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Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

Comment choisir son tout-inclus par la bouche

12 février 2013 11h44 | Lio Kiefer | Voyager avec Lio Kiefer
Ce qui est un excellent buffet pour Monique sera désastreux pour Chantal. Pour certains, les hamburgers, les hot-dogs et les spaghettis sauce à la viande à volonté sont indicateurs de bonne bouffe. Pour les autres, c’est le contraire.
Photo : Lio Kiefer Ce qui est un excellent buffet pour Monique sera désastreux pour Chantal. Pour certains, les hamburgers, les hot-dogs et les spaghettis sauce à la viande à volonté sont indicateurs de bonne bouffe. Pour les autres, c’est le contraire.
La formule tout-inclus est aujourd’hui celle qui est la plus proposée au Québec pour les voyages dans le sud. On y «buffette» à volonté et le bar pour les boissons locales est  très ouvert. Sauf que le buffet se ressemble chaque jour et le sourire du barman ne suffit pas à faire disparaître l’envie gourmande qui peut nous ronger. Des petits trucs pour bien manger.

Les idées qui circulent

«La bouffe à Cuba n’est vraiment pas bonne! Par contre, au Mexique, c’est super!» Ces phrases m’ont toujours fait sourire, car les buffets sortis de toutes les chaînes espagnoles qui dominent le marché hôtelier du sud ont les mêmes fournisseurs pour les crevettes, calamars, poissons, coquilles, viandes et charcutailles. C’est peut-être la manière de les apprêter qui est différente.

On utilise peu les produits locaux, sauf au Mexique pour les agrumes ou en République dominicaine dans les montagnes de Constanza, qui est le verger du pays (tomates, ail, poivrons, zucchini). Mais les meilleurs produits iront vers les hôtels les plus huppés ou étoilés.

La plupart des fruits, légumes et agrumes viennent du Chili ou du Pérou, de l’Espagne, du Maroc, et quelquefois des Antilles (les bananes, par exemple.) Ce que nous retrouvons sur les étals de nos centres de distribution au Québec. J’ai déjà reconnu les étiquettes de tomates dans une cuisine d’un tout-inclus en «Rep dom» que j’avais aperçues dans un Provigo près de chez moi.

Tout est affaire de goût

Ce qui est un excellent buffet pour Monique sera désastreux pour Chantal. Pour certains, les hamburgers, les hot-dogs et les spaghettis sauce à la viande à volonté sont indicateurs de bonne bouffe. Pour les autres, c’est le contraire.

Mais attention! 300 langoustes à 18h le soir, en même temps, ce n’est pas sûr pour la tendresse de la chair. C’est de la langouste, mais c’est sec.

Qu’importe! Celles qui ne sont pas mangées seront resservies le soir vers 23h, pour le dernier groupe d’arrivés. Comme le poulet grillé, les calamars en sauce, les tomates en rangs plus très serrés et les fruits un peu fatigués.

Je me souviens d’une arrivée tardive à Santiago de Cuba, là où le buffet était un peu triste, mais où nous attendait un quatuor à cordes sur les traces de Vivaldi. Ce soir-là, je suis resté mélomane.

Il faut essayer également par l’entremise de votre agent de voyages de connaître le menu de la semaine ou des semaines où vous serez là. Ou d’envoyer des courriels en ce sens aux hôtels que vous fréquenterez. Si vous restez deux semaines dans un lieu, choisissez un hôtel qui renouvelle ses menus aux deux ou trois semaines. Sinon, vous allez vous habituer très vite à la petite crevette en sauce, aux pilons de poulets semi-lustrés et aux poissons à l’œil anémique.

Dans ce dernier registre, il y a quelquefois des spéciaux, Mérou ou Barracuda. Le mérou est sympathique et le barracuda hargneux. Leur chair est excellente, mais ont deux grands défauts. Ceux de se gorger de petits poissons qui s’enivrent de coraux.

Et nos estomacs ou intestins occidentaux n’ont pas l’habitude du corail pure laine ou pur rocher. Cela donne des troubles intestinaux pas vraiment souhaitables.

Enfin, dernier volet des buffets présents, les vins. Souvent de faibles vins espagnols ou chiliens, en rouge ou en blanc, servis à la volée. Pour une eau minérale pétillante, le parcours peut être long. Lait, Coke et autres boissons dérivées sont en libre usage. Avec le pain, qui est quelquefois très bon.

Et il y a toujours un prix à la qualité des buffets. Les étoilés ont parfois un budget deux fois supérieur pour la mangeaille en comparaison aux tout-inclus standards ou peu étoilés.

Les restaurants à la carte

Depuis quelques années, les tout-inclus ont observé que les clients se lassaient des queues derrière le petit rôti de porc et l’omelette matinale. On a donc pensé aux restaurants à la carte. Certains demandent souvent des suppléments à la facture initiale.

Cela va de la fine cuisine italienne en passant par la paella idyllique, le steak monstrueux, le sushi provocateur et la fondue au fromage tellement fondu. Au lieu de faire la file devant le buffet, on la fait pour réserver tôt le matin. Service aux tables, vins supérieurs et ambiances feutrées, amoureuses et plus intimistes que le buffet, ce dernier étant le cirque de la joie, de la bonne humeur ensablée et des dérives éthyliques.

On note aussi l’arrivée de chefs qui ouvrent leurs propres restos (Riviera Maya) et qui déclinent une bonne vraie cuisine.

Ce sont toujours des lieux qui trouvent place dans des resorts étoilés.

Allergies et autres maux

Première démarche: ne pas se jeter les premiers jours sur les buffets. Les belles tomates sont lavées à l’eau qu’on nous indique de ne pas boire. Les glaçons sont aussi une source de relative anxiété des intestins. Exposition au soleil, alcool en grande quantité et engorgement excessif de nourriture sur buffets interposés les premiers jours créent un risque d’inconfort gastrique dans les jours qui suivent.

Pour ce qui a trait aux allergies, on peut dire que l’avion sur les ailes de Sunwing ou de Transat est le dernier refuge sécuritaire pour ceux qui ont des exigences spéciales.

Ensuite, à destination, il faut faire copain copain avec le chef du lieu. Pour desserts et autres huiles. Qui a touché quoi? Les réponses sont souvent nébuleuses.

Le top-dix des détails à prévoir

1) Avoir un ami ou une connaissance qui a visité les lieux
2) S’adresser à un agent de voyage qui connaît par cœur ces lieux
3) Ne peut-être pas choisir en fonction du lieu, mais de la chaîne hôtelière
4) Ne pas revendiquer le prix pour un service au-dessus de tout soupçon
5) Consulter les forums de discussion sur les hôtels envisagés
6) Connaître la provenance des poissons (les locaux ne sont pas forcément les meilleurs)
7) Savoir si, à destination, on veut manger pour vivre ou vivre pour manger.
8) Les resorts étoilés de la chaîne Paradisius
9) Avoir une liste détaillée de ses allergies en espagnol
10) Connaître la clientèle la plus prisée dans le resort: allemand (TUI) italien (Crystal), québécois (Barcelo), canadien, américain (SANDALS) Club Med (les buffets sont toujours impeccables et correspondent à des goûts divers). Cela donne des indices sur la bouffe.
 
 
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