Tours opérateurs responsables: safaris humains interdits
Qu'est ce qu'un safari humain? C'est une visite de touristes dans un village le plus souvent isolé en pleine jungle, savane ou rivière. Les habitants mangent avec leurs doigts, sont souvent nus et se grattent sous les bras pour parler aux dieux. Eh bien, aux îles Andeman, les tours opérateurs (TO) s'opposent à une route touristique appelée human safari.
«Manquerait plus que ces sauvages nous disent non!» C'est ce que j'avais entendu l'année dernière dans un avion. Mon voisin, René, racontait à sa princesse qu'ils allaient visiter des tribus au Kenya, que les photos allaient être supers et que les «sauvages» n'avaient qu'à acquiescer.
J'ai laissé le gros nez finir son gigot trop cuit, me suis levé pour saisir mon Kodak. J'ai poussé deux petits cris de macaques — «Oungh Oungh» — et j'ai pris au moins 10 photos de mon excursionniste tribal. Il m'a bien sûr insulté, a appelé un agent de bord et réclamé mon Kodak, que je refusais de donner. L'hôtesse a souri et m'a changé de place. Là-dessus, René et moi étions d'accord.
Sur les îles Andeman, dans le golfe du Bengale, les TO du coin s'opposent à une route touristique. C'est sous l'influence de l'organisation Survival qu'ils revendiquent cette action. Une manière de protéger les 365 individus de la tribu des Jarawa, une tribu de chasseurs-cueilleurs, qui ne voient du monde que depuis le début des années 2000.
Chaque mois, des touristes déversent leur curiosité en se disant que les «sauvages» ne savent pas dire non....
Ce qui me fait penser à René et au jour où je débarquerai devant chez lui avec un autobus de Pygmées, le Canon en bandoulière, prêts à tout pour avoir une image de l'autochtone de Montréal, toutes races et religions confondues. Si René et sa nymphette disent non, je souffle dans ma sarbacane.
Et les girafes batifoleront...
«Manquerait plus que ces sauvages nous disent non!» C'est ce que j'avais entendu l'année dernière dans un avion. Mon voisin, René, racontait à sa princesse qu'ils allaient visiter des tribus au Kenya, que les photos allaient être supers et que les «sauvages» n'avaient qu'à acquiescer.
J'ai laissé le gros nez finir son gigot trop cuit, me suis levé pour saisir mon Kodak. J'ai poussé deux petits cris de macaques — «Oungh Oungh» — et j'ai pris au moins 10 photos de mon excursionniste tribal. Il m'a bien sûr insulté, a appelé un agent de bord et réclamé mon Kodak, que je refusais de donner. L'hôtesse a souri et m'a changé de place. Là-dessus, René et moi étions d'accord.
Sur les îles Andeman, dans le golfe du Bengale, les TO du coin s'opposent à une route touristique. C'est sous l'influence de l'organisation Survival qu'ils revendiquent cette action. Une manière de protéger les 365 individus de la tribu des Jarawa, une tribu de chasseurs-cueilleurs, qui ne voient du monde que depuis le début des années 2000.
Chaque mois, des touristes déversent leur curiosité en se disant que les «sauvages» ne savent pas dire non....
Ce qui me fait penser à René et au jour où je débarquerai devant chez lui avec un autobus de Pygmées, le Canon en bandoulière, prêts à tout pour avoir une image de l'autochtone de Montréal, toutes races et religions confondues. Si René et sa nymphette disent non, je souffle dans ma sarbacane.
Et les girafes batifoleront...


