Jerusalem, trois fois sainte
Photo : Lio Kiefer
La ville de Jérusalem qu’on visite le plus souvent n’est pas de tout repos.
Non pas pour les kilomètres à parcourir (pas plus grand que le Vieux Québec), mais par le galimatias de croyances religieuses. Les juifs, les musulmans et les chrétiens revendiquent chacun un symbole, un écrit, une légende, donc un lieu… À nous de sauter de lieu en lieu.
En fréquentant chaque jour le guide de grande culture qu’est Yuval Russ, qui saute de siècle en siècle, de la langue hébraïque à la langue arabe, et qui fait des rapprochements étonnants avec le grand jadis et le presque aujourd’hui, je retiens une de ses phrases concernant la Bible, le Coran ou l’ancien Testament : «you can believe or you can do not believe»…
À Jérusalem, l’existence de Dieu et de ses prophètes ou sympathisants est tous les jours sur la sellette. Les expressions «selon», «on peut lire que», «et comme disait untel» sont le départ de chaque explication géographique ou historique sacrée. Sur les documents que j’ai remplis pour me rendre en Israël, on m’a collé l’étiquette de journaliste chrétien, alors que je me sens vraiment un «journaleux» agnostique ascendant athéiste.
Mais les histoires sont belles et les personnages cités sont de véritables stars du Top 20 des miracles, prédictions et autres objets de rêves devenues migratoires au fil des siècles.
Le Vieux Jérusalem se divise en plusieurs quartiers et monuments attenants, dont les quartiers juif, musulman, chrétien et arménien.
La mosquée al-Aqsa est située sur un lieu très symbolique, puisqu'il s'agit, selon la tradition juive, de l'emplacement du temple de Salomon, reconstruit au Ve siècle av. J.‑C. et agrandie au 1er siècle av. J.‑C. par Hérode, avant d'être détruit en 70 par les Romains. On commençait déjà par le mélange des genres. 5000 personnes peuvent venir y prier et tout le site peut accueillir plusieurs centaines de milliers de personnes. La mosquée al-Aqsa, comme le reste de la vieille ville de Jérusalem, est sous contrôle israélien depuis 1967. La gestion de l'ensemble de l'esplanade des mosquées est confiée à une fondation religieuse islamique, contrôlée par la Jordanie. Simple, hein !!
Pour le Mur des Lamentations, appelé par les juifs Mur Occidental ou Kotel, c’est un vestige du mur d'enceinte, érigé par Hérode afin d'étendre le plateau quasi naturel sur lequel les temples de Jérusalem avaient été construits. C’est le lieu le plus saint du judaïsme.
Selon la coutume, certains juifs qui vont prier au Mur occidental ou Kotel, y déposent des vœux, le plus souvent sous la forme de prière et de petits papiers pliés où sont rédigés leurs souhaits, lesquels sont ensuite glissés dans les fentes qui séparent les différentes pierres du mur. Ce sont les chrétiens qui l’on appelés Mur des Lamentations. Mais pour les juifs, c’est le Mur Occidental et pour les musulmans, El-Bourak, le nom de l'un des chevaux de Mahomet lorsqu'il fit son voyage nocturne. Simple, hein !!
Quant à l’église St Sépulcre, selon la tradition chrétienne, c’est la place du tombeau du Christ, c'est-à-dire l'édicule (maintenant englobé dans l'église du Saint-Sépulcre) construit sur la grotte où le corps de Jésus de Nazareth aurait été déposé après avoir été descendu de la croix à Jérusalem. Depuis les croisades, les chrétiens en sont sûrs. Il y a cinq églises qui gèrent l’église, dont la puissante église arménienne, qui a placé un géant en soutane (comme Hagrid d’Harry Potter, mais sans le sourire) pour gérer le placement de bougies.
Question hygiène, j’ai compté 123 personnes qui embrassaient une pierre sacrée, à tour de rôle sans s’essuyer les lèvres.
Selon Dan Bahat, ancien archéologue de la ville de Jérusalem : « Nous ne pouvons pas être absolument certains que le site de l'église du Saint-Sépulcre est bien le site de la tombe de Jésus, mais nous n'avons aucun autre lieu qui puisse affirmer des arguments contraires de poids et nous n'avons vraiment aucune raison de rejeter l'authenticité de l’endroit. » Simple, hein !!
À visiter par beau temps ? C’est chaud. Les meilleurs moments sont entre novembre et mai.
Quand il pleut, comptez deux heures de plus que d’habitude sur six heures de visite. Les pierres antiques appelées trottoirs sont comme un Holy-day-on ice…
Si vous avez oublié d’acheter une djellabah à Marrakech ou un Christ et une Vierge à Lourdes, vous trouvez tout ici. C’est une suite de petites échoppes qui vendent de tout : main de Fatma, étoiles de David et croix en tous genres.
Si vous n’avez pas de parapluie, et qu’il commence à pleuvoir, ne paniquez pas. Il y a au moins une centaine de personnes qui sortent de nulle part et qui vendent des parapluies.
Si vous avez oublié vos lunettes de soleil, ils en ont, ainsi que casquettes, chapeaux et ainsi de suite.
Si vous avez soif, Coke et similis sont en vente entre le safran, l’harissa et les olives.
Demain, je vous fais le et les Murs, le Musée de l’Holocauste, les hôtels et restos.
Shalom !!!
Non pas pour les kilomètres à parcourir (pas plus grand que le Vieux Québec), mais par le galimatias de croyances religieuses. Les juifs, les musulmans et les chrétiens revendiquent chacun un symbole, un écrit, une légende, donc un lieu… À nous de sauter de lieu en lieu.
En fréquentant chaque jour le guide de grande culture qu’est Yuval Russ, qui saute de siècle en siècle, de la langue hébraïque à la langue arabe, et qui fait des rapprochements étonnants avec le grand jadis et le presque aujourd’hui, je retiens une de ses phrases concernant la Bible, le Coran ou l’ancien Testament : «you can believe or you can do not believe»…
À Jérusalem, l’existence de Dieu et de ses prophètes ou sympathisants est tous les jours sur la sellette. Les expressions «selon», «on peut lire que», «et comme disait untel» sont le départ de chaque explication géographique ou historique sacrée. Sur les documents que j’ai remplis pour me rendre en Israël, on m’a collé l’étiquette de journaliste chrétien, alors que je me sens vraiment un «journaleux» agnostique ascendant athéiste.
Mais les histoires sont belles et les personnages cités sont de véritables stars du Top 20 des miracles, prédictions et autres objets de rêves devenues migratoires au fil des siècles.
Le Vieux Jérusalem se divise en plusieurs quartiers et monuments attenants, dont les quartiers juif, musulman, chrétien et arménien.
La mosquée al-Aqsa est située sur un lieu très symbolique, puisqu'il s'agit, selon la tradition juive, de l'emplacement du temple de Salomon, reconstruit au Ve siècle av. J.‑C. et agrandie au 1er siècle av. J.‑C. par Hérode, avant d'être détruit en 70 par les Romains. On commençait déjà par le mélange des genres. 5000 personnes peuvent venir y prier et tout le site peut accueillir plusieurs centaines de milliers de personnes. La mosquée al-Aqsa, comme le reste de la vieille ville de Jérusalem, est sous contrôle israélien depuis 1967. La gestion de l'ensemble de l'esplanade des mosquées est confiée à une fondation religieuse islamique, contrôlée par la Jordanie. Simple, hein !!
Pour le Mur des Lamentations, appelé par les juifs Mur Occidental ou Kotel, c’est un vestige du mur d'enceinte, érigé par Hérode afin d'étendre le plateau quasi naturel sur lequel les temples de Jérusalem avaient été construits. C’est le lieu le plus saint du judaïsme.
Selon la coutume, certains juifs qui vont prier au Mur occidental ou Kotel, y déposent des vœux, le plus souvent sous la forme de prière et de petits papiers pliés où sont rédigés leurs souhaits, lesquels sont ensuite glissés dans les fentes qui séparent les différentes pierres du mur. Ce sont les chrétiens qui l’on appelés Mur des Lamentations. Mais pour les juifs, c’est le Mur Occidental et pour les musulmans, El-Bourak, le nom de l'un des chevaux de Mahomet lorsqu'il fit son voyage nocturne. Simple, hein !!
Quant à l’église St Sépulcre, selon la tradition chrétienne, c’est la place du tombeau du Christ, c'est-à-dire l'édicule (maintenant englobé dans l'église du Saint-Sépulcre) construit sur la grotte où le corps de Jésus de Nazareth aurait été déposé après avoir été descendu de la croix à Jérusalem. Depuis les croisades, les chrétiens en sont sûrs. Il y a cinq églises qui gèrent l’église, dont la puissante église arménienne, qui a placé un géant en soutane (comme Hagrid d’Harry Potter, mais sans le sourire) pour gérer le placement de bougies.
Question hygiène, j’ai compté 123 personnes qui embrassaient une pierre sacrée, à tour de rôle sans s’essuyer les lèvres.
Selon Dan Bahat, ancien archéologue de la ville de Jérusalem : « Nous ne pouvons pas être absolument certains que le site de l'église du Saint-Sépulcre est bien le site de la tombe de Jésus, mais nous n'avons aucun autre lieu qui puisse affirmer des arguments contraires de poids et nous n'avons vraiment aucune raison de rejeter l'authenticité de l’endroit. » Simple, hein !!
À visiter par beau temps ? C’est chaud. Les meilleurs moments sont entre novembre et mai.
Quand il pleut, comptez deux heures de plus que d’habitude sur six heures de visite. Les pierres antiques appelées trottoirs sont comme un Holy-day-on ice…
Si vous avez oublié d’acheter une djellabah à Marrakech ou un Christ et une Vierge à Lourdes, vous trouvez tout ici. C’est une suite de petites échoppes qui vendent de tout : main de Fatma, étoiles de David et croix en tous genres.
Si vous n’avez pas de parapluie, et qu’il commence à pleuvoir, ne paniquez pas. Il y a au moins une centaine de personnes qui sortent de nulle part et qui vendent des parapluies.
Si vous avez oublié vos lunettes de soleil, ils en ont, ainsi que casquettes, chapeaux et ainsi de suite.
Si vous avez soif, Coke et similis sont en vente entre le safran, l’harissa et les olives.
Demain, je vous fais le et les Murs, le Musée de l’Holocauste, les hôtels et restos.
Shalom !!!
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