Mammouth pour les Blancs

Les prix Mammouth de Télé-Québec ont pour mandat d’inspirer les jeunes, et de leur donner envie de changer le monde. Dans les faits, ils ont aussi pour effet de contribuer au manque de diversité à l’écran et de perpétuer le complexe du sauveur blanc.

Le 16 novembre dernier, Télé-Québec a diffusé la liste de vingt personnalités sélectionnées pour leurs actions jugées inspirantes. Cinq de ces personnalités se verront décerner le titre de Mammouth 2017 au terme d’un vote en ligne effectué par les jeunes du Québec. Parmi ces vingt personnalités, on compte Cynthia Qian, une personne d’origine chinoise. Les autres sont toutes des personnes blanches.

Je ne remets pas en question le mérite de chacune des personnalités choisies. L’enjeu se situe au niveau des messages que lance la mosaïque Mammouth dans son ensemble.

D’abord, Télé-Québec fait fi de l’enjeu de représentation des personnes racisées. Ceci est d’autant plus grave qu’il s’agit d’une société d’État ayant pour mission, notamment, de refléter la diversité de la société québécoise. Alors que le taux de minorités visibles est de 11 % au Québec et de 20 % à Montréal, ne compter qu’une personne racisée sur vingt dans un concours visant à intéresser l’ensemble des jeunes Québécois est décevant.

Les personnes racisées reçoivent souvent des signaux laissant entendre qu’elles ne sont pas Québécoises, et l’annonce des Mammouths ne fait pas exception : autant aux jeunes des communautés racisées qu’aux jeunes Blancs, on lance un message : le Québec qui vous inspire, il est blanc.

Dans notre univers télévisuel, ce portrait symbolique est marquant parce qu’il façonne l’identité québécoise par les histoires qu’on se raconte. La génération Passe-partout sait, par exemple, que le Québec, c’est aussi Lorio, Doualé, et les berceuses en créole chantées au grand plaisir de Grand-Papa Bi. C’était Télé-Québec en 1977. Que s’est-il passé pour qu’il en soit autrement en 2017 ?

Mais ce n’est pas tout. Les candidatures choisies pour les prix Mammouth visent notamment des actions qui se veulent en aide aux personnes autochtones et musulmanes au Québec, ainsi qu’aux populations en Haïti et au Burkina Faso. Or les seules personnes reconnues sont des personnes blanches. C’est ça, le complexe du sauveur blanc, qui soutient le mythe selon lequel les personnes racisées n’ont pas de capacités et auraient besoin de l’héroïsme d’autrui.

Il n’est pas question d’interdire aux personnes blanches de poser des gestes en soutien aux personnes racisées. L’enjeu est d’éviter qu’en monopolisant les tribunes disponibles, les Blancs projettent l’idée qu’ils détiennent à eux seuls les solutions pour les personnes racisées, qui elles auraient simplement besoin d’aide. Ceci entretient un rapport de pouvoir qui alimente les inégalités.

Maggie MacDonnell, une enseignante blanche issue de la Nouvelle-Écosse, est-elle le meilleur exemple pour inspirer les jeunes autochtones à développer leur potentiel ? Le seul champion de la lutte contre la stigmatisation des personnes musulmanes est-il Alexandre Champagne, un homme blanc d’héritage catholique ? Le développement en Haïti et au Burkina Faso est-il bien représenté par Guillaume Vermette, un clown humanitaire originaire du Québec se donnant pour mission de faire rire les enfants ?

Non. C’est pourtant ce que projettent les prix Mammouth en présentant ces personnalités sans donner aussi une voix aux personnes qui subissent les inégalités. C’est ce souci qu’a d’ailleurs reconnu l’auteure Sophie Bienvenu lorsque, le 14 novembre dernier, elle a refusé de participer à une table ronde sur la diversité en littérature jeunesse alors que le Salon du livre n’avait invité que des Blancs à en discuter.

Enfin, certains témoignages des personnalités banalisent l’ampleur des inégalités. « L’action la plus révolutionnaire qu’un homme peut faire, c’est d’être heureux en public », a dit M. Vermette en référence aux rires qu’il provoque chez les enfants. Ce commentaire, bien intentionné, minimise néanmoins la profondeur des besoins des populations des pays en développement. Les Haïtiens aiment rire, mais ils ne voient pas là une révolution. D’autres témoignages suggèrent que l’aide aux autres a pour objectif de se donner bonne conscience. « Pour moi, changer le monde, c’est faire des petites actions qui font en sorte que, dans la journée, on se sent mieux », dit M. Champagne.

Les communautés racisées regorgent de talents qui auraient pu enrichir les Mammouths et mieux répondre à la mission éducative de Télé-Québec. Régine Chassagne, chanteuse d’origine haïtienne, membre du groupe Arcade Fire et cofondatrice de KANPE, oeuvrant en Haïti, et Nakuset, directrice du foyer autochtone de Montréal n’en sont que quelques exemples. Télé-Québec assure que son jury, composé de jeunes a tenu compte de la diversité culturelle parmi un ensemble de critères. Visiblement, les autres critères ont eu préséance. Télé-Québec appartient à tous les québécois. Les prix Mammouth 2018 devraient le refléter.

63 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 24 novembre 2017 01 h 29

    Tout de même merci pour la lettre..

    Je ne connaissais pas ces prix Mammouth,excusez mon ignorance,alors grâce a votre lettre j'ai été voté pour ceux qui m'inspirent le plus même si vous les trouvez trop blancs..;)Et,oui,j'ai aussi voté pour Cynthia Qian,même si elle est n'est pas blanche..En fait,M.Vil je soupçonne que vous auriez aimer être dans cette liste de candidats et sûrement l'auriez-vous plus mérité que certains autres qui s'y trouvent.Mais il ne faut pas dénigrer les bons gestes posés par les personnes a cause de la couleur de leur peau...c'est un peu ce que vous faites ici,et j'avoue que si un blanc faisait cela avec quelqu'un de racisé,et bien on le traiterait de raciste..

    • Micheline Labelle - Abonnée 24 novembre 2017 09 h 38

      Monsieur Vil,
      je n'en reviens pas que vous utilisiez encore le mot «blanc». Après toutes ces décennies d'antiracisme et de débats sur la terminologie raciale dominante dans les médias, les institutions et l'espace public, je suis sidérée qu'un chroniqueur du Devoir s'enlise dans le même bourbier racisant.
      Je croyais que les plus jeunes intello, chercheurs, journalistes, s'émanciperaient face à l'héritage colonial (blanc, noir, mulâtre, Indien, etc.). Mais non, je constate qu'il est reproduit allègrement.
      Et pourtant il y a des lexiques et des tas de travaux qui peuvent guider une formation permanente nécessaire. à vous de jouer....
      Micheline Labelle, professeur émérite, UQAM

    • Élisabeth Germain - Abonnée 24 novembre 2017 09 h 53

      Madame, ce procès d'intention ("vous auriez aimé être dans cette liste") à l'égard de l'auteur passe complètement à côté de sa réflexion. Lisez-le bien, il ne s'agit pas de dénigrer les blancs, mais de montrer l'insuffisance de notre réflexion et conscience collective, qui nous fait si souvent laisser dans l'ombre les personnes racisées, leurs problématiques et leurs capacités de contribution à la construction d'un monde meilleur.

    • Marc Therrien - Abonné 24 novembre 2017 11 h 06

      Au regard de la définition suivante du racisme qui est une idéologie qui postule l’existence des races au sein de l’espèce humaine et ce faisant, considère que certaines catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d'autres (article « Racisme »de l'Encyclopaedia Universalis par le sociologue Albert Memmi) les personnes qui se disent racisées en se positionnant elles-mêmes comme inférieures à l’homme blanc occidental pour en faire un raciste ne peuvent être accusées de racisme par ce dernier.

      Il est maintenant presqu'impossible que l'homme blanc occidental puisse se prétendre victime de quoique ce soit puisqu'il est le créateur de la plupart des malheurs du monde qu'on dénonce actuellement.

      Marc Therrien

    • Jacques Patenaude - Abonné 24 novembre 2017 11 h 15

      "...De là l’importance du privilège blanc. Il permet, notamment, de s’opposer au racisme sans avoir à en subir les foudres. Qu’a fait Sidney Crosby, champion de la LNH ? Il a banalisé la gravité de la souffrance vécue par les Noirs en résultante des propos de Donald Trump." extrait d'une autre chronique le 29 septembre de l'auteur.

      On passe d'un "privilège blanc" pour dénoncer le racisme au "complexe du sauveur" dans la présente chronique.
      N'y a -t-il pas un problème de cohérence.

      J'aime bien vos chroniques mais il me semble que ce n'est pas facile de vous suivre.

    • Yves Mercure - Abonné 24 novembre 2017 12 h 08

      Mathématiquement faux par l'inverse
      Pour respecter le degré de diversité, le diffuseur aurait dû ne présenter que le dixième de Mme Qian, puisque la population d'origine chinoise représente environ 1% au Québec. Un démographe m'a déjà dit que 80% des "blancs" francophones du Québec avaient du sang amérindien. Procédons à l'autopsie de tous ces métis pour déterminer la bonne part à mettre à l'Écran! Quand je vivais en Afrique, la pomme de discorde était l'ethnie supposée, soit Hutus ou Tutsi; il s'ensuivit de terribles massacres jusqu'au dernier en place avec la conquête du Rwanda par les nombreux criminels de guerre concernés, de tout bord; l'usage du "deuxième bureau" n'étant pas plus rare là que chez nous, un regard sérieux indique le non sens des couleurs et ethnies à propos de l'humanité. Bref, le jeux des nombres est finalement fort éloigné de votre propos autant que du mien.

    • Hermel Cyr - Abonné 24 novembre 2017 18 h 38

      Je me souviens, dans les années 1970, nos profs d’histoire, de socio, de philo, d’anthropo, nous interdisaient l’emploi du mot « race ». Il s’agissait, disaient-ils, d’un terme réservé aux éleveurs de bétails et aux vétérinaires. Jamais les sciences humaines n’étaient justifiées de l’employer, la raison étant qu’il n’y avait qu’une seule et même humanité d’unique nature, d’unique origine. Les biologistes et généticiens l’avaient d’ailleurs prouvé.

      Ce qui est désolant, c’est qu’aujourd’hui ce terme d’éleveurs de bétails nous arrive dans les médias non pas d’une certaine droite, mais d’une certaine gauche, qui, sous l’appellation « personnes racisées », s’en sert pour affirmer son anti-occidentalisme primaire. D’ailleurs, pour ses usagers, l’expression « personnes racisées » couvre toutes les ethnies à l’exclusion explicite des Blancs. Il s’agit en quelque sorte d’un apartheid à l’envers.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 novembre 2017 18 h 39

      Vous êtes très polie Mme Derome.

      Bon. Encore une fois, on appelle au racisme. Franchement.

      « Maggie MacDonnell, une enseignante blanche issue de la Nouvelle-Écosse, est-elle le meilleur exemple pour inspirer les jeunes autochtones à développer leur potentiel ? »

      Je suis un enseignant blanc de l’Ontario qui enseigne dans une école primaire à 50% d’élèves autochtones et donc, selon nos experts de la Sainte rectitude politique, au lieu de les initier aux nouvelles technologies du futur (voir automatisation, robotique et programmation), je devrais passer mon chemin parce que je ne suis pas un bon exemple. On devrait continuer d’opérer de la même façon comme au bon vieux temps lorsque j’étais moi-même un enfant dans les écoles primaires (dans la plupart de toutes les classes en Ontario, on retrouve la même situation d’antan même s’ils sont munis de boîte électronique – « Voodoo Magic » et qu’ils ne sont que des utilisateurs et non pas des créateurs). Les écoles publiques n’ont pas vraiment évoluées et ne préparent pas les jeunes au choc du futur, intelligence artificielle oblige. Évidemment, je ne sais pas de quoi je parle même si j’habite l’Amérique française depuis plus de 12 générations et mes descendants comptent deux ancêtres autochtones. En passant, ce sont les Anglais qui ont mis les autochtones dans les prisons à ciel ouvert sur des terrains de camping et les ont infantilisés (voir la Loi sur les Indiens).

      Continuons dans la même ligne de pensée. Penons les États-Unis de Donald Trump par exemple. Les clubs de la NFL sont majoritairement noirs. Selon le système de quota qu’on veut imposer, ils devraient avoir au moins 73% de joueurs blancs. Or, ce n’est pas le cas. Plus de 70% des joueurs sont noirs. Peut-être que les emplois sont donnés au mérite et non pas parce que vous êtes blancs ou noirs. La discrimination positive n’est pas plus souhaitable que le racisme pur et dur.

    • Céline Delorme - Abonnée 24 novembre 2017 20 h 03

      Monsieur Vil, je trouve votre billet bien difficile à comprendre:

      Selon votre photo, je suppose que vous faites partie des personnes qu'on ne peut pas traiter de "raciste". Pourtant vous faites la promotion de la "racisation". Ce terme est très à la mode, mais rend votre propos pour le moins incohérent et difficile à suivre.
      Définition selon Wiki: "La racisation est le processus par lequel une personne est, en raison de certaines de ses caractéristiques, assimilée à une race humaine, bien que la non-pertinence de ce concept ait été démontrée par les recherches scientifiques. Les personnes racisées sont donc l'ensemble des personnes victimes de ce procédé. La racisation est un processus important du racisme"
      Donc, Monsieur Vil, vous jugez que notre Etat devrait faire la promotion de la racisation, et vous recommandez que pour toutes les fonctions publiques, un filtre soit utilisé pour identifier la race exacte de chaque individu?
      Quels sont vos critères, pour identifier chaque "race"?
      Couleur de peau exacte, forme du visage et des yeux, généalogie précise: demi-sang, quart de sang, huitième de sang?
      Que faites-vous des noirs pâles, et des blancs foncés? Des asiatiques et amérindiens de "demi-sang ou quart de sang". A partir de quel pourcentage a-t-on le droit de se dire "non blanc"?
      Si ma mémoire est bonne, ces procédés étaient utilisés par les nazis, et dans l'Afrique du Sud de l'appartheid, et dans les Etats Unis esclavagistes, entre autres, de sinistre mémoire: Désirez vous vraiment un tel retour en arrière?
      Je me rappelle avec plaisir de certains films de Spike Lee à ce sujet.
      (Jungle Fever)
      allez voir sa photo, si vous ne le connaissez pas. Son propos était autrement plus cohérent que le vôtre.

    • Hermel Cyr - Abonné 25 novembre 2017 09 h 52

      @M. Dionne,
      Pour ajouter à votre commentaire, si on respectait la logique des quotas sur la base ethnique, il faudrait retrancher biens des étudiants asiatiques des facultés de sciences.
      En passant, il est remarquable que très rarement les Asiatiques se plaignent du racisme. Ils bossent fort et réussissent dans une foule de domaines.

  • Jean Martel - Abonné 24 novembre 2017 02 h 56

    Représentation des minorités

    Je suis d'avis que si les minorités représentent 10% (comme vous dite), ceci devrait être le minimum de représentativité requis dans l'ensmble de la société (emplois, événements, spectacles, reconnaissance de talents, etc.) Mais, j'ajouterais au moins le même pourcentage de représentativité pour les autochtones même s'ils ne représentent pas autant de pourcentage de la population, mais avec l'assimiliation qu'ils ont subie au cours des siècles, ce pourcentage de souche autochtone est sûrement très élevé dans la population québécois «dite de souche» (à évaluer ?!?!?). Il faut aussi redonner aux autochtones la place qui leur est dûe. Merci pour votre article.
    Je suis un ancien fonctionnaire ayant travaillé auprès des autochtones du Québec.

    • Solange Bolduc - Abonnée 24 novembre 2017 10 h 00

      J'ai appris il y a plusieurs mois que mon grand-père paternel qui vivait en Ontario, avait épousé une amérindienne là-bas. Dans ma prorpe famille, ma mère a eu 9 enfants: 5 filles, 4 garçons, la plupart avait les yeux bleus ou verts, et trois les yeux noirs. Une de mes grandes soeurs, on l'appelait la sauvagesse pour la taquiner parce qu'elle ressemblait beaucoup à une améridienne: elle était jolie.

      Du côté de ma mère, en Beauce, il y avait une origine française très marquée, et je me rappelle que ma grand mère que j'admirais beaucoup, y tenait beaucoup, et me répétait l'importance de conserver la langue française, mais qu'il fallait apprendre l'anglais pour aller visiter nos oncles (trois de ses frères) qui avaient immigré aux USA.

      Elle tenait à sa culture ma grand-mère, et mon grand -père paternel, né en Beauce, et de descendance Hollandaise, qui vivait en Ontario, aura inculqué à ses enfants la culture québécoise: tous parlaient français, et nécesairement anglais dans cette province bilingue.

      Mon grand-père avait fondé une usine à papier pour embaucher les siens, et ils parlaient tous français !

      Dans la famille, nous étions blancs en majorité, avec un peu de peau brune, chez certains d'autres, etc. !

  • Solange Bolduc - Abonnée 24 novembre 2017 04 h 20

    Chronique culpabilisante !

    Je suis coupable d'être blanche et parce qu'on voit trop ma face partout! Est-ce que le Devoir pourrait enlever ma photo? Il me semble que ça rendrait justice aux personnes racisées, non? Très choquant, trop de blancs! C'est tout juste si M. Vil ne nous traite pas de racistes! Ouf!

    Vos chroniques deviennent lourdes à la fin! Le Devoir ne vous fait pas assez de place? Et à Radio-Canada il n'y a pas assez de personnes racisés , j'imagine? Et Télé -Québec, et la Ville de Montréal, maintenant!

    • Hélèyne D'Aigle - Abonnée 24 novembre 2017 09 h 26

      «  Celui qu’on méprise est celui qu’on envie
      n’ont droit qu’a des nuances différentes
      du même sentiment . « 
      ( Quand j’aurai payé ton visage , Claire Martin )

    • André Joyal - Abonné 24 novembre 2017 13 h 49

      Et comment Mme Bolduc, que ce type de chroniques, qui revient réglèrement, se fait très lourd.

      Heureusement,le Devoir nous a épargné la prose ténébreuse de ce chroniqueur pendant quelque temps. Voilà qu'il sévit à nouveau et il nous impose pas moins de 7 fois l'affeux terme «racisé». Pénible!

  • Maryse Veilleux - Abonnée 24 novembre 2017 06 h 07

    Les relans du colonialisme?...

    Votre texte est très pertinent et il s'agit d'une culture d'élite. Moi je suis blanche et à l'intérieur de ce groupe il se crée des sous-groupes qui, sur le plan hiérarchique, sont persuadés savoir ce qui convient le mieux à leurs subordonnés. Est-ce là l'expression du colonialisme? Dont vous soulignez certains traits et qui se pratiquent même à l'intérieur de ce groupe?...

    • Marc Therrien - Abonné 24 novembre 2017 11 h 09

      Le classement par rangs ou statuts des individus dans la hiérarchie sociale est un phénomène inhérent à la construction et au fonctionnement de tout sous-groupe, groupe, organisation, culture dans le grand système du vivant.

      Marc Therrien

  • Sylvain Auclair - Abonné 24 novembre 2017 07 h 13

    Donc...

    Donc, il en aurait fallu deux plutôt qu'une? N'est-ce pas une variabilité acceptable?