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Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

Jerusalem: Mur, Murs

Lio Kiefer   23 novembre 2011 10h45  Voyager avec Lio Kiefer
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Photo : Lio Kiefer

A Jérusalem, l’attraction numéro un reste le Kotel, ou pour les chrétiens, le Mur des Lamentations… Également à voir, le Musée de l’holocauste… Et l’autre Mur…. Celui des vraies lamentations.


Fallait un peu carburer au raccourci intellectuel pour appeler ce Mur celui des Lamentations. Sont responsables de ce raccourci des militaires, et des anglais colonisateurs des lieux. Depuis ce temps, les chrétiens continuent à le répéter.

En fait, devant le Kotel, les juifs viennent ici pour faire des vœux et des prières. Ce qu’on voit à la tété, c’est pareil. Mais ce qu’on imagine très grand est en fait très petit. Quelques 250 mètres de long. Les croyants prient et glissent de petits bouts de papier dans les interstices du Mur. Ce sont les demandes glissées à Dieu. Du bas jusqu’à quelques deux mètres de hauteur, à la verticale et à l'horizontale. Chaque fin d’année, elles sont placées dans une urne sacrée.

Le Mur est ouvert à tous, juifs et non juifs. Il suffit de se passer la Kipa blanche en coton à l’entrée et la rendre à la sortie. Une meḥiṣa («séparation») isole les hommes et les femmes qui prient auprès du mur. Des pupitres sont installés pour la lecture de la Loi et les offices religieux se déroulent sous la surveillance de fonctionnaires du ministère des Cultes. Les femmes regardent leurs mâles faire les demandes.

Il y a aussi beaucoup de Bar Mitsva. Un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité, en principe à 13 ans. L’équivalent féminin est la Bat Mitsvah, cérémonie par laquelle la jeune fille juive atteint sa majorité religieuse, en principe à 12 ans.

Devant le Mur, ce sont les garçons seulement. On les retrouve plus tard autour des remparts de la ville en famille réunie, danses et chansons à l’avenant. Les femmes sont outrageusement maquillées et décorées à souhait. Les hommes dansent. Le jeune initié à l’air ému.

Les salles souterraines bordant la section des hommes comprennent de nombreuses arches saintes où sont rangés des rouleaux de la Torah utilisés lors des offices de prière, qui se tiennent à toute heure. C'est aussi au nord du Mur que s'amorce le tunnel du Mur occidental (dont la sortie est sur la via Dolorosa), accessible au public sur rendez-vous.

J’ai été entraîné à l’intérieur par un robineux qui m’a fait le coup des rouleaux sacrés, et qui voulait m’aider à noter en hébreu ce que je voulais, pour placer dans le Mur.

Je lui ai dit mon nom, celui de mon amazone et de ma fille, et on voulait que les enfants du monde s’embrassent. Comme il hésitait, je lui ai dit que ce n’était pas la peine d’écrire, car Dieu était multilingue. Il n’a pas souri. Il m’a demandé 10 $. Comme je commençais à lui faire la théorie du pauvre dans la Torah, il m’a chiffonné le papier dans la main et s’est attaqué à un vieux monsieur. J’ai gardé le papier….

On peut faire aussi les souterrains pour une virée dans le temps.

Deux miracles se sont produits aujourd’hui ; après la visite du Kotel, mon Mac à l’hôtel n’était plus en panne. Et mon entrée aux toilettes des lieux : avec un monde incessant au Mur et aux toilettes, ces dernières frisent la propreté du Reine-Élizabeth.

Et une vision rare ; des jeunes femmes rigolant, la mitraillette dans le dos…Pour voir le Kotel en direct, c'est ici. 

Et pour les femmes de l'armée en chanson:



Autre lieu impressionnant, le Musée de l’Holocauste.

J’y allais à reculons, ayant déjà visité depuis longtemps Auschwitz, Buchenwald et autres Mauthausen, et ayant trouvé à chaque fois une propension à décrire l’horrible, la fin, l’extermination, avec les lettres, les cheveux, les chaussures des exterminés.

Avec ce musée qui se visite en pas moins de quatre heures, on y fait une travail exceptionnel, celui d’expliquer comment c’est arrivé et pourquoi cela a fonctionné. L’avènement d’Hitler et le terreau propice à l’anti-sémitisme.

À travers toute l’Europe, le juif n’avait pas bonne presse. Depuis longtemps la Belgique, la France, le Danemark, la Grande-Bretagne, l'Italie et les pays de l’Est étaient un terrain fertile. Hitler le savait…

Au lieu d’être un réquisitoire contre l’anti-sémitisme, c’est une traversée de cette époque par des documents audio-visuels, des photos, des publicités sous couvert de propagandes.

Tous les oublis, toutes les carences. On ne pleure pas, on comprend… que l’homme est un loup pour l’autre, et qu’en 2011, on est loin de la bergerie…

Même en Israël, avec la prophétie qu’un jour, les loups vivront en paix avec les agneaux, beaucoup de juifs répondent «mais nous ne seront jamais plus les agneaux».

Comme tout est informatisé, j’ai réussi à retrouver la famille juive, les Weinfeld que ma grand-mère allemande avait cachée pendant la guerre et qui avait été dénoncée par des sympatisants pétainistes.

Enfin, le vrai Mur des Lamentations, celui des Palestiniens, qui ont vu s’ériger depuis 2002 un mur de près de 770 km de long construit par les Israéliens. Haut de huit mètres à Jérusalem et quelquefois large de 20 mètres.

A Béthléem, on le voit. Comme à Jérusalem. Comme à Ramalah. Au début sur le tracé de la ligne verte mais souvent empiétant sur le territoire de la Cisjordanie, avec intégration des colonies juives.

Les partisans de la construction reprennent le nom officiel de «barrière», ou parlent de «clôture de sécurité israélienne», de «zone de couture», de «barrière anti-terroriste» ou encore de «muraille de protection». Le ministère des Affaires étrangères de l'État d'Israël a publié en octobre 2004 une brochure officielle en langue française intitulée La clôture anti-terroriste d'Israël, document disponible auprès des missions diplomatiques d'Israël ou sur l'internet.

Les opposants à la barrière, y compris dans les rangs des mouvements israéliens de gauche, surnomment la construction «mur de la honte» ou «mur d'annexion». Certains d'entre eux s'y réfèrent également en tant que «mur de l'Apartheid», par analogie avec le régime de ségrégation aboli en juin 1991 en Afrique du Sud. Le professeur Gerald M. Steinberg, politologue et chercheur israélien, conteste ce vocabulaire employé par les détracteurs de la barrière qui relève, selon lui, d'une stratégie de diabolisation. D'autres opposants réduisent l'expression à «le mur» (en anglais, «the wall») ou, dans les médias, reprennent simultanément la motivation israélienne en parlant de mur de «sécurité». Des Palestiniens (dont les médias de l'Autorité palestinienne) se réfèrent fréquemment à cette barrière en langue arabe par la définition politique suivante de «mur de séparation raciale» (jidar al-fasl al-'unsuri).

Le gouvernement israélien qualifie ces comparaisons de «propagande» voire de «manipulation de l'histoire et de la réalité». Il réfute aussi le terme de «mur» qui ne représenterait pas la réalité de la construction sur au moins 95% de son tracé (source wikipédia).

Et le tracé change assez souvent… au bon vouloir du pouvoir israélien. Comme le Mur de Berlin, cela donne de la place aux graffitis…

Simple… hein !!!

En Vrac

Pour visiter Jerusalem, le Kotel ou la vieille ville, partir de bonne heure pour éviter les foules.

Jérusalem, contrairement à Tel-Aviv, respecte le shabbat. Tous les magasins sont fermés du vendredi soir au dimanche matin.

Le samedi, dans les hôtels, les ascenseurs fonctionnent, mais cela ne sert à rien d’appuyer sur votre étage de chambre. Cela monte automatiquement lentement d’étage en étage.

Même combat au niveau des guichets automatiques. Pour les restos, ne comptez pas sur ceux qui sont cashers.

Deux hôtels de bonne lignée, chers, situés à cheval entre la vieille ville et la ville nouvelle: le David Citadel Hôtel et le Mamilla Hotel.

Pour d’autres formes d’hébergement moins coûteux: B- Green Guesthouse  et  Allenby 2 B&B.

Et appartements avec cuisinette Holid 2000 appartments.

Des restos, il y en a beaucoup…. En dehors de Jerusalem, l’excellent Ein Kerem Brasserie 052 6662082. HaChatzer Restaurant, fine cuisine kosher.

Et enfin: l'Office de tourisme.

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Je pense, donc je lis<br />
Les hommes à gauche, les femmes à droite<br />
Un peu d'humour<br />
<span style=Musée de l'holocauste Yad Vashem" title="Musée de l'holocauste Yad Vashem" />
 
 
 
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  • HADDAD 555 - Inscrit
    24 novembre 2011 09 h 34
    le kotel
    Enfin un journaliste honnete qui raconte simplement ce qu'il a vu......Merci M Kieffer , j'espere que votre prochain article portera sur la simplicite des gens et aussi du nombre de Francophones dans cette ville......et peut-etre , Mamilla et le fameux souk Mahane Yeouda (pittoresque)
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  • Volney - Inscrit
    29 novembre 2011 02 h 51
    Mac
    Mais on s'en fou si vous êtes fier d'utiliser un Mac ! Cela n'a aucun rapport dans le texte; "ordinateur portable" aurait très bien fait l'affaire. Vous êtes commandité ou vous vous associer délibérément à cette marque sans honte ? Si ce n'est pas encore fait, n'oubliez pas d'aller cliquer "J'aime" sur la page Facebook de Macintosh...

    Sinon, merci pour cet excellent reportage !
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