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Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

Taschen: 3 fois «Wunderbar!»

26 septembre 2012 13h49 | Lio Kiefer | Voyager avec Lio Kiefer
Les livres Taschen de voyages ou dérivés voyages sont autant de briques d’images constellées sur quelques mots. Et heureusement! Car, dit l’adage: «l’image vaut 1000 mots». Trois dernières sorties où les mots sont des liaisons et les images des raisons suffisantes de ne pas lire spécifiquement les mots.

Comme vous, j’ai déjà lu la pub de Paris Match «Le poids des mots, le choc des photos».

Avec Taschen, on pourrait dire: «le poids des photos, pas de chocs de mots». On est dans l’étonnement ou dans la surprise. Pas de têtes ensanglantées, couronnées ou de délires guerriers. Des quotidiens plutôt beaux, des sommeils salvateurs, des espoirs dans la brume ou dans les yeux des enfants…

Taschen est tout de même l’éditeur qui se permet de livrer ses différentes éditions en y indiquant leurs poids. Lourd à porter et facile à arpenter. Toujours dans la section Beaux Livres, mais à un prix «livre»…

Taschen ne fait pas dans le guide. Pas d’adresses, pas de prix… sauf que les images donnent des idées de partances, ou d’ailleurs qu’on peut se mériter. («Voyager, c’est promener son rêve», disait Théodore Monod.)

Aujourd’hui, trois titres nouveaux méritent un réel appui:


Life
de Frans Lanting, avec comme sous titre: «Un voyage à travers le temps».
Une errance photographique qui arpente des arrêts sur images sur les strates de notre planète, qu’elles soient végétales ou animales. La Terre s’observe ici au millimètre ou au kilomètre près. Sillons de sable ou saut d’un impala. Brume dans la baie de Monterrey, baobab en hiver ou chimpanzé philosophe. Un livre à consulter avant de dormir ou à effeuiller lors d’une longue soirée d’hiver. C’est notre Terre qu’on croit connaître.



London, portrait of a city, de Reuel Golden
On connaît les taxis, les bus à impériale, le Tower Bridge, la Tamise… et plus récemment les Jeux olympiques. Ce «London» propose un cheminement noir et blanc, sépia et en couleurs des années 1830 à presque aujourd’hui. Ce qui est intéressant dans le défilé d’images de l’histoire quotidienne de cette ville, c’est de passer de misères en misères à travers l’ère industrielle. Avec, toujours, un désir de renouveau, de recréer des structures, des propositions. Chaque image devient un film… passant du muet au technicolor. Car London est surtout un livre sur le et les mondes de Londres. On pourrait lire ce livre comme une préparation de ce qui peut nous attendre à Londres. Des sans-abris, un gentleman pas très farmer, des fesses nues, des cheveux hirsutes et des couleurs de roses, de jaunes  et de bleus que seuls les Britanniques peuvent porter ou faire porter à leurs édifices.


100 interiors around the world
Un tour du monde des intérieurs. Avec cette énorme brique divisée en deux briques, c’est la proposition d’aller voir tous les intérieurs de maisons possibles et imaginables à travers le monde. En feuilletant toutes ces images d’intérieur, on se dit alors qu’on passe souvent, en voyage, à côté de ce qui est la vie de «dedans». On va à l’hôtel, au mieux chez l’habitant. On y aperçoit quelquefois un souvenir de famille, un artefact municipal. Mais que se cache-t-il derrière les maisons et les quartiers aux alentours. Ces deux volumes nous confinent donc à un rôle de voyeur. Mais il faut être clair. Si les images proposent aussi bien du minimalisme casanier que de l’édulcoré de salon, les maisons visitées sont en très grande partie des maisons bourgeoises, qui respirent la bonne santé financière du moment. Une sorte de milliers de Décormag en version luxe du monde entier. Par contre, il y a des idées déco de bon goût et des abris à aire ouverte qu’on ne savait pas possible. Faut alors s’imaginer un fond de décor d’Ibiza, une perspective de Cape Town ou des siestes à Positano. Un ryad à Marrakech ou un appart à Londres donnent le profil de ce qu’on a le droit de visiter en voyage.

Et une idée m’est venue en voyage: celle de frapper au hasard à des portes anonymes et de demander l’hospitalité visuelle pour une ou deux minutes...




 
 
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