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    Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

    Sutton: en haut ou en bas? Les 2 à la fois!

    2 février 2012 16h09 | Lio Kiefer | Voyager avec Lio Kiefer
    Descente au mont Sutton.<br />
    Photo : Isabelle Chagnon Descente au mont Sutton.
    Je ne m’étais jamais arrêté à Sutton. J'étais juste passé par là pour aller au Vermont. Une station de ski comme les autres, me disais-je. En fin de semaine dernière, on est parti pour que les filles se dégourdissent les mollets. Typically Cantons de l’Est!, m’a dit un yankee intello… devant l’église.

    Sutton sur ski, c’est un peu et surtout l’anti-Tremblant.

    Je veux dire par là qu’on ne circule pas sur les pistes d’en haut et sur les rue d’en bas, avec de la musique à gogo, des condos par centaines, des hôtels qui font semblant d’avoir l’air mais qui n’ont pas l’air du tout.

    Ici, il y a dans le village de vraies maisons centenaires, avec des boutiques de bon goût, de petits restaurants très honnêtes. Des lieux qui semblent un peu surannés mais qui ont une qualité essentielle: l’authenticité.

    Sur la petite route qui part du village aux monts de ski, on ne court pas sur les chalets à vau l'eau ou sur les auberges vantant le 2 pour 10 du mercredi soir. Des auberges disséminées d’un certain âge, quelques lotissements de chalets, en approchant du chalet principal, lieu de réjouissances de glisse. Il y a bien sûr d’autres chalets, mais on ne les voit pas… cachés dans la nature. On n’est pas ici au royaume du «m’as-tu-vu», on est dans le domaine du «est-ce que tu as vu?».

    Car la particularité de Sutton, ce ne sont pas les descentes vertigineuses à en perdre haleine sous la gouverne des décibels incontrôlables des hauts-parleurs. On ne vient pas ici pour se ruer sur la neige… On vient ici pour se ruer sur le décor.

    Du ski de sous-bois, du ski d’atmosphère, du ski d’accompagnement de la nature.
    Je crois avoir vu dans cette fin de semaine autant de skieurs alpins que de marcheurs avec raquettes et de fondeurs.

    Exit les excités de la planche tous usages. On skie sur deux palettes et on se fraie des chemins entres les arbres. On s’arrête pour respirer et faire le point sur le chemin parcouru. Et on tombe sur un ours… en bois, sculpté par un local. Il y a des panneaux pour respecter les arbres en demande de croissance. C’est comme skier dans un parc qui descend.

    On y trouve une soixante de pistes qui vont du débutant académique à l’expert arboricole.

    Mes deux ingénues racontaient le tournant avec le rocher, la rencontre avec l’ours, le décor... Le premier jour, elles ont trouvé beaucoup trop de glaces et ont même remarqué quelques touffes d’herbes folles.

    Car à Sutton, le meilleur, c’est quand il y a beaucoup de neige. Surtout en sous-bois. Le lendemain, après une nuit de faible neige et un damage rigoureux, elles ont parlé du décor avec encore plus de fébrilité. Ébahies!

    Le chalet principal n’a rien de particulier si ce n’est des casiers en bois et un restaurant qui se divise en deux. D’un côté, les hamburgers, frites et hot-dogs de ce monde. Et de l’autre, un resto qui fait dans les salades, les soupes, les salades de fruits et les plats dits santé.

    À l’étage, se tient un bar, comme tous les bars de stations. Mais avec une clientèle qui oscille entre les mordus de la glisse, la célibataire un peu surmaquillée et la mamie en pleine forme.

    En parlant de mamie, j’en ai rencontré une devant l’église, juste après mon yankee intello. Cette dernière me disait que dans les années 50 et 60, on entendait parler allemand dans tout le village. Des suisses alémaniques qui avaient choisi Sutton, comme symbole visuel de ce qu’ils avaient quitté. Aujourd’hui encore, en été, Sutton fête la journée nationale des Suisses, la plus grande manifestation helvétique en dehors des limites du Valais et des hauteurs environnantes.

    À 12 kilomètres, c’est le Vermont. À 6000 kilomètres, c’est la Suisse. À 70 kilomètres, c’est Montréal.

    Station de ski du Mont Sutton.

    Une petite glisse de Taïna dans la forêt des Merveilles




    Une auberge est née: D&K

    L’histoire mérite d’être contée. Jadis, il y avait un magasin général qui était comme dans bien des villages, le lieu de rassemblement, de mémérages et d’échanges tous azimuts du coin.

    Hier, des citadins, amoureux de la région, y achetèrent quelques terres. Bien vite, entre deux rencontres de tracteurs, on se mit à se traiter affectueusement de M. ou Mme Douglas et de M. et Mme Kimble, en référence à la série culte, les Arpents Verts.
    Ils se disaient également que si un jour, ils avaient à créer une auberge, ils l’appelleraient D&K.

    C’est ce qui s’est produit en 2011, avec la construction de cette auberge de huit chambres sur le site du magasin général et du forgeron.

    L’extérieur est gris bleu et un peu austère, avec une tour qui se juxtapose à l’édifice. Une tour d’observation permet d’avoir une jolie vue sur la campagne et les hauteurs environnantes. L’été, les vélos se font la nique sur la rue Principale qui borde l’auberge.

    On entre par le café-restaurant, qui est une grande surface en longueur, qui commence par des tables en alignements diversifiés, qui se profile sur le bar et qui finit sur un lounge qui se termine au foyer au propane. Avantage du lieu: il peut être subdivisé pour une réunion dite d’affaire, une événement ou un party privé.

    Mélanges des matières entre le très bois et le très acier. De belles fenestrations qui donnent sur la rivière Sutton, avec terrasses à l’avant et à l’arrière. Sur les murs, des toiles de bonne taille se positionnent comme galerie temporaire.

    Au moment de notre passage, le lieu était rempli tous les soirs. Le pari de venir se rencontrer ici, comme avant… semble se réaliser. On y vient par curiosité ou pour se garnir d’un repas qui se veut léger, et qui change au fur et à mesure des saisons et des semaines.

    Casserole de la mer aujourd’hui, avec petits toasts et foie gras, par exemple. Formules tapas, avec charcuteries. Une bonne carte de vins et de bières et une recherche dans les cocktails, pour après-ski ou avant caresses…

    Quant aux chambres, elles sont de taille moyenne, avec chacune une mezzanine. Dans la nôtre, la 2, le lit king était en bas, alors qu’en mezzanine, deux lits simples servaient un autre couchage. Une salle de bains avec douche et robes de chambres à l’avenant.
    On privilégie un peu le look au détriment du pratique. Les garde-robes sont minimalistes.

    Il faudra attendre à la fin mars pour bien soupeser la qualité des chambres, puisque cette auberge s’est ouverte le 21 décembre dernier.

    On prévoit finir les casiers pour skis et vélos ainsi que l’établissement de salles pour massothérapie au sous-sol, dans quelques semaines. Et de disposer dans les chambres d’un espace où l’on peut poser un ordi, puisque le WiFi y est accessible gratuitement.

    On parle de work and progress pour l’Auberge D&K… Des tas d’idées, comme celle de tenir cette semaine un vernissage de... desserts.

    Un accueil au-dessus de tout soupçon, une volonté de plaire aux amoureux du plein air, un peu citadins…. La clientèle rencontrée lors de notre passage était diversifiée. Yuppies, bobos, familles, et j’y ai retrouvé mon yankee intello et ma mamie du début, le foie gras à la main droite et le vin blanc à la main gauche.

    Auberge D&K

    Pour un office de tourisme qui répond au millimètre à toutes les questions.

    Pour une pizzeria excellente avec chaude ambiance; Tartinizza. Tél.: 450 538-5067

    Pour une excellente fine cuisine italienne avec des prix un peu gonflés Il Duetto. Tél: 450-538-8239. Juste à côté des chevaux de Cavalia (pas en spectacle, mais en repos)

    Pour une excellente cuisine dans un décor rustique: Auberge des Appalaches.

    Pour un lieu sympa en pâtisserie: la Rumeur affamée. Tél : 450 438 8888

    Pour un hébergement auberge-boutique.

    Pour un excellent vin de glace avec visite des vignes du Seigneur.
    Descente au mont Sutton.<br />
Les pistes du mont Sutton<br />
L’extérieur de l'Auberge D&K est gris bleu et un peu austère, avec une tour qui se juxtapose à l’édifice. La salle de conférence du D&K<br />
L'Auberge D&K<br />
     
     
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