Murales mexicaines: bandes dessinées
Pour de plus en plus de visiteurs au Mexique, il ne suffit pas de fréquenter les bacs à sable pour comprendre le pays. Il faut se mettre au pied des murs ou les raser.
Oubliez Cancun et ses bacs à sable calculés sur ordinateur! Faites l’impasse sur Acapulco où il est pratiquement impossible de se baigner (je parle de la mer, pas des piscines des hôtels qui se chevauchent!)
Faites attention à la Riviera Maya qui n’a de maya que le nom ou la fin du monde. Et essayez de faire abstraction des sirènes de Huatulco ou de Puerto Vallarta qui sont autant de sables pas très émouvants…
Aujourd’hui, je vous propose le reste du Mexique; celui de la capitale, Mexico, mais également celui du Chiapas, du Michoacan, de Valle de Bravo, de San Luis Postogi, de San Miguel de Allende, de Guanajuato, de San Cristobal. Si vous voulez un bout de mer, choisissez la Basse Californie avec Cabo San Lucas comme point de mire. Principales attractions touristiques: les étoiles, la pêche au gros et les amours déclarés des lions de mer dans la mer de Cortès.
Ce Mexique de l’intérieur et des côtes extrêmes ont un point commun pour la visite; celui de comprendre le Mexique d’aujourd’hui en observant les murs d’hier…. C’est le parcours visuel, facile et fascinant des peintres muralistes mexicains. Ceux qui ont peint l’histoire à travers des fresques de grande envergure ou sur des bouts de murs, où il faut se pencher et s’approcher pour observer tous les détails de l’histoire, la Grande comme la petite, ou la légende; celle des morts, des vivants, des héros, des patriotes, des paysans, des métissés, des indiens. Une tradition picturale qui remonte aux aztèques et qui a été reprise également par les religieux espagnols lors de l’Inquisition.
Pour se faire comprendre des peuples autochtones, les envoyés de St-Pierre dessinaient sur les murs ce qu’ils voulaient et surtout ce qu’ils avaient besoin : de l’or, de l’or...et de «menus besoins» comme des femmes et autres richesses du produit intérieur brut.
Cette tradition a toujours existé au fil des ans, où le plus doué du village en dessin se mettait l’espace de quelques mois à décrire le quotidien de son village, bonheurs et luttes confondues.
Mais les muralistes mexicains ont atteint leur degré de notoriété au début du XXème siècle, lorsque quelques peintres éclairés (par l’histoire de la révolution mexicaine, par les luttes de classes en Europe, par la fin de l’esclavagisme aux États-Unis) se sont mis à réaliser de véritables murs d’histoire éditoriale à travers le pays.
L’incontournable est sans doute Diego Rivera, qui est le véritable meneur de ces peintres muralistes, qui a fait de Mexico un véritable canevas mural, aussi bien au niveau des musées, que des palais ou des bâtiments administratifs.
Son étoile amoureuse et artistique Frida Kahlo, sans être muraliste elle-même, influencera grandement Riviera dans son parcours de formes et de couleurs. On retrouve beaucoup de leurs œuvres à Mexico, aussi bien dans le musée qui leur consacré, dans leur maison, au sud de la ville et dans le Musée d’art contemporain.
Puis, David Alfaro Siqueiros qui est l’auteur d’énormes fresques se réclamant de la mexicanité, de sa révolution et de son émancipation. Il est aussi l’auteur de cette phrase : «Sous la main ferme des peintres, l’homme sans culture reprend espoir.»
Egalement José Clément Orozco. Tous ces peintres se sont inspirés d’une figure mythique de l’illustration mexicaine : José Guadalupe Posada. L'auteur des fameux calaveras (squelettes) est celui qui dédramatisera le thème de la mort et de la résurrection, thèmes omniprésents sur les murales mexicaines. Il aura également cette belle phrase : « Faire de l’art c’est faire acte de présence »
Cet art mural, on le retrouve un peu partout au Mexique et dans les villes mentionnées plus haut. Ce sont les éléments les plus typiques du patrimoine mexicain. On retrouve également cet art ancestral sur la façade de certains immeubles sous forme de publicité, que cela soit pour Coke, Corona ou Sol. De forme narrative, naïve, intemporelle, figurative, les murales mexicaines sont des livres de bandes dessinées que l’on consulte au gré de nos promenades mexicaines.
Pour se loger au Mexique dans des établissements hôteliers en dehors des resorts américanisés, des tout inclus et des piégos à touristos consulter ce site : Liste de bed and breakfast et petites entités hôtellières au Mexique.
Pour en savoir plus sur les peintres muralistes http://www.mexique-voyage.com/lesmuralistes.htm. A consulter également des sites consacrés à Diego Rivera, José Clément Orozco, Posada et Siqueiros.
Oubliez Cancun et ses bacs à sable calculés sur ordinateur! Faites l’impasse sur Acapulco où il est pratiquement impossible de se baigner (je parle de la mer, pas des piscines des hôtels qui se chevauchent!)
Faites attention à la Riviera Maya qui n’a de maya que le nom ou la fin du monde. Et essayez de faire abstraction des sirènes de Huatulco ou de Puerto Vallarta qui sont autant de sables pas très émouvants…
Aujourd’hui, je vous propose le reste du Mexique; celui de la capitale, Mexico, mais également celui du Chiapas, du Michoacan, de Valle de Bravo, de San Luis Postogi, de San Miguel de Allende, de Guanajuato, de San Cristobal. Si vous voulez un bout de mer, choisissez la Basse Californie avec Cabo San Lucas comme point de mire. Principales attractions touristiques: les étoiles, la pêche au gros et les amours déclarés des lions de mer dans la mer de Cortès.
Ce Mexique de l’intérieur et des côtes extrêmes ont un point commun pour la visite; celui de comprendre le Mexique d’aujourd’hui en observant les murs d’hier…. C’est le parcours visuel, facile et fascinant des peintres muralistes mexicains. Ceux qui ont peint l’histoire à travers des fresques de grande envergure ou sur des bouts de murs, où il faut se pencher et s’approcher pour observer tous les détails de l’histoire, la Grande comme la petite, ou la légende; celle des morts, des vivants, des héros, des patriotes, des paysans, des métissés, des indiens. Une tradition picturale qui remonte aux aztèques et qui a été reprise également par les religieux espagnols lors de l’Inquisition.
Pour se faire comprendre des peuples autochtones, les envoyés de St-Pierre dessinaient sur les murs ce qu’ils voulaient et surtout ce qu’ils avaient besoin : de l’or, de l’or...et de «menus besoins» comme des femmes et autres richesses du produit intérieur brut.
Cette tradition a toujours existé au fil des ans, où le plus doué du village en dessin se mettait l’espace de quelques mois à décrire le quotidien de son village, bonheurs et luttes confondues.
Mais les muralistes mexicains ont atteint leur degré de notoriété au début du XXème siècle, lorsque quelques peintres éclairés (par l’histoire de la révolution mexicaine, par les luttes de classes en Europe, par la fin de l’esclavagisme aux États-Unis) se sont mis à réaliser de véritables murs d’histoire éditoriale à travers le pays.
L’incontournable est sans doute Diego Rivera, qui est le véritable meneur de ces peintres muralistes, qui a fait de Mexico un véritable canevas mural, aussi bien au niveau des musées, que des palais ou des bâtiments administratifs.
Son étoile amoureuse et artistique Frida Kahlo, sans être muraliste elle-même, influencera grandement Riviera dans son parcours de formes et de couleurs. On retrouve beaucoup de leurs œuvres à Mexico, aussi bien dans le musée qui leur consacré, dans leur maison, au sud de la ville et dans le Musée d’art contemporain.
Puis, David Alfaro Siqueiros qui est l’auteur d’énormes fresques se réclamant de la mexicanité, de sa révolution et de son émancipation. Il est aussi l’auteur de cette phrase : «Sous la main ferme des peintres, l’homme sans culture reprend espoir.»
Egalement José Clément Orozco. Tous ces peintres se sont inspirés d’une figure mythique de l’illustration mexicaine : José Guadalupe Posada. L'auteur des fameux calaveras (squelettes) est celui qui dédramatisera le thème de la mort et de la résurrection, thèmes omniprésents sur les murales mexicaines. Il aura également cette belle phrase : « Faire de l’art c’est faire acte de présence »
Cet art mural, on le retrouve un peu partout au Mexique et dans les villes mentionnées plus haut. Ce sont les éléments les plus typiques du patrimoine mexicain. On retrouve également cet art ancestral sur la façade de certains immeubles sous forme de publicité, que cela soit pour Coke, Corona ou Sol. De forme narrative, naïve, intemporelle, figurative, les murales mexicaines sont des livres de bandes dessinées que l’on consulte au gré de nos promenades mexicaines.
Pour se loger au Mexique dans des établissements hôteliers en dehors des resorts américanisés, des tout inclus et des piégos à touristos consulter ce site : Liste de bed and breakfast et petites entités hôtellières au Mexique.
Pour en savoir plus sur les peintres muralistes http://www.mexique-voyage.com/lesmuralistes.htm. A consulter également des sites consacrés à Diego Rivera, José Clément Orozco, Posada et Siqueiros.


