Anniversaire montréalais: c'est comme dans les films
Je me rappelle très bien mon anniversaire quand j’avais 12 ans. Paris était déjà bien réveillé. Les marronniers montraient leurs feuilles. On avait passé la journée au Musée Carnavalet, sur les Bateaux Mouches et on avait filé au Jardin des Plantes. Aujourd’hui, ma fille à 12 ans. Changement de décor. Changement de sorties. Comme dans les films!
Taïna nous dit depuis des mois qu’à 12 ans elle sera très grande. Pouvoir s’asseoir dans le siège du passager avant est pour elle une entrée dans l’âge adulte. Histoires de filles et histoire de gars font partie du décalage horaire entre parents et enfants.
Bal des finissantes du primaire, Google, l’anglais, les maths, sa jument… Elle ne peut pas faire grève. Pas encore. Pas le temps. Alors pour son anniversaire, on s’est dit qu’il fallait taper haut. On lui a demandé de choisir deux copines. Brittany et Rosalie ont été choisies. Comme on habite dans Lanaudière, Montréal est un voyage exotique. En route!
Vol au dessus d'un nid de colombes
Avant de rejoindre Montréal, on s’est dit que de rester un peu en campagne pourrait être un tremplin de sérénité, avant d’affronter évidemment la frange citadine. Les oiseaux chantaient et les colombes roucoulaient du côté de Mirabel.
Les terres oubliées des environnements aéroportuaires reprennent vie, comme le bunker colombophile de Chantal Bertrand. Elle a repris depuis quelques années, la passion du paternel, faire voler des colombes. C’est ainsi que pour anniversaires, mariages, mais aussi enterrements, les colombes blanches (diamant) s’envolent. Elles peuvent se déplacer jusqu’à 150 km de leur repère. Ce jour-là, les adultes étaient déjà pris pour cet exercice lointain. C’est pour cela que 12 très jeunes colombes en fin d’apprentissage ont été choisies pour s’envoler à tire-d'aile, dans l’environnement immédiat.
Taïna prit chaque colombe dans ses mains, fit un vœu pour chacune, ferma les yeux et ouvrit ses doigts. À chaque fois, le volatile tout de blanc plumé, s’arrachait dans le ciel en faisant de grands cercles. Et attendaient les autres pour former de grandes boucles. Porteuses d’espoirs enfantins, elles sont revenues chez elles.
Et Chantal d’expliquer aux filles, les us et coutumes des volatiles.
Colombes Chantal Bertrand.
«Hé! C’est comme dans les films!», s’exclamait le trio déjà devenu infernal.
Le Hilton Bonaventure: Éden aquatique au centre-ville
Je connais le Hilton de longue date pour présenter depuis une quinzaine d’années le SITV, Place Bonaventure. Comme l’événement se passe fin octobre, l’hôtel m’a toujours fasciné par un élément aquatique, la piscine extérieure chauffée. Cela fume aux premiers frimas.
Et au lieu de réserver trois chambres (1 chambre pour la fêtée, une chambre pour les amies et une chambre pour les parents pugnaces) la solution proposée par l’hôtel a été la suivante: une suite de trois chambres à coucher, avec accès direct à la fameuse piscine.
Une idée bien ordonnée pour différentes raisons, dont la géographie du lieu. Au premier étage, deux chambres avec salles de bains plus que complètes.
Et au rez-de-chaussée, qui donne l’accès direct à la piscine, c’est un peu un mix entre l’espace de travail, des divans de cuirette, un lit mural (entre James Bond et Harry Potter), un bar à vins, et une salle de bains…
Les filles prirent possession d’une chambre en haut. Mon amazone avait un faible pour la chambre adjacente et je me pris le salon d’en bas comme QG informatique.
Une télévision énorme à écran plat me regardait sans cesse. Dans les autres chambres, des télévisions à écrans plat mais de taille normale, se profilaient dans le décor. Cafetières et autres micro-ondes à l’avenant. Toutes les chambres sont communicantes de haut en bas et offrent donc un lieu de vie impressionnant pour ce genre d’événement.
Quand j’ai posé les premiers pas dans la chambre qui allait devenir mon bureau, une maman canard est passée devant la baie vitrée, avec 12 canetons à sa suite; famille nombreuse ou adoption obligée? Je ne le sus jamais vraiment.
Pour celles et ceux qui se disent que louer une suite de trois chambres est du domaine des gens riches et pas célèbres, ce n’est pas le cas. Si le prix de la suite à un prix, ce qui va avec est à considérer. Accès direct à la piscine, accès au Club Aventure, qui distille chaque matin des petits déjeuners sous forme de buffets avec boissons à l’avenant.
Dans la journée, des breuvages non alcoolisés sont à disposition ainsi que des sandwichs et autres plaisirs buccaux pour petits et grands. En calculant tout cela, et avec trois enfants et deux adultes, le prix de la suite à trois chambres est à considérer. Prenez cinq petits déjeuners chez Cora et des boissons non alcoolisées durant la journée et on est déjà dans le rouge.
Quand les filles se baignaient et retrouvaient leurs chambres, la phrase était là, immuable: «Hé! C’est comme dans les films!»
Hilton Bonaventure
Monsieur Daniel était prêt
Depuis un an, Taïna me demande toujours ce que font les immenses limousines blanches. Y a-il à l’intérieur des stars, des championnes d’équitation, des animaux.
Quelquefois peut-être.
Il était 15 h et on est descendu du Hilton. Devant l’entrée nous attendait Daniel, en livrée de circonstance. Il avait déroulé un petit tapis rouge et invita la fêtée et ses amies à pénétrer dans l’engin.
Entre les «waouh!», «super cool», et «top je ne sais pas quoi», les filles étaient aux anges. Dans le frigo, sommeillait une champagnette sans alcool, de l’eau et des Pepsis diète.
J’appuyais sur un bouton et le son de la disco intérieure se réveilla. Entre Marie Mai et Pittbull, les filles dansaient, claquaient des doigts et faisaient glisser les vitres. Des bonjours aux passants, des bonheurs en limousine qui rendaient le piéton serein et l’asiatique photographe. Les lumières de toutes les couleurs étaient en mode excitations colorées.
Une pose chez Ardène avec trois certificats-cadeaux de 20 $. À 12 ans, tu ressors de la boutique avec un paquet d’accessoires à se mettre un peu partout.
À chaque arrêt, M. Daniel, de naissance autrichienne, commentait une rue, un immeuble… Pour sortir, les filles n’avaient pas le droit de toucher à la porte. Herr Daniel ouvrait et offrait son bras à chaque jeune femme.
Plus tard dans la nuit, après un spectacle, il nous dira qu’il est d’une fidélité exemplaire.
40 ans avec sa femme et 40 ans chauffeur de limousine. Une sorte de bonne conduite appelée en allemand, Gemütlichkeit (sorte de bien-être intérieur qui prédispose au confort d’autrui et de soi même dans une ambiance toujours sereine et qui serait associé à l’art de vivre! Un peu long pour les filles...)
Et de répéter: «Hé! C’est comme dans les films»
Limo Daniel
Ô noir! Ô jeunesse très amie
Que n’ai-je tant vécu pour vivre cette accalmie.
Choisir un resto pour l’anniversaire de sa fille n’est pas une chose si facile. Si on veut éviter les spaghettis tout inclus, les pizzas trop épaisses ou les fast food où il faut attendre…
Mon Amazone et un matin un flash exquis. Pour quoi ne pas aller au resto Ô Noir.
Un resto, où tout est dans le noir, et où les serveurs sont des non-voyants. On laisse ses vêtements et ses sacs à l’entrée. On met la main sur son serveur attitré et on le suit à l’intérieur, en file indienne.
Il nous place chacun à notre table, et nous demande ce qu’on veut boire… Des entrées arrivent. Ensuite les plats principaux et les desserts.
Tout est dans les odeurs, le goût et l’ouïe. On rit, on mange avec ses doigts parce qu’une fourchette est tombée. On se pose des questions, on ne jase pas… on parle.
Fela était notre serveur. Taïna lui demanda s’il était beau? La réponse à la sortie.
On ne voit absolument rien. Et Taïna me glissa à l’oreille: «hé! C’est comme dans un film» J’ai fermé mes yeux.
L’expérience est unique, et les prix sont un peu surchargés. Cela, on le voit à la sortie.
Pour des enfants, pas avant 12 ou 13 ans. Avant, ils risquent d’avoir peur, de crier ou de s’endormir.
Il était 19h30. Il y eut un moment de silence et toute la salle chanta Joyeux anniversaire Taïna! Joyeux annivers… Je ne pouvais voir si elle était émue.
Restaurant Ô Noir
L’Île mystérieuse d'Amaluna: comme cerise sur le saturday
Du Ô Noir au Ô Lumière, la surprise était grande!
Quand la limo arriva dans le Vieux-Port, les filles ont aperçu le chapiteau du Cirque du Soleil. Quel spectacle Papa? Celui de Hong Kong, Miami, Montréal? C’est le dernier spectacle du Cirque, les enfants.
On est entré dans la salle, en évitant les masques à 300 $. Quelquefois, les filles ont des idées lumineuses au mauvais moment.
Amaluna, c’est comme si Jules Verne, Homère, Fellini, Andersen et Shakespeare s’étaient donné rendez-vous dans un bar-salon céleste et s’étaient dit: «et si on écrivait une histoire de femmes sur une île!»
Une île envoûtante, verdoyante. La reine des lieux a invité toutes ses copines déesses pour assister au passage de sa fille du monde de l’adolescence à celui de l’adulte. La fille découvre son corps dans l’eau et dans l’air. Et Roméo n’est pas loin, un des seuls gars du spectacle. Il est voyeur et le poseur de gestes... Est-il séduit ou déjà amoureux?
Toutes les fées, walkyries et amazones (pas la mienne) des lieux aident le couple ou leur pose des barrières. Déesses de Lune et Déesses du Paon, ainsi de l’équilibre sont des opportunités de numéros.
En live, également des musiciennes, avec une contrebassiste qui se retrouve sur un croissant de lune et avec dans le registre de la performance, une acrobate qui «acrobate» tout en chantant.
La mère, Prospera à la fois protectrice, shaman, ensorceleuse positive. Miranda, sa fille, est celle qui fera dira à la famille ; aie ouye. Oauah. Car la demoiselle est d’une souplesse invertébrée et qui ferait paraître Sylvie Fréchette comme une personne à capacité physique restreinte.
Roméo est le gars sympa qui arrive sur l’ïle, un jour de tempête, qui cherche l’amour, repère Miranda et ne se doute pas des épreuves qui l’attendent. Un peu comme Hercule, mais en moins costaud.
Il y a le jongleur et homme lézard qui est jaloux du promis, le seul vrai personnage négatif de l’ensemble. Il y a le couple de clowns qui sont la nounou de Miranda et le valet de Romeo, qui recherchent aussi l’amour.
Le Cirque est encadré, serré. Décor et costumes somptueux. Numéros qu’on reconnaît de l’école russe, allemande, italienne…
La musique de Bob et Bill, déjà concepteurs musicaux de Totem, récidive dans les recherches sonores. Pas facile à fredonner, mais ancrée dans une part de nos rêves.
Et sortant du spectacle, les filles m’ont dit: «hé! C’était mieux que dans un film.»
Amaluna
Taïna nous dit depuis des mois qu’à 12 ans elle sera très grande. Pouvoir s’asseoir dans le siège du passager avant est pour elle une entrée dans l’âge adulte. Histoires de filles et histoire de gars font partie du décalage horaire entre parents et enfants.
Bal des finissantes du primaire, Google, l’anglais, les maths, sa jument… Elle ne peut pas faire grève. Pas encore. Pas le temps. Alors pour son anniversaire, on s’est dit qu’il fallait taper haut. On lui a demandé de choisir deux copines. Brittany et Rosalie ont été choisies. Comme on habite dans Lanaudière, Montréal est un voyage exotique. En route!
Vol au dessus d'un nid de colombes
Avant de rejoindre Montréal, on s’est dit que de rester un peu en campagne pourrait être un tremplin de sérénité, avant d’affronter évidemment la frange citadine. Les oiseaux chantaient et les colombes roucoulaient du côté de Mirabel.
Les terres oubliées des environnements aéroportuaires reprennent vie, comme le bunker colombophile de Chantal Bertrand. Elle a repris depuis quelques années, la passion du paternel, faire voler des colombes. C’est ainsi que pour anniversaires, mariages, mais aussi enterrements, les colombes blanches (diamant) s’envolent. Elles peuvent se déplacer jusqu’à 150 km de leur repère. Ce jour-là, les adultes étaient déjà pris pour cet exercice lointain. C’est pour cela que 12 très jeunes colombes en fin d’apprentissage ont été choisies pour s’envoler à tire-d'aile, dans l’environnement immédiat.
Taïna prit chaque colombe dans ses mains, fit un vœu pour chacune, ferma les yeux et ouvrit ses doigts. À chaque fois, le volatile tout de blanc plumé, s’arrachait dans le ciel en faisant de grands cercles. Et attendaient les autres pour former de grandes boucles. Porteuses d’espoirs enfantins, elles sont revenues chez elles.
Et Chantal d’expliquer aux filles, les us et coutumes des volatiles.
Colombes Chantal Bertrand.
«Hé! C’est comme dans les films!», s’exclamait le trio déjà devenu infernal.
Le Hilton Bonaventure: Éden aquatique au centre-ville
Je connais le Hilton de longue date pour présenter depuis une quinzaine d’années le SITV, Place Bonaventure. Comme l’événement se passe fin octobre, l’hôtel m’a toujours fasciné par un élément aquatique, la piscine extérieure chauffée. Cela fume aux premiers frimas.
Et au lieu de réserver trois chambres (1 chambre pour la fêtée, une chambre pour les amies et une chambre pour les parents pugnaces) la solution proposée par l’hôtel a été la suivante: une suite de trois chambres à coucher, avec accès direct à la fameuse piscine.
Une idée bien ordonnée pour différentes raisons, dont la géographie du lieu. Au premier étage, deux chambres avec salles de bains plus que complètes.
Et au rez-de-chaussée, qui donne l’accès direct à la piscine, c’est un peu un mix entre l’espace de travail, des divans de cuirette, un lit mural (entre James Bond et Harry Potter), un bar à vins, et une salle de bains…
Les filles prirent possession d’une chambre en haut. Mon amazone avait un faible pour la chambre adjacente et je me pris le salon d’en bas comme QG informatique.
Une télévision énorme à écran plat me regardait sans cesse. Dans les autres chambres, des télévisions à écrans plat mais de taille normale, se profilaient dans le décor. Cafetières et autres micro-ondes à l’avenant. Toutes les chambres sont communicantes de haut en bas et offrent donc un lieu de vie impressionnant pour ce genre d’événement.
Quand j’ai posé les premiers pas dans la chambre qui allait devenir mon bureau, une maman canard est passée devant la baie vitrée, avec 12 canetons à sa suite; famille nombreuse ou adoption obligée? Je ne le sus jamais vraiment.
Pour celles et ceux qui se disent que louer une suite de trois chambres est du domaine des gens riches et pas célèbres, ce n’est pas le cas. Si le prix de la suite à un prix, ce qui va avec est à considérer. Accès direct à la piscine, accès au Club Aventure, qui distille chaque matin des petits déjeuners sous forme de buffets avec boissons à l’avenant.
Dans la journée, des breuvages non alcoolisés sont à disposition ainsi que des sandwichs et autres plaisirs buccaux pour petits et grands. En calculant tout cela, et avec trois enfants et deux adultes, le prix de la suite à trois chambres est à considérer. Prenez cinq petits déjeuners chez Cora et des boissons non alcoolisées durant la journée et on est déjà dans le rouge.
Quand les filles se baignaient et retrouvaient leurs chambres, la phrase était là, immuable: «Hé! C’est comme dans les films!»
Hilton Bonaventure
Monsieur Daniel était prêt
Depuis un an, Taïna me demande toujours ce que font les immenses limousines blanches. Y a-il à l’intérieur des stars, des championnes d’équitation, des animaux.
Quelquefois peut-être.
Il était 15 h et on est descendu du Hilton. Devant l’entrée nous attendait Daniel, en livrée de circonstance. Il avait déroulé un petit tapis rouge et invita la fêtée et ses amies à pénétrer dans l’engin.
Entre les «waouh!», «super cool», et «top je ne sais pas quoi», les filles étaient aux anges. Dans le frigo, sommeillait une champagnette sans alcool, de l’eau et des Pepsis diète.
J’appuyais sur un bouton et le son de la disco intérieure se réveilla. Entre Marie Mai et Pittbull, les filles dansaient, claquaient des doigts et faisaient glisser les vitres. Des bonjours aux passants, des bonheurs en limousine qui rendaient le piéton serein et l’asiatique photographe. Les lumières de toutes les couleurs étaient en mode excitations colorées.
Une pose chez Ardène avec trois certificats-cadeaux de 20 $. À 12 ans, tu ressors de la boutique avec un paquet d’accessoires à se mettre un peu partout.
À chaque arrêt, M. Daniel, de naissance autrichienne, commentait une rue, un immeuble… Pour sortir, les filles n’avaient pas le droit de toucher à la porte. Herr Daniel ouvrait et offrait son bras à chaque jeune femme.
Plus tard dans la nuit, après un spectacle, il nous dira qu’il est d’une fidélité exemplaire.
40 ans avec sa femme et 40 ans chauffeur de limousine. Une sorte de bonne conduite appelée en allemand, Gemütlichkeit (sorte de bien-être intérieur qui prédispose au confort d’autrui et de soi même dans une ambiance toujours sereine et qui serait associé à l’art de vivre! Un peu long pour les filles...)
Et de répéter: «Hé! C’est comme dans les films»
Limo Daniel
Ô noir! Ô jeunesse très amie
Que n’ai-je tant vécu pour vivre cette accalmie.
Choisir un resto pour l’anniversaire de sa fille n’est pas une chose si facile. Si on veut éviter les spaghettis tout inclus, les pizzas trop épaisses ou les fast food où il faut attendre…
Mon Amazone et un matin un flash exquis. Pour quoi ne pas aller au resto Ô Noir.
Un resto, où tout est dans le noir, et où les serveurs sont des non-voyants. On laisse ses vêtements et ses sacs à l’entrée. On met la main sur son serveur attitré et on le suit à l’intérieur, en file indienne.
Il nous place chacun à notre table, et nous demande ce qu’on veut boire… Des entrées arrivent. Ensuite les plats principaux et les desserts.
Tout est dans les odeurs, le goût et l’ouïe. On rit, on mange avec ses doigts parce qu’une fourchette est tombée. On se pose des questions, on ne jase pas… on parle.
Fela était notre serveur. Taïna lui demanda s’il était beau? La réponse à la sortie.
On ne voit absolument rien. Et Taïna me glissa à l’oreille: «hé! C’est comme dans un film» J’ai fermé mes yeux.
L’expérience est unique, et les prix sont un peu surchargés. Cela, on le voit à la sortie.
Pour des enfants, pas avant 12 ou 13 ans. Avant, ils risquent d’avoir peur, de crier ou de s’endormir.
Il était 19h30. Il y eut un moment de silence et toute la salle chanta Joyeux anniversaire Taïna! Joyeux annivers… Je ne pouvais voir si elle était émue.
Restaurant Ô Noir
L’Île mystérieuse d'Amaluna: comme cerise sur le saturday
Du Ô Noir au Ô Lumière, la surprise était grande!
Quand la limo arriva dans le Vieux-Port, les filles ont aperçu le chapiteau du Cirque du Soleil. Quel spectacle Papa? Celui de Hong Kong, Miami, Montréal? C’est le dernier spectacle du Cirque, les enfants.
On est entré dans la salle, en évitant les masques à 300 $. Quelquefois, les filles ont des idées lumineuses au mauvais moment.
Amaluna, c’est comme si Jules Verne, Homère, Fellini, Andersen et Shakespeare s’étaient donné rendez-vous dans un bar-salon céleste et s’étaient dit: «et si on écrivait une histoire de femmes sur une île!»
Une île envoûtante, verdoyante. La reine des lieux a invité toutes ses copines déesses pour assister au passage de sa fille du monde de l’adolescence à celui de l’adulte. La fille découvre son corps dans l’eau et dans l’air. Et Roméo n’est pas loin, un des seuls gars du spectacle. Il est voyeur et le poseur de gestes... Est-il séduit ou déjà amoureux?
Toutes les fées, walkyries et amazones (pas la mienne) des lieux aident le couple ou leur pose des barrières. Déesses de Lune et Déesses du Paon, ainsi de l’équilibre sont des opportunités de numéros.
En live, également des musiciennes, avec une contrebassiste qui se retrouve sur un croissant de lune et avec dans le registre de la performance, une acrobate qui «acrobate» tout en chantant.
La mère, Prospera à la fois protectrice, shaman, ensorceleuse positive. Miranda, sa fille, est celle qui fera dira à la famille ; aie ouye. Oauah. Car la demoiselle est d’une souplesse invertébrée et qui ferait paraître Sylvie Fréchette comme une personne à capacité physique restreinte.
Roméo est le gars sympa qui arrive sur l’ïle, un jour de tempête, qui cherche l’amour, repère Miranda et ne se doute pas des épreuves qui l’attendent. Un peu comme Hercule, mais en moins costaud.
Il y a le jongleur et homme lézard qui est jaloux du promis, le seul vrai personnage négatif de l’ensemble. Il y a le couple de clowns qui sont la nounou de Miranda et le valet de Romeo, qui recherchent aussi l’amour.
Le Cirque est encadré, serré. Décor et costumes somptueux. Numéros qu’on reconnaît de l’école russe, allemande, italienne…
La musique de Bob et Bill, déjà concepteurs musicaux de Totem, récidive dans les recherches sonores. Pas facile à fredonner, mais ancrée dans une part de nos rêves.
Et sortant du spectacle, les filles m’ont dit: «hé! C’était mieux que dans un film.»
Amaluna







