Nouvelles alliances?

Québec n’est pas Ottawa, mais annoncer que le Parti québécois entame une ligne droite vers la souveraineté alors même que le Bloc québécois pique du nez dans la campagne électorale fédérale en cours peut sembler bien paradoxal. Ou pas. Après tout, il est question de recentrer des forces qui, oui, existent encore... mais sous quelle bannière au juste ?
 

Quelle école de pensée triomphera dans la nouvelle version de la « convergence des forces souverainistes » présentée mercredi dernier par le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau ? Celle de l’alliance citoyenne ou de l’alliance électorale ? L’approche de Véronique Hivon, nommée responsable du dossier, ou celle du PKP de la course au leadership du PQ ?

 

En mars dernier, Mme Hivon, qui était alors alliée d’Alexandre Cloutier dans la bataille pour diriger le Parti québécois, avait longuement rencontré le chef d’Option nationale, Sol Zanetti. « Au menu, la “refondation” du mouvement indépendantiste », comme l’écrivait alors Le Devoir, qui assistait à ce face à face inédit. Entre les deux souverainistes, la volonté était clairement affichée de sortir des « guerres intestines » et d’adopter une démarche « transpartisane ». Toute la conversation fut de cette eau, sans que transparaisse l’idée que le gros parti avale le tout petit. Il y avait place aux différences d’approche.

 

Véronique Hivon avait le même ton lorsque, aux côtés de son chef la semaine dernière, elle a fait état de sa manière d’aborder son nouveau mandat. Il ne s’agit pas, a-t-elle expliqué, de remettre l’existence des autres partis en question, mais de trouver les points de convergence qui feront avancer la souveraineté. Juste avant qu’elle ne prenne la parole, M. Péladeau avait d’ailleurs eu cette précision, nouvelle dans la bouche d’un dirigeant du parti : « Le Parti québécois n’a pas le monopole en cette matière. »

 

Or si, lors de son élection comme chef, à la mi-mai, M. Péladeau avait aussitôt tendu la main aux autres formations, il semblait bien que cela restait encore et toujours dans le but de ramener au bercail les indépendantistes éparpillés. Lors du point de presse de la semaine dernière, il était d’ailleurs constamment question de s’adresser aux souverainistes en tant que personnes, notamment au moyen de la nouvelle approche de tournées sur le terrain et de formation que le PQ est en train de mettre en place. Québec solidaire a aussitôt réagi en soulignant qu’il est bien ouvert à la discussion, mais qu’en matière électorale, le parti est là pour de bon, et ce, en présentant des candidats dans toutes les 125 circonscriptions que compte le Québec.

 

La question se pose donc : s’il ne s’agit que d’échanger sur les bienfaits de la souveraineté et d’en renforcer l’argumentaire, en quoi une telle stratégie menée sous l’égide du Parti québécois est-elle différente de ce qui existe déjà pour rassembler les souverainistes, organisations en tout genre où l’on trouve des membres de parti comme des gens qui rejettent les affiliations officielles ? Ces organismes sont eux-mêmes réunis sous le parapluie de OUI Québec, ou Organisations unies pour l’indépendance, qui a par ailleurs une table de concertation où siègent des représentants du PQ, de QS, d’ON et du Bloc québécois. Parler, donc ? Mais on le fait déjà ! Ce qu’il faut, c’est le pas de plus, celui qui permet d’envisager l’action : le pouvoir.

 

Évidemment, cette échéance est encore loin, et la volonté nette de Pierre Karl Péladeau de profiter des trois années qui viennent d’ici aux élections au Québec pour renforcer une offensive souverainiste est à saluer. Les souverainistes fatigués de voter pour l’opposition à Ottawa, ce qui fait la force du NPD ici depuis quatre ans, fatigués aussi des vieux discours et du piétinement, ne sont pas pour autant des fédéralistes en attente. Cela, QS et ON l’ont compris depuis bien plus longtemps que le PQ. Mais celui-ci aura-t-il l’humilité d’être vraiment à leur écoute ? Et QS, lui, arrivera-t-il à dépasser son rejet du terrible PKP ? Et quelle est donc, à terme, la mission précise de Véronique Hivon ? Le Parti québécois le sait-il lui-même ?

58 commentaires
  • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 04 h 19

    Sortons l'indépendance des partis politiques


    Plutôt que voir ce qui saute aux yeux et de revendiquer comme Québec Solidaire le mode de scrutin proportionnel qui additionnerait les votes et les députés souverainistes, au lieu de les soustraire les uns des autres comme le fait le Parti québécois.. Ou alors, de «départisaner» l'indépendance, en sortant la souveraineté des partis politiques pour la transformer en véritable mouvement citoyen non partisan..

    Encore une fois, le Parti québécois s'enligne pour nous proposer un «patentage» politique typique au PQ, que non seulement Québec Solidaire refuse, mais qui priverait les citoyens de voter pour le parti et le candidat de leur choix, en plus de jeter la moitié de nos votes à la poubelle sans, sans apporter aucun argument nouveau pour construire une majorité stable d'appuis à l'indépendance, qui constitue le véritable fond du problème.

    Après 45 ans d'obsessions politiques et de mises en échec de l'indépendance, qui aura fini par nuire à notre démocratie en nuisant au fondamental débat «gauche-droite» essentiel dans toute société normale, plutôt que de nous faire avancer. Il est plus que temps que nous reconnaissions l'improductivité et la malsaine instrumentalisation des partis politiques en matière d'indépendance et d'inverser le processus pour faire en sorte que ce soit les partis politiques qui appuient le mouvement souverainiste, et non le mouvement souverainiste qui appuie les partis politiques.

    Car à accorder inlassablement toutes nos priorités à une indépendance qui n'avance pas, n'aura finalement servi qu'à mettre en échec le crucial débat social et à tirer le Québec de plus en plus à droite comme il l'est devenu après 45 ans d'obsession souverainiste.

    Il est consternant de constater qu'une noble cause qui aurait normalement due participer à faire progresser le Québec, capturée de la sorte entre de mauvaises mains et dans un mauvais parti, ait autant contribué à le faire régresser.

    Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 14 septembre 2015 08 h 20

      M. Montmarquette,

      Je comprend votre méfiance et je vous invite à croire qu'il soit possible qu'un changement de mentalité se fasse pour justement faire passer la cause devant les partis qui l'appuient... comme cela semble le cas en Catalogne.

      Un jour, quand l'indépendance sera un fait démocratiquement accompli, les divers partis se remettront automatiquement à pencher à l'extrème gauche, à gauche, au centre gauche, au centre, au centre droit, à droite et à l'extrème droite, comme dans toutes les démocraties ouvertes à la diversité.

      Et peut-être même qu'un jour, nous aurons un mode de scrutin proportionnel. Pourquoi pas ? Tant qu'à être optimiste.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 09 h 13

      «Un jour, quand l'indépendance sera un fait démocratiquement accompli, les divers partis se remettront automatiquement à pencher à l'extrème gauche, à gauche, au centre gauche, au centre, au centre droit, à droite»-Jean-Pierre Marcoux

      J'espère que vous voulez rire?

      Vous raisonnez aussi lourdement que les falardises et leurs chaloupes!

      - Comment se fait-il alors qu'il soit alors permis à un parti de droite comme le PQ de porter l'indépendance, mais qu'il faudrait refuser ce même droit à un parti de gauche?

      Désolé, mais votre jupon péquiste dépasse allègrement!

      Si vous êtes le moindrement sincère dans votre volonté de concertation, commencez donc par proposer des solutions équitables. Sans quoi, les autres partis souverainistes quitteront cette table alambiquée.

      Christian Montmarquette

    • Nicolas Bouchard - Abonné 14 septembre 2015 10 h 08

      Laissez la chance au coureur. Le chef du PQ n'est en place que depuis quelques mois, et non pas 45 années. Le PQ depuis 1995 est très certainement déboussolé, c'est le moindre que l'on puisse dire. J’ai confiance qu’il sera l’homme capable de brasser la cage et que son côté pugiliste réveillera l’ardeur de bon nombre de souverainistes qui étaient en hibernation tellement les ténors du PQ étaient silencieux, voir honteux, sur la question de l’indépendance.

      Vous parlez des échecs du PQ, c'est vrai ultimement, mais c'est injuste en même temps. Il est toujours facile de chez soi, devant son ordinateur, 10-20-30 ans plus tard, de critiquer ce qu'on accompli les hommes et les femmes politiques au PQ, incluant le référendum du 1995, qui a été volé jusqu'à un certain point.

      Vous faites rimer quête d'indépendance avec échec de la social-démocratie au Québec. Et pourtant, c'est plutôt car nous sommes restés dans le Canada depuis 55 ans que le Québec s'est vu mettre des bâtons dans les roues à tout moment. Les États-Unis et le Canada s'en vont de plus en plus à droite. C'est cela qui tire le Québec à droite.

      Parlez-en à John Ofrias, Américain de gauche et indépendantiste québécois, qui n'en peut plus de voir le Tea Party et les oligarques faire des ravages dans son pays. Pour lui, l'indépendance du Québec est la seule façon de sauvegarder la culture d'entraide et de solidarité qui prévaut encore de nos jours au Québec, et non en restant dans le Canada, même avec le NDP au pouvoir.

      Son texte « Parlez Bleu » résume superbement la situation du Québec à sa croisée des chemins : faire l’indépendance et sauver ce qui reste de la social-démocratie au Québec ou « virer à Gauche » à l’intérieur du Canada et voir notre modèle québécois se dissoudre définitivement dans la confédération canadienne. Les fédéraux se sont montrés très imaginatifs pour étrangler financièrement les provinces et piger dans le bas de laine des travailleurs.

      Au plaisir,
      Nicolas B.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 14 septembre 2015 10 h 22

      Décidément!

      Ce serait plutôt mes bobettes qui dépasseraient si j'étais péquiste. Je l'ai été au tout tout début. Depuis ce temps, je me suis tenu à l'écart de tous les partis.

      Votre propos semblaient manifester une certaine ouverture vers un certain dialogue et je suis tombé dans le panneau.

      Je comprend maintenant que vous persistez allègrement dans la zizanie et la division. Au profit de qui feriez-vous cela?

      Dorénavant, pour mon plus grand bien-être,je vous promet de m'abstenir de vous répondre.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 10 h 29

      «Vous faites rimer quête d'indépendance avec échec de la social-démocratie au Québec. Et pourtant, c'est plutôt car nous sommes restés dans le Canada depuis 55 ans que le Québec s'est vu mettre des bâtons dans les roues à tout moment»

      Ce n'est pas moi qui passe mon temps à répéter qu'on fera la lutte gauche-droite après l'indépendance; c'est le PQ.

      Et il n'y aurat jamais eu de référendum volé, si le PQ s'était mis à la tâche pour construire une majorité stanbles d'appuis à l'indépendance qui, si c'était le cas, pourrait être facilement déclaré si une telle majorité avait été construite durant les 45 ans d'existence ou le PQ s'est surtout préoccupé de se faire élire.

      Et si vous voulez vraiment le fond de ma pensée..

      Le PQ est devenu un ennemi du peuple et un ennemi de l'État au même titre que le Parti libéral, et même, au même titre qu'un parti fédéral qui ne mérite non seulement plus de faire l'indépendance, mais ne mérite même plus de gouverner le Québec, tant son opposition au libéraux est faible, parce qu'il ne peut accuser le Parti libéral de faire les mêmes chose et de proposer les mêmes politiques qu'il fait lui-même.

      Or donc ces deux partis néolibéraux s'entraident l'un l'autre, alors qu'ils devraient se faire opposition comme dans toutes saines démocraties.

      Et voilà que nous nous retrouvons dans une espèce de dictature bi-céphale et bi-partite de monstre à deux têtes, ou les deux partis de pouvoir proposent les mêmes mesures d'austérité et endossent la même idéologie de droite.

      Autrement dit, ce que le PQ nous propose, c'est de remplacer les néolibéraux rouges, par des néolibéraux bleus.

      Christian Montmarquette

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 14 septembre 2015 11 h 21

      Je remarque, M. Montmarquette, que votre ouverture d'esprit et votre volonté de reprendre tout à zéro afin de recentrer le message n'est pas au rendez-vous. Bien drôle de façon d'aborder une discussion. Même moi, je serais prêt à m'assoir devant vous à une table avec mon 'tit pad et un crayon si vous n'arriviez pas avec un bâton de baseball usé et vos sempiternelles jérémiades.

      «Sortir la souveraineté des partis politiques pour la transformer en véritable mouvement citoyen non partisan.. » Vous êtes le premier à ne pas vouloir le faire en demandant, que dis-je, exigeant que les souverainistes soit à votre image.

      Contrairement à votre Québec, le mien à de la place pour tout le monde, même ceux qui ne pensent pas comme moi. Modérez vos transport et peut-être qu'un jour on s'entendra. Dernièrement je vous ai targué d'être un anarchiste déviant l'attention sur les autres; prouvez-moi le contraire, ce que vous ne faites pas encore ce matin. J'attends votre accusation que je sois un péquiste invétéré comme d'habitude; ne sortons pas des sentiers battus. Les portes de la salle qui recevra cette table de discussion ne sont même pas encore ouvertes et vous êtes déjà sur les freins les poings en l’air. Ça annonce bien mal !

      J’ai écrit «Entendez-vous, parce que si vous ne le faites pas, la population va vous effacer». C’est toujours la population qui a le dernier mot; tenez-vous le pour dit. Si vous ne nous présentez pas un projet «inclusif», «vous» serez exclus ! Ça suffit les vociférations et les accusations ! Parlez vous ou taisez vous.

      Pensez-vous sérieusement que je vais me transformer pour vous faire plaisir ? Mon vote a autant de poids que le vôtre, monsieur. Et en plus, j'ai tous ces fédéralistes qui vous regardent de travers, je ne suis pas «seul», loin de là ! Vous êtes beaucoup plus seul que moi.

      Enragez-vous dans votre tanière tant que vous voulez, mais vous êtes tout de même dans une cage où je ne rentrerai jamais, moi non plus.

    • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 14 septembre 2015 13 h 34

      Désolant.
      Bref, les fédéralistes sont morts de rirent en observant les groupes sectaires de la souveraineté, de tout horizon...sachant qu'ils n'ont qu'à les observer s'entre-déchirer afin que la souveraineté du Québec ne puisse naître un jour.

    • Serge Morin - Inscrit 14 septembre 2015 13 h 36

      Avec un tel éteingnoir, pas besoin d'ennemis
      Votre vendetta est lassante
      trerriblement morbide

    • Anne Arseneau - Abonné 14 septembre 2015 14 h 11

      «Comment se fait-il alors qu'il soit alors permis à un parti de droite comme le PQ de porter l'indépendance, mais qu'il faudrait refuser ce même droit à un parti de gauche?»

      Le PQ, un parti de droite alors qu'il compte parmi ses membres les Martine Ouellet, Jean-François Lisée, Daniel Breton, Pierre Céré et cie ?

      Franchement, M. Montmarquette...vous n'êtes pas sérieux.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 15 h 07

      «Avec un tel éteingnoir, pas besoin d'ennemis » -Serge Morin

      En voulez-vous un vrai éteignoir et pas n'importe lequel.

      Le chef de votre propore parti qui n'a plus de référendum au programme depuis plus de 20 ans et qui continue à vouloir se faire élire là-dessus!


      «Avec PKP, le référendum attendrait» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419660/ch

      .

    • Sylvain Auclair - Abonné 14 septembre 2015 15 h 38

      Et pourquoi ne sortez-vous pas tous les éléments du porgramme de QS de la poltiique partisane pour les transformer en mouvements populaires?

      Si on peut que quelque chose se fasse un jour, il faut un parti politique pour le réaliser après qu'il aura pris le pouvoir. C'est comme ça que ça marche.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 15 h 58

      «Les fédéralistes sont morts de rirent en observant les groupes sectaires de la souveraineté, de tout horizon.»-Marc Bouchard

      Mon cher M. Bouchard,

      - Voulez-vous que je vous disent «qui»? sont vraiment morts de rire avec une question nationale captive des partis politiques?

      Pas les fédéralistes, mais bien, le Parti libéral du Québec, qui n'a eu qu'à prononcer le mot «référendum!» aux dernières élection pour revenir au pouvoir après seulement 18 mois de mandat péquiste!

      Et si vous croyez encore que le PQ électoraliste comme il l'est, va accepter d'aller une autre fois à l'abattoir avec un référendum au programme qui lui a coûté ses dernières élections..

      Vous êtes vraiment naïf.

      Il y a belle lurette que le Parti québécois n'est plus un parti «de cause», mais un parti «de pouvoir». La véritable priorité du PQ n'est pas de faire l'indépendance, mais de «faire élire le PQ».

      - CQFD

      Christian Montmarquette

      Référence :

      «Je crois que nous nous sommes fait battre sur la peur qu’ont les Québécois et les Québécoises concernant un référendum» - Pauline Marois, Tout le monde en parle, 19 avril 2015

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 17 h 32

      «Et pourquoi ne sortez-vous pas tous les éléments du porgramme de QS de la poltique partisane pour les transformer en mouvements populaires?» - Sylvain Auclair

      Parce que la lutte sociale ne divise pas plus les groupes populaires qu'elles ne divisent Québec Solidaire. Alors que la lutte nationale divise le mouvement souverainiste en deux camps politiques opposés.

      Les luttes sociales sont unitaires et se situent toutes à gauche du spectre politique. Alors que le PQ rassemblent un paquet de petits intégristes du drapeau, qui n'en n'ont rien à cirer que des millions de leurs propres concitoyens crèvent de faim et de misère en n'attendant le grand soir, pendant que leur PQ graisse les archi-riches avec l'argent du peuple et des petits travailleurs.

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 19 h 31

      À Jean-Pierre Marcoux,

      Il est possible que je me trompe sur votre allégence politique, quoique vous admettiez vous-même, que vous avez été péquiste.

      Mais ce n'est pas parce qu'on quitte un parti qu'on quitte ses idées. Et je progressiste à dire que cette histoire de pas de gauche, pas de droite avant l'indépendance clairement une rhétorique péquiste abondamment utilisée pour mâter la gauche.

      - Cm

    • Nicolas Bouchard - Abonné 14 septembre 2015 20 h 50

      Monsieur Monmarquette,

      Reconnaissez-vous à la droite et même au néolibéralisme le droit d'exister en tant que mouvement politique et social?

      Au plaisir,
      Nicolas B.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 21 h 03


      «Reconnaissez-vous à la droite et même au néolibéralisme le droit d'exister en tant que mouvement politique et social?»-Nicolas Bouchard

      Je ne vois pas en quoi le néolibéralisme est un «mouvement social»» au sens classique du terme. Et la droite n'a pas besoin de reconnaissance pour exister. N'ayez crainte qu'elle s'impose sans nous demander notre avis!

      Mais c'est le devoir de gauche de combattre la droite, qui justement, s'attaque aux citoyens; aux syndicats; aux travailleurs aux services publics et aux mouvements sociaux, pour le bénéfice des corporations et de l'entreprise privée.

      - Cm

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 15 septembre 2015 03 h 59

      Mesdames et messieurs, rendez-vous compte qu'il est complètement inutile d'essayer de converser avec ce personnage enragé. Tout ce qu'il réussit à faire est de me faire sortir de mes gonds. Je vais procéder comme M. Marcoux et reprendre mon souffle un bout de temps. Ce n'est même plus intéressant. Aux élections, je regarderai où il vote et je voterai le contraire. Il m'a eu à l'usure ici, mais pas à l'urne; son poids politique personnel sera «éliminé», je m'en charge. Voici quelqu’un qui a lu attentivement «L’art de se faire des ennemis».

      PL

    • Nicolas Bouchard - Abonné 15 septembre 2015 09 h 58

      M. Montmarquette, tout simplement parce que vous êtes myope politiquement parlant n'enlève rien au côté social du néolibéralisme. De vastes franges de la société s'associent, si ce n'est pas au nom, certainement aux idées du néolibéralisme: moins d'état, moins de taxes, plus de choix économiques, plus de liberté individuelle, etc.

      Que ce soit la CAQ, PCC (Conservateurs) ou encore le Tea Party, il y a derrière ces partis de vastes mouvements sociaux qui les supportent et leur permettent d'exister en politique. Sinon, la droite est toute aussi légitime et utile que la gauche, imposant ses idées exactement comme la gauche le fait. Ce n’est pas le Bien contre le Mal dans la réalité, peut-être seulement dans votre esprit.

      Le devoir de la gauche est de combattre la droite? On croirait lire un discours révolutionnaire marxiste. Je croyais que le devoir de la gauche était de faciliter les moyens d'entraide entre citoyens. Faut-il croire que votre haine de la droite (et du PQ, le pire de tous si on compte vos commentaires) vous aurait fait perdre de vue la raison première de votre implication dans le mouvement social qu'est la gauche? Triste situation.

      Nicolas B.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 14 septembre 2015 06 h 45

    Quelle est, à terme, la mission de Véronique Hivon ?

    Savoir exactement comment va se terminer les pourparlers, connaitre d'avance la solution, entamer des négociations afin d'arriver à un but fixé d'avance, diriger la transaction pour arriver la conclusion préétablie; ça ressemble beaucoup plus à une convention de Libéraux qu’à ce qu’a pu faire Véronique, à ce que je sache d’elle.

    La tournée sur l’aide médicale à mourir qu’elle a dirigée n’avait pas le résultat avant que les représentations ne fussent terminées, elles sont apparues à la fin. L’approche de madame Hivon semble tout à fait appropriée en cette circonstance où la recherche est le but; la conclusion sera ce que tous en décideront. Nous avançons vers l’inconnu, enfin !

    J’espère que quelque part dans ce malstrom d’idées du «comment» faire l’indépendance, quelqu’un posera la question «Pourquoi ?» Quelque part surgira peut-être la «raison» de la faire.

    Je suis certains que les positions fermes de partis politiques vont s’affronter, nous les connaissons tous; il ne faut surtout pas oublier qu’après l’indépendance, il y aura encore des élections dans ce nouveau pays et la population encore le choix de ses représentants. Les plateformes des partis pourront encore se coltailler pour diriger selon le désir des habitants, «tous» les habitants.

    Personne (ou très peu) veut vivre dans un État ségrégationniste. Si on m’impose autre chose, ou en plus, que d’être indépendantiste après ces pourparlers, je suis «contre». Souvenez-vous que c’est la crainte majeure de ceux qui n’adhèrent pas à votre proposition au départ. Entendez-vous pour inclure tous les habitants de ce territoire et votre projet a peut-être une chance de naitre. Exigez des habitants de changer leur façon de vivre, il est mort. Éclaircissez les broussailles de vos mésententes, vous serez écouté; perdez-vous dans les dédales pointilleux et vous êtes morts. Pensez-y bien, vous avez «votre» avenir entre vos mains; nous «les habitants» nous survivrons.

    Bonne journée.

    PL

    • Cyr Guillaume - Inscrit 14 septembre 2015 16 h 08

      M.Lebvebre résume tellement bien ce que je pense de QS, et je ne suis pas le seul à penser ainsi, j'en suis pertinement convaincue.

  • Claude Bariteau - Abonné 14 septembre 2015 07 h 18

    Le rejet de PKP explique la défilage de QS

    Quant il importe que les partis indépendantistes patinent dans la même direction, comme à Barcelone, vous préférez patiner de reculons et invitez les indépendantistes à sauter sur une autre patinoire pour changer le mode de scrutin, seul moyen de tenir compte des votes indépendantistes alors qu'il est possible de compter ces votes obtenus par les candidats qui se déclarent indépendantistes, leurs partis respectifs aussi.

    En quelque sorte, vous refusez que les partis se déclarent indépendantistes, aussi leurs candidats. Il y là un aveu majeur : votre refus de réaliser l'indépendance dans le cadre politique actuel; d'où votre propension à vouloir inverser le processus en rendant les partis propulsés par le mouvement indépendantiste.

    C'est une défilade, pas un engagement.

    • Gilles Théberge - Abonné 14 septembre 2015 08 h 55

      Il y a pire. Dans le fait de se défiler constamment sous des prétextes divers QS se place en tire au flanc. Elle empêche la conquête du pouvoir et pense imposer un ordre, de jour franchement indépendantiste.

      Ce plan d'action est évident dans le cadre de la campagne électorale fédérale, alors que QS est engagé en faveur du NDP. Au Québec on trouvera bien d'autre excuses.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 09 h 04

      « En quelque sorte, vous refusez que les partis se déclarent indépendantistes, aussi leurs candidats. C'est une défilade, pas un engagement.» -Claude Bariteau

      Et nous revoilà revenu au point de départ des sempiternelles accusations péquiste comme faux parti indépendantiste; alors que le PQ lui-même reconnait désormais Québec Solidaire comme parti souverainiste et que QS est «déjà» officiellement déclaré indépendantiste dans sa déclaration de principe depuis sa fondation.

      - Y'en a marre à la fin! - Trouvez-vous un autre disque!

      En plus, la pire des défilades est bien celle du PQ qui repousse sans cesse le référendum depuis plus de 20 ans! - Tu parles d'une méchante défilade!

      Et l'aveu majeur, c'est que les partis divisent les indépendantistes entre-eux dans une guerre fratricide que vous ne faites qu'alimenter, alors qu'un mouvement non partisan ne le ferait pas.

      À voir des cryptos-fédéralistes partout, vous minez la cause et ne faites que confirmer cette éloquente citation dont les péquistes devraient essayer de tirer leçon :

      «Les péquistes, c'est des intégristes! Y reconnaissent même pas les indépendantistes!» - Michel Chartrand

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 09 h 35


      «...Alors que QS est engagé en faveur du NDP. Au Québec on trouvera bien d'autre excuses.» - Gilles Théberge

      1) Je vous demande de prouver ou, quand et comment QS s'est engagé à appuyer le NPD? Alors que sa position est de n'appuyer aucun parti aux élections fédérales?

      2) Je vous rappelle que ce sont majoritairement des bloquistes et non des solidaires qui ont largué le Bloc pour le NPD pour que le NPD passe de UN à 55 députés en 2011 et le Bloc de 48 à 4 députés.

      - CQFD

    • Gilles Théberge - Abonné 14 septembre 2015 13 h 05

      Vous voulez d'autre preuves? Ya pas besoin d'autre preuves toutes les preuves sont déjà là.

      Cessez de nier l'évidence c'est parfaitement univoque,

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 14 septembre 2015 13 h 45

      Je vous demande de prouver ou, quand et comment QS s'est engagé à appuyer le NPD? (M. Montmarquette ).

      Vous en écrivez tellement sur le site du Devoir, que vous ne vous rappelez même pas de ce que vous écrivez antérieurement.

      C'est possible que le parti Québec Solidaire ne se soit pas engagé officiellement à appuyer le NPD. Mais vous personnellement, ne venez pas nous dire que vous n'incitez pas les gens ici à voter NPD, franchement. Sinon c'est n'importe quoi vos très très nombreux propos ici. À moins que vous ne représentiez pas l'idéologie de Québec Solidaire et parliez différemment d'eux.

    • Patrick Boulanger - Abonné 14 septembre 2015 16 h 20

      @ M. Théberge

      « [...] QS est engagé en faveur du NDP. Au Québec on trouvera bien d'autre excuses. » (M. Théberge)?

      M. Théberge, voici un article du Devoir qui souligne que QS va rester neutre par rapport aux partis politiques durant la campagne électorale fédérale : http://www.ledevoir.com/politique/canada/448851/qu

      « Y a pas besoin d'autre preuves toutes les preuves sont déjà là. (M. Théberge)?

      M. Théberge, vous semblez en savoir beaucoup plus que moi sur la question. Pouvez-vous developper un peu sur le sujet?

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 19 h 09

      «C'est possible que le parti Québec Solidaire ne se soit pas engagé officiellement à appuyer le NPD. Mais vous personnellement, ne venez pas nous dire que vous n'incitez pas les gens ici à voter NPD»-Jean-Guy Mailhot

      Ce n'est pas «possible» c'est «la position officielle de QS» , qui par ailleurs laissent les membres libres d'appuyer le parti de leur choix.

      Mais je doute fort que des membres de QS appuient les conservateurs.

      - Cm

  • Jean Lapointe - Abonné 14 septembre 2015 07 h 30

    C'est vrai que c'est devenu difficile de se retrouver.

    «Évidemment, cette échéance est encore loin, et la volonté nette de Pierre Karl Péladeau de profiter des trois années qui viennent d’ici aux élections au Québec pour renforcer une offensive souverainiste est à saluer.» (Josée Boileau)

    Ce qui est à saluer aussi c'est le fait que le Devoir, pour une fois, salue le plan suivi par Pierre Karl Péladeau. Ça n'arrive pas souvent. Réjouissons-nous.

    Et je ne peux qu' aller dans votre sens madame Boileau. «Parler, donc ? Mais on le fait déjà ! Ce qu’il faut, c’est le pas de plus, celui qui permet d’envisager l’action : le pouvoir.»

    Avons-nous vraiment besoin de tous ces organismes? J'en suis rendu à ne plus très bien me retrouver même si je suis pourtant les choses de près. Qui fait quoi et pourquoi? Je ne sais plus très bien.

    Je me demande pourquoi on s'éparpille à ce point. Est-ce que ce ne nous est pas finalement nuisible?

    On ne peut pas quand même nier le fait qu'il existe au moins trois partis qui se disent souverainistes ou indépendatistes.

    C'était peut-être inévitable, les humains étant ce qu'ils sont, mais moi je trouve cela regrettable parce que j'aurais préféré que tous les souverainistes appuient le Parti québécois étant donné que c'est le premier parti (le RIN s'étant lui-même exclu de la course) qui a été créé en vue de faire du Québec un pays indépendant politiquement.

    Mais maintenant que c'est fait, on ne peut revenir en arrière et des efforts doivent être faits pour rallier tous les souverainistes autour d'un même objectif soit le pouvoir pour pouvoir agir.

    Mais, à mon avis, on ne peut compter malheureusement sur Québec solidaire parce que ce à quoi ils aspirent eux-mêmes c'est de prendre le pouvoir à la place du Parti québécois qu'ils accusent de tous les maux possibles.

    Et ils ne vont sûrement pas changer d'idée.

    • Gilles Théberge - Abonné 14 septembre 2015 13 h 08

      Comment revenir en arrère ?

      C'est simple, en réfléchissant et en prenant les décisions.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 15 septembre 2015 04 h 12

      «compter sur Québec solidaire parce que ce à quoi ils aspirent eux-mêmes c'est de prendre le pouvoir»
      Croyez-vous sincèrement que les québécois seront un jour assez bêtes pour élire un groupe de pression anarchique comme QS à la tête de leur gouvernement ??? Le lendemain... je suis parti !

      PL

  • Richard Bérubé - Inscrit 14 septembre 2015 07 h 57

    Bravo Monsieur Montmarquette!

    Il reste beaucoup d'eau à couler sous les ponts d'ici les prochaines élections! Péladeau n'a rien prouvé aux électeurs québecois à date, sur son potentiel de premier ministre (c'est vrai il commence), un semblant de paix règne présentement au PQ, et même si les écrits de madame Boileau sont un peu des voeux pieux on est loin de la coupe aux lèvres...pas sûr que les autres partis cités dans le texte voudront bien s'avaliser devant le PQ, dont les vues peuvent-être à l'opposé de leurs propres ambitions....il y a aussi une opposion au pouvoir, qui elle non plus ne se laissera probablement pas endormir pas les belles promesses des péquistes....et à la fin les vrais décideurs auront leur mot à dire....deux fois déjà qu'ils disent non...les jeunes électeurs se dissocient de la souveraineté n'y voyant aucun intèrêt et qu'ils qualifient de rêves utopiques de leurs parents et grand-parents, mais qui ne les touchent...de plus comme je le disais prédèdemment il y aura le reste de la planète et ce qui pourrait s'y passer qui remettrait tout en question.... et le plus grand défit sera de convaincre les électeurs des vrais avantages à la séparation, pas nous serons maitres chez nous, mais combien de temps vivrons-nous avec un train de vie diminué, etc....il reste beaucoup d'eau à couler sous les ponts....

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 septembre 2015 09 h 50

      Merci de votre appui M. Bérubé.

      Et pour vous donner le fond de ma pensée...

      Le PQ est devenu un ennemi du peuple et un ennemi de l'État au même titre que le Parti libéral, et même, au même titre qu'un parti fédéral qui ne mérite non seulement plus de faire l'indépendance, mais ne mérite même plus de gouverner le Québec, tant son opposition au libéraux est faible, parce qu'il ne peut accuser le Parti libéral de faire les mêmes chose et de proposer les mêmes politiques qu'il fait lui-même.

      Or donc ces deux partis néolibéraux s'entraident l'un l'autre, alors qu'ils devraient se faire opposition comme dans toutes saines démocraties.

      Et voilà que nous nous retrouvons dans une espèce de dictature bi-céphale et bi-partite de monstre à deux têtes, ou les deux partis de pouvoir proposent les mêmes mesures d'austérité et endossent la même idéologie de droite.

      Autrement dit, ce que le PQ nous propose, c'est de remplacer les néolibéraux rouges, par des néolibéraux bleus.

      Et il est aussi là le problème de l'indépendance. À savoir, «par qui» le Québec sera-t-il dirigé d'ici le grand soir, si jamais le grand soir arrive?

      Et accepter que le peuple se fasse abuser par un PQ aussi à droite que le Parti libéral, pour la seul motif qu'il se drape dans une prétendu vertu souverainiste, alors qu'il n'est plus qu'un parti de pouvoir, m’apparaît comme un marché du dupes.


      Christian Montmarquette

    • Anne Arseneau - Abonné 14 septembre 2015 14 h 22

      Le PQ, «un ennemi du peuple»....ouf !

      Vous êtes fort dans l'enflure verbale et le manichéisme, M. Montmarquette.

    • Nicolas Bouchard - Abonné 14 septembre 2015 20 h 55

      Il est le Goerge W. Bush de la Gauche québécoise. Vous êtes avec nous ou contre nous.

      La ligne est tracée par terre alors vous êtes soit des camarades qui luttent pour la liberté du peuple ou des traitres à la nation qui appuyent le néolibéralisme, qui exploitent le peuple et engraissent les ultra-riches.

      Aucun entre deux ni aucune zone grise. Le Bien contre le Mal, point final.

      Au plaisir,
      Nicolas B.