pas! C'était facile de ne pas faire pire que ce qui existait déjà! Je ne crois pas en l'honnêteté de cet homme...Et si Valérie Plante ne l'emporte pas pour l'instant, j'espère que son opposition sera assez forte pour remettre de temps en temps le Bulldozer-Coderre-Duplessis à sa place!
    Un grossier personnage qui se prend pour dieu-le-père! Non pour les petits dieux qui se croient grands! Aucune finesse d'esprit et de coeur: du flafla à n'en plus finir!
    Et la Formule E, je ne la digère pas ! Il n'a autour de lui que des subalternes qui adorent leur petit dieu qui pousse pas mal d'air ...se vante de tout et de rien! On aime ça les petits qui se croient grands ! C'est pour cela qu'on demeure petit au Québec, et Coderre y joue un grand rôle pour nous rapetisser et monter sur le trône de la renommée de la «boursoufflure» Ce ne sont pas les gros projets qui rapportent de l'argent à ses promoteurs qui font qu'une ville est grande: c'est la fierté d'un peuple qui se tient debout et qui ne se laisse pas impressionner par celui qui se croit un si grand seigneur...de mentalité médiévale! Coderre n'est pas un politicien fier, c'est un vaniteux imbu de lui-même. Ce serait odieux de ma part de voter pour un tel politicien sans noblesse !

  • Claude Bariteau - Abonné 4 novembre 2017 05 h 51

    Pourquoi pas Valérie Plante avec un bémol ?

    Je n'habite pas Montréal, mais, connaissant son histoire passé et récente, je suis de près ce qui s'y passe.

    En lisant votre texte, qui se veut un appui avec bémol au maire sortant, je n'ai pas trouvé d'arguments solides, car les seuls que vous mettez de l’avant (la création du Bureau de l’inspecteur général (BIG) et la diversité des membres de son équipe), vous les questionnez peu après.

    Je me suis demandé ce qui vous incite à soutenir ce candidat plutôt que la candidate Valérie Plante, qui vous rappelle le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) pour ses préoccupations civiques.

    J’ai cherché et noté que vous estimez que le candidat choisi par cette dernière pour présider le comité exécutif soulève peu d’engouement dans les milieux d’affaire et que son parti ne vous semble pas avoir un programme conciliant une vision des arrondissements en harmonie avec la ville centre.

    Mme Plante, par ses préoccupations analogues à celles du RCM, ne peut pas avoir celle du milieu des affaires parce que ce qui l’anime et anime son parti concerne les celles des résidants de Montréal.

    Ce point aurait dû vous inciter à soutenir Mme Plante avec un bémol parce qu’elle fait la promotion des intérêts des citoyens et des citoyennes plutôt que des gens d’affaire pour qui Montréal est d’abord un lieu d’activités qui les servent et, secondairement, celui des gens qui habitent cette ville.

    • Clarence-Edgar COMEAU - Abonné 4 novembre 2017 06 h 24

      Cet appui à Coderre m'obligera à y penser deux fois lorsque viendra pour moi le temps de renouveler mon abonnemet au Devoir.

    • Pierre Robineault - Abonné 4 novembre 2017 09 h 36

      J'enchaîne avec vous, monsieur Bariteau. Je viens de lire un véritable plaidoyer en faveur de madame Plante, rédigé par monsieur Myles lui-même. Le bémol de ce matin n'est que lui-même, ne lui en déplaise. Cette mention à propos des "gens d'affaires" est désolante.
      Coderre n'est pourtant qu'un Camilien Houde qui voudrait se faire plus gros qu'un Drapeau. Je le considère dangereux pour la ville de Montréal, c'est tout dire!

    • Julie Nadeau-Lavigne - Abonnée 4 novembre 2017 09 h 42

      On n'en apprend pas plus, dans ce texte sur cette fameuse «vision économique» qu'aurait Denis Coderre pour la ville - à moins que le retour du baseball constitue une vision économique pour Montréal?
      Et remarquez cette manière insidieuse qu'ont la plupart des chroniqueurs et éditorialiste des nous rappeler que Valérie Plante a un beau sourire, qu'elle est de bien bonne humeur, mais pour ce qui est de l'argent, vous savez, on lui fait pas trop confiance... Si ce n'est pas du sexisme, je ne sais pas ce que c'est.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 4 novembre 2017 14 h 10

      J'espérais ce questionnement...et il est venu. Merci à tous ceux et celles qui l'ont relevé. (je me croyais au journal La Presse ...)

      Je n'habite pas Montréal...mais je suis consciente du basculement culturel qui s'y produit. La protection de la langue française étant le premier de mes soucis, je ne vois rien venir de ce côté-là. Dire qu'il y a 25 ans, Montréal se targuait d'être la 2ième ville française dans le Monde après Paris et, d'être une"métropole". Rien de rassurant ou d'emballant dans le programme de l'Équipe Coderre...si programme il y a...et, si j'en juge de par celui des «festivités» du 375e , il ne faut pas s'attendre à...plus!
      Désolant...

    • Luc André Quenneville - Abonné 5 novembre 2017 09 h 26

      @ Clarence-Edgar Comeau franchement! Votre argument est ridicule. Le Devoir est le seul journal «libre de penser» et indépendant. Ne soyez pas d'accord, soit, mais laissez ce journal penser par lui-même. Il semble vous permettre de le faire en affichant votre commentaire... en faites-vous autant? Vous voulez quoi d'un média? Qu'il vous conforte dans vos idées ou qu'il vienne les bousculer? Personnellement, je préfère être bousculé dans mon schème de penser.

    • Luc André Quenneville - Abonné 5 novembre 2017 09 h 30

      @ Clarence-Edgar COMEAU, btw, je ne suis pas d'accord avec M. Myles, je vais voter Projet Montréal. Et Bryan Myles est un excellent journaliste que je respecte. On est pas obigé d'être toujours d'accord avec lui pour autant. ;-)

  • Marguerite Paradis - Abonnée 4 novembre 2017 06 h 02

    LE DEVOIR AVEC UN BÉMOL

    Il me semble que c'est un manque de respect de l'intelligence des électrices et des électeurs que « son » journal prenne position lors des diverses élections.
    Un gros bémol pour Le Devoir.

    M.P.

    • René Guindon - Abonné 4 novembre 2017 11 h 00

      C'est ce côté bien-pensant en fin de campagne qui m'irrite chez les éditorialistes. J'aurais cru que le Devoir finirait par rompre avec cette tradition élitiste. Pas cette fois-ci. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Un gros bémol pour le Devoir.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 4 novembre 2017 18 h 44

      À Marguerite Paradis,

      « L'objectivité journalistique n'existe pas »

      « C'est un manque de respect de l'intelligence des électrices et des électeurs que «son» journal prenne position lors des diverses élections.» - Marguerite Paradis

      L'objectivité journalistique étant une lubie, je préfère qu'un journal affiche ses couleurs et savoir à qui j'ai affaire, à ce qu'il se cache derrière une fausse objectivité.

      Bref, on est plus honnête et plus transparent quand on affiche ses couleurs, que quand on ne les affiche pas à mon avis.

      D'ailleurs, que Le Devoir appuie une candidature ou un parti politique comme il l'a fait lors du référendum ou d'autres élections ne force personne à voter d'une quelconque manière.

      — Ne dit-on pas que c'est du choc des idées jaillit la lumière?

      Et à ce que je constate ça marche, puisque vous me semblez passablement choquée.. lol!..

      Christian Montmarquette

    • Cyril Dionne - Abonné 5 novembre 2017 07 h 26

      Franchement M. Montmarquette.

      L'objectivité journalistique implique que les médias d’information, vu qu’ils choisissent le contenu et la présentation, sont dans l’obligation de demeurer neutre en démontrant le pour et le contre de chaque candidat. Sinon, ce n’est qu’un organe journalistique de mauvaise foi qui fait de la politique. Dernièrement, le Devoir, semble malheureusement s’aventurer dans une pente glissante en ce qui a trait à la quête de vérité puisqu’il ne devrait jamais oublier qu’il travaille pour le public et le bien commun.

    • Raymond Labelle - Abonné 5 novembre 2017 14 h 58

      Accordons à M. Myles que, dans son éditorial, il signale des tares importantes de M. Coderre et de son bilan et des grandes qualités à Mme Plante.

      En fait, si on lisait tout cet édito, sauf son étrange conclusion (ce qui la précède menant à la conclusion contraire) et son étrange passage impliquant qu'un candidat doit être dans les bonnes grâces des milieux d'affaires (les constructeurs de condos? Les développeurs immobiliers? Bref, ceux qu'il faut garder à l'œil plutôt que chercher à plaire), il s'agirait d'un excellent plaidoyer pour voter pour Mme Plante, sans bémol.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 6 novembre 2017 00 h 47

      À Cyril Dionne,

      Alors, nommez-nous en donc des "médias-objectifs" dans ce Québec vivant sous le règne de la concentration des médias depuis des décennies, notamment, avec un Québecor qui possède les 3/4 des organes de diffusions au Québec?

      Christian Montmarquette

    • Cyril Dionne - Abonné 6 novembre 2017 17 h 52

      M. Montmarquette, pour faire une réponse courte, les médias que vous lisez présentement, dans 10 ou 15 ans, n'existeront plus.

      C'est le Journal de Montréal qui a fait sortir la vérité en ce qui concerne la "commandite" des voitures électriques. 5 000 billets vendus sur 45 000. Et M. Coderre a tout simplement menti.

      En passant, si Mme Plante s'aventure pour se perdre dans le programme de Québec solidaire, elle risque de se planter très rapidement.