La mouche du coche

Il devient un peu agaçant d’entendre les remontrances du chef d’Option nationale, Sol Zanetti, qui reproche continuellement au PQ son manque de détermination à faire du Québec un pays souverain. S’il y a une chose qu’on ne peut pas reprocher à Pierre Karl Péladeau, c’est bien ça.

« Ce n’est pas nouveau que le Parti québécois parle d’indépendance. Ce n’est pas nouveau qu’il parle du pays. Mais ça fait très longtemps qu’il n’a pas pris un engagement réel de la faire, dans lequel il prend un risque », a déclaré M. Zanetti dimanche à l’issue du congrès de son parti.

Le président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, avait donné le ton une semaine plus tôt dans une lettre ouverte. « Faire un pays ne peut pas équivaloir à signer un chèque en blanc à des politiciens qui hésitent à s’engager clairement à la tenue d’un référendum lors d’un premier mandat ! Tous les gens qui ont à coeur le projet de pays n’en peuvent plus du flou artistique entourant la mécanique menant à un Québec souverain », écrivait-il. Voilà qui va beaucoup contribuer à un rapprochement !

Les autres manquent toujours d’audace quand on ne prend soi-même aucun risque. QS est à des années-lumière du pouvoir, et les intentions de vote d’ON se situent à l’intérieur de la marge d’erreur des sondages. Cela rappelle la mouche de la fable, qui croit fouetter les chevaux s’épuisant à tirer le coche sur un chemin pentu et sablonneux.

 

Il est vrai que le PQ est resté vague depuis le dernier référendum. Le congrès de 2005 avait bien résolu de tenir un référendum le plus rapidement possible dans un premier mandat, mais on est vite revenu au « moment approprié », qui dépendra lui-même des « conditions gagnantes », venues d’on ne sait où. M. Péladeau a cependant promis d’expliquer clairement ses intentions d’ici les élections d’octobre 2018.

Ces jours-ci, le PQ a d’autres chats à fouetter. Avant de convaincre les Québécois que l’indépendance va les enrichir, son chef doit d’abord faire la démonstration qu’il peut lui-même assurer la relance de son parti. Encore à l’état d’ébauche, son institut de recherche sur la souveraineté est déjà un sujet de discorde.

Le PQ demeure le véhicule privilégié du projet souverainiste, même s’il n’exerce plus la même hégémonie. En avril 2014, les électeurs lui ont cependant confié le mandat de former l’opposition officielle. À ce titre, il a le devoir d’assurer la critique quotidienne de l’action du gouvernement Couillard avec la plus grande efficacité possible.

À la minute où il va s’engager à tenir un référendum dans un premier mandat, le Québec se retrouvera de facto en campagne préréférendaire. Il deviendra presque impossible de forcer le gouvernement à rendre des comptes. Quel que soit le dossier, il répliquera que ce serait bien pire dans un Québec indépendant. Déjà, le premier ministre Couillard n’hésite pas à recourir à cet expédient quand il est à court d’arguments. Le PQ devra se brancher, mais il serait très mal avisé de précipiter les choses. Les libéraux doivent aussi être jugés sur leur bilan.

 

« Après bien du travail, le Coche arrive au haut ;

Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :

J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.

Ça, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine. »

La plaine n’est pas encore en vue. Selon CROP, le PQ accusait un retard de 8 points sur le PLQ à la mi-janvier et le Oui n’aurait recueilli que 34 % des voix en cas de référendum, soit le plus faible pourcentage depuis l’élection de Pierre Karl Péladeau.

Même il reste encore deux ans et demi avant la prochaine élection, certains commencent déjà à se demander dans quelle mesure il serait opportun de tout miser sur la promesse d’un référendum pour lequel il semble y avoir un appétit très limité.

Encore faudrait-il que QS et ON y voient un paiement suffisant pour leur peine. M. Zanetti reconnaît qu’une « coalition » des différents partis souverainistes est nécessaire, mais son parti a réitéré en fin de semaine dernière son adhésion à un mode d’accession à l’indépendance inspiré du modèle catalan, qui s’apparente à une élection référendaire, dont M. Péladeau a déjà rejeté le principe.

Dans sa lettre ouverte, M. Fontecilla dénonce les « formules creuses » et les « concepts tordus » du PQ, mais on ne peut pas dire que la démarche « rassembleuse » vers la souveraineté prévue au programme de QS pèche par excès de simplicité. Il faudrait d’abord élire un gouvernement souverainiste, puis une assemblée constituante, qui aurait elle-même le mandat de consulter la population et dont les propositions feraient ensuite l’objet d’un référendum. Même une mouche en serait étourdie.

93 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 2 février 2016 01 h 07

    La volonté quelle approche a risques

    Bon pourquoi ne pas se le dire une fois pour toutes que ce n'est pas une question de volonté mais de circonstances, le monde n'est il pas une question de circonstances meme si la volonté peut parfois aider, combien d'humains très volontaires sont apparus en cour d'évolution et ce fut l'horreur, la lecture Toistoi devrait être obligatoire

  • Diane Gélinas - Abonnée 2 février 2016 01 h 41

    Virage à droite du PQ ?

    Avec l'arrivée du chef Lucien Bouchard, ex-négociateur patronal et ex-conservateur, qui a fait du déficit zéro - inspiré de la doctrine duplessiste - son cheval de bataille, plusieurs militants péquistes, plutôt que se battre à l'intérieur du PQ alors qu'ils y étaient encore majoritaires, ont décidé d'en quitter les rangs pour fonder Option citoyenne puis, en fusionnant avec l'Union des Forces progressistes - cet amalgame d'ex-communistes qui se sont opposés, voire haïs, durant des années - a contribué à vider le PQ d'une partie de ses forces vives en fondant Québec Solidaire.

    Ce déficit zéro de Lucien Bouchard a aussi eu comme conséquence d'offrir des retraites anticipées aux salarié-e-s des secteurs public et para-public, créant un vacuum dans la partie la plus militante de ces travailleurs, dont la plupart avaient porté le PQ au pouvoir en 1976. Ce plan machiavélique a réussi à merveille : isoler les retraité-e-s en les excluant du militantisme syndical, les éloignant par le fait-même du Parti Québécois près des centrales syndicales à l'époque.

    Les quelques progressistes demeurés fidèles au PQ ont été rapidement marginalisés et la direction leur a laissé toute la scène pour se discréter eux-mêmes, et la lutte pour l'indépendance, forcément liée à la justice sociale, a perdu sa raison d'être.

    Or, en multipliant les partis politiques indépendantistes, le Québec se condamne à être dirigé par des affairistes ad vitam aeternam.

    La solution réside dans le courage des Onistes et des «Solidaires indépendantistes» à réintégrer les rangs du PQ et à y insuffler un programme avantgardiste puisqu'ils retrouveront leur majorité au sein du parti et imposeront un virage plus conforme aux aspirations de la majorité de la population.

    Des partis de droite, il y en a déjà deux... la CAQ semblant de plus en plus servir de ligue mineure aux Libéraux.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 09 h 02


      «La solution réside dans le courage des Onistes et des «Solidaires indépendantistes» à réintégrer les rangs du PQ » - Diane Gélinas

      Madame Gélinas,

      Le Parti québécois ne détient pas le monopole de l'indépendance au Québec.

      Le PQ est irréformable, puisqu'il a été galvanisé à droite et au néolibéralisme par sa direction, de la tête à sa base depuis plus de vingt ans.

      Et jamais Québec Solidaire ne fusionnera avec un Parti québécois en complète contradiction avec ses valeurs social-démocrates.

      S'il y avait une possibilité additionner les votes et les députés souverainistes, c'est avec le mode de scrutin proportionnel que QS défend depuis sa fondation et que le PQ a évacué de son programme en 2011.

      C'est donc le PQ qui divise délibérément les forces souverainistes et non Québec Solidaire; et c'est donc au PQ d'agir et de réviser sa position. Le Parti québécois ne détient pas le monopole de l'indépendance au Québec.

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Rivest - Inscrit 2 février 2016 09 h 13

      diviser pour reigner...
      effectivement, la division gauche droite c'est qui est arrivé de pire au Québec.

    • Marie-Josée Blondin - Abonnée 2 février 2016 09 h 21

      Votre analyse est intéressante.

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 2 février 2016 09 h 38

      Il ne s'agit pas de faire l'indépendance en faveur de quelqu'idéologie ou quelque groupe social que ce soit, mais en faveur de tous les Québécois.

      L'indépendance étant établie juridiquement en suite à une décision démocratiquement prise, l'Assemblée Natioale devrait être dissoute et des élections tenues pour constituer une Assemblée Natioale réflétant les tendances sociales et économique de la gauche à la droite en passant par le centre.

    • Gilbert Turp - Abonné 2 février 2016 11 h 00

      Je suis totalement d'accord avec vous, madame Gélinas. Je rêve pour ma part que Mme David et M. Zanetti fassent des Pierre Bourgault d'eux-mêmes.

      Pour rappel, Bourgault a dissout le RIN pour se rallier au PQ. C'était pour le bien du Québec et ça a donné une de nos périodes historiques faites de grandes avancées.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 11 h 58

      «Pour rappel, Bourgault a dissout le RIN pour se rallier au PQ.» -Gilbert Turp

      Et ce fût bien-là, la pire erreur du RIN, puisque le PQ n'a cessé de tergiverser sur l'indépendance depuis a fondation, allant même jusqu'à refuser d’en prononcer même le mot durant plus de 40 ans.

      Alors que l'immense majorité du temps le PQ a reporté, trituré, dilué, renié ou mis en veilleuse l'indépendance pour s'occuper essentiellement de politique électorale et provinciale.

      Qu'il s'agisse du «bon gouvernement de 1976»; de «l'étapisme» et la «mise en veilleuse» des années 80; du «beau risque» fédéraliste avec Mulroney; de «l'affirmation nationale» de Pierre-Marc Johnson; de l'attentisme des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard; des «1000 jours» d'attente et du «confédéralisme» de Bernard Landry et bien évidemment, de la «gouvernance souverainiste» de Pauline Marois.

      Et ce n'est guère plus reluisant avec un Pierre Karl Péladeau qui refuse de nous donner son échéancier référendaire, nous replaçant dans l'éternel attentisme démobilisateur des conditions gagnantes de Lucien Bouchard.

      - Cm

    • Sylvain Rivest - Inscrit 2 février 2016 11 h 59

      M. Gilbert Turp,

      Malheureusement, QS a toujours mis ses intérêts idéologiques avant la cause souverainiste.

      Il est à espérer que les souverainistes appuyant ce partis cessent, justement, d'appuyer ce parti pour au moins une élection. Car QS ne fait que contribuer à diviser le vote inutilement, du moins pour les souverainistes, laissant toute la place aux fédéralistes.

      On apprendrait un jour que tout ce qui tourne autour de QS n'était qu'un stratégie payée par le fédéral que je n'en serait pas surpris tellement que tout cela commence à ressembler à du sabotage.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 2 février 2016 12 h 41

      @Gilbert Turp. Madame Gélinas a bien décrit la dérive définitive du PQ vers la droite néolibérale depuis le gouvernement Bouchard. En fait, ce tournant à droite avait débuté beaucoup plus tôt, dans les années 80 alors que le PQ avait abandonné son pseudo "préjugé favorable" aux travailleurs et du même coup le vernis social-démocrate.
      Effectivement Bourgault a sabordé le RIN pour fusionner avec le MAS et former le PQ! Ce qui fut fait a été fait! Mais que reste-t-il des idées de Bourgault et du RIN au sein du PQ. Ce qui est certain, Bourgault a été l'un des premiers dans les années 80 à dénoncer le tournant à droite du PQ.

      Ne serait-il pas temps, au Québec, d'envisager la question politique sous son angle sociale au lieu de nous enfarger sur la question nationale? Ne devient-il pas prioritaire de regarder notre société sous d'autres angles : celui des inégalités et des injustices, celui du respect des droits, de la qualité de vie et de la démocratie. Il m'apparaît que justement QS considère et propose un programme politique prioritairement en fonction des problèmes sociaux, s'opposant ainsi aux orientations néolibérales communes aux libéraux, caquistes et péquistes. Sous cet angle, une coalition politique entre QS et le PQ n'aurait aucun sens. Et si le PQ invite QS à s'éclipser en période électorale sous prétexte que les deux partis sont "souverainistes", l'argument ne tient pas la route puisque jusqu'ici il n'y a pas eu aucune élection portant sur l'indépendance du Québec.
      N'en déplaise à Monsieur David!!

    • Sylvain Rivest - Inscrit 2 février 2016 13 h 42

      Jean Jacques Roy,

      Les enjeux de société peuvent être discutés mais la priorité de PQ n'est pas de gouverner mais bien de nous donner un pays. Car si on liait les enjeux de société et la question national, qu'adviendrait-il à un Québec souverain le jour où la droite prendrait le pourvoir?
      On demanderait un référendum pour rejoindre le canada?

    • Michel Blondin - Abonné 2 février 2016 14 h 12



      @montmarquette,

      "Et jamais Québec Solidaire ne fusionnera avec un Parti québécois en complète contradiction avec ses valeurs social-démocrates".


      C'st pas la première fois que le fiel prospère de vos réactions envers le PQ. À croire que c'est vous qui décidez de l'avenir de QS.

      Ce n'est pas le QS qui peut prétendre accéder au pouvoir à la prochaine élection. Metez-y de l'humilité pour voir l'essentiel de l'enjeu.

      À vous croire, il faudrait être social-démocrate avant tout. Comme si la naissance d'un pays, pour une nation, ne domine pas tous les enjeux par son affranchissement de s'enlever les fers du colonialisme, condition essentielle à prendre sa destinée en main.

      Mettre la Charette avant les boeufs nous mène au précipice de l'illogisme ou de l'incohérence. La révolution constitutionnelle précède les colorations politiques de gouvernement. Vous aimeriez mieux rester Canadians en culture anglophone!

      La moindre des logiques nous enseigne que l'addition fait les majorités qui gouvernent. Et, la soustraction mène à la minorisation, à l'effeuillement.
      La mouche du coche ne peut prétendre, cocher noir cocher blanc, à la majorité! Il fait réfléchir et non miroiter.
      La grande politique s'instruit de ce principe.

    • Diane Gélinas - Abonnée 2 février 2016 14 h 39

      Monsieur Montmarquette,

      Vous écrivez : «Et jamais Québec Solidaire ne fusionnera avec un Parti québécois en complète contradiction avec ses valeurs social-démocrates.»

      C'est certain qu'un parti comme Québec Solidaire qui charrie l'Assemblée nationale jusqu'a adopter une motion qui insulte les Québécois en les traitant d'islamophobes... a démontré à cette occasion ses valeurs sociales-démocrates... Croyez-vous vraiment que ces valeurs sont partagées par une majorité de la population ?

      Par ailleurs, dans mon texte, je ne parle aucunement de fusion, mais bien d'une incitation individuelle aux membres d'ON et de QS, sincèrement indépendantistes, de joindre les rangs du PQ et de le transformer de l'intérieur car, peu importe les sondages, la simple logique suppose un seul et même véhicule pour assurer la victoire de l'indépendance.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 14 h 40

      « QS a toujours mis ses intérêts idéologiques avant la cause souverainiste.» - Sylvain Rivest

      Il ne faut pas manquer de culot pour accuser QS de passer le pays avant le parti, alors que c'est le PQ qui n'a plus de référendum au programme depuis plus de 20 ans, tant son obsession du pouvoir le démange. Et alors que QS est le seul parti de l'Assemblée nationale à garantir un référendum dans un premier mandat.

      Et que dire de l'idéologie néolibérale péquiste? Son dogme du déficit zéro? Ses incessantes politiques d'austérité qui viennent avec?

      Je suppose que ce néolibéralisme à tout crain, n'est pour vous qu'un simple jeu de société?

      Votre aveugle partisanerie, n'a d'égale que votre mauvaise foi.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 15 h 42

      «C'est pas la première fois que le fiel prospère de vos réactions envers le PQ. À croire que c'est vous qui décidez de l'avenir de QS» - Michel Blondin

      Je ne décide peut-être pas de l'avenir de QS, mais , je sais fichtrement d'ou il vient. Et il se trouve que Québec Solidaire vient justement d'une rupture avec le Parti québécois.

      S'il était possible que QS s'allie dans un gouvernement de coalition pour faire l’indépendance. Il est complètement illusoire et hors de question que QS se saborde au profit d'un PQ, qui, depuis plus de 20 ans n'a fait que se trahir lui-même dans un «champs de ruines» si bien illustré par Jacques Parizeau, et ce, autant sur la question sociale que sur la question nationale.

      «À vous croire, il faudrait être social-démocrate avant tout. Comme si la naissance d'un pays, pour une nation, ne domine pas tous les enjeux» - Michel Blondin

      Contrairement au parti manchot-cul-de-jatte qu'est devenu le Parti québécois qui ne fait que singer les politiques d'austérité du Parti libéral à chaque foutues d'élections que le bon dieu nous ramène. Québec Solidaire, lui, est capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps et de défendre à la fois la question nationale ET la question sociale.

      Il suffit d'ailleurs de prendre acte du dernier référendum en Écosse pour savoir qu'en défendant la question nationale en l'associant à un solide programme social, les appuis à l’indépendance sont passé de 20% à 45% en l'espace d'une seule élection.

      Et pour cause, ce n'est certainement pas avec des attaques aux services publics et un programme d'austérité qu'on parviendra à convaincre les indécis que le Québec dispose des moyens et de l'autonomie économique nécessaire pour faire son indépendance et de gérer lui-même.


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 16 h 07

      « C'est certain qu'un parti comme Québec Solidaire qui charrie l'Assemblée nationale jusqu’à adopter une motion qui insulte les Québécois en les traitant d'islamophobes...» - Diane Gélinas

      Désolé, mais c'est vous qui charriez en affirmant que QS a traité les Québécois d'islamophobes.

      Si QS a fait quelque chose, c'est de tenter de lutter contre une islamophobie exacerbée par les 7 mois de de dissensions et de division sur la Charte des valeurs, délibérément instrumentalisée à des fins électorale par le Parti québécois pour faire du «wedge politic» sur le dos des musulmans.

      Christian Montmarquette

    • Luc Archambault - Abonné 2 février 2016 19 h 40

      L'union ce n'est pas l'unitarisme.

      Ce n'est pas une question de courage, mais de discernement.

      Unir les forces démocratiques citoyennes et politiques du peuple ne peut se faire que sur la base de l'union des forces en présence. L'union consiste non pas à faire disparaître l'une ou l'autre force, mais à les faire se rassembler sans les faire disparaître.

      Cela ne peut se faire que sous Coalition multipartite autour d'un même Programme commun d'État démocratique républicain, à distinguer des actuels programmes de gouvernance des partis. Un Programme d'État qui transcende les actuels programmes de gouvernance plus à droite ou plus à gauche.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 3 février 2016 11 h 30

      "Les enjeux de société peuvent être discutés mais la priorité de PQ n'est pas de gouverner mais bien de nous donner un pays." S. Rivest

      - Nous nous entendons sur le fait que les enjeux de société peuvent être discutés. J'ajouterais que ce débat devient une nécessité démocratique élémentaire si on propose à la collectivité d'excercer le droit à s'autodéterminer comme peuple et nation et de passer de "province" à "État-nation". En effet, comment faire l'économie d'un tel débat si les souverainistes veulent inclure et convaincre la majorité nationale à franchir ce pas de l'autodétermination, sans du même coup offrir la possibilité aux citoyen.nes de connaître et de discuter DES ENJEUX mais aussi d'exprimer ce qu'ils et elles veulent construire et laisser en héritage aux générations à venir!

      - La priorité du PQ, dites-vous, n'est pas de gouverner mais bien de NOUS donner un pays. Je ne doutes aucunement de votre sincérité ni de la perception que vous avez de votre parti. D'autre part, vous devez aussi admettre que bon nombre de souverainistes, dont je suis, ont une perception opposée à ce que vous dites. En effet, depuis 1976, en 2 occasions seulement le PQ étant au gouvernement a proposé aux québecois.ses de se prononcer par référendum sur le statut du Québec au sein du Canada. Dans aucun de ces reférendum le PQ n'a proposé de devenir un Etat-nation souverain et indépendant. En 1976 la longue formule se résumait à demander au Canada d'accepter le Québec sous un nouveau statut d'État-associé! En 1995, sous d'autres mots, le référendum s'apparentait au premier... Cette fois-là, on demandait au Canada de reconnaître la souveraineté mais du même coup on voulait rester unis par des ententes à négocier!

  • Jacques Lamarche - Abonné 2 février 2016 03 h 52

    D'abord et seulement une prise du pouvoir!!

    L'indépendance accorde le POUVOIR! Pour les modalités, le jeu démocratique et des élections en décideront! Proposer autre chose que le pouvoir donnera des munitions à un adversaire qui attend la plus petite faille pour attaquer et faire dérailler le train de la liberté! Le faute du budget d l'An 1 ne doit pas être répétée!

    A la construction du pays, tous doivent participer. Après un OUI, le PLQ continuera à exister et il aura son mot à dire pour donner une forme à ce pays! Forcément!

    Le combat pour l'indépendance doit éviter d'être celui d'un conflit entre la gauche et la droite. La gauche n'a pas à s'approprier ce projet pour ses seuls intérèts, fussent-ils les plus nobles, les plus grands! La souveraineté doit servir toutes les parties et les gens d'affaires pourraient y trouver leur compte. La joute politique, comme dans les pays du monde, fera que le Québec ira tantôt à droite, tantôt à gauche, comme en France ou au Canada, selon la force et la directions des vents que la vie politique crée constamment.

    La souveraineté n'est pas un projet de société, ce que l'adversaire veut faire croire! Elle est un projet de pays, de prise de tous les leviers! Après, ce sera une toute autre affaire et une autre lutte pour en fixer modalités sera alors à faire! Puis encore d'autres à faire et à refaire, autant pour protéger la langue et le filet social que la nature!

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 08 h 49

      «La gauche n'a pas à s'approprier ce projet pour ses seuls intérèts, fussent-ils les plus nobles, les plus grands! La souveraineté doit servir toutes les parties » - Jacques Lamarche

      - Quel est le meilleur véhicule pour faire progresser et réaliser l'indépendance M. Lamarche?

      1) Un parti néolilbéral comme le PQ qui prône l'austérité et défend les intérêts de la petite élite du «1%» des plus riches?

      2) Ou un parti social-démocrate comme Québec Solidaire, qui lutte contre l'austérité et défend les intérêts du 99% des gens ordinaires contre les abus du 1% des plus riches?

      - CM

    • Sylvain Rivest - Inscrit 2 février 2016 12 h 03

      Christian Montmarquette,

      Votre choix de réponse est incomplet.
      Car la réponse ne s'y trouve pas.

      La réponse => un parti qui se bas pour faire avancer l'indépendance.

      Arrêter de nous ramener le débat gauche/droite c'est hors sujet.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 13 h 44

      «Arrêter de nous ramener le débat gauche/droite c'est hors sujet.» -Sylvain Rivest

      Le débat gauche-droite sur les valeurs et le projet sur l'avenir constitutionnel du Québec est tellement hors sujet, que Québec Solidaire vient de recevoir «19%» des intentions de votes francophones au Québec.

      Et si le débat gauche-droite est tellement hors sujet, pourquoi appuyez-vous un parti de droite comme le PQ qui a proposé une indépendance néolibérale de droite avec son «Entente du 12 juin» en 1995?

      Selon votre implacable logique, l'approche gauche-droite n'aurait pas le droit au chapitre quand elle vient de la gauche, mais serait donc entièrement légitime quand elle vient du PQ?

      - N'importe quoi ou ça, c'est pareil..

      L'indépendance ne sera pas «ni à gauche, ni à droite» comme le prétend le PQ. Mais AVEC la gauche ET la droite, ou elle ne sera pas.

      Le PQ n'est pas le propriétaire de la question nationale et n'a pas à dicter ses valeurs et ses manières de procéder aux autres.

      Continuez de vous battre de la sorte contre le second souverainiste le plus important au Québec, et vous ne l'aurez jamais, l'indépendance.


      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 2 février 2016 16 h 20

      Monsieur Montmarquette,

      vous avez déjà écrit que Jacques Parizeau était un leader modèle pour réaliser la souveraineté en 1995 et que, depuis, le PQ a viré plutôt à droite. Aujourd'hui, vous écrivez que l'entente de 1995 prônait une indépendance néolibérale de droite. Donc, que Parizeau et le PQ étaient crypto-néo-libéraux plutôt que social-démocrates bien avant le virage.

      J'aimerais lire ce qui, à vos yeux, caractérise l'apporche que vous péconisez et que préconise QS. S'agit-il, avec l'une et l'autre, se quitter le terrain de la social-démocratie pour prendre occuper celui du socialisme ou du communisme ?

    • Jacques Lamarche - Abonné 2 février 2016 18 h 00

      M. Montmarquette, j'aimerais bien que ce soit QS qui conduise le Québec vers la souveraineté! Mais le imposant véhicule demeure encore le PQ, qu'importe ses fautes et ses errements! Qui sont loin d'être aussi graves que l'on le prétend! Et dont en grande partie, il se repent!

      Comme le dit Mme Gélinas ci-haut, le retour au bercail des brebis ¨égarés¨ est une nécessité. C'est l'accession à la souveraineté qui doit sur toute autre considération primer! Les péchés du passé doivent être pardonnés; les forces souverainistes doivent faire front commun pour se donner une chance aux élections de gagner! Sinon, j'en suis désolé, tous les efforts de l'un et l'autre resteront vains.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 19 h 52

      À Claude Bariteau.

      Première réponse de deux :

      « Vous avez déjà écrit que Jacques Parizeau était un leader modèle pour réaliser la souveraineté en 1995..» - Claude Bariteau

      Je crois que Jacques Parizeau a été un des seuls, sinon le seul, chef du PQ véritablement à la hauteur de ses aspirations pour l'indépendance.

      Mais je sais depuis bien longtemps que l'Entente du 12 juin 1995 était une véritable entente néolibérale ou le PQ remplace à toutes fins pratiques le projet de constitution, par un traité commercial de libre-échange avec le reste du Canada; et ou le Québec abandonne une partie de sa souveraineté réelle au profit du Canada et des liens commerciaux.

      Et oui, comme l'affirme Jean Jacques Roy un peu plus haut, dans les faits., le virage néolibéral du Parti québécois remonte même aux années 80' ou le PQ avait abandonné sa notion de «préjugé favorable aux travailleurs», même si je fais souvent référence aux années Bouchard qui ont été marquantes d'un néolibéralisme débridés pour simplifier les choses.

      La suite ci-dessous.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 2 février 2016 19 h 56

      À Claude Bariteau, suite.

      « J'aimerais lire ce qui, à vos yeux, caractérise l’approche que vous préconisez et que préconise QS. S'agit-il, avec l'une et l'autre, se quitter le terrain de la social-démocratie pour prendre occuper celui du socialisme ou du communisme ?» - Claude Bariteau.

      Pour cette fois, je vais parler pour moi.

      En ce qui me concerne, il n'y a pas tellement de différence entre la lutte sociale et la lutte nationale; puisque ce qui compte au bout du compte, c'est que le Québec devienne une société plus émancipée, plus juste, plus égalitaire, plus écologique et plus humaines.

      Et je crois que l'indépendance pourrait révéler un instrument de choix pour réformer le code criminel ou doter le Québec d'une constitution protégeant les citoyens contre les abus du Capital ou des gouvernements corrompus qui volent les deniers publics qui devraient servir au financement des services public et non pour pour gaver des entreprises déjà riches à craquer.

      Mais il demeure que l'indépendance n'est qu'un contenant, c'est le programme social, la Constitution et la gouvernance qui est le contenu.

      Car nombre de nouveaux pays sont apparus sur la carte du monde et sont devenus des républiques de bananes.

      Ainsi donc, l'indépendance en soi, n'est pas l'assurance d'un mieux être pour le peuple, et c'est pourquoi il faut être si vigilants pour faire en sorte que l'indépendance ne soit pas un recul social, économique et politique si elle se retrouve entre les mains de gens mal intentionné

      Merci de votre question M. Bariteau.

      Elle était avisée et intelligente.

      On en voudrait bien plus des comme celles-là qui font avancer le débat.

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Rivest - Inscrit 2 février 2016 22 h 50

      Christian montmarquette,

      Vous êtes vraiment très fort en sophisme. Vous en êtes divertissant.

      Merci

    • Claude Bariteau - Abonné 3 février 2016 07 h 35

      Monsieur Montmarquette,

      merci de ces précisions.

      Je sais, pour l'avoir écrit moi-même, que le PQ, après le référendum de 1980, a réaligné son tir. Le contexte l'exigeait : les taux d'intérêt atteignaient des sommets et la dette du Québec progressait. Il y eu donc dégonflement des salaires dans la fonction publique et coupures de services. Était-ce un virage à droite de type néo-libéral ?

      Pour Parizeau, qui fut aux commandes, ce n'était qu'un réalignement temporaire. Il revint plus tard avec une approche différente, renfloue des activités en brèche et en crée d'autres, presque toutes abandonnées ou ratatinées après le passage de Bouchard, surtout celui de Charest.

      Quand il revient, il a en tête l'indépendance, qui ne décole pas. Se met en place un projet de « souverinaté partenariat », qui n'est qu'une souveraineté partielle, le partenariat lui grugeant les ailes. Pour Parizeau, il était inévitable que le Canada refuse de danser avec le Québec, ce qu'il avança clairement.

      Alors, y voir un autre virage néolibéral m'apparaît gros. Le Québec sous Parizeau ne chercha pas à se retirer de l'univers capitaliste dans lequel le peuple québécois s'agite. Si je comprends votre postion, ce n'est pas ce que vous cherchez. Vous envisagez composer autrement dans cet univers capitaliste sans vous embourber avec un partenariat liant le Québec et le Canada.

      C'est aussi, je pense, ce qui anime nombre d'indépendantistes aujourd'hui. Y compris ceux qui s'activent au PQ, plus encore ceux qui font patie d'ON.

      Aussi m'apparaît-il plus important, dans le contexte présent, de faire confiance au peuple québécois, ce qui ne peut pas primer dans un parti, quel qu'il soit, qui entend le gouverner selon ses vues. Et le signe majeur de la confiance est d'élaborer les grandes lignes d'un régime politique qui permet au peuple d'avoir le contrôle sur son avenir et sur les lois qu'ils votent.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 3 février 2016 11 h 10

      À Jacques Lamarche, première réponse de deux:

      «Comme le dit Mme Gélinas ci-haut, le retour au bercail des brebis ¨égarés¨ est une nécessité. C'est l'accession à la souveraineté qui doit sur toute autre considération primer!» - Jacques Lamarche

      - Qui nous dit que les «brebis égarées» sont les solidaires?

      Même Jacques Parizeau dénonçait le Parti québécois en le traitant de «champs de ruines» et de parti qui avait abandonné ses deux valeurs fondatrices soit : l'indépendance et la sociale démocratie. Deux valeurs reprises par Québec Solidaire, alors que René Lévesque lui-même avait parfaitement compris qu'on ne fait pas l'indépendance par un parti de droite en négligeant impunément les plus pauvres, et que ce sont les plus riches qui disposent amplement des moyens de faire un tel compromis.

      Et puisque c'est le PQ qui a quitté le PQ, et que c'est Québec Solidaire qui a repris ces valeurs, le meilleur véhicule pour marcher vers l'indépendance demeure Québec Solidaire, qui plus est, propose un programme social-démocrate à l'avantage du «99%» des gens ordinaires, plutôt que le néolibéralisme du PQ qui favorise le «1%» de l'élite économique. D'autant plus qu'il y a feu en la demeure avec la destruction systématiques des services publics des partis néolibéraux du PQ et du PLQ.

      Christian Montmarquette

      La suite ci-dessous.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 février 2016 06 h 37

    Tournoient

    Tous ces patineurs qui tournoient sur la patinoire à s'épuiser avant que la partie commence. Ça fait joli, mais c'est pas d'avance. Ils pratiquent leurs lancers, mais dans les deux buts. Quelqu'un qui porte plus ou moins attention peut s'imaginer qu'il y a incohérence et d'autres s'en servent pour le démontrer. Mais comme tout ce qui se passe avant la partie, rien de tout cela ne compte.

    Une chose qu'un bon gérant d'entreprise apprend très vite est : ne pas sortir ses pièces trop vite. Même Angélil l'a appris à ses dépens. Vous savez... celui que tout le monde vient d'encenser pour sa façon de travailler. Il n'était pas un «amuseur public» lui non plus.

    Tout ceci ??? Toutes ces montées de lait ??? Tous ces dards ??? C'est du vent. Du vent de gérants d'estrades et de commentateurs en manque qui «font du temps».

    PKP ne veut pas être bon chef d’opposition, il ne veut même pas être premier ministre d’une province, il veut «faire un pays». Me semblait que c’était clair.

    PL

  • Normand Carrier - Abonné 2 février 2016 06 h 56

    Il faudra d'abord élire un gouvernement souverainiste ......

    ......Puis une assemblée constituante , qui aura elle-même le mandat de consulter la population et dont les propositions feraient l'objet d'un référendum ..........
    J'en perd mon latin et j'en suis complètement essouflé de cette proposition de QS .....

    Pour élire un gouvernement souverainiste , il faudra une grande cohésion et des ententes ponctuelles pour espérer élire un gouvernement majoritaire contre nos adversaires de toujours les libéraux qui partent , au début de chaque campagne avec 45 comtés , tout en pouvant compter sur 75% du vote anglophone et allophone .... Il faudra une grande dose de réalisme de la part de QS et de ON pour s'entendre avec le PQ sur une formule qui évitera au PLQ de demeurer au pouvoir pour longtemps ..... Il me semble que ce gouvernement d'austérité a assez fait de ravages pour permettre a certains compromis nécessaires ......

    • Marie-Josée Blondin - Abonnée 2 février 2016 09 h 40

      D'accord avec vos constatations et recommandations.

      La clientèle du PLQ, telle que définie ("75% du vote anglophone et allophone") fait bloc quant à elle, peu importe les circonstances et les politiques adoptées par un gouvernement libéral. C'est une clientèle d'abord intéressée par l'état de son portefeuille. Elle n'a pas d'âme ni d'idéal autre que ses propres intérêts personnels et individuels. Le collectif et les valeurs d'équité et de solidarité sociale, elle s'en contre-balance!

      Or, les partis souverainistes, au lieu de s'allier entre eux pour unir leurs voix et leurs forces, s'entre-déchirent pour le plus grand plaisir du PLQ qui va continuer à régner sans soucis. Cette obstination entre les partis souverainistes ou de gauche est tout à fait contre-productive pour atteindre notre objectif: un Québec français indépendant et une société plus humaine et équitable.

    • Sylvain Auclair - Abonné 2 février 2016 10 h 03

      Et rien n'assure que cette assemblée constituante n'accoucherait pas d'une autre dernière chance au fédéralisme renouvelé...

    • Jean Jacques Roy - Abonné 2 février 2016 19 h 29

      Peut-être que les souverainistes des autres partis aiment ou n'aiment pas, la trouvant complexe, la démarche proposée par QS. Soit.
      Par contre, depuis plus de 20 ans, mis à part ON, le PQ n'a rien proposé! Bouchard, Landry et Marois se font élire non pas pour former un gouvernement indépendantiste, mais de bons gouvernements néo-libéraux!
      Il est donc urgent qu'à son tour le PQ clarifie la démarche qu'il pense entreprendre en fonction des prochaines élections: veut-il oui ou non former un gouvernement "souverainiste"? Si oui, pense-t-il y arriver sans former une coalition avec les partis et les mouvements qui défendent la souveraineté du Québec? Si c'est le cas, quelle démarche commune proposerait un tel gouvernement de coalition afin de régler une fois pour toute la question nationale.
      Pour ON la question se règlerait par une élection référendaire. Pour QS, sous le mandat d'un gouvernement souverainiste, la question se règlerait au terme d'une vaste consultation et sous la forme d'une Constituante. La balle est donc dans le camp du PQ: que propose-t-il?
      M David se permet de faire du sarcasme au dépend de ON et QS! Cependant, il oublie un élément fondamental qui fait que son allégorie de la mouche et du coche devient boiteuse. En effet dans l'allégorie la mouche harcèle le cheval qui monte avec peine une pente abrupte... mais ce cheval est en mouvement et il fait avancer sa charge. Si on applique l'allégorie au PQ qui serait supposément le cheval qui tire la calèche!!! Justement, et c'est là où le bat blesse, le PQ, depuis 20 ans n'entraîne pas le mouvement souverainiste vers le haut... au contraire! Le cheval est devenu vieux, refuse d'avancer et il se complaît à brouter la même herbe grasse de ses congénères du Canada.