186 questions plus tard
J'ai passé trois jours au Salon international tourisme voyages de Montréal, à répondre aux questions des visiteurs. Tuyaux voyage, idées de transhumances à répétition. Un vrai bain de rencontres en direct, nu devant les questions.
J’avais tout de même assez peur de l’exercice. Répondre en direct à des questions de voyages tous azimuts, à des lecteurs, des auditeurs, des téléspectateurs. Et cela s’est ouvert le vendredi à midi, et j’ai fermé boutique dimanche à 17 h.
J’ai comptabilisé les questions. Un peu pour l’orgueil, un peu pour savoir. Le chiffre final: 186 questions. Cela fait 7 questions à l’heure, pendant 3 périodes. Un peu comme chez un docteur… les prescriptions en moins. Quoique.
Pour une petite solitude ou pour une partance en famille, je vous donne une Croatie à prendre soir et matin pendant 15 jours. Et pour vous un peu de Provence-Maroc pour trois semaines, avec une bonne dose de sable et une capsule d’iode avant le retour. Le danger pour vous, madame, c’est d’avoir pris de la Caraïbe sans modération pendant des années.
Je vous trouve bien triste! Un peu de carnaval de Bahia en sirop peut-être?
Les questions ont fusé. De nombreux lectrices et lecteurs du Devoir se sont arrêtés. Pour dire bonjour, pour des félicitations retenues, pour des questions pointues.
Je vous félicite toutes et tous, que vous soyez une acharnée du Devoir ou un stakhanoviste d’Arlequin (le personnage, pas le roman), il n’y a aucune question ou mention sur un tout inclus.
J’ai donc fait un beau voyage, rempli de questions très précises. Ceci est un florilège des questions qui m’ont amusé:
– «Si je prends le Transsibérien à Moscou, et que je m’arrête deux jours en Mongolie, à Ulaan Baator, quand passe le prochain pour Pékin?» (En passant dans le Transsmongolien, il y a un train chaque jeudi, mais il est souvent plein. Il y en a un supplémentaire le samedi.)
– Ou alors: «je vais en Birmanie ou je vais aux Philippines?» (Dans les deux cas, les droits de la femme et de son apollon sont réduits.)
– «Le sud de l’Inde pour une fille toute seule?»
– «Je m’ennuie et je veux aller en Alberta.» (Êtes-vous sûres?)
– «New York, c’est dangereux?» (Oui, comme le marché Jean Talon à 11h13.)
– «Est-ce que les Parisiens sont vraiment chiants?» (Oui, mais avec des variantes.)
– «Les médicaments au Maroc?» (Ce n’est pas Jean Coutu, mais on y trouve des amis.)
– «Un p’tit coin tranquille aux Antilles Françaises?» (Un petit point d’eau dans Cœur Bouliki, près de St-Joseph, en Martinique.)
– «C’est comment l’autobus de nuit en Uruguay?» (Prenez des boules Quiès, car la télé est à fond et l’Uruguayen heureux est très farceur. Et Montevideo fait partie des 20 villes les plus sûres de la planète. Apprenez quelques mots de porthunol si vous allez vers le Brésil.)
– «Une villa en Provence avec piscine, c’est combien?» (À moins de 2000 $ par semaine, t’as une baignoire dans le jardin.)
En répondant pendant 3 jours à vos questions, je me suis aperçu que toutes ces questions et réponses étaient un peu moins nombreuses que celles que j’ai accumulées via ma chronique Long courrier ainsi qu'avec ce blogue. J’ai fait alors un rêve étrange; au printemps prochain, je monte d'énormes tentes mongoles dans la forêt lanaudoise. Je pose une table dans chaque yourte, des centaines de coussins, des poufs et autres objets d’assises temporaires. J’invite personnellement tous ceux qui m'ont écrit et à qui je n'ai pas encore répondu.
Des milliers de guides de voyages sur le sol, des dattes, des pistaches, des noix, de l'eau fraiche, des boissons de partout, des bijoux, des gri-gris. Le tout à volonté. Il y aura des chevaux sauvages, des danseuses de baladi, des cosaques, des tams-tams africains, etc.
Je me suis réveillé ce matin, en sursautant. Un cheval de bois courait sur l’oreiller.
Et je vous ai vus me dire: je vous ai reconnus… C’est vous!
Continuez donc à m’écrire à lkiefer@ledevoir.com
J’avais tout de même assez peur de l’exercice. Répondre en direct à des questions de voyages tous azimuts, à des lecteurs, des auditeurs, des téléspectateurs. Et cela s’est ouvert le vendredi à midi, et j’ai fermé boutique dimanche à 17 h.
J’ai comptabilisé les questions. Un peu pour l’orgueil, un peu pour savoir. Le chiffre final: 186 questions. Cela fait 7 questions à l’heure, pendant 3 périodes. Un peu comme chez un docteur… les prescriptions en moins. Quoique.
Pour une petite solitude ou pour une partance en famille, je vous donne une Croatie à prendre soir et matin pendant 15 jours. Et pour vous un peu de Provence-Maroc pour trois semaines, avec une bonne dose de sable et une capsule d’iode avant le retour. Le danger pour vous, madame, c’est d’avoir pris de la Caraïbe sans modération pendant des années.
Je vous trouve bien triste! Un peu de carnaval de Bahia en sirop peut-être?
Les questions ont fusé. De nombreux lectrices et lecteurs du Devoir se sont arrêtés. Pour dire bonjour, pour des félicitations retenues, pour des questions pointues.
Je vous félicite toutes et tous, que vous soyez une acharnée du Devoir ou un stakhanoviste d’Arlequin (le personnage, pas le roman), il n’y a aucune question ou mention sur un tout inclus.
J’ai donc fait un beau voyage, rempli de questions très précises. Ceci est un florilège des questions qui m’ont amusé:
– «Si je prends le Transsibérien à Moscou, et que je m’arrête deux jours en Mongolie, à Ulaan Baator, quand passe le prochain pour Pékin?» (En passant dans le Transsmongolien, il y a un train chaque jeudi, mais il est souvent plein. Il y en a un supplémentaire le samedi.)
– Ou alors: «je vais en Birmanie ou je vais aux Philippines?» (Dans les deux cas, les droits de la femme et de son apollon sont réduits.)
– «Le sud de l’Inde pour une fille toute seule?»
– «Je m’ennuie et je veux aller en Alberta.» (Êtes-vous sûres?)
– «New York, c’est dangereux?» (Oui, comme le marché Jean Talon à 11h13.)
– «Est-ce que les Parisiens sont vraiment chiants?» (Oui, mais avec des variantes.)
– «Les médicaments au Maroc?» (Ce n’est pas Jean Coutu, mais on y trouve des amis.)
– «Un p’tit coin tranquille aux Antilles Françaises?» (Un petit point d’eau dans Cœur Bouliki, près de St-Joseph, en Martinique.)
– «C’est comment l’autobus de nuit en Uruguay?» (Prenez des boules Quiès, car la télé est à fond et l’Uruguayen heureux est très farceur. Et Montevideo fait partie des 20 villes les plus sûres de la planète. Apprenez quelques mots de porthunol si vous allez vers le Brésil.)
– «Une villa en Provence avec piscine, c’est combien?» (À moins de 2000 $ par semaine, t’as une baignoire dans le jardin.)
En répondant pendant 3 jours à vos questions, je me suis aperçu que toutes ces questions et réponses étaient un peu moins nombreuses que celles que j’ai accumulées via ma chronique Long courrier ainsi qu'avec ce blogue. J’ai fait alors un rêve étrange; au printemps prochain, je monte d'énormes tentes mongoles dans la forêt lanaudoise. Je pose une table dans chaque yourte, des centaines de coussins, des poufs et autres objets d’assises temporaires. J’invite personnellement tous ceux qui m'ont écrit et à qui je n'ai pas encore répondu.
Des milliers de guides de voyages sur le sol, des dattes, des pistaches, des noix, de l'eau fraiche, des boissons de partout, des bijoux, des gri-gris. Le tout à volonté. Il y aura des chevaux sauvages, des danseuses de baladi, des cosaques, des tams-tams africains, etc.
Je me suis réveillé ce matin, en sursautant. Un cheval de bois courait sur l’oreiller.
Et je vous ai vus me dire: je vous ai reconnus… C’est vous!
Continuez donc à m’écrire à lkiefer@ledevoir.com




