Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité
Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

Fable: la SNCF et le garde-chasse

5 juillet 2012 17h53 | Lio Kiefer | Voyager avec Lio Kiefer
Photo : Source Internet
Il était une fois un garde-chasse
Qui voulait garder sa place…
C’est ainsi qu’il travailla pour la SNCF
Pour être sûr de ne pas être SDF…



Si cette année, vous voyagez en train en France, ne soyez pas surpris d’y apercevoir un homme au fusil arpenter le pourtour des rails. Ce n’est pas un terroriste, ni un chasseur fou, c’est un garde-chasse employé par la société des Chemins de fer français, la SNCF.

Chacun  y est en chasse sur à peu près 800 km.

Il harcèle le garenne qui creuse des labyrinthes autour des voies et qui les fragilisent  ainsi que les talus annexes.

Il a pour première arme un furet qui délocalise le rongeur et pour coup fatal une 12, pour que le lapin arrête de bouffer des câbles et creuser des galeries.

Tout cela, dit-on, aide à la régularité du trafic.

Autres problèmes animaliers, la mouffette, le sanglier et quelques cervidés peuvent rentrer en contact avec le train.

Pour la première espèce, ce sont les chiens qui les détroussent et un mortier est posé pour éviter que la mouffette vienne y replanter ses odeurs.

Pour le sanglier et le cervidé, le fusil est l’outil de service.

Brigitte Bardot ne s’est pas encore manifestée pour cette chasse immorale du rongeur en parcours ferroviaire, mais les nouvelles vont vite…

L’année dernière, en Ile-de-France, il y a eu près de 100 heurts d'animaux. Cela a entraîné le retard ou l'annulation de 516 trains et 116 heures ont été perdues.

Mais en dessus de 50 kg, il est rare qu’une collision perturbe la circulation. Cela veut dire que le bambi se fait frapper, personne ne s’en apercevra… sa mère peut-être !!

Si à travers votre voyage en train, vous voyez voler une corne à travers les fenêtres, c’est un sanglier. Deux cornes, c’est peut-être un cerf, trois cornes, vous avez trop bu, et un fusil, c’est le garde-chasse.

Ce n’est pas pour sauver le lapin ou le cervidé, c’est pour économiser chaque année, quelque 200 000 $ que la SNCF verse en indemnisations pour dégradations, retards, etc.

La question qui tue: combien sont payés les gardes-chasses ?

On vit une époque formidable !
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer