Chouchous de Bruxelles
Photo : Lio Kiefer
Chien Poncelet
Quant on quitte une ville de passage ou de vacances, on essaie de se rappeler ce qu'on a aimé et ce qu'on a détesté... À Bruxelles, j'ai trouvé mes chouchous et mes «Shooh shooh».
Commençons par les «shooh shooh»: le côté fonctionnaire de la ville, sous l'impulsion de la CEE et de ses affiliés. Dans le quartier européen, on a l'impression de marcher à travers un défilé de cravatés et de jupes plissées, mais sans plis
Ensuite, le défilé de femmes voilées dans le métro, le cellulaire à la main. Pas à cause du voile, mais à cause du cellulaire. J'ai passé une quinzaine de stations, à l'aller comme au retour, assis devant deux femmes d'une certain âge, avec de jolis yeux que seul le khol habille. Et les deux ont sorti, à quelques secondes d'intervalle, le cell... L'une voulait que sa fille revienne de Charleroi. L'autre voulait se débarrasser d'une voisine. Avec le peu d'arabe que je connais, je réussissais à tout comprendre. Comme un film dont le son est trop fort. Qu'on n'interdise pas le voile dans le métro bruxellois, mais le cellulaire!
Le nombre de gens bourrés (groupes sportifs) sur la Grand Place, comment si la bière était une unité de mesure de la jouissance collective.
L'emploi de l'anglais à toutes les sauces... Même à Waterloo, on n'ose pas!
Et le nombre de restaurants revendiquant la moule et les frites. On en arrive à oublier que Bruxelles sait manger autrement.
On arrive aux chouchous, avec justement les moules-frites du Léon de Bruxelles. Une institution depuis plus d'une centaine d'années, avec des serveurs à qui on ne fait pas l'article et qui ont une réponse à chaque question (sauf celles portant sur les musées ou sur l'influence de Magritte sur la BD locale).
Le rapport avec la BD, très présent à travers Tintin, mais également avec le prochain MOOF, musée des figures originales de la BD. Apologie du 9e art à travers les figures de la BD locale et mondiale. C'est aussi à l'entrée d'un circuit souterrain et commercial nouveau qui ressemble aux circuits du Montréal souterrain.
Des rencontres amusantes après le Menneken Pis, Jeanneke Pis... On se retrouve devant un chien qui lève la patte et une petite fille qui crache dans un bassin.
Et dans le genre animalier, on peut s'activer dans une expo du genre de la centrale électrique ainsi qu'à la galerie de Jean-Pierre Witmeur, là où les tableaux canins de Poncelet sont à l'honneur.
Enfin, deux endroits d'exception:
Tout d'abord, le resto L'Idiot du Village, là où une cuisine raffinée et esthétique en bouche fait les beaux jours d'Alain et Olivier depuis plus d'une quinzaine d'années. Clientèle d'habitués et d'épicuriens de tous bords. Une carte qui se folklorise au rythme des saisons. Deux salons (rouge et bleu), une vaisselle bleutée, une carte des vins généreuse. Une sorte d'Alice au Pays des Merveilles buccal. Le quartier vaut aussi le détour avec ses antiquaires et ses boutiques de découvertes en mobilier.
Et pour des dodos dignes des Mille et une nuits et de Voyages au bout des Rêves, l'hôtel Welcome, un hôtel boutique de 18 chambres dans le quartier très convivial de Sainte-Catherine (restaurants, discos, galeries). Chaque chambre est une invitation au voyage puisqu'elles représentent une destination différente. Maroc, Inde, Népal,Japon. Des suites comme La Route de la Soie et l'Égypte, avec jaccuzi, salon, etc. Chaque chambre possède une kyrielle d'objets et de décorations authentiques s'alignant sur les destinations proposées, venant de la collection personnelle du patron, ancien chef étoilé Michelin, épicurien et multibavard. Je veux dire par là qu'entre les transferts à l'aéroport en BMW, les circuits sur mesure dans la même voiture et les conseils restos, sorties et galeries, l'homme est d'une polyvalence verbale à toutes épreuves. Son nom? Michel Smeesters. Plus tard dans la saison, on ouvrira une chambre «spécial familles» aux couleurs de Bruxelles, et une piscine sur le toit. Le matin, on sert un petit-déjeuner généreux. Le Wi Fi est gratuit dans toutes les chambres. À Bruxelles, aux tarifs proposés, c'est beaucoup plus qu'une aubaine, c'est l'île aux trésors.
Commençons par les «shooh shooh»: le côté fonctionnaire de la ville, sous l'impulsion de la CEE et de ses affiliés. Dans le quartier européen, on a l'impression de marcher à travers un défilé de cravatés et de jupes plissées, mais sans plis
Ensuite, le défilé de femmes voilées dans le métro, le cellulaire à la main. Pas à cause du voile, mais à cause du cellulaire. J'ai passé une quinzaine de stations, à l'aller comme au retour, assis devant deux femmes d'une certain âge, avec de jolis yeux que seul le khol habille. Et les deux ont sorti, à quelques secondes d'intervalle, le cell... L'une voulait que sa fille revienne de Charleroi. L'autre voulait se débarrasser d'une voisine. Avec le peu d'arabe que je connais, je réussissais à tout comprendre. Comme un film dont le son est trop fort. Qu'on n'interdise pas le voile dans le métro bruxellois, mais le cellulaire!
Le nombre de gens bourrés (groupes sportifs) sur la Grand Place, comment si la bière était une unité de mesure de la jouissance collective.
L'emploi de l'anglais à toutes les sauces... Même à Waterloo, on n'ose pas!
Et le nombre de restaurants revendiquant la moule et les frites. On en arrive à oublier que Bruxelles sait manger autrement.
On arrive aux chouchous, avec justement les moules-frites du Léon de Bruxelles. Une institution depuis plus d'une centaine d'années, avec des serveurs à qui on ne fait pas l'article et qui ont une réponse à chaque question (sauf celles portant sur les musées ou sur l'influence de Magritte sur la BD locale).
Le rapport avec la BD, très présent à travers Tintin, mais également avec le prochain MOOF, musée des figures originales de la BD. Apologie du 9e art à travers les figures de la BD locale et mondiale. C'est aussi à l'entrée d'un circuit souterrain et commercial nouveau qui ressemble aux circuits du Montréal souterrain.
Des rencontres amusantes après le Menneken Pis, Jeanneke Pis... On se retrouve devant un chien qui lève la patte et une petite fille qui crache dans un bassin.
Et dans le genre animalier, on peut s'activer dans une expo du genre de la centrale électrique ainsi qu'à la galerie de Jean-Pierre Witmeur, là où les tableaux canins de Poncelet sont à l'honneur.
Enfin, deux endroits d'exception:
Tout d'abord, le resto L'Idiot du Village, là où une cuisine raffinée et esthétique en bouche fait les beaux jours d'Alain et Olivier depuis plus d'une quinzaine d'années. Clientèle d'habitués et d'épicuriens de tous bords. Une carte qui se folklorise au rythme des saisons. Deux salons (rouge et bleu), une vaisselle bleutée, une carte des vins généreuse. Une sorte d'Alice au Pays des Merveilles buccal. Le quartier vaut aussi le détour avec ses antiquaires et ses boutiques de découvertes en mobilier.
Et pour des dodos dignes des Mille et une nuits et de Voyages au bout des Rêves, l'hôtel Welcome, un hôtel boutique de 18 chambres dans le quartier très convivial de Sainte-Catherine (restaurants, discos, galeries). Chaque chambre est une invitation au voyage puisqu'elles représentent une destination différente. Maroc, Inde, Népal,Japon. Des suites comme La Route de la Soie et l'Égypte, avec jaccuzi, salon, etc. Chaque chambre possède une kyrielle d'objets et de décorations authentiques s'alignant sur les destinations proposées, venant de la collection personnelle du patron, ancien chef étoilé Michelin, épicurien et multibavard. Je veux dire par là qu'entre les transferts à l'aéroport en BMW, les circuits sur mesure dans la même voiture et les conseils restos, sorties et galeries, l'homme est d'une polyvalence verbale à toutes épreuves. Son nom? Michel Smeesters. Plus tard dans la saison, on ouvrira une chambre «spécial familles» aux couleurs de Bruxelles, et une piscine sur le toit. Le matin, on sert un petit-déjeuner généreux. Le Wi Fi est gratuit dans toutes les chambres. À Bruxelles, aux tarifs proposés, c'est beaucoup plus qu'une aubaine, c'est l'île aux trésors.
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