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Voyager avec Lio Kiefer Je vous invite au voyage! N’importe quel voyage! Celui dont on rêve, celui qu’on prépare, celui auquel on n’échappe pas. Vous me posez vos questions, j’y réponds. Chaque jour, des infos de par le monde. Ce seront nos bagages.

Amman: pour les escaliers et Hercule

29 mars 2011 11h39 | Lio Kiefer | Voyager avec Lio Kiefer
Photo : Lio Kiefer
Les guides de voyages, en général, disent qu'Amman mérite d'être fouillée pour pouvoir être appréciée. Pas sûr!

On ne reste pas à Amman... on y passe. Il y a des chantiers partout. On a l'impression de traverser un chantier de construction permanent. C'était comme cela il y a 3 ans... C'est comme cela encore aujourd'hui.

De l'aéroport, c'est simple, c'est la 15 sud. Elle continue jusqu'à la ville ancienne, à l'est, sans charme. Une suite de places appelées rings, jointes par des artères emplies de voitures de toutes gammes. À l'ouest, la nouvelle ville (gros hôtels et boutiques de luxe).

La vieille ville, à l'est, a tout au plus un peu moins d'un siècle... On m'a même montré avec empressement, la plaque d'une maison revendiquant sa construction: 1956.

Les maisons les plus anciennes sont des ruines. On les trouve surtout du côté des colonnes d'Hercule, qui offrent également une des visions à 180 degrès de la ville. (mini musée archéologique attenant). On a, de ce promontoire, vue sur toutes les jeunesses qui se donnent rendez-vous, les écoliers qui sont fiers de leur passé et les hommes à la cornemuse qui sont des vétérans des armées britanniques. Des jeunes filles voilées se racontent des histoires d'amour.

Amman n'est pas une ville où l'on se promène à pied, mais où l'on se rend... On y va le plus souvent en taxi, qui est ici très bon marché. Ça monte et ça descend tout le temps.

Ici pas de souk, mais des boutiques... qui font aussi bien dans le jean que dans la brochette d'agneau ou dans la soupe aux nouilles.

Pour les restos, si on veut faire «local», c'est dans la rue que ça se passe. Avec des take-away qui se détaillent à moins de 2 $, à travers des soufflés (safika) ou du shawarma, au même tarif.

Un miniparc surgit avec deux cafetières. C'est du kawa à 65 sous la tasse... À boire et à manger. Pas buvable mais pas cher!

Comme il n'y a pas de véritable gastronomie jordanienne fortement établie, ce sont des cuisines du monde qu'on retrouve ici: italienne, méditérannéenne, française, libanaise, marocaine sont autant de possibilités. On peut se retrouver à la table d'une famille druze ou tchétchène.

Sinon, on m'a emmené au resto, un italien sans talent qui fait dans la viande équivoque sans génie et dans la pasta pas vraiment aldente, le Centro. Pour d'autres libations locales, le Wild Jordan, Vinaigrette, Casereccio (pour les pizzas), Blue FigCafé, la Terrasse, Diwan al sultan Ibrahim et Romero sont de bons indices.

Pour le dodo, j'ai été invité au 4 Seasons... Les chambres sont les plus grandes de la ville. Téléphone pas intelligent, douche avec baignoire, shampooing, savon, etc. Télévision à écran plat et accès Internet partout et... payant. Comme dans tous les hôtels de cette catégorie. Vous fermez les yeux et vous pouvez être à Singapour ou ailleurs.

Le petit-déjeuner est somptueux, mais la truite de Schubert (encore) et Satie commencent à  me tomber sur le bonbon jordanien. Un peu de musique locale serait la bienvenue.

Le soir, les restos Asia et Vivace (italien) sont de gros indices gastronomiques. Pour le Vivace, s'en tenir au poisson et aux anti-pasto.

Pour d'autres hôtels à visage plus humain: Canary, Toledo et AlQasr Metropole sont de petites structures accueillantes.

Ce qui est beau d'Amman, ce sont les marches qui montent et qui descendent le lignage urbain. Des silhouettes qui montent et qui descendent... Des commerces accrochés à une chaise ou à trois fleurs. Il y a un canari qui aimerait se sauver. Des colonnes d'Hercule et des collines... 7, 12, 23...

Demain, je vous invite aux alentours d'Amman: les châteaux de sable.



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