Kamouraska – Tout a commencé par du chocolat!
Kamouraska. En me réveillant tôt le matin, j'ai fait quelques pas dans la cour arrière. Tout à côté, un bouvier bernois reniflait l'air du large. Comme moi... Cela sentait l'iode. Et puis j'ai insisté... Une effluve s'est emparé de ma troisième narine: toute chocolatée.
On dit bien le troisième oeil... Pourquoi ne dirait-on pas la troisième narine?
C'est à La Fée Gourmande que tout a commencé. Une sorte de conte de fée avec deux acteurs principaux: Jean-Philippe et Élise, la trentaine bien sonnée... Il était producteur et émetteur de spectacles, elle était et est encore relationniste. Des brainstorms comme denrées quotidennes. Du citadin, Monsieur, Madame.
Élise a passé toutes ses vacances adolescentes du côté de Kamouraska, dans le chalet familial de Rivière-Ouelle. Il a aimé se promener au Québec et ailleurs. Des visions éclatées et diversifiées de ce qu'ils aiment.
Quand les deux se sont rencontrés, la belle l'a emmené dans ce coin de Québec. Les embruns, les crevettes, les silences. Avant de repartir à Montréal, ils faisaient toujours un détour de quelques lieues, à Kamouraska, pour faire le plein de finesses buccales. Boulangerie, poissonnerie Lauzier et La Fée Gourmande...
Ce bunker du chocolat fin était tenu depuis les années 2000 par Michèle Vallières et son homme, un couple qui connaissait l'Afrique comme leur poche et qui voulait faire de la vente du chocolat un hobby... Mais le succès aidant, le hobby devint plein temps. Alors on prit des temps morts, des jours de grande liesse solitaire. Les clients devenaient aigris... l'humeur chocolatière.
C'est ainsi que Jean-Philipe et Élise débarquèrent l'année dernière, un vendredi, chez un couple qui n'avait rien à vendre le vendredi et repartirent le samedi avec une promesse d'achat et un certificat de vente. Ils quitteraient Montréal pour Kamouraska.
Par instinct, par besoin, par gourmandise de la vie... Des idées à revendre autour du chocolat, et le maître chocolatier et néanmoins Breton, Christophe Courtaud, reprenait du service à plein temps.
À la liste de La Fée Gourmande de jadis, on a ajouté des accaparences en bouche. De la Tanzanie à Cuba, le cacao n'a qu'à bien se tenir. Et le couple infernal s'est dit: «Et si on faisait des ateliers le week-end?» Chaque dimanche matin, ce sont donc les enfants qui sont les acteurs, entre 10h et midi. L'après-midi, c'est entre 14h et 17h pour les adultes consentants. Des ateliers tenus par Chistophe Courtaud, maître chocolatier à Québec et déjà maître d'œuvre de La Fée Gourmande depuis quelques années.
Choix des cacaos, explications de ces derniers, chauffage progressif de la matière puis refroidissement sur table de marbre. Confection de tablettes, décorations, mélanges de chocolat noir et pralinés, dessins, formes, colorations... On ressort de là comme élève émérite de la maniabilité de la matière.
Ayant assisté au baptême chocolaté de ma fille, en compagnie d'une jolie Kamouraskoise de 10 ans, je fus séduit par l'atelier, la vulgarisation des gestes, les explications de Christophe et les ingrédients fournis, ainsi que le résultat obtenu. Je pense aujourd'hui ramener du chocolat sous différentes formes sculptées pour quelques semaines, ou mois...
Des ateliers oui, une boutique oui... Mais pourquoi ne pas y faire dodo? Et deux chambres apparurent. Une suite avec un lit king et un divan-lit pour deux. Et une chambre avec un lit queen. Les deux ont une douche ahurissante, dont celle de la suite qui fait dans la vapeur et la luminothérapie. C'est un peu comme comme dans les contes des Mille et une nuits, mais sans Ali Baba... Les lignes des chambres sont épurées et, une anecdote: Jean-Philippe a testé et fait testé par amis et famille les oreillers, matelas et draps. Cela donne de la perfection allongée. Mon Amazone et ma fille en parlent encore! Je n'avais jamais rencontré un maniaque du détail du sommeil: c'est fait!
Des centaines de chocolats fins à choisir, des caramels, nougats, des crèmes glacées de grande tenue et des sorbets. Il faut s'arrêter... Pour la langue, un moment.... ou pour la nuit.
De l'autre côté de la rue, on est en surplomb, le Saint-Laurent s'amuse. Et Kamouraska s'allonge... Et La Fée Gourmande s'engourmandine...
Auberge La Grand voile
À quelques pas de La Fée Gourmande, l'auberge La Grand Voile. Auberge et centre de santé. De l'extérieur, on dirait une immense maison centenaire. En fait, la bâtisse est presque neuve, mais dessinée et construite à l'ancienne par Guy Chenard, autodidacte du bois et de la structure portante. Si Guy caresse le bois, Suzanne Guay, sa conjointe, caresse le corps. Massothérapeute, elle distille toute l'année des soins du corps (massage, enveloppement, etc.), du cuir chevelu au bout de l'orteil gauche (mon préféré). Mon Amazone, suivant le concept chocolat, s'est fait servir un enveloppement au chocolat, avec gommage au marc de café. Un petit-déjeuner sur la peau. En évoquant les petits-déjeuners, ceux de La Grande Voile sont un véritable roman d'aventure buccal. Gargantuesque et fin à la fois. Pléthore de fruits avec, comme invités ce matin-là, la mangue et l'avocat. Omelette à la ciboulette, pain doré ou assiette de fromages locaux.
Pour couronner le tout, cinq chambres à coucher avec balcons individuels ayant toutes un regard sur le Saint-Laurent. Ma préférée est la chambre baptisée Les Quais... Dans chacune, une paire de jumelles. Salles de bains individuelles à l'avenant. Un solarium pour s'allonger, relaxer ou méditer.
Il n'y a pas que Suzanne qui s'occupe des corps. Une douzaine de spécialistes sont, en haute saison, à l'affût des enrobages et massages de toute nature. On peut avoir des massages en duos et à quatre mains. Et, détail très important, les enfants peuvent également se faire masser.
Pendant le temps passé, la musique oscillait entre de la bossa nova doucereuse et Hovern'engan de Levon Minassian. C'était déjà un signe d'excellence.
Poissonnerie Lauzier
Un peu plus loin, tout près de l'église, on retrouve la Poissonnerie Lauzier, qui est le lieu gourmand poissonnier du village. Une famille qui pêche de père en fils depuis plusieurs générations. Si, aujourd'hui, Bernard Lauzier est moins sur l'eau que ses ancêtres, il travaille avec plusieurs pêcheurs du coin qui lui apportent poissons, crevettes et crustacés frais. Ces derniers seront fumés ou apprêtés. Truite de mer, anguille, hareng, esturgeon, saumon de l'Atlantique, etc. Soupes, tourtières, bourgots, turbot marinés, moules.
Et depuis quelques temps, le Café du Port, soit un restaurant de 18 places qui distribue les produits de la mer. Ne ratez pas la bisque de homard, la soupe de poisson, les assiettes de crevettes ou les tourtes de fruits de mer. À consommer sur place ou à emporter. Reportage sur la Poissonnerie Lauzier.
Quai des bulles
Là où les savons et essences artisanales sont en conflits d'intérêt. Cela sent bon, c'est sympa et les attirances sont nombreuses. Le quai des odeurs.
Pizzamag
Un excellente pizzeria qui a pignon sur pâte à Québec et qui, l'espace de chaque été, se retrouve à Kamouraska. En mangeant, on peut se laisser aller le regard sur les photographies captées par la proprio lors de ses derniers voyages. Et si Louise McNicholl est là, vous aurez droit à ses dernières péripéties voyageuses. Car la dame est aussi une bavarde.
Sebka
Entreprise de plein air à quelques kilomètres de Kamouraska. Kayak de mer, randonnée, escalade, camping, bungalows, etc. Rampe à l'eau pour kayaks également à Kamouraska.
Zodiac Aventure
Pierre Brasseur est la tête de proue de Croisières Zodiac Aventure. Avec son zodiac, il nous entraîne sur le Saint-Laurent en se faufilant entre les îles de Kamouraska. Deux départs par jour d'environ 1h30. Possibilité de croiser jusqu'aux côtes de Charlevoix pendant une journée.
Pierre connait tout des bélugas, des canards eider, des pingouins, des loups marins, des cormorans, des goélands, des mouettes et autres plumes des roches environnantes. C'est comme une leçon de sciences naurelles, mais en zodiac.
L'Amuse-bouche
On ne peut avoir plus que la vue sur le Saint-Laurent offerte par L'Amuse-bouche, puisque le restaurant a pratiquement les pieds dans l'eau. Et surtout une cuisine amusante qui prend tout d'abord le rythme des tapas. C'est-à-dire de petites portions qu'on peut partager, essayer. Ce soir-là, nous avons oscillé entre des côtelettes d'agneau, des merguez à la provençale, des incontournables frites, des beignets de morue et des pétoncles au curry. De la bière locale et une bonne carte des vins, sans prétention. On a fini avec une crème brûlée. La suite du menu est composée de plats plus conséquents et classiques. L'été, il est conseillé de réserver pour 19h30. C'est l'heure du coucher de soleil et tout le monde le sait... Pour réserver.
L'Auberge des îles
Une auberge rustique à quelques pas de la chocolaterie. Un solarium qui surplombe le Saint-Laurent et où les déjeuners sont servis. Rien de vraiment inventif, si ce n'est le nom des îles environnantes qu'on a données aux œufs saucisses, aux œufs benedictine et aux crêpes en tous genres. Le nom des îles qu'on retrouve également comme dénomination des cinq chambres à l'étage, avec salles de bains privées ou partagées. Salle à manger le midi et le soir, avec dîner bistro et table d'hôte. Une bonne rusticité soignée que cette Auberge des îles.
Agnellerie de Kamouraska
C'est à l'Agnellerie de Kamarouska que s'est terminée la visite. Marie-Pierre et Patrick sont les propriétaires de cette bêlerie à plein temps. Je ne savais pas qu'un agneau, sa mère et quelques béliers pouvaient autant se délier le «bêêêê» de si belle manière. Il ya le «bêêê» répétitif, le «bêêê» sec et unique, le «bêêêê» lumineux de celle qui voudrait être chanteuse....
Tout cela et toutes les habitudes des ovins font partie de la visite orchestrée par Marie-Pierre qui est aussi infirmière à la clinique de santé-voyage. Une véritable vulgarisatrice de l'agnelle, de ses habitudes, de ses envies, de ses relations mère-enfants, etc. Une bible de la brebis, du mouton, et de ses copains-copines. La vie sexuelle des béliers, la bonne santé de tous. Certaines agnelles ont des prénoms. Ici, on donne le biberon, là, on caresse le museau. Et ce n'est pas n'importe qui, puisqu'il s'agit de brebis pure race Arcott Rideau et de béliers Suffolk américains qui sont des obsédés de la fornication sur paille.
C'est un ensemble de 500 têtes bêlantes à visiter. Un peu plus d'une heure. Un vrai régal, de vraies connaissances. Jamais très loin, Patrick ajoute quelques commentaires. Il est depuis des années, tondeur pro. Pour lui et pour tous les producteurs du Bas-Saint-Laurent, il s'agit de prendre la bête et ne pas la blesser en lui retirant la laine, ne pas lui couper la peau. Lui couper les sabots pour éviter que l'animal marche toujours sur des talons hauts. Trois minutes par tonsure. C'est du 18 moutons à l'heure...
J'avais rencontré l'Alvaro de l'agnelle... sans bigoudis. Cela frise naturel. La visite se termine par une dégustation de brochettes avec salade. On finit aussi à la boutique où saucisses, gigots, épaules, cretons sont d'une fraîcheur de quelques heures.
L'agnellerie livre partout au Québec. Si vous voulez une viande unique en agneau, pour un méchoui ou toute autre libation festive, c'est un point de repère unique en Kamouraska. Avec visite guidée à l'appui. C'est bien de téléphoner à l'avance.
On est reparti vers Lanaudière et je pense avoir fait «bêêê» ou «mêêêê»... Y a pas de mais.
Patrimoine du Bas-Saint-Laurent
Pour des vues de Kamouraska
On dit bien le troisième oeil... Pourquoi ne dirait-on pas la troisième narine?
C'est à La Fée Gourmande que tout a commencé. Une sorte de conte de fée avec deux acteurs principaux: Jean-Philippe et Élise, la trentaine bien sonnée... Il était producteur et émetteur de spectacles, elle était et est encore relationniste. Des brainstorms comme denrées quotidennes. Du citadin, Monsieur, Madame.
Élise a passé toutes ses vacances adolescentes du côté de Kamouraska, dans le chalet familial de Rivière-Ouelle. Il a aimé se promener au Québec et ailleurs. Des visions éclatées et diversifiées de ce qu'ils aiment.
Quand les deux se sont rencontrés, la belle l'a emmené dans ce coin de Québec. Les embruns, les crevettes, les silences. Avant de repartir à Montréal, ils faisaient toujours un détour de quelques lieues, à Kamouraska, pour faire le plein de finesses buccales. Boulangerie, poissonnerie Lauzier et La Fée Gourmande...
Ce bunker du chocolat fin était tenu depuis les années 2000 par Michèle Vallières et son homme, un couple qui connaissait l'Afrique comme leur poche et qui voulait faire de la vente du chocolat un hobby... Mais le succès aidant, le hobby devint plein temps. Alors on prit des temps morts, des jours de grande liesse solitaire. Les clients devenaient aigris... l'humeur chocolatière.
C'est ainsi que Jean-Philipe et Élise débarquèrent l'année dernière, un vendredi, chez un couple qui n'avait rien à vendre le vendredi et repartirent le samedi avec une promesse d'achat et un certificat de vente. Ils quitteraient Montréal pour Kamouraska.
Par instinct, par besoin, par gourmandise de la vie... Des idées à revendre autour du chocolat, et le maître chocolatier et néanmoins Breton, Christophe Courtaud, reprenait du service à plein temps.
À la liste de La Fée Gourmande de jadis, on a ajouté des accaparences en bouche. De la Tanzanie à Cuba, le cacao n'a qu'à bien se tenir. Et le couple infernal s'est dit: «Et si on faisait des ateliers le week-end?» Chaque dimanche matin, ce sont donc les enfants qui sont les acteurs, entre 10h et midi. L'après-midi, c'est entre 14h et 17h pour les adultes consentants. Des ateliers tenus par Chistophe Courtaud, maître chocolatier à Québec et déjà maître d'œuvre de La Fée Gourmande depuis quelques années.
Choix des cacaos, explications de ces derniers, chauffage progressif de la matière puis refroidissement sur table de marbre. Confection de tablettes, décorations, mélanges de chocolat noir et pralinés, dessins, formes, colorations... On ressort de là comme élève émérite de la maniabilité de la matière.
Ayant assisté au baptême chocolaté de ma fille, en compagnie d'une jolie Kamouraskoise de 10 ans, je fus séduit par l'atelier, la vulgarisation des gestes, les explications de Christophe et les ingrédients fournis, ainsi que le résultat obtenu. Je pense aujourd'hui ramener du chocolat sous différentes formes sculptées pour quelques semaines, ou mois...
Des ateliers oui, une boutique oui... Mais pourquoi ne pas y faire dodo? Et deux chambres apparurent. Une suite avec un lit king et un divan-lit pour deux. Et une chambre avec un lit queen. Les deux ont une douche ahurissante, dont celle de la suite qui fait dans la vapeur et la luminothérapie. C'est un peu comme comme dans les contes des Mille et une nuits, mais sans Ali Baba... Les lignes des chambres sont épurées et, une anecdote: Jean-Philippe a testé et fait testé par amis et famille les oreillers, matelas et draps. Cela donne de la perfection allongée. Mon Amazone et ma fille en parlent encore! Je n'avais jamais rencontré un maniaque du détail du sommeil: c'est fait!
Des centaines de chocolats fins à choisir, des caramels, nougats, des crèmes glacées de grande tenue et des sorbets. Il faut s'arrêter... Pour la langue, un moment.... ou pour la nuit.
De l'autre côté de la rue, on est en surplomb, le Saint-Laurent s'amuse. Et Kamouraska s'allonge... Et La Fée Gourmande s'engourmandine...
Auberge La Grand voile
À quelques pas de La Fée Gourmande, l'auberge La Grand Voile. Auberge et centre de santé. De l'extérieur, on dirait une immense maison centenaire. En fait, la bâtisse est presque neuve, mais dessinée et construite à l'ancienne par Guy Chenard, autodidacte du bois et de la structure portante. Si Guy caresse le bois, Suzanne Guay, sa conjointe, caresse le corps. Massothérapeute, elle distille toute l'année des soins du corps (massage, enveloppement, etc.), du cuir chevelu au bout de l'orteil gauche (mon préféré). Mon Amazone, suivant le concept chocolat, s'est fait servir un enveloppement au chocolat, avec gommage au marc de café. Un petit-déjeuner sur la peau. En évoquant les petits-déjeuners, ceux de La Grande Voile sont un véritable roman d'aventure buccal. Gargantuesque et fin à la fois. Pléthore de fruits avec, comme invités ce matin-là, la mangue et l'avocat. Omelette à la ciboulette, pain doré ou assiette de fromages locaux.
Pour couronner le tout, cinq chambres à coucher avec balcons individuels ayant toutes un regard sur le Saint-Laurent. Ma préférée est la chambre baptisée Les Quais... Dans chacune, une paire de jumelles. Salles de bains individuelles à l'avenant. Un solarium pour s'allonger, relaxer ou méditer.
Il n'y a pas que Suzanne qui s'occupe des corps. Une douzaine de spécialistes sont, en haute saison, à l'affût des enrobages et massages de toute nature. On peut avoir des massages en duos et à quatre mains. Et, détail très important, les enfants peuvent également se faire masser.
Pendant le temps passé, la musique oscillait entre de la bossa nova doucereuse et Hovern'engan de Levon Minassian. C'était déjà un signe d'excellence.
Poissonnerie Lauzier
Un peu plus loin, tout près de l'église, on retrouve la Poissonnerie Lauzier, qui est le lieu gourmand poissonnier du village. Une famille qui pêche de père en fils depuis plusieurs générations. Si, aujourd'hui, Bernard Lauzier est moins sur l'eau que ses ancêtres, il travaille avec plusieurs pêcheurs du coin qui lui apportent poissons, crevettes et crustacés frais. Ces derniers seront fumés ou apprêtés. Truite de mer, anguille, hareng, esturgeon, saumon de l'Atlantique, etc. Soupes, tourtières, bourgots, turbot marinés, moules.
Et depuis quelques temps, le Café du Port, soit un restaurant de 18 places qui distribue les produits de la mer. Ne ratez pas la bisque de homard, la soupe de poisson, les assiettes de crevettes ou les tourtes de fruits de mer. À consommer sur place ou à emporter. Reportage sur la Poissonnerie Lauzier.
Quai des bulles
Là où les savons et essences artisanales sont en conflits d'intérêt. Cela sent bon, c'est sympa et les attirances sont nombreuses. Le quai des odeurs.
Pizzamag
Un excellente pizzeria qui a pignon sur pâte à Québec et qui, l'espace de chaque été, se retrouve à Kamouraska. En mangeant, on peut se laisser aller le regard sur les photographies captées par la proprio lors de ses derniers voyages. Et si Louise McNicholl est là, vous aurez droit à ses dernières péripéties voyageuses. Car la dame est aussi une bavarde.
Sebka
Entreprise de plein air à quelques kilomètres de Kamouraska. Kayak de mer, randonnée, escalade, camping, bungalows, etc. Rampe à l'eau pour kayaks également à Kamouraska.
Zodiac Aventure
Pierre Brasseur est la tête de proue de Croisières Zodiac Aventure. Avec son zodiac, il nous entraîne sur le Saint-Laurent en se faufilant entre les îles de Kamouraska. Deux départs par jour d'environ 1h30. Possibilité de croiser jusqu'aux côtes de Charlevoix pendant une journée.
Pierre connait tout des bélugas, des canards eider, des pingouins, des loups marins, des cormorans, des goélands, des mouettes et autres plumes des roches environnantes. C'est comme une leçon de sciences naurelles, mais en zodiac.
L'Amuse-bouche
On ne peut avoir plus que la vue sur le Saint-Laurent offerte par L'Amuse-bouche, puisque le restaurant a pratiquement les pieds dans l'eau. Et surtout une cuisine amusante qui prend tout d'abord le rythme des tapas. C'est-à-dire de petites portions qu'on peut partager, essayer. Ce soir-là, nous avons oscillé entre des côtelettes d'agneau, des merguez à la provençale, des incontournables frites, des beignets de morue et des pétoncles au curry. De la bière locale et une bonne carte des vins, sans prétention. On a fini avec une crème brûlée. La suite du menu est composée de plats plus conséquents et classiques. L'été, il est conseillé de réserver pour 19h30. C'est l'heure du coucher de soleil et tout le monde le sait... Pour réserver.
L'Auberge des îles
Une auberge rustique à quelques pas de la chocolaterie. Un solarium qui surplombe le Saint-Laurent et où les déjeuners sont servis. Rien de vraiment inventif, si ce n'est le nom des îles environnantes qu'on a données aux œufs saucisses, aux œufs benedictine et aux crêpes en tous genres. Le nom des îles qu'on retrouve également comme dénomination des cinq chambres à l'étage, avec salles de bains privées ou partagées. Salle à manger le midi et le soir, avec dîner bistro et table d'hôte. Une bonne rusticité soignée que cette Auberge des îles.
Agnellerie de Kamouraska
C'est à l'Agnellerie de Kamarouska que s'est terminée la visite. Marie-Pierre et Patrick sont les propriétaires de cette bêlerie à plein temps. Je ne savais pas qu'un agneau, sa mère et quelques béliers pouvaient autant se délier le «bêêêê» de si belle manière. Il ya le «bêêê» répétitif, le «bêêê» sec et unique, le «bêêêê» lumineux de celle qui voudrait être chanteuse....
Tout cela et toutes les habitudes des ovins font partie de la visite orchestrée par Marie-Pierre qui est aussi infirmière à la clinique de santé-voyage. Une véritable vulgarisatrice de l'agnelle, de ses habitudes, de ses envies, de ses relations mère-enfants, etc. Une bible de la brebis, du mouton, et de ses copains-copines. La vie sexuelle des béliers, la bonne santé de tous. Certaines agnelles ont des prénoms. Ici, on donne le biberon, là, on caresse le museau. Et ce n'est pas n'importe qui, puisqu'il s'agit de brebis pure race Arcott Rideau et de béliers Suffolk américains qui sont des obsédés de la fornication sur paille.
C'est un ensemble de 500 têtes bêlantes à visiter. Un peu plus d'une heure. Un vrai régal, de vraies connaissances. Jamais très loin, Patrick ajoute quelques commentaires. Il est depuis des années, tondeur pro. Pour lui et pour tous les producteurs du Bas-Saint-Laurent, il s'agit de prendre la bête et ne pas la blesser en lui retirant la laine, ne pas lui couper la peau. Lui couper les sabots pour éviter que l'animal marche toujours sur des talons hauts. Trois minutes par tonsure. C'est du 18 moutons à l'heure...
J'avais rencontré l'Alvaro de l'agnelle... sans bigoudis. Cela frise naturel. La visite se termine par une dégustation de brochettes avec salade. On finit aussi à la boutique où saucisses, gigots, épaules, cretons sont d'une fraîcheur de quelques heures.
L'agnellerie livre partout au Québec. Si vous voulez une viande unique en agneau, pour un méchoui ou toute autre libation festive, c'est un point de repère unique en Kamouraska. Avec visite guidée à l'appui. C'est bien de téléphoner à l'avance.
On est reparti vers Lanaudière et je pense avoir fait «bêêê» ou «mêêêê»... Y a pas de mais.
Patrimoine du Bas-Saint-Laurent
Pour des vues de Kamouraska










