Tel-Aviv: dormir n'est pas obligatoire
Photo : Lio Kiefer - Le Devoir
Repos, sieste, rêves.
Quand je passe devant Gaza, la bande de, j’ai toujours en mémoire les phrases du guide israélien : «quand ils feront la paix, cela sera une super destination… des plages et des plages superbes !! Une bande de plages. Faudra nettoyer, c’est tout ». Me suis endormi. Et suis arrivé à Tel-Aviv.
Pourtant, je connais bien ce décor… Aride, des pierres et des sables qui se font la nique.
De loin, à Gaza, des ados se font des roquettes et les lancent parfois vers les villages d’Israël. Il y a 30 ans, la pierre était ici un moyen de torpiller la peur ou d’animer la haine. Comme David contre Goliath. Sont passés aux roquettes… C’est tout. Pour Gaza que j’ai connu, il ont des super-plages. Même en ce moment, ils se baignent.
En évoquant les pierres, avant d’arriver à Tel-Aviv, on peut bifurquer vers Jérusalem et s’arrêter dans la rivière d’Elah, là où David choisit des pierres pour armer sa fronde et se faire Goliath qui, selon la Bible, mesurait 2m90. Les touristes ramassent des cailloux…
Arriver et apercevoir Tel Aviv de loin, n’a rien de transcendant. On imagine la grosse ville et c’est vrai. Ce que l’on aperçoit de loin, ce sont les tours hôtelières, les condos de luxe, et des tours à bureaux qui voguent selon la Bourse et les vagues à travers les vitres tournées vers la mer.
Le Dan Hôtel fait partie des hôtels en bordure de plage, mais il a un avantage : neuf étages. Taille humaine et belle notion de service avec chambres à l’avenant. Et détail important: à Tel-Aviv, on sourit…
La photo du site avec le resto vue sur plage, ce n’est qu’en été. Une chambre à ne pas réserver : la 668. J’ai une connaissance journalistique ontarienne qui a perdu la vie, ici, lors de mon séjour. Suis superstitieux !!!
Tout en bas, il y a une promenade en bord de plage de plusieurs kilomètres, qui se profile jusqu’au Port, celui-ci revampé en quartier touristico-resto-disco. De chouettes endroits où on bouffe bien, où on danse serré-serrée, le décolleté de mise et le jeans taille basse de rigueur.
Deux restos que j’ai connus avec un certain plaisir. Le Boya (dans le port).Poissons et italiens. Un truc super drôle. Entre deux plats, sortez sur le quai et allez faire causette avec un pêcheur pauvre qui est là chaque soir sur sa chaise roulante. Il s’appelle Gabriel et pêche et consomme du poisson à écailles (sortes de mini dorades grises)…Va savoir pourquoi.
Et le Social Club Restaurant (rien de cubain, plutôt genre restos branchés du boulevard Saint-Laurent sans les serveuses raz la pomponne). Italiano-foie gras-poissons.
Pour triper Tel-Aviv, les quartiers avec immeubles Bauhaus autour du Boulevard Rothschild. Le marché Carmel, qui fait dans la breloque, les fruits et légumes et les jeans. Le Mall Nahalat Binyamin Pedestrian Mall avec le Arts and Crafts Bazar. La rue Sheinkin pour des cafés et échoppes faites pour les Yuppies et tout ce qui entoure le Neve Tzedek ( cafés végé branchés et clientèle bourgeoiso bien élevée).
Pour avoir une idée de l’histoire, faut voir Jaffa… (le Longueuil de Tel Aviv). Tout a été rénové, reconstruit, réhabilité… Tout est vrai et tout est faux. On parle souvent des oranges de Jaffa. Ce n’est maintenant qu’une appellation contrôlée. Il ne reste qu’un oranger à Jaffa. Mais on déambule à travers des galeries d’art, dont celle de la sculptrice Ilana Goor, qui donne dans le musée et la galerie. Rien que la galerie d’art est un voyage.
Sinon, flâner tout en bas dans le vieux port… Les pêcheurs de Jaffa, avec rafiots et filets, font dans le calamar et tous poissons de la Méditerranée.
Ne pas manquer les photos Revolutions du photographe Tsur Shezaft avec de belles photos des revendications des jeunes pour leur printemps à eux… avec photos de Libye, de Syrie etc… Du grand art en alerte.
Et les plages… Plages pour les gays devant le Hilton… etc…
Paraît que ça dort peu….
Pourtant, je connais bien ce décor… Aride, des pierres et des sables qui se font la nique.
De loin, à Gaza, des ados se font des roquettes et les lancent parfois vers les villages d’Israël. Il y a 30 ans, la pierre était ici un moyen de torpiller la peur ou d’animer la haine. Comme David contre Goliath. Sont passés aux roquettes… C’est tout. Pour Gaza que j’ai connu, il ont des super-plages. Même en ce moment, ils se baignent.
En évoquant les pierres, avant d’arriver à Tel-Aviv, on peut bifurquer vers Jérusalem et s’arrêter dans la rivière d’Elah, là où David choisit des pierres pour armer sa fronde et se faire Goliath qui, selon la Bible, mesurait 2m90. Les touristes ramassent des cailloux…
Arriver et apercevoir Tel Aviv de loin, n’a rien de transcendant. On imagine la grosse ville et c’est vrai. Ce que l’on aperçoit de loin, ce sont les tours hôtelières, les condos de luxe, et des tours à bureaux qui voguent selon la Bourse et les vagues à travers les vitres tournées vers la mer.
Le Dan Hôtel fait partie des hôtels en bordure de plage, mais il a un avantage : neuf étages. Taille humaine et belle notion de service avec chambres à l’avenant. Et détail important: à Tel-Aviv, on sourit…
La photo du site avec le resto vue sur plage, ce n’est qu’en été. Une chambre à ne pas réserver : la 668. J’ai une connaissance journalistique ontarienne qui a perdu la vie, ici, lors de mon séjour. Suis superstitieux !!!
Tout en bas, il y a une promenade en bord de plage de plusieurs kilomètres, qui se profile jusqu’au Port, celui-ci revampé en quartier touristico-resto-disco. De chouettes endroits où on bouffe bien, où on danse serré-serrée, le décolleté de mise et le jeans taille basse de rigueur.
Deux restos que j’ai connus avec un certain plaisir. Le Boya (dans le port).Poissons et italiens. Un truc super drôle. Entre deux plats, sortez sur le quai et allez faire causette avec un pêcheur pauvre qui est là chaque soir sur sa chaise roulante. Il s’appelle Gabriel et pêche et consomme du poisson à écailles (sortes de mini dorades grises)…Va savoir pourquoi.
Et le Social Club Restaurant (rien de cubain, plutôt genre restos branchés du boulevard Saint-Laurent sans les serveuses raz la pomponne). Italiano-foie gras-poissons.
Pour triper Tel-Aviv, les quartiers avec immeubles Bauhaus autour du Boulevard Rothschild. Le marché Carmel, qui fait dans la breloque, les fruits et légumes et les jeans. Le Mall Nahalat Binyamin Pedestrian Mall avec le Arts and Crafts Bazar. La rue Sheinkin pour des cafés et échoppes faites pour les Yuppies et tout ce qui entoure le Neve Tzedek ( cafés végé branchés et clientèle bourgeoiso bien élevée).
Pour avoir une idée de l’histoire, faut voir Jaffa… (le Longueuil de Tel Aviv). Tout a été rénové, reconstruit, réhabilité… Tout est vrai et tout est faux. On parle souvent des oranges de Jaffa. Ce n’est maintenant qu’une appellation contrôlée. Il ne reste qu’un oranger à Jaffa. Mais on déambule à travers des galeries d’art, dont celle de la sculptrice Ilana Goor, qui donne dans le musée et la galerie. Rien que la galerie d’art est un voyage.
Sinon, flâner tout en bas dans le vieux port… Les pêcheurs de Jaffa, avec rafiots et filets, font dans le calamar et tous poissons de la Méditerranée.
Ne pas manquer les photos Revolutions du photographe Tsur Shezaft avec de belles photos des revendications des jeunes pour leur printemps à eux… avec photos de Libye, de Syrie etc… Du grand art en alerte.
Et les plages… Plages pour les gays devant le Hilton… etc…
Paraît que ça dort peu….
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