Pohénégamook: santé et autres signes...
On a pris la route de la Gaspésie. Et on s’est arrêté à Pohénégamook. Pour remarquer que les écureuils passent la frontière américaine à la même heure et que la ouananiche est devenue très snob.
On y était déjà passé l’an dernier. Je veux parler du Club Santé Plein Air de Pohénégamook. Les chevreuils se frayaient des parcours nourriciers jusqu’au centre d’accueil, où nous les attendions à coups de Kodak. Je me suis toujours demandé à quoi pensent les chevreuils quand on les prend en photo à l’heure du souper et que le lendemain, il y a des quidams qui ont quelque chose comme un Kodak, mais c’est un fusil… Si j’étais un chevreuil, je demanderais des droits d’auteur pour la photo et des droits aussi pour le coup de fusil. Une sorte de fondation vivante et posthume du chevreuil coquin.
Les chevreuils à cette saison sont au fond des bois et des hauteurs environnantes qui entourent le Club Santé Plein Air. L’eau du lac éponyme est juste devant.
La force de ce club est celle d’avoir réuni sous le même toit de la nature des clientèles très différentes des unes des autres. On peut parler ici d’un tout inclus à hébergement variable.
On peut y camper, ou résider dans les hauteurs dans des hébergements rustiques, séjourner dans des maisons luxueuses en bord de lacs, en condos et également en dortoirs.
Un des attraits qui attirent les quidams de tous bords est sans contredit le Spa, piscine et bains nordiques, qui dispensent également des massages, soins du corps, etc.
Pour la restauration, le resto faisait cette semaine dans le méchoui et présentait un chansonnier de bonne tenue en soirée.
Et toute la journée, c’est un défilé d’activités qui vont de la tournée vélo aux États, en passant par l’initiation à la voile, le facial à l’argile ou la descente de rivière. On prend le soir une virée en rabaska sur le lac avec le feu en plein milieu et on dort sans se forcer.
J’avais entraîné la famille dans mon désir de jeter ma canne à l’eau, pour des truites grises, ouananiches ou autres espèces à arrêtes. Les filles au spa, papa à la pêche: d’un conventionnel!
Comme les gens du Club étaient très occupés, on m’a refilé le contact d'un gars, Bertrand Desjardins, ancien pourvoyeur et ancien guide de pêche au saumon, mille métiers et trois doigts en moins.
Il est arrivé deux heures en retard. Il faisait 32 degrés. Et il y avait une légère fuite d’essence. J’avais eu le temps de faire la connaissance de sept canards qui se tiraient la plume. Quatre heures et pas une touche… La grise et la ouananiche se tenaient à 100 pieds de profondeur. On plombait à 70… Elles ont dû voir passer mon leurre, allongées dans le sable.
Comme mon guide me racontait toutes ses prises des 10 dernières années et à la vue de ma moue fatiguée, il me légua sa mise au point You Tube du 4 mai dernier.
Ce soir là, on mangé 3 pizzas…
Les filles avaient adoré le poupounage…
Le huard passait… huhulait et plongeait. Les écureuils revenaient de leurs achats aux États-Unis. La ouananiche n’a même pas sauté… Un peu snob, la bête.
Nous logions au chalet nommé Refuge… Trois chambres à coucher sur deux niveaux, un sous-sol avec table de pool et autres divertissements, air climatisé, tout équipé, deux salles de bains, avec terrasse sur le lac et mini-plage privée.
Pour tous renseignements: Centre Santé Plein Air Pohénégamook







