Mont-Sainte-Anne et Stoneham: bonnet blanc et blanc bonnet - 1
Photo : Isabelle Chagnon
J’voulais pas y aller. Mais les filles ont insisté. Tu vas voir… cela va être le fun…
Mais si tu viens, pas de remarques désobligeantes. OK…. ? Pourtant, j’aime la neige… Dans les poèmes ou dans les Alpes italiennes ou au Chili.
Quand vous avez votre amazone et votre fille qui insistent pour partir en croisière skiable, vous avez deux choix : refuser et subir la vindicte familiale pendant quelques semaines. Ou accepter et se dire qu’entre deux jours de neige à faible altitude en famille ou se taper le rire insignifiant de la voisine… on choisit la famille.
On est d’abord arrivé à Stoneham en passant par Québec. Tout est indiqué.
Mon amazone était invitée au Condos et Hotel Stoneham, en fin de piste. Pour l’hôtel, ce sont des chambres sans grande particularité. Les plus récentes et les plus chères ont vue sur les pistes, un écran plat, des peintures neuves, des matelas neufs, des tentures neuves. Les moins cotées ont vue sur le stationnement et attendent l’écran plat, la peinture, les tentures et le matelas. Toutes attendent le wifi gratos dans quelques semaines. Et de nouveaux tableaux qui remplaceront les lithos d’un maître québécois.
Pour les condos, on avait le numéro 52.
Ce sont des habitations collées les unes sur les autres qui sont, soit prises par des locateurs, soit par des proprios. À deux numéros de nous, il y avait un proprio ombrageux. Après deux jours, j’ai compris pourquoi ses lèvres étaient pleines d’écume vengeresse. Devant son entrée, ils ont placé des vidanges grossières et à côté, c’était un va-et-vient incessant de locateurs, la planche à l’épaule et les bières dans le coffre arrière. Un soir, il y a eu un match du Canadien. Le lendemain, le proprio ombrageux a vu ses voisins bruyants et le dépôt de canettes, bouteilles, sacs de chips et cartons à pizza virevolter devant son entrée.
Pour ce qui est du condo 52, une cuisinette assez équipée, un salon salle à manger avec les chambres au sous-sol. TV et système de son. Pour l’arrivée, on nous fournit le bois… sauf que ce dernier était trempé. La madame de la réception s’est confondue en excuses et m’a donné 10 revues de la station pour allumer le tout. Rien n’y fit.
J’en ai trouvé chez IGA… à 6$ la poche… Que du bouleau ! Pour le bois, prenez le vôtre ou achetez-en avant.
Ski de soirée agréable… et une attraction chez les mordus des effets spéciaux: la piste 40 Mais elle n’était pas ouverte.
Sur le site, deux restos. Le Feu Follet pour les petits déjeuners et le 4 Foyers pour le reste. En ce qui concerne la bouffe, rien de révolutionnaire. On est là pour skier. Le soir: piste de danse, et quand il fait -23 il y a plus de monde sur la piste de danse que sur les pistes.
À Stoneham, les nuits sont profitables aux jeunes qui se font aller la planche ou le ski. Mais quand beaucoup d’eux parlent, on frise l’autisme. Des cris, des ruts, des joies peut-être… va-t-on savoir…. ! Je les aimais mais je ne les comprenais pas… Man, Sti, cool, top, fool bon… Tsé veux dire… !!!
Amusant quand on connaît la polémique qui entoure l’engagement de l’entraîneur unilingue du Canadien. Dans la même lignée, j’interrogeais un boss de la station à savoir pourquoi c’était une radio anglo qu’on entendait sur le site….«parce que c’est jeune, ça bouge et ils aiment çô… Pis, sur les radios francophones, y autant de musique anglo». J’ai souri car je me suis souvenu que je tripais sur Bowie et avait du dédain pour Yves Duteil !
Demain, Mont-Saint-Anne.
Mais si tu viens, pas de remarques désobligeantes. OK…. ? Pourtant, j’aime la neige… Dans les poèmes ou dans les Alpes italiennes ou au Chili.
Quand vous avez votre amazone et votre fille qui insistent pour partir en croisière skiable, vous avez deux choix : refuser et subir la vindicte familiale pendant quelques semaines. Ou accepter et se dire qu’entre deux jours de neige à faible altitude en famille ou se taper le rire insignifiant de la voisine… on choisit la famille.
On est d’abord arrivé à Stoneham en passant par Québec. Tout est indiqué.
Mon amazone était invitée au Condos et Hotel Stoneham, en fin de piste. Pour l’hôtel, ce sont des chambres sans grande particularité. Les plus récentes et les plus chères ont vue sur les pistes, un écran plat, des peintures neuves, des matelas neufs, des tentures neuves. Les moins cotées ont vue sur le stationnement et attendent l’écran plat, la peinture, les tentures et le matelas. Toutes attendent le wifi gratos dans quelques semaines. Et de nouveaux tableaux qui remplaceront les lithos d’un maître québécois.
Pour les condos, on avait le numéro 52.
Ce sont des habitations collées les unes sur les autres qui sont, soit prises par des locateurs, soit par des proprios. À deux numéros de nous, il y avait un proprio ombrageux. Après deux jours, j’ai compris pourquoi ses lèvres étaient pleines d’écume vengeresse. Devant son entrée, ils ont placé des vidanges grossières et à côté, c’était un va-et-vient incessant de locateurs, la planche à l’épaule et les bières dans le coffre arrière. Un soir, il y a eu un match du Canadien. Le lendemain, le proprio ombrageux a vu ses voisins bruyants et le dépôt de canettes, bouteilles, sacs de chips et cartons à pizza virevolter devant son entrée.
Pour ce qui est du condo 52, une cuisinette assez équipée, un salon salle à manger avec les chambres au sous-sol. TV et système de son. Pour l’arrivée, on nous fournit le bois… sauf que ce dernier était trempé. La madame de la réception s’est confondue en excuses et m’a donné 10 revues de la station pour allumer le tout. Rien n’y fit.
J’en ai trouvé chez IGA… à 6$ la poche… Que du bouleau ! Pour le bois, prenez le vôtre ou achetez-en avant.
Ski de soirée agréable… et une attraction chez les mordus des effets spéciaux: la piste 40 Mais elle n’était pas ouverte.
Sur le site, deux restos. Le Feu Follet pour les petits déjeuners et le 4 Foyers pour le reste. En ce qui concerne la bouffe, rien de révolutionnaire. On est là pour skier. Le soir: piste de danse, et quand il fait -23 il y a plus de monde sur la piste de danse que sur les pistes.
À Stoneham, les nuits sont profitables aux jeunes qui se font aller la planche ou le ski. Mais quand beaucoup d’eux parlent, on frise l’autisme. Des cris, des ruts, des joies peut-être… va-t-on savoir…. ! Je les aimais mais je ne les comprenais pas… Man, Sti, cool, top, fool bon… Tsé veux dire… !!!
Amusant quand on connaît la polémique qui entoure l’engagement de l’entraîneur unilingue du Canadien. Dans la même lignée, j’interrogeais un boss de la station à savoir pourquoi c’était une radio anglo qu’on entendait sur le site….«parce que c’est jeune, ça bouge et ils aiment çô… Pis, sur les radios francophones, y autant de musique anglo». J’ai souri car je me suis souvenu que je tripais sur Bowie et avait du dédain pour Yves Duteil !
Demain, Mont-Saint-Anne.
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