Ça va très mal

Aussi fou que peut le laisser voir l’état de la planète, l’environnement n’est pas un enjeu dans cette campagne électorale. Les partis n’ignorent pas complètement le sujet, puisque leurs plateformes y font allusion, mais pas question d’en parler à moins que le mot magique « pétrole » ne soit prononcé. Mais quand donc arriverons-nous au XXIe siècle ?

La Terre va mal, catégorie « très ». Les études qui en font état se succèdent sous tous les angles possibles. L’environnement est si clairement l’enjeu du siècle qu’il est irresponsable de l’ignorer.

 

Pourquoi alors la campagne électorale en fait-elle si peu état ? Parce que les électeurs s’en fichent, la preuve en étant le sort qui fut autrefois réservé aux deux chefs politiques, Stéphane Dion et André Boisclair, qui avaient voulu en faire un fer de lance ? Parce que la thématique est complexe et que des élections, ça se gagne sur trois mots clés (à l’honneur cette année : référendum, charte, emplois) et selon la personnalité des chefs ? Un peu de tout cela sans doute… Pourtant, les principaux partis ont tous dans leur programme des engagements liés à l’environnement.

 

On ne s’en étonnera pas, Québec solidaire est le plus éloquent : il traite d’aires protégées, d’interdiction de certains produits polluants, de gestion de l’eau…, côtoyant les grands classiques que sont le pétrole, les mines, le transport, par ailleurs très présents également dans la plateforme du Parti québécois. Celui-ci y ajoute des dispositions sur les milieux humides et la diversité biologique.

 

Même le Parti libéral, sous la section « Pour un Québec vert », va au-delà des minicentrales et de l’exploitation des hydrocarbures. Il entend doter le Québec d’un « véritable plan de gestion intégrée des matières résiduelles » et avoir une « politique de consommation gouvernementale avec les plus hauts standards écoresponsables ». La Coalition avenir Québec, elle, semble tout ignorer de l’écologie, et pourtant, elle prévoit quand même dépolluer le fleuve dans le cadre de son grand Projet Saint-Laurent.

 

Or, quand les chefs de partis (à l’exception notable de Françoise David) osent parler du thème de l’environnement, c’est uniquement par la lorgnette des ressources naturelles, que domine le pétrole — lui-même ramené à sa plus simple équation : l’exploiter est mauvais, à quoi les « lucides » rétorquent qu’on ne peut s’en passer et qu’il vaut mieux dès lors piger dans nos propres réserves. Fin de la discussion.

 

Tout le reste n’existe pas sur la place publique : ni ce qu’il y a dans les programmes, ni tout ce qu’il faudrait faire pour que le Québec s’ouvre enfin les yeux sur l’impact de certaines manières de faire ou sur sa surconsommation de ressources.

 

Des exemples ? L’actualité ne cesse d’en apporter. Le débat de la mine Arnaud à Sept-Îles en est un. Une mine à ciel ouvert en milieu habité, mais qui créerait des emplois, est-il ou non acceptable ? Il en faut, du courage, au maire de l’endroit, Réjean Porlier, pour tenter de sortir du tout économique et simplement dire : prenons le temps de tout soupeser et de nous entendre. C’est ce qu’on appelle penser en termes de développement durable, et cela devrait aller de soi. Pourquoi tous les élus ne le comprennent-ils pas plutôt que de continuer à foncer comme un taureau sur un drapeau rouge à la seule idée d’un emploi créé ? Les conséquences comptent : sans sauter aussitôt aux conclusions, il ne faut pas les écarter de l’analyse.

 

Un autre exemple ? La qualité de l’air. À Québec, la pollution au nickel en provenance du port a des impacts sur le voisinage. Mais les gens sont peu au courant, le ministère de l’Environnement obtient difficilement réponse à ses questions auprès de la compagnie concernée, et des données sont confidentielles. La transparence et l’obligation pour les compagnies de collaborer ne devraient-elles pas être un absolu de nos jours ?

 

Quoi dire encore ? Il faudrait parler de la manière dont on exploite les terres agricoles et nous arrêter vraiment au gaspillage de nourriture auquel nous nous livrons (180 kilos de nourriture par personne sont jetés chaque année au Canada), qui a un lien direct avec la surexploitation de la terre et de l’eau.

 

Il faudrait aussi parler d’urbanisme, puisque les îlots de chaleur en ville sont devenus un vrai problème de santé publique ; qui rapportera partout de la verdure ? Mais il faut sortir de la ville aussi : le transport collectif n’est pas qu’un enjeu montréalais, c’est un véritable problème pour quiconque veut circuler écologiquement entre les villes et villages du Québec.

 

Il faut en fait faire tant de choses que le silence des candidats devrait nous préoccuper et notre indifférence aussi. Car la Terre, elle, n’arrêtera pas seule de mal aller.

50 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 24 mars 2014 00 h 59

    L'electrification des transports et le PQ.

    Voici ce qu'on peut retrouver sur le site du Parti Quebecois:
    « Il s’agit d’une vision pour s’enrichir collectivement et durablement. Avec la création d’un fonds de 10 milliards de dollars, pour investir au Québec, et de la Banque de développement économique du Québec, qui visera les secteurs stratégiques, le Parti Québécois fera de l'électrification des transports l’un des secteurs de pointe. Nous avons contribué au développement du multimédia, de l'aéronautique et des biotechnologies lorsque nous étions au pouvoir, nous allons maintenant faire de l’électrification des transports le prochain secteur d’avenir pour le développement de l’économie du Québec », a conclu Pauline Marois.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 24 mars 2014 09 h 30

      Vous savez, Mme Derome, entre les mots et les actions, il y a une sacré différence:

      «Au-delà des promesses électorales, le gouvernement Marois n’a pratiquement rien fait pour lutter contre les changements climatiques depuis qu’il est au pouvoir. En fait, le seul plan de lutte qui existe au Québec est celui laissé par l’ancien gouvernement libéral [...]»

      Source: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      Autre exemple: la promesse d'investir pour la construction de la cimenterie de Port-Daniel. Malgré son ampleur, le PQ ne soumettra pas le projet au BAPE! Et ce projet à lui seul augmenterait les émissions de GES du Québec de 10%.

      Entre les promesses creuses faites en période électorale et la volonté réelle, il y a un monde de désillusion.

    • Jean Richard - Abonné 24 mars 2014 09 h 37

      Cette électrification est bien mal engagée, pour la simple raison qu'elle se fait sur la voiture individuelle et non pas sur le transport collectif et celui des marchandises.

      Se concentrer sur la voiture individuelle, c'est continuer à paver la voie à un modèle dépassé, celui de l'étalement urbain.

      La fin du court règne du PQ au pouvoir coincide avec une diminution de service à la STM, la plus importante société de transport au Québec, privée des ressources nécessaires au maintien du niveau de service, d'une augmentation substancielle de la facture d'électricité du métro, de la mort annoncée du système de vélos en libre-service (le sursis Coderre n'est que pour 2014 ; on peut deviner la suite...), d'un nouveau retard de la mise en service de la ligne d'autobus rapides sur Pie-IX...

      Que Henry Ford n'ait pas vu venir les choses – congestion, pollution, carnages routiers, développement sauvage du territoire... – c'est un peu normal. Il aurait sans doute vu les choses d'un autre œil s'il avait pu prévoir l'explosion de la population, en particulier de la population en âge d'avoir une voiture (au Québec, le nombre de voitures par rapport à la population totale dépasse largement les 50 %). Henry Ford était un inventeur, pas un démographe ni un urbaniste.

      Mais hélas, le PQ navigue quelque part entre l'époque de Henry Ford et celle du milieu du XXe siècle, époque qui a marqué l'apogée de l'ère automobile. Voilà pourquoi le PQ nous propose une électrification fort mal connectée, excusez le jeu de mot (encore que ça pourrait servir de slogan électoral : l'électrification déconnectée...).

    • Danielle Caron - Inscrite 24 mars 2014 10 h 29

      Le PQ livre deux discours à la fois, question de se rallier le plus d'électeurs possibles: oui au pétrole et aux pipelines, et un faux-semblant de "oui" à l'électrification des transports, juste pour rassurer les environnementalistes et pour qu'ils ne leur fassent pas faux-bond aux élections.
      Mme Boileau a tout a fait raison. Le PQ, pendant son mandat, a clairement démontré qu'il ne saisit pas la nature fondamentale des enjeux environnementaux (oui, il y avait bien la fermeture de Gentilly, mais juste pour consolider ses assises et faire du show).
      Le PQ veut faire plaisir à la majorité des électeurs qui, elle non plus, ne saisit pas ce qui se passe.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 mars 2014 11 h 00

      On choisit bien ce que l’on veut voir m. Richard…

      La fameuse augmentation du tarif électrique de 430,000$ a la STM.
      Le budget de la STM est 1.3 milliard. Ces 430,000$ représentent une part de 0.00033 du budget, ou si vous aimez mieux 0.03%.

      En deux ans la seule augmentation du coût des avantages sociaux, elle, représente 32 fois ce 430,000$ !

      Et pourtant les avantages sociaux a la STM c’est un non-sujet dans les médias…

      Pendant ce même temps la Ville de MTL et la STM sont rendu a se battre en cour suprême sur un différent d’environ 1 million$ pour une location de terrain. Juste les frais d’avocat vont probablement dépasser largement ce déplacement d’argent public…

    • Gaetane Derome - Abonnée 24 mars 2014 14 h 50

      M.Leblond,

      Et quels actions a donc pose QS puisqu'il n'a jamais ete au pouvoir? Vous savez il est facile de promettre mer et monde lorsqu'on n' a que deux deputes a l'assemblee nationale qui ne sont la,semble-t-il,que pour semer la zizanie,diviser les votes,au lieu de travailler en equipe a trouver des solutions realistes.

    • Gaetane Derome - Abonnée 24 mars 2014 15 h 53

      A M.Richard,
      Les gens de Montreal semblent pourtant avantages au niveau des transports en commun et utilisent moins l'automobile:
      "Il existe aussi certaines différences entre les quartiers centraux des huit plus grandes RMR en ce qui a trait à l'utilisation de l'automobile. Spécifiquement, la proportion d'utilisateurs exclusifs de l'automobile parmi les résidents des quartiers centraux était de 29 % à Montréal, contre 43 % à Toronto, 56 % à Vancouver et 66 % à Calgary. Dans les plus petites RMR, 75 % des résidents des quartiers centraux étaient des utilisateurs exclusifs de l'automobile."
      http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2008001/arti

    • Michel Vallée - Inscrit 24 mars 2014 18 h 46

      @Danielle Caron

      << Il y avait bien la fermeture de Gentilly>>


      Cette fermeture n’est même pas à mettre sur le compte du PQ, elle avait été décidée avant les dernières élections ; le gouvernement Marois a simplement confirmé la fermeture de Gentilly-2.


      Tel que l’on rapporté les journaux, le PLQ alors au pouvoir avait caché cette décision en prévision du dernier scrutin.

    • Michel Vallée - Inscrit 24 mars 2014 18 h 57

      @gaetane derome

      <<Et quelles actions a donc posées QS puisqu'il n'a jamais été au pouvoir ? (…) (Ils) ne sont là, semble-t-il, que pour semer la zizanie, diviser le vote, au lieu de travailler en équipe à trouver des solutions réalistes. >>

      QS remplit son rôle de critique du gouvernement en siégeant dans l’opposition… en tirant vers la gauche l’Assemblée nationale, laquelle est dominée par des partis de droite.

  • Marcel Bernier - Inscrit 24 mars 2014 01 h 18

    La fin de l'hiver de force...

    Vous avez bien raison, madame Boileau, de vous plaindre que les enjeux électoraux liés à l’environnement aient été plus ou moins évacués du débat public en campagne électorale.
    Nous avons eu droit à une confrontation entre les chefs, passage obligé de notre tradition électorale. Ce qui nous a permis de nous mettre à jour et de nous ramener à cette étape essentielle de notre cheminement collectif: mettre en évidence nos limites, nos lâchetés, nos faux-fuyants pour les dépasser, allumer le feu pour les faire disparaître sur le bûcher des vanités.
    Maintenant, nous en sommes au début de la véritable joute entre les partis. Encore une rencontre de grande envergure dans les médias télévisuels est prévue le 27 mars. Et il y a encore beaucoup d’eau qui passera sous le pont!
    Madame Marois, la première femme d’État digne de ce nom, se doit de mettre en valeur l’ensemble de sa plateforme électorale et l’équipe du tonnerre qui l’entoure dans ce segment final de la période électorale. Scott McKay et Daniel Breton, deux ténors de la cause, devraient pouvoir donner de la voix pour rappeler que le Parti québécois est aux avant-postes dans le domaine. Outre nos deux candidats verts, il est rare, dans notre histoire, de voir des aspirants-es députés-es d’une telle envergure – Véronique Hivon, Pierre-Karl Péladeau, Jean-François Lisée, Bernard Drainville en sont les plus beaux représentants – qui se présentent pour servir et non se servir. Il est temps de mettre tout cela en évidence!

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 24 mars 2014 11 h 33

      Scott McKay, Martine Ouellet et Daniel Breton sont des exemples qui illustrent l'inverse de votre propos. Ces trois élus du PQ se sont faits rabrouer, sont rentrés dans les rangs, et ont changé leur discours du tout au tout.

    • Michel Vallée - Inscrit 24 mars 2014 19 h 09

      @Jean-Christophe Leblond

      <<Scott McKay, Martine Ouellet et Daniel Breton (...) se sont faits rabrouer (...) et ont changé leur discours du tout au tout. >>

      Je crois ne pas avoir été le seul surpris d’entendre la ministre Martine Ouellet et le député Daniel Breton défendre pour l’une le barrage hydroélectrique de Val-Jalbert, et pour l’autre cautionner la fracturation hydraulique sur l’Île Anticosti…

    • Jean-Luc St-Pierre - Inscrit 24 mars 2014 19 h 27

      PKP et Bernard Drainville ne se présentent pas pour se servir?? On ne doit pas vivre dans le même monde, vous et moi.

  • Pierre Couture - Inscrit 24 mars 2014 03 h 50

    Et la liste continue

    Bravo pour cet éclair de clarté.
    Au chapitre de la protection des terres agricoles, on pourrait ajouter les ravages - encouragés par Québec - exercés par l'installation d'éoliennes géantes dans nos si rares terres cultivables.
    Quand on songe que ce sont des milliers et des milliers de mètres cubes de béton que nos chers - très chers - gouvernants laissent couler dans la zone agricole, on voit bien tout le poids de l'environnement dans l'arsenal décisionnel des élus et des candidats.
    Si l'on ajoute à cela que les éoliennes sont elles-mêmes nocives pour l'environnement, on voit à quel point nous sommes bien partis.
    Notons en passant que la régie de l'énergie vient d'en rajouter en donnant le feu vert aux douze centrales éoliennes retenues dans le cadre du troisième appel d'offres.
    La régie ne prend même pas la peine de justifier sa d.cision...

    • François Beaulé - Abonné 24 mars 2014 09 h 25

      Les éoliennes ne sont pas à l'avantage du Québec, dans la conjoncture économique actuelle. Mais d'un point de vue environnemental, les éoliennes produisent de l'électricité sans aucune pollution ni émissions de GES, ce qui en fait un bon choix. N'en déplaise à certains Don Quichotte...

    • Jean Richard - Abonné 24 mars 2014 09 h 47

      Il y a pire que les éoliennes : il y a des pans entiers de territoire innondés inutilement. Et pour innonder ces territoires, on construit des barrages, non pas comme ceux des castors, mais des barrages en béton, béton qu'il aura fallu transporter sur des centaines de kilomètres.

      Contrairement aux éoliennes, ces barrages ne sont pas démontables. Et si un jour un d'entre eux devait céder (il n'est pas éternel le béton québécois), fatigue naturelle mal calculée ou séïsme non prévu, ce ne serait pas sans conséquence.

      Les éoliennes ne rendent pas la terre incultivable. Au pire ils assomment quelques oiseaux, mais pas plus que ne le font les voitures sur nos routes (ou même les avions). Par contre, les barrages à profusion ont un impact non négligeable sur des écosystèmes entiers.

    • Pierre Couture - Inscrit 24 mars 2014 12 h 29

      @M. Beaulé
      Les éoliennes ne produisent qu'une électricité de mauvaise qualité car intermittente et imprévisible. À cause de ces failles irréparables, elles doivent être épaulées par d'autres sources d'énergie. Quand elles ne produisent pas - environ 70 % du temps -elles ne polluent pas en effet...

      @ M. Richard.
      Avouez quand même que les barrages nous fournissent de l'électricité quand nous en avons besoin et pas seulement quand il vente assez, mais pas trop.
      Avouez aussi qu'il n'y a aucune différence entre un lac créé par une moraine abandonnée par les glaciers en travers d'un cours d'eau (c'est le cas de la plupart de nos lacs) et un lac créé par un barrage, qu'il soit en enrochement ou en béton.
      Quand au massacre des oiseaux ( et des chauves-siuris que vous taisez ), souvent massacre d'espèces menacées de disparition, je trouve votre désinvolture bien inquiétante.
      Et de considérer sans effet sur l'agriculture le fait de déverser des milliers de tonnes de béton dans les champs dépasse l'entendement.
      Permettez-moi de réaffirmer que les éoliennes sont fermement et irrévocablement antiécologiqurs.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 mars 2014 13 h 03

      Aucun barrage n'est en place au Québec sur des terres cultivable m. Richard. Et les barrages ne requièrent qu'un entretient minimale, d’ailleurs HQ étend leur dépréciation sur 125 ans. Très très peu des constructions humaines n'ont une telle pérennité.
      Et dans 1,000 ans ces barrages seront toujours producteur d'énergie. L'hydroélectricité est au sommet des énergies renouvelables de par ses qualités de fiabilité de pérennité et d’intégration.

      A contrario l'éolien est en mode de reconstruction a tout les 25 ans. L'Allemagne a déjà à faire avec des cimetières d'éoliennes qui n'ont que 10 ans. En plus l'éolien ne fournit du courant que de manière aléatoire et ne peut donc être qu'une source en ajout une production fiable et disponible en tout temps. Son empreinte environnementale d’implantation et d’entretient s’ajoute donc a celle de la source fiable.

      Le choix de l’éolien est un choix par dépit ! Dans le contexte actuel, et celui prévisible, elles sont une nuisance et environnementale et financière. En fait elles sont un bel exemple de ce qu’il ne faut pas faire au nom de l’environnement…

    • Jean-Philippe Delorme - Abonné 24 mars 2014 13 h 09

      @ M. Richard
      À part Manic 5, les barrages québécois ne sont pas faits en ciment; sont faits en maraine trouvée sur place.
      On a pas besoin de "démonter" ces amas de matériau; on n'a qu'à ouvrir "l'évacuateur de crues" et l'eau contourne alors le barrage.
      S'il fallait "démonter" autant d'éoliennes qu'il en faudrait pour produire l'électricité de la Baie-James, on aurait tout un problème écologique.
      Le choix sont complexes, déchirants parfois, mais on ne retournera quand même pas à l'âge de pierre.

  • Josette Allard - Inscrite 24 mars 2014 07 h 47

    Quand les électeurs sont indifférents

    Regardez au tour de vous. Deux, trois voitures par maison et les véhicules sont de plus en plus gros.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 mars 2014 18 h 50

      Je ne sais pas où vous demeurez, mais dans mon quartier, on n'a même pas de place pour une voiture par logement.

    • Michel Vallée - Inscrit 24 mars 2014 19 h 18

      @Louis Cossette

      Comme le soulignait avec justesse Mme Boileau dans son éditorial, le transport en commun à l’extérieur des grands centres est à toute fin pratique inexistant…

  • Louis Gérard Guillotte - Abonné 24 mars 2014 07 h 53

    Pourrait-on imaginer...

    ...qu'il nous faille la venue sur Terre d'un Big Brother céleste,style l'Archange Gabriel,
    pour nous intimer qu'assez c'est assez!Que la planète Terre dans la Galaxie de la Voie-Lactée fait intrinsèquement partie et est considérée appartenant au Patrimoine
    Universel à défendre et à protéger coûte que coûte!!Que dorénavant tous ceux qui
    contreviendront à cet Édit se verront saisir leurs biens et avoir en ce monde.Que les
    financiers spoliateurs et les banquiers véreux seront manu-militari déportés dans la
    Galaxie d'Andromède sans possibilité de retour sur la Planète bleue considérée,à juste titre,comme étant le Paradis terrestre des astres existant et préexistant.Que les politiciens irresponsables soient confinés aux camps de rééducation de la dite
    Lune de la Terre...etc.