Jean-Jacques Rey, chef de la tribu des Roses
Chaque matin, chaque jour, chaque nuit du Trophée Roses des Sables, le charismatique Jean-Jacques Rey agit comme directeur technique, académique, sismique... Il est le chef de la tribu des Roses, ces femmes roulant sur deux ou quatre roues, dans le désert.
Elles sont 300 filles dans le désert du Maroc, entre Ouarzazate et l’Algérie. Il y a une centaine de bénévoles, accompagnateurs, médecins et spécialistes des télécommunications. La tribu, ce sont aussi les amis du grand patron, qui le suivent depuis des années. Mais Jean-Jacques Rey ne gère pas tout, il délègue.
Avec son physique de baroudeur, il peut haranguer la foule, la motiver. On le sait sévère et tendre à la fois. Dur d’imaginer quelqu’un d’autre à sa place.
J’ai fait de l’hélico en sa compagnie. Le directeur du trophée est d’une volubilité désarmante. Quand il dit «mouchki», c’est qu’il y a problème. Pour écarter, du haut des airs, des enfants des villages trop présents dans les dunes. Pour aider un équipage embourbé: «vas-y, recule, oui, c’est bon, comme ça».
Mais où l’on découvre la tendresse et la fermeté de l’homme, c’est le matin, avant le départ des équipages, alors que se tient un briefing de groupe. C'est une sorte de thérapie collective. Il rassure, il donne des indications. Il fait ses mises en garde et ses mises en situation avec humour. Les filles prennent des notes.
Ancien pilote de rallye (auto et moto), il a flirté de nombreuses années avec le Paris-Dakar, le Rallye des Pharaons, le Rallye de Tunisie, etc. La mécanique et l’humain, il connaît.
Le reste de l’année, il dirige son agence de voyages, Désertours, qui fait dans l'aventure en 4X4 ou en quad à travers le monde.
Serein, il l’est, mais aussi intraitable. À un caméraman québécois qui se voyait déjà en Werner Herzog des dunes et qui refusait de porter une aide de petite envergure à un équipage mal pris, en évoquant qu’il n’était pas une entreprise de remorquage, le chef de tribu lui répondit: «quand tu auras besoin de rien, viens me voir.»
L’homme n’était même pas en colère, je pense qu’il était triste. Car il répète souvent: «ce que j’ai voulu tout au début, je le vois: l’esprit d’entraide.»
On ne peut pas parler du chef de tribu sans évoquer le rôle incroyable de la fille du chef, Géraldine Rey. Aventurière, baroudeuse et maman, elle n’a pas besoin de connexion Internet. Internet, elle l’a dans la tête. Comme son paternel, elle harangue son équipe, pense à tout, oublie son sac, téléphone pour un taxi de Ouarzazate à Erfoud… Une sorte de Mac sur 2 pattes, dans le sable. Elle arrive du Brésil et à Noël, elle ira en famille voir le village du Père Noël en Finlande. D’autres dunes près de la mer et d’autres déserts de glace avec les lutins.
Un matin, je demandais à Jean-Jacques une question qui peut paraître bizarre en telle circonstance ensablée: «qu’est ce que vous voudriez que soit inscrit sur votre pierre tombale?»
— Enfin, ils m’ont foutu la paix…
La tribu prenait son envol pour la dernière étape.
Elles sont 300 filles dans le désert du Maroc, entre Ouarzazate et l’Algérie. Il y a une centaine de bénévoles, accompagnateurs, médecins et spécialistes des télécommunications. La tribu, ce sont aussi les amis du grand patron, qui le suivent depuis des années. Mais Jean-Jacques Rey ne gère pas tout, il délègue.
Avec son physique de baroudeur, il peut haranguer la foule, la motiver. On le sait sévère et tendre à la fois. Dur d’imaginer quelqu’un d’autre à sa place.
J’ai fait de l’hélico en sa compagnie. Le directeur du trophée est d’une volubilité désarmante. Quand il dit «mouchki», c’est qu’il y a problème. Pour écarter, du haut des airs, des enfants des villages trop présents dans les dunes. Pour aider un équipage embourbé: «vas-y, recule, oui, c’est bon, comme ça».
Mais où l’on découvre la tendresse et la fermeté de l’homme, c’est le matin, avant le départ des équipages, alors que se tient un briefing de groupe. C'est une sorte de thérapie collective. Il rassure, il donne des indications. Il fait ses mises en garde et ses mises en situation avec humour. Les filles prennent des notes.
Ancien pilote de rallye (auto et moto), il a flirté de nombreuses années avec le Paris-Dakar, le Rallye des Pharaons, le Rallye de Tunisie, etc. La mécanique et l’humain, il connaît.
Le reste de l’année, il dirige son agence de voyages, Désertours, qui fait dans l'aventure en 4X4 ou en quad à travers le monde.
Serein, il l’est, mais aussi intraitable. À un caméraman québécois qui se voyait déjà en Werner Herzog des dunes et qui refusait de porter une aide de petite envergure à un équipage mal pris, en évoquant qu’il n’était pas une entreprise de remorquage, le chef de tribu lui répondit: «quand tu auras besoin de rien, viens me voir.»
L’homme n’était même pas en colère, je pense qu’il était triste. Car il répète souvent: «ce que j’ai voulu tout au début, je le vois: l’esprit d’entraide.»
On ne peut pas parler du chef de tribu sans évoquer le rôle incroyable de la fille du chef, Géraldine Rey. Aventurière, baroudeuse et maman, elle n’a pas besoin de connexion Internet. Internet, elle l’a dans la tête. Comme son paternel, elle harangue son équipe, pense à tout, oublie son sac, téléphone pour un taxi de Ouarzazate à Erfoud… Une sorte de Mac sur 2 pattes, dans le sable. Elle arrive du Brésil et à Noël, elle ira en famille voir le village du Père Noël en Finlande. D’autres dunes près de la mer et d’autres déserts de glace avec les lutins.
Un matin, je demandais à Jean-Jacques une question qui peut paraître bizarre en telle circonstance ensablée: «qu’est ce que vous voudriez que soit inscrit sur votre pierre tombale?»
— Enfin, ils m’ont foutu la paix…
La tribu prenait son envol pour la dernière étape.





