Douanes: dans trois ans peut-être...
Depuis quelques années, le passage des douanes pour prendre un avion est devenu un parcours du combattant. L'IATA vient de présenter les douanes de l'avenir... Dans trois ans, minimum.
L’association du transport aérien international (IAA) a présenté la première maquette du point de contrôle de l’avenir, conçu pour améliorer la sûreté tout en réduisant les files d’attente et les fouilles intrusives aux aéroports grâce à des mesures basées sur le risque et utilisant le renseignement. Le point de contrôle de l’avenir de l’IATA est présenté aux délégués qui assistent à la 67e Assemblée générale annuelle de l’IATA et au Sommet mondial du transport aérien à Singapour.
«Nous avons investi 7,4 milliards $US pour assurer la sûreté de l’aviation. Mais nos passagers ne voient que les tracasseries. Les passagers devraient pouvoir cheminer du trottoir de l’aérogare jusqu’à la barrière en toute dignité. C'est-à-dire sans s’arrêter, sans se dévêtir ou défaire leurs bagages, et certainement sans subir d’attouchements. C’est là la mission du point de contrôle de l’avenir. Nous devons faire des investissements coordonnés pour permettre des vols civilisés», a expliqué M. Giovanni Bisignani, directeur général et chef de la direction de l’IATA.
Les concepts principaux du point de contrôle sont (1) le renforcement de la sécurité par l’orientation des ressources vers les risques les plus importants; (2) le soutien de l’approche fondée sur le risque par l’intégration au processus du point de contrôle des renseignements sur les passagers; et (3) l’optimisation de la vitesse de traitement pour la grande majorité des passagers jugés à faible risque, sans compromettre le niveau de sûreté.
«Le point de contrôle actuel a été conçu il y a 40 ans pour intercepter les pirates de l’air équipés d’armes métalliques. Depuis lors, nous avons élaboré des mesures plus complexes pour contrer les menaces émergentes. La sûreté est accrue, mais il est temps de repenser le tout. Nous avons besoin d’un processus approprié à la menace actuelle, qui combine les nouvelles technologies et le renseignement provenant des informations disponibles sur les passagers. Cela signifie que nous délaisserons un système qui recherche les objets dangereux en faveur d’un système qui recherchera les personnes dangereuses », selon M. Bisignani.
Comment cela fonctionne-t-il?
Le point de contrôle de l’avenir met fin au concept de sûreté uniformisé. Les passagers abordant le point de contrôle seront dirigés vers l’un des trois corridors: «passager connu», «passager ordinaire» et «sécurité accentuée». On déterminera le groupe à l’aide de données biométriques contenues dans le passeport ou d’autres documents de voyage qui afficheront les résultats de l’évaluation de risque effectuée par le gouvernement avant l’arrivée des passagers à l’aéroport.
Les trois corridors de sûreté seront dotés de moyens technologiques pour contrôler les passagers en fonction du niveau de risque. Les «voyageurs connus» qui se seront enregistrés auprès des autorités gouvernementales et qui se seront soumis aux vérifications d’antécédents auront un accès accéléré. Le «contrôle ordinaire» s’appliquera à la majorité des voyageurs. Et les passagers sur lesquels on disposera de moins de renseignements, qu’on choisira au hasard où qui seront jugés à «risque élevé» devront se soumettre à un niveau accru de contrôle.
On développe actuellement une technologie de contrôle qui permettra aux passagers de franchir le point de contrôle sans avoir à se dévêtir ou à défaire leurs bagages. De plus, on pense que le processus de sûreté pourrait être combiné aux procédures de douane et d’immigration à la sortie, ce qui allégerait davantage l’expérience des passagers.
Sous l’égide de l’Organisation de l’aviation civile internationale, 19 gouvernements, dont celui des États-Unis, s’emploient à définir les normes d’un point de contrôle de l’avenir. L’IATA est également en étroite relation avec le programme sur le point de contrôle de demain du département américain de la Sécurité intérieure, qui poursuit des objectifs similaires.
«Nous sommes en mesure, dès maintenant, de passer au système de contrôle biométrique et au concept des trois corridors de sûreté. Et bien que certaines technologies soient encore à parfaire, nous pourrions, simplement en réorientant l’utilisation des ressources dont nous disposons aujourd’hui, constater des changements majeurs d’ici deux à trois ans», a conclu M. Bisignani, qui en a encore pour quelques mois à la tête de l'IATA.
(Source IATA)
L’association du transport aérien international (IAA) a présenté la première maquette du point de contrôle de l’avenir, conçu pour améliorer la sûreté tout en réduisant les files d’attente et les fouilles intrusives aux aéroports grâce à des mesures basées sur le risque et utilisant le renseignement. Le point de contrôle de l’avenir de l’IATA est présenté aux délégués qui assistent à la 67e Assemblée générale annuelle de l’IATA et au Sommet mondial du transport aérien à Singapour.
«Nous avons investi 7,4 milliards $US pour assurer la sûreté de l’aviation. Mais nos passagers ne voient que les tracasseries. Les passagers devraient pouvoir cheminer du trottoir de l’aérogare jusqu’à la barrière en toute dignité. C'est-à-dire sans s’arrêter, sans se dévêtir ou défaire leurs bagages, et certainement sans subir d’attouchements. C’est là la mission du point de contrôle de l’avenir. Nous devons faire des investissements coordonnés pour permettre des vols civilisés», a expliqué M. Giovanni Bisignani, directeur général et chef de la direction de l’IATA.
Les concepts principaux du point de contrôle sont (1) le renforcement de la sécurité par l’orientation des ressources vers les risques les plus importants; (2) le soutien de l’approche fondée sur le risque par l’intégration au processus du point de contrôle des renseignements sur les passagers; et (3) l’optimisation de la vitesse de traitement pour la grande majorité des passagers jugés à faible risque, sans compromettre le niveau de sûreté.
«Le point de contrôle actuel a été conçu il y a 40 ans pour intercepter les pirates de l’air équipés d’armes métalliques. Depuis lors, nous avons élaboré des mesures plus complexes pour contrer les menaces émergentes. La sûreté est accrue, mais il est temps de repenser le tout. Nous avons besoin d’un processus approprié à la menace actuelle, qui combine les nouvelles technologies et le renseignement provenant des informations disponibles sur les passagers. Cela signifie que nous délaisserons un système qui recherche les objets dangereux en faveur d’un système qui recherchera les personnes dangereuses », selon M. Bisignani.
Comment cela fonctionne-t-il?
Le point de contrôle de l’avenir met fin au concept de sûreté uniformisé. Les passagers abordant le point de contrôle seront dirigés vers l’un des trois corridors: «passager connu», «passager ordinaire» et «sécurité accentuée». On déterminera le groupe à l’aide de données biométriques contenues dans le passeport ou d’autres documents de voyage qui afficheront les résultats de l’évaluation de risque effectuée par le gouvernement avant l’arrivée des passagers à l’aéroport.
Les trois corridors de sûreté seront dotés de moyens technologiques pour contrôler les passagers en fonction du niveau de risque. Les «voyageurs connus» qui se seront enregistrés auprès des autorités gouvernementales et qui se seront soumis aux vérifications d’antécédents auront un accès accéléré. Le «contrôle ordinaire» s’appliquera à la majorité des voyageurs. Et les passagers sur lesquels on disposera de moins de renseignements, qu’on choisira au hasard où qui seront jugés à «risque élevé» devront se soumettre à un niveau accru de contrôle.
On développe actuellement une technologie de contrôle qui permettra aux passagers de franchir le point de contrôle sans avoir à se dévêtir ou à défaire leurs bagages. De plus, on pense que le processus de sûreté pourrait être combiné aux procédures de douane et d’immigration à la sortie, ce qui allégerait davantage l’expérience des passagers.
Sous l’égide de l’Organisation de l’aviation civile internationale, 19 gouvernements, dont celui des États-Unis, s’emploient à définir les normes d’un point de contrôle de l’avenir. L’IATA est également en étroite relation avec le programme sur le point de contrôle de demain du département américain de la Sécurité intérieure, qui poursuit des objectifs similaires.
«Nous sommes en mesure, dès maintenant, de passer au système de contrôle biométrique et au concept des trois corridors de sûreté. Et bien que certaines technologies soient encore à parfaire, nous pourrions, simplement en réorientant l’utilisation des ressources dont nous disposons aujourd’hui, constater des changements majeurs d’ici deux à trois ans», a conclu M. Bisignani, qui en a encore pour quelques mois à la tête de l'IATA.
(Source IATA)


