La mission de Véronique Hivon

Jean-François Lisée a dû faire preuve d’une humilité qui ne lui est pas coutumière pour reconnaître que le PQ n’allait nulle part sous sa seule gouverne, mais nécessité fait loi.

 

La nomination de Véronique Hivon comme « vice-chef » ne changera pas la nature profonde du PQ, mais c’est quand même le nec plus ultra dans l’art de faire du neuf avec du vieux.

 

Il est douteux que cela suffise à combler le désir de changement qui tenaille l’électorat, mais l’effet positif sur les militants péquistes a été immédiat. Accueillis par un nouveau sondage de mauvais augure, les délégués au conseil national ont quitté Saint-Hyacinthe le sourire aux lèvres dimanche.

 

Toutes proportions gardées, cela rappelait le regain d’espoir qu’avait provoqué la nomination de Lucien Bouchard comme « négociateur en chef » trois semaines avant le référendum de 1995. À huit mois de l’élection générale, il n’était pas trop tôt pour remonter le moral des troupes sur le terrain.

 

En associant Mme Hivon à son leadership, M. Lisée a également coupé court à tout grenouillage au sein du parti. L’affection qu’on voue à la députée de Joliette le protégera. Ceux qui rêvaient de voir Pierre Karl Péladeau reprendre son ancien poste à brève échéance devront maintenant patienter au moins jusqu’après le 1er octobre.

 

Pour n’importe quel chef de parti, partager les feux de la rampe n’est pas un réflexe naturel, mais cela ne l’empêche pas de conserver le dernier mot. Si, contre toute attente, le PQ parvenait à former un gouvernement, Mme Hivon n’aura pas plus de pouvoir que n’en aurait eu M. Bouchard au lendemain d’un Oui.


 

D’ici l’élection, la principale mission de Mme Hivon sera de donner un visage humain à cet « État fort » dont M. Lisée a fait l’apologie avec une rare insistance samedi.

 

Après une période où le PQ et son chef ont semblé hésiter sur la direction à prendre, le programme adopté au congrès de septembre dernier avait consacré le choix de la social-démocratie, malgré l’échec de la tentative de rapprochement avec Québec solidaire.

 

Si cette profession de foi dans les vertus de l’État a l’avantage de marquer clairement la différence entre le PQ et la CAQ, elle risque toutefois d’effaroucher ceux qui l’associent surtout à une floraison de structures et de bureaucratie.

 

C’est là qu’intervient Mme Hivon. Le doigté et l’empathie dont elle a fait preuve dans le débat sur l’aide médicale à mourir lui ont conféré une aura incomparable. Elle saura mieux expliquer que M. Lisée ce que Jacques Parizeau voulait dire quand il disait que le rôle de l’État était de « protéger les gens contre les aléas de la vie ». Comme dans le tandem Parizeau-Bouchard, l’un fera appel à la raison, l’autre au coeur.

 

Si Mme Hivon peut sans doute ramener au PQ quelques électeurs tentés par QS, faire changer d’avis ceux qui sont passés à la CAQ sera plus difficile. Le dernier sondage Léger-Le Devoir a non seulement démontré à quel point celle-ci est associée au changement désiré par la population, mais aussi la grande confusion qui existe dans les esprits quant à ses orientations.

 

Ses adversaires ont beau accuser François Legault de charlatanisme quand il promet de réinvestir massivement dans les services publics tout en abaissant les impôts, il est plus tentant pour l’électeur de croire celui qui promet à la fois le beurre et l’argent du beurre que celui qui lui demande de renoncer à l’un ou à l’autre.


 

En présentant sa nouvelle colistière, M. Lisée a déclaré : « On a des regards différents, mais on regarde dans la même direction. » Il est cependant bien conscient que ses adversaires, de même que les médias, vont tenter de les mettre en contradiction. Ils ont certainement pris le temps nécessaire pour accorder leurs violons avant d’officialiser leur union.

 

Sur la tenue du référendum, il ne devrait pas y avoir grande divergence. Son retrait prématuré de la course à la chefferie de 2016 avait dispensé Mme Hivon de se commettre, mais son désir initial de s’en tenir au « pourquoi » plutôt qu’au « quand » et au « comment » de la souveraineté ne traduisait pas une grande hâte. Déjà, elle semblait de toute évidence faire partie de ceux qui trouvaient plus urgent de battre les libéraux que de tenir un référendum.

 

Sur la question de la laïcité et du port de signes religieux, Mme Hivon faisait toutefois partie des « inclusifs ». À l’époque, ce n’était pas avec Jean-François Lisée, mais plutôt avec Alexandre Cloutier qu’on l’imaginait faire équipe. La Charte 2.0 de M. Lisée ne l’a certainement pas emballée.

 

Au conseil national de la fin de semaine dernière, les mots « laïcité » ou « neutralité de l’État » n’ont pas été prononcés une seule fois. Quand M. Lisée a parlé d’identité, il l’a associée uniquement à la langue. Ce n’était certainement pas le fruit du hasard.

38 commentaires
  • Jean-Marc Simard - Abonné 30 janvier 2018 03 h 21

    J.F. Lisée n'est pas un matamore...

    «Jean-François Lisée a dû faire preuve d’une humilité qui ne lui est pas coutumière »

    Encore une autre interprétation facile de Michel David pour essayer de rabaisser Jean-François Lisée...Curieusement, moi je vois dans ce geste la preuve que Monsieur Lisée démontre une grandeur d'âme étonnante, en faisant une place remarquable à la gente féminine, qui compte pour la moitié de la population, qu'il sait adapter son jeu politique aux circonstances changeantes, qu'il met son intelligence au service de l'État et non au service de son Égo, comme le font bien des politiciens, et qu'il peut être un véritable chef en possession des ses moyens...Il fait la preuve qu'il n'est pas un matamore...Moi je lui dis BRAVO...

    • Marc Tremblay - Abonné 30 janvier 2018 09 h 02

      Tout le monde sait que David n'aime pas Lisée.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 30 janvier 2018 09 h 06

      Vous avez raison : cette grandeur d'âme serait étonnante si elle était inspirée par une condescendance à l'endroit de « la gente (sic) féminine » qui semble forcer votre admiration. :) Gênant...

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 janvier 2018 09 h 30

      « Encore une autre interprétation facile de Michel David pour essayer de rabaisser Jean-François Lisée... »?

      M. Simard, il n'est pas question de « matamore » dans cette chronique. Vous devriez faire attention à vos interprétations.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 30 janvier 2018 10 h 16

      Vous avez raison...Il ne parle pas de matamore...Le mot matamore est trop fort...Michel david fait pire à mon sens en disant que pour Lisée faire preuve d'humilité n'est pas coutumier, comme si Monsieur Lisée avait un ÉGO disproportionné...HÉ Bien ! Il fait une interprétation facile aussi, parce qu'en nommant Véronique Hivon vice-chef du PQ, Lisée démontre que Michel David se trompe, et qu'il a une grandeur d'âme que bien des politiciens et des journaleux devraient lui envier...

    • Danielle Houle - Abonnée 30 janvier 2018 10 h 46

      Tout le monde sait aussi que David déteste le PQ et fera tout ce qu'il faut, le mépriser par exemple, pour lui nuire.

    • Claude Gélinas - Abonné 30 janvier 2018 10 h 56

      Pas facile d'exercer le rôle de chroniqueur politique.

      Bien évidemment, Michel David ne semble pas apprécier la faconde du chef du PQ qui porte beau.
      Par contre, il n'y a pas si longtemps JFL n'était pas apprécié par les membres du PQ. Que l'on se rappelle les suites de sa déclaration pourtant prémonitoire à l'encontre de Pierre-Karl Péladeau alors candidat à la chefferie.

      Mais les temps changent et le chef, un homme intelligent et expérimenté, sait s'adapter à la conjoncture et au changement en s'appuyant sur une étoile montante : une femme belle, intelligente et charismatique qui fait la promotion de l'expression "Faire de la Politique Autrement" et qui, chose rare, la pratique concrètement sur le terrain.

      Que dirions-nous d'un chroniqueur politique flagorneur ? Je préfère que Michel David tienne la ligne dure envers le PQ afin que ses décideurs s'inspirent de ses commentaires pour faire les ajustemens qui s'imposent.

    • David Cormier - Abonné 30 janvier 2018 12 h 00

      @Claude Gélinas

      "Que dirions-nous d'un chroniqueur politique flagorneur ?"

      Je ne pense pas que les lecteurs déçus demandent de la flagornerie à l'égard du PQ. Ce parti mérite comme les autres d'être critiqué. Et il l'a été sans ménagement par M. David durant les ères Marois, puis PKP et maintenant Lisée, avec une hargne inégalée dans ces deux derniers cas. Un peu de critiques envers les autres partis serait toutefois bienvenue, car M. David se concentre presque exclusivement sur le PQ. Lorsque d'aventure il décide de parler de la CAQ ou du PLQ, il ne manque pas de glisser au passage une petite mesquinerie gratuite à l'égard de Lisée. Quant à QS et son programme de nationalisation mur à mur irréaliste, ça il n'en parle même pas.

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 janvier 2018 13 h 10

      @ M.Gélinas

      Je suis bien d'accord avec vous M. Gélinas. Le rôle de M. David n'est pas celui d'une meneuse de claque pour une quelconque formation politique. En outre, tout comme vous, je crois qu'il rend un service au PQ en ne flagornant pas à son sujet. Plusieurs péquistes devraient méditer là-dessus, à mon avis.

  • Christian Montmarquette - Inscrit 30 janvier 2018 06 h 42

    Progressisme de façade au PQ

    En commentaire au Devoir :

    Progressisme de façade

    Qu'on se le dise,

    Les chance sont grande que plusse d'État au PQ signifie plus de déficits faits sur le dos des citoyens, et à termes, un retour aux politiques d'austérité pour payer la facture exactement comme le fait Justin Trudeau.

    Puisque contrairement à Québec solidaire, le PQ refusera de cesser de gaver les banques et les multinationales à coups de milliards avec les deniers publics et de créer de nouvelles sociétés d'États pour financer nos services publics comme il s'y est toujours opposé de manière systématique pour ne pas dire systémique.

    La bonne approche ne serait donc pas un État plus fort, mais "un meilleur" État capable de se tenir debout face aux riches, aux banques et aux multinationales, en leur faisant payer leur juste part; parce qu'il est là le problème de fond, et nulle par ailleurs.

    Pour qui suit le Parti québécois depuis des années, ce prétendu virage progressiste effectué qu'au bord du désastre, n'annonce donc qu'un progressisme de façade sans conviction, qui, exactement comme Justin Trudeau et Philippe Couillard feront payer aux citoyens les cadeaux qu'ils prétendent leur donner.

    Car il y bien longtemps que le PQ a perdu toute crédibilité à gauche et il est là le problème. Comment croire au prétendu virage à gauche d'un parti qui a gavé les banques et les multinationales à coups de milliards avec les deniers publics, pendant coupait dans l'aide sociale et imposait l'austérité dans les services publics du même souffle durant son dernier mandat?

    En bref, voter PQ aux prochaines élections, c'est comme retourner au même garage qui vous a déjà vendu un citron.


    Christian Montmarquette

    • David Cormier - Abonné 30 janvier 2018 08 h 27

      "Qu'on se le dise", peu de Québécois sont intéressés par le programme de nationalisation mur à mur de QS.

    • Jean Duchesneau - Abonné 30 janvier 2018 08 h 53

      Encore du copier-coller!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 30 janvier 2018 09 h 15

      La triste réalité, c'est que les formations politiques ne se font pas élire en raison des vertus qu'elles professent ou des intérêts qu'elles poursuivent mais dans la mesure où elles semblent incarner celles et ceux que la population aperçoit. C'est de ce côté-ci des choses qu'il faudrait travailler au lieu de s'échiner à démoniser les adversaires.

    • Jean-Yves Verreault - Abonné 30 janvier 2018 10 h 00

      M.Montmarquette dites-nous qui selon vous répondrait à vos attentes quant au fait de se temir debout devant les riches, les multinationales etc...de bâtir un état meilleur. Si vous répondez QS, passez à go et réclamer $100.00 et/ou votre carte du parti, c'est selon. Dire que le PQ refusera de cesser de gaver les banques et les multinationales de milliards à même les fonds publics c'est un peu court comme argumentation.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 30 janvier 2018 10 h 18

      À Richard Maltais Desjardins,

      "C'est de ce côté-ci des choses qu'il faudrait travailler au lieu de s'échiner à démoniser les adversaires.." - Richard Maltais Desjardins

      Il ne s'agit pas de démoniser l'adversaire, mais d'informer le public que ces virages de façades que les vieux partis électoralistes nous servent d'élections en élections, ne sont faits que pour mieux pouvoir berner le public.

      Ajoutons que cette politique de l'image et de l'illusion typique au PQ comme aux autres, dont ce prétendu poste de «vice-cheffe» n'existe même dans les statuts officiels du Parti québécois.

      Pas plus que la que l'ajout d'une queue verte à son logo n'avait fait du Parti québécois un parti écologiste d'ailleurs.

      Les partis passent leur temps à se vanter de ci et de ça..

      C'est un devoir que d'y opposer une contre-partie critique.

      Aux électeurs ensuite de juger ce qui vaut la peine d'être retenu.

      Merci de votre intervention qui m'a permis de préciser ma pensée.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 30 janvier 2018 10 h 19

      ""Qu'on se le dise", peu de Québécois sont intéressés par le programme de nationalisation mur à mur de QS." - David Cormier

      - Qu'on se le dise,

      Le dernier Mainstreet Too Cloose To Call place Québec solidaire à 3 députés de différence du Parti québécois.

      - CM

    • Claude Gélinas - Abonné 30 janvier 2018 11 h 03

      À nouveau, comme toujours, en ressassant sans cesse le passé, Monsieur Montmarquette se comporte comme si le PQ était au pouvoir. Ce qui doit réjouir les électeurs du PLQ.

      Le probléme avec QS c'est que ce parti n'a jamais été confronté à la réalité du pouvoir et que son programme économique n'a jamais été entériné par aucun économiste reconnu. Partant delà, il est facile de promettre. En celà QS ressemble à la CAQ qui promet des réductions d'impôt assorti d'un réinvestissement dans les services publics.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 30 janvier 2018 14 h 23

      À Jean-Yves Verreault,

      "Dire que le PQ refusera de cesser de gaver les banques et les multinationales de milliards à même les fonds publics c'est un peu court comme argumentation." - Jean-Yves Verreault

      C'est un peu court 'ici".

      Mais ça fait des années que j'explique pourquoi dans ces pages.

      Si vous n'êtes pas encore au courant, c'est toujours bien pas de ma faute. Le néolibéralisme est devenu systémique au PQ.

      Lisez un peu Léo-Paul Lauzon

      Je suis sûr qu'il vous sera un très bon éducateur politique.

      Christian Montmarquette

    • Donald Bordeleau - Abonné 30 janvier 2018 15 h 35

      Oui comme vous dites QS aura 3 députés comme marche-pied pour la CAQ et le PLQ.

    • Jean-François Trottier - Abonné 31 janvier 2018 12 h 27

      Le "meilleur" État de QS est très proche de celui de Chavez et aurait des résultats semblables. Déplorable.

      Qu'on se le dise.

      SI vous ne le savez pas encore c'est toujours ben pas de ma faute.

      La dérive dogmatique esrt devenus esystémique chez QS depuis longtemps. Ça fait des années que je le démontre dans ces pages.

      Lisez un peu au sujet de la sociologie, de l'économie, de la démocratie et de l'histoire du Québec. Je suis sûr que vous en tirerez profit.

      Peut-être aussi un peu de Saint-Thomas d'Aquin au sujet de l'honnêteté intellectuelle en regard de la foi ?

      Je ne suis pas croyant mais je sais reconnaître les têtes biens faites tout autant que les esprits jésuitiques.

      Au passage,le PQ n'est pas néolibéral. Vos insultes n'abaissent que vous-même.

  • Jean Duchesneau - Abonné 30 janvier 2018 07 h 53

    La vraie nature de Véronique 

    « D’ici l’élection, la principale mission de Mme Hivon sera de donner un visage humain à cet « État fort » dont M. Lisée a fait l’apologie avec une rare insistance samedi. »

    C’est très réducteur et un peu « sexiste » d’affirmer que sa mission principale sera d’arborer un visage humain voir « béat ». Dans les mois qui viennent, tel ceux qui la connaissent, vous découvrirez une « personne » soit sensible, mais aussi dotée d’une exceptionnelle intelligence et d’une détermination de béton. Elle a les idées très claires, elle sait « in a nut shell » expliquer les raisons profondes et essentielles de l’indépendance. Les Québécois ont vécus la « révolution » tranquille. Avec Véronique, ils découvriront un formidable « leadership tranquille ». Son gros défaut: à première vue l’air « Sainte-Véronique »!

  • Gilles Bonin - Abonné 30 janvier 2018 07 h 58

    C'est cela...

    tenter de sauver les meubles. Bon courage MmeHivon.

  • Jean Lapointe - Abonné 30 janvier 2018 08 h 35

    Pourquoi autant de haine?

    «Il est douteux que cela suffise à combler le désir de changement qui tenaille l’électorat, mais l’effet positif sur les militants péquistes a été immédiat. » (Michel David)

    Mais d'où lui vient donc cette haine de Jean-François Lisée et du Parti québécois?

    On dirait que Michel David s'est donné comme mission de faire dérailler les efforts que font Jean-François Lisée, Véronique Hivon et les militants du Parti québécois pour tenter de redonner confiance aux Québécois. Ils le font en toute sincérité il me semble.

    C'est à n'y rien comprendre. Il n'a jamais été tendre pour le Parti québécois et ses chefs mais là c'est pire que jamais.

    On dirait que le Parti québécois ne peut rien faire de bon d'après lui.

    Mais à quoi veut-il donc en venir? Pourquoi autant de hargne? Pourquoi autant de haine?

    J'en perds mon latin.

    Il est à espérer que cela ait l'effet contraire sur les lecteurs que celui souhaité par monsieur Michel David.

    Mais je ne trouve pas cela très réjouissant.

    • Carl Grenier - Abonné 30 janvier 2018 09 h 04

      La fonction de Michel David, qu'il assume avec un brio que les années ne démentent pas, est de regarder la réalité derrière les façades que nous proposent les élites politiques, afin d'éclairer les citoyens que nous sommes, pour mieux décider le temps des élections venu. Il a toute la latitude pour distribuer les bonnes comme les mauvaises notes, à gauche comme à droite, et c'est tant mieux ainsi.

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 janvier 2018 09 h 49

      «Il est douteux que cela suffise à combler le désir de changement qui tenaille l’électorat, mais l’effet positif sur les militants péquistes a été immédiat. » (Michel David)

      M. Lapointe, ce commentaire de M. David ne fait peut-être pas votre affaire, mais - à mon sens - il ne peut pas être qualifié de haineux.

    • Louise Melançon - Abonnée 30 janvier 2018 10 h 57

      Je pense comme vous, monsieur Lapointe.... cette hargne contre Lisée, ce regard toujous négatif à l'égard du PQ... je n'arrive pas à comprendre... sinon peut-être que de vieillir ne lui va pas...

    • Lucien Cimon - Abonné 30 janvier 2018 15 h 14

      M. David fait, à l'égar du PQ, le même genre de travail de rapetissement que font Martine Biron et Michel C. Auger à radiocan: insinuer négativement des calculs mesquins à toutes les initiatives. Son action est plus destructrice puisqu'il profite de la crédibilité qu'il a en raison de son appartenance à un média que l'on dit nationaliste.

      Cette tendance est-elle due aux fréquentes invitations qu'il a comme commentateur à radiocan?
      Le jaunisme est peut-être un virus contagieux...

    • Denis Binet - Abonné 30 janvier 2018 19 h 09

      M. Lapointe,si Michel David écrivait dans La Presse, je comprendrais mais dans le journal le Devoir, quelle misère !