Sur fond d’évasion fiscale, que beaucoup d’acteurs se plaisent à nommer « optimisation fiscale » pour mieux emberlificoter les citoyens, des chefs...
Sur fond d’évasion fiscale, que beaucoup d’acteurs se plaisent à nommer « optimisation fiscale » pour mieux emberlificoter les citoyens, des chefs d’État, et non des moindres, ont accompli une mise en relief remarquable de l’expression antique chère à Winston Churchill : « Des mots, des mots, des mots. » Car après avoir décliné, dans le cadre du G20 de 2009, et sur le mode de la solennité, que le combat contre cette haine de l’État que cache la haine de l’impôt était engagé, voilà qu’on vient d’apprendre qu’Apple et d’autres géants de l’économie du « monde mondial » demeurent des résidents fiscaux de « nulle part », comme l’a si bien dit on ne sait plus qui. Bref, les atermoiements de 2009 ont été réduits à de la poudre de perlimpinpin.