Les chinoiseries de Saint-Urbain

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	La Maison Kam Fung permet d’apprécier la dizaine de pages du menu très varié, qui propose aussi des soupes et de nombreux plats de nouilles.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
La Maison Kam Fung permet d’apprécier la dizaine de pages du menu très varié, qui propose aussi des soupes et de nombreux plats de nouilles.

Nous aurions pu nous croire attablés dans n’importe quelle grande salle communautaire en Chine à apprécier cette cuisine propre aux restaurants populaires. En réalité, nous sommes bien à Montréal, rue Saint-Urbain, au deuxième étage d’un édifice qui en fait est un mini-centre commercial asiatique. On se retrouve dans l’authentique restaurant chinois, sans artifices de décoration, sans aucune intimité, car les tables sont de grandes tables rondes sur lesquelles on retrouve l’essentiel pour manger. Manger en Chine est bien plus qu’un acte de survie. C’est aussi un acte social qui réunit amis et famille autour de nombreux plats. Les dim sums servis dans les tamis de bambou sont prétexte au brunch chinois. Bon signe, ce restaurant est fréquenté par les Asiatiques, pour ne pas dire les Chinois, qui discutent à voix haute de la pluie ou du beau temps sans se soucier de la multitude de plats posés au fur et à mesure sur la table.

Avec mon invité, nous décidons de suivre l’inspiration du moment, de partager les dim sums et autres spécialités présentées sur le chariot par un serveur qui ne souhaite de toute évidence pas s’attarder à nous les expliquer. Dumplings farcis au porc rôti et aux crevettes, raviolis de canard et sauce arachide et farcis de riz collant entourés de feuilles de lotus sont un bon début. Nul doute qu’on maîtrise ici ce genre de cuisine comme on en retrouve dans la région de Canton. Le goût du porc rôti se mélange fort bien avec les crevettes, l’ensemble est relevé avec la coriandre et donne une impression de fraîcheur fort agréable. Pour continuer dans le même genre, nous optons pour le partage de dim sums frits. Les aubergines farcies aux crevettes sont une pure merveille. Sur les conseils d’un voisin de table, nous les consommons avec une sauce hoisin.


Pour terminer ce voyage à travers les dim sums, nous découvrons les boulettes de boeuf et pelures séchées de tangerine. Le mélange bien dosé de la peau du citrus séché parfume la viande bien épicée. Ce dernier plat termine ce voyage asiatique parmi les saveurs, textures, et épices.


L’expérience heureuse permet d’apprécier la dizaine de pages du menu très varié, qui propose aussi des soupes et de nombreux plats de nouilles.


Avec la traditionnelle bière Tsingtao et un thé noir fermenté, il ne nous en coûte que quelques dollars pour apprécier la culture chinoise, vue de Montréal, qui se partage autour de plats servis ici presque comme à Pékin.


Prix payé pour deux le midi avec bière et thé, sans taxes ni service 42,75 $.


Plus : Une des plus authentiques cuisines chinoises servies à Montréal.


Moins : Le manque d’explication des mets présentés.

 

Collaborateur

1 commentaire
  • Pierre Blain - Abonné 4 janvier 2013 09 h 22

    Pas impressionné

    Je ne suis vraiment pas impressionné par votre "revue" ou "critique" de ce que vous appelez les chinoiseries de Saint-Urbain. Quelle découverte d'apprendre que les aubergines se mangent avec la sauce Hoisin!!!!!
    Pourtant, vos tentatives de nous impressionner avec vos découvertes dans vos articles et dans vos chroniques habituelles nous donnaient l'impression que vous connaissiez votre métier. Pourtant, vos "voyages" auraient dû vous faire découvrir vraiment les dim sum. Je suis vraiment déçu.
    Si l'avenir est garant du présent, je n'attendrai jamais à mieux de votre part.