Cela fait 40 ans que la Société d'art lyrique du Royaume célèbre l'opérette au Saguenay-Lac-Saint-Jean lors d'un spectacle annuel. Ce genre musical est...
Cela fait 40 ans que la Société d'art lyrique du Royaume célèbre l'opérette au Saguenay-Lac-Saint-Jean lors d'un spectacle annuel. Ce genre musical est étrangement négligé par les deux grandes compagnies québécoises (Montréal et Québec), qui ne semblent jurer que par le répertoire italien. Et pourtant, une Belle Hélène ou un Orphée aux enfers d'Offenbach montés avec esprit font un spectacle merveilleux, populaire et rassembleur. C'est vrai que l'opérette nécessite un spectacle d'équipe et ne repose pas sur des roucoulades de divas.
Cultiver une passion, c'est une chose honorable; savoir la communiquer en est une autre. Le cinéaste Philippe Guillard ne cache pas son amour du rugby, lui-même un ancien joueur, mais...
Cultiver une passion, c'est une chose honorable; savoir la communiquer en est une autre. Le cinéaste Philippe Guillard ne cache pas son amour du rugby, lui-même un ancien joueur, mais dans son premier long métrage, Le fils à Jo, il prouve que la dévotion peut rendre aveugle.
Ceux qui ont lu le fort populaire roman de Lionel Shriver We Need to Talk About Kevin crient souvent à la trahison en voyant le film que la Britannique Lynne Ramsay en a tiré. À...
Ceux qui ont lu le fort populaire roman de Lionel Shriver We Need to Talk About Kevin crient souvent à la trahison en voyant le film que la Britannique Lynne Ramsay en a tiré. À l'écrit, il s'agissait d'un monologue, celui d'une mère assez monstrueuse qui remontait le fil de sa vie après des crimes horribles perpétrés par son fils. Le cinéma, qui peut manier l'image, le son et illustrer les souvenirs de l'héroïne, permet d'ajouter à sa voix un tas d'éléments, pour le meilleur ou pour le pire.
Avec Barocco, Le lieu du crime ou encore Les voleurs, des œuvres noires dont on ne sait trop si le mystère émane de la forme et contamine graduellement le fond ou l'inverse, le...
Avec Barocco, Le lieu du crime ou encore Les voleurs, des œuvres noires dont on ne sait trop si le mystère émane de la forme et contamine graduellement le fond ou l'inverse, le cinéaste André Téchiné s'est fait le chantre de l'ambiguïté. L'ambiguïté sexuelle, l'ambiguïté amoureuse, l'ambiguïté des intentions... Surtout, l'ambiguïté du sens à donner à toute cette l'ambiguïté.
Cela fait quarante ans que la Société d’art lyrique du Royaume célèbre l’opérette au Saguenay-Lac-Saint-Jean lors d’un spectacle annuel. Ce genre...
Cela fait quarante ans que la Société d’art lyrique du Royaume célèbre l’opérette au Saguenay-Lac-Saint-Jean lors d’un spectacle annuel. Ce genre musical est étrangement négligé par les deux grandes compagnies québécoises (Montréal et Québec), qui ne semblent jurer que par le répertoire italien. Et pourtant, une Belle Hélène ou un Orphée aux enfers d’Offenbach montés avec esprit font un spectacle merveilleux, populaire et rassembleur. C’est vrai que l’opérette nécessite un spectacle d’équipe et ne repose pas sur des roucoulades de divas.
Tangente, avec sa série Idéodanses, met de l'avant des approches chorégraphiques plus théoriques. Étrangement, c'est la poésie, ou le désir...
Tangente, avec sa série Idéodanses, met de l'avant des approches chorégraphiques plus théoriques. Étrangement, c'est la poésie, ou le désir poétique, qui émane de cette soirée partagée par les toutes jeunes chorégraphes Sarah Dell'Ava et Dorian Nuskind-Oder.
Classique
CHOSTAKOVITCH
Symphonie no 15. Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, Bernard Haitink. RCO Live RCO 11003 (SRI).
Le bilan des productions phonographiques pilotées par les...
Classique
CHOSTAKOVITCH
Symphonie no 15. Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, Bernard Haitink. RCO Live RCO 11003 (SRI).
Le bilan des productions phonographiques pilotées par les orchestres eux-mêmes est assez mitigé: dans l'ensemble, le répertoire très traditionnel se duplique souvent et l'absence de vrais directeurs artistiques se fait souvent sentir. Ainsi, les redites inutiles de Bernard Haitink sont légion. Certaines d'entre elles sont même catastrophiques, à l'image de la récente 4e Symphonie de Bruckner avec l'Orchestre symphonique de Londres. Tout au contraire, cette 15e Symphonie de Chostakovitch est un monument discographique; une vraie plongée dans les affres et l'angoisse existentielle du compositeur à l'orée de la mort. Seul Kurt Sanderling a su traduire avec autant de concentration la chape de plomb pesant sur Chostakovitch dans cette partition. Haitink égale le vieux maître, mais à la tête du plus bel orchestre du monde, servi par une prise de son parfaite... Un incontournable.
Ils ont changé de costume — troquant le brun pour le gris foncé. Ils ont maigri — un peu, mais pas trop — et finalement n'ont rien perdu de leur absurde. Hier soir,...
Ils ont changé de costume — troquant le brun pour le gris foncé. Ils ont maigri — un peu, mais pas trop — et finalement n'ont rien perdu de leur absurde. Hier soir, les Denis Drolet, ce duo comique décalé qui fait rire les moins de trente ans et laisse perplexe tous les autres, a frappé fort, très fort au Gesù de Montréal où la première médiatique de leur nouveau spectacle, Comme du monde, a été présenté. Un spectacle qui inscrit une nouvelle fois la formation comique dans la lignée des Paul et Paul, Ding et Dong, Ionesco et consorts, en allant creuser dans l'ineptie et le vide du présent pour en extraire ce sens qui fait rire. Dangereusement.
Le corps est un costume. Et le premier d'une longue séance d'affublements et de déshabillages successifs : la vie. Husk - qui signifie enveloppe - de Georges Stamos s'en fait...
Le corps est un costume. Et le premier d'une longue séance d'affublements et de déshabillages successifs : la vie. Husk - qui signifie enveloppe - de Georges Stamos s'en fait le réjouissant plaidoyer. Avec brio.
Si le talent de nos créateurs vedettes est venu caractériser la première journée de la SMM, deux designers de la relève ont réussi leur entrée dans la...
Si le talent de nos créateurs vedettes est venu caractériser la première journée de la SMM, deux designers de la relève ont réussi leur entrée dans la cour des grands, lundi soir dernier, en tirant brillamment leur épingle du jeu. Les défilés de Duy et de Mélissa Nepton n'ont laissé personne indifférent. Ils ont donc pu, chacun à leur façon, confirmer toutes les attentes de ceux et celles qui croyaient en leur talent respectif depuis déjà quelques années.
Dans sa maison au fond du rang, entre une brassée de lavage et ses rejetons turbulents, une femme au comportement compulsif fait son autocritique, l'air hagard et les yeux rougis. Elle...
Dans sa maison au fond du rang, entre une brassée de lavage et ses rejetons turbulents, une femme au comportement compulsif fait son autocritique, l'air hagard et les yeux rougis. Elle revit les événements qui ont précédé la mort de Caroline, sa voisine dont elle a déprécié l'amitié et les besoins. Une voisine trop différente, trop simple: son désordre heureux l'horrifiait et, surtout, son bonheur généreux dans son rôle de mère était insupportable.
Lise de la Salle est venue déjà deux fois à Montréal: en avril 2011 avec l'OSQ et Yoav Talmi pour un 2e Concerto de Saint-Saëns tarabiscoté et, auparavant,...
Lise de la Salle est venue déjà deux fois à Montréal: en avril 2011 avec l'OSQ et Yoav Talmi pour un 2e Concerto de Saint-Saëns tarabiscoté et, auparavant, en novembre 2007, en récital à Pro Musica. La seconde partie du récital d'alors était consacrée aux Études symphoniques avec variations posthumes de Schumann, resservies hier soir chez le même présentateur.
C'est le premier projet professionnel d'Anaïe Dufresne et Émilie Cormier, spectacle mêlant un texte poétique et fragmentaire à un parti pris pour...
C'est le premier projet professionnel d'Anaïe Dufresne et Émilie Cormier, spectacle mêlant un texte poétique et fragmentaire à un parti pris pour l'intermédialité: un écran panoramique accompagne d'images impressionnistes les voix amplifiées des comédiens et la trame sonore électro-ambiante de Jérôme Guilleaume. Sous des éclairages découpés se rencontrent les trajectoires de quatre personnages aux destins liés par des fils invisibles et des amours déchirantes, entre Mexico, New York et Montréal. Une fable typiquement postmoderne (trop, peut-être) sur l'errance et les rencontres urbaines, où des personnages abandonnés essaient de trouver un peu de lumière dans la présence de l'autre.
Le récital, samedi, du violoncelliste Stéphane Tétreault, heureux bénéficiaire, à 18 ans, du prêt d'un légendaire Stradivarius de 1707 acquis...
Le récital, samedi, du violoncelliste Stéphane Tétreault, heureux bénéficiaire, à 18 ans, du prêt d'un légendaire Stradivarius de 1707 acquis par une mécène québécoise, était très attendu. Ce que les spectateurs, qui remplissaient le Théâtre Outremont comme un œuf, ne savaient pas, c'est que le jeune musicien n'était pas sûr de donner un récital sur son nouvel instrument. Il avait été tenté de lui préférer son vieux partenaire, sur lequel il joue depuis l'âge de 12 ans et avec lequel il a tous ses repères.
Lorsqu'en 1973 il composa pour le film Sisters ce qui deviendrait l'une de ses trames sonores les plus terrifiantes, Bernard Hermann déclara à un tout jeune Brian De Palma:...
Lorsqu'en 1973 il composa pour le film Sisters ce qui deviendrait l'une de ses trames sonores les plus terrifiantes, Bernard Hermann déclara à un tout jeune Brian De Palma: «Tu bâtis ton suspense lentement, c'est bien, mais comme ton action ne démarre qu'au bout d'une demi-heure, il te faut une musique de générique qui accroche le spectateur. Comme ça, il pourra patienter jusqu'au premier meurtre.» On repense à cette anecdote dès que s'ouvre The Innkeepers, une histoire de fantômes à l'ancienne campée de nos jours. Alors que défilent des photos noir et blanc d'un vieil hôtel de style colonial et que celles-ci gagnent graduellement en couleurs à mesure que sont révélées les modifications apportées à l'édifice au fil des ans, des notes inquiétantes s'élèvent, funeste promesse de frissons.
Un jeune homme en apparence comblé s'enlève la vie. Perturbé par ce geste inexplicable, son meilleur ami se replie sur lui-même. Les mois passent et, lorsqu'il...
Un jeune homme en apparence comblé s'enlève la vie. Perturbé par ce geste inexplicable, son meilleur ami se replie sur lui-même. Les mois passent et, lorsqu'il revoit par hasard la fiancée du défunt, le meilleur ami en tombe éperdument amoureux. Malheureusement pour lui, l'objet de son affection semble affligé du même mal indicible que le disparu...
L'actrice Glenn Close porte à bout de bras depuis plusieurs décennies ce projet inspiré de la pièce de théâtre éponyme dans laquelle elle a...
L'actrice Glenn Close porte à bout de bras depuis plusieurs décennies ce projet inspiré de la pièce de théâtre éponyme dans laquelle elle a joué à Broadway en 1982, laquelle était tirée d'une nouvelle de l'Irlandais George Moore. Elle est ici actrice, productrice, coscénariste. Albert Nobbs est donc une œuvre extrêmement Close, son Yentl à elle toute seule. Et juste pour ça, on a envie d'être indulgent.
On a commencé à parler il y a deux semaines du documentaire L'industrie du ruban rose, dans lequel la cinéaste Léa Pool expose comment le symbole de la lutte contre le...
On a commencé à parler il y a deux semaines du documentaire L'industrie du ruban rose, dans lequel la cinéaste Léa Pool expose comment le symbole de la lutte contre le cancer du sein est devenu, justement, une industrie. Les réactions ont afflué à la mesure de l'importance du sujet.
Depuis qu'il tint admirablement le rôle d'Hugolin dans les films que Claude Berri adapta de l'œuvre de Pagnol — Jean de Florette et Manon des sources — au cours des...
Depuis qu'il tint admirablement le rôle d'Hugolin dans les films que Claude Berri adapta de l'œuvre de Pagnol — Jean de Florette et Manon des sources — au cours des années 80, Daniel Auteuil gardait des connivences avec l'univers truculent et poétique du chantre de Marseille. Auteuil était également demeuré proche de la famille Pagnol. Tant et si bien que, pour sa première réalisation, il a choisi d'adapter La fille du puisatier, en se donnant le rôle du père, tenu en 1940 par Raimu.
Même ceux que les films gothiques laissent froids peuvent apprécier ce film distillant un climat d'horreur tendu dans une Angleterre post-victorienne, patrie des plus terrifiants...
Même ceux que les films gothiques laissent froids peuvent apprécier ce film distillant un climat d'horreur tendu dans une Angleterre post-victorienne, patrie des plus terrifiants fantômes.