Costa Rica: les paresseux sont heureux
De Parrita, on a traversé le pays du côté Caraïbes. À Cahuita. Il y a 12 ans, ce petit village au dessus du Panama respirait le pot et on y trouvait plusieurs prostitués... Aujourd'hui, il y a moins de prostitués, mais peut-être plus de pot. Chose certaine, les paresseux sont heureux...
Il y a 12 ans, les longs cheveux de ce monde passaient par Cahuita comme on passait par Amsterdam. On fumait, on allait se baigner tout nu et on chantait «Hotel California» ou Bob Marley dans la rue principale. Playa Blanca remplaçait Vondelpark.
Aujourd'hui, on entend encore les Eagles, mais Bob Marley et les résonnances reggae ont gagné. On se baigne habillé, on mange bio et on en fume encore du très bon. Le village a gagné en restos et en commerces, comme partout ailleurs au Costa Rica.
Pour manger, il y a deux pizzerias... une avec cinéma et l'autre avec une jolie Noire aux fourneaux. Pour le cinéma, Cocorico, la pizza est moins bonne... Mais pour la bonne pizza, Corleones. Le cinéma vient du patron rital qui joue les Berlusconi de la pâte soufflée sur les épaules de la jolie femme. Au choix!
Autre détour, mais carnassier, le resto, anciennement la Soda. Avant, c'était tenu par un toucan persifleur et par Mario Fortin, un Québécois baba cool. Aujourd'hui, Mario fait dans l'immobilier (de belles terres et villas à vendre) et s'est coupé les cheveux. Le toucan est mort et le resto argentin (viande grillée) est né.
Pour en finir avec Cahuita: le Parque National, qui est tout petit et qui n'est pas génial (sauf pour les ratons laveurs). Si vous fréquentez le café Internet, allez-y le matin. La préposée au racket informatique est Moluquoise, jolie et souriante. Elle parle un batave parfait et est souvent en ligne avec son frère sur Skype. Le soir et les fins de semaines, les autres préposées ne sont même pas sympathiques.
Un lieu aujourd'hui mythique: le Coco's Bar. Bruyant, buvant, fumant. Bouffe ordinaire, mais piña coladas de rêve. Et la bonne humeur de Francesco, le serveur, mixeur, dragueur...
Pour manger pas cher, sur la route qui part de Cahuita à Limon, il y a 3 soeurs qui fon,t sur le bas côté de la route, une gargotte avec riz, parc et poulet mijoté. Accompagnés de vrais jus et de café jus de chaussettes (c'est à travers une chaussette qu'est passé le café).
Facile à repèrer, c'est le seul resto au sortir de Cahuita à l'extérieur de l'église de Limonal. Juste avant le contrôle policier (pour la drogue du Panama). Ensuite, deux ou 3 restos à Pennhurst. Essayez également les vendeuses de brochettes (porc, poulet et boeuf: 1$, si vous êtes un touriste, 50 sous, si vous êtes un Tico!)
Buttercup, mon idole!
Et arrive dans un tournant, l'Aviaros del Caribe, ou si vous préférez, l'Accueil Bonneau des paresseux. Il y a 12 ans, je titrais dans mon premier livre paru sous la pression de mes amis, Partances 40 Cartes Postales: «Les paresseux sont heureux».
J'avais alors rencontré Judy et Luis, les proprios, ainsi que Buttercup, le premier paresseux recueilli dans ce sanctuaire. Buttercup m'avait fait des mamours de paresseux (cela durait des heures) et m'avait dit «bye» sur l'air de «Ne me quitte pas» de Brel.
Aujourd'hui, on a retiré Brel des enchaînements musicaux. Buttercup vit, à 18 ans, une retraite tranquille et a été rejoint par une centaine de paresseux... à deux ou trois doigts. Le deux doigts est plus gros, mais je préfère la truffe de Buttercup, le trois doigts.
Judy et Luis Aroyo ont vieilli, mais ils gardent la même constance pour sauver tous les paresseux blessés, abusés, amputés, etc. Un hôpital, une garderie pour bébés, un centre d'accueil sont là pour continuer le combat. (Si les scientifiques ne s'intéressent pas trop aux paresseux, c'est un peu la faute à Buffon, intellectuel de la nature du XVIIIe siècle, qui déclara que le paresseux était un animal de trop sur la planète, endormi, herbivore, puant et générateur de mousses et acariens bizarres.)
Pour prouver le contraire, on y fait un tour. 2 heures sur Terre et 2 heures sur rivière. (Pour les oiseaux, les singes hurleurs et les paresseux).
Mas je vous conseille de rester dans une des chambres disponibles et de vivre la vie du sanctuaire en bed and très bon breakfast (du petit-déjeuner jusqu'à 16h). Le parresseux ne l'est pas, mais se couche tôt...
On peut être volontaire pendant deux semaines et aider à prendre soin des paresseux. On peut adopter un des paresseux. Ma fille a adopté Corie, un bébé trois doigts de 4 mois. La réplique de Buttercup...
12 ans après, les paresseux sont toujours heureux.
Aviaros del Caribe
Il y a 12 ans, les longs cheveux de ce monde passaient par Cahuita comme on passait par Amsterdam. On fumait, on allait se baigner tout nu et on chantait «Hotel California» ou Bob Marley dans la rue principale. Playa Blanca remplaçait Vondelpark.
Aujourd'hui, on entend encore les Eagles, mais Bob Marley et les résonnances reggae ont gagné. On se baigne habillé, on mange bio et on en fume encore du très bon. Le village a gagné en restos et en commerces, comme partout ailleurs au Costa Rica.
Pour manger, il y a deux pizzerias... une avec cinéma et l'autre avec une jolie Noire aux fourneaux. Pour le cinéma, Cocorico, la pizza est moins bonne... Mais pour la bonne pizza, Corleones. Le cinéma vient du patron rital qui joue les Berlusconi de la pâte soufflée sur les épaules de la jolie femme. Au choix!
Autre détour, mais carnassier, le resto, anciennement la Soda. Avant, c'était tenu par un toucan persifleur et par Mario Fortin, un Québécois baba cool. Aujourd'hui, Mario fait dans l'immobilier (de belles terres et villas à vendre) et s'est coupé les cheveux. Le toucan est mort et le resto argentin (viande grillée) est né.
Pour en finir avec Cahuita: le Parque National, qui est tout petit et qui n'est pas génial (sauf pour les ratons laveurs). Si vous fréquentez le café Internet, allez-y le matin. La préposée au racket informatique est Moluquoise, jolie et souriante. Elle parle un batave parfait et est souvent en ligne avec son frère sur Skype. Le soir et les fins de semaines, les autres préposées ne sont même pas sympathiques.
Un lieu aujourd'hui mythique: le Coco's Bar. Bruyant, buvant, fumant. Bouffe ordinaire, mais piña coladas de rêve. Et la bonne humeur de Francesco, le serveur, mixeur, dragueur...
Pour manger pas cher, sur la route qui part de Cahuita à Limon, il y a 3 soeurs qui fon,t sur le bas côté de la route, une gargotte avec riz, parc et poulet mijoté. Accompagnés de vrais jus et de café jus de chaussettes (c'est à travers une chaussette qu'est passé le café).
Facile à repèrer, c'est le seul resto au sortir de Cahuita à l'extérieur de l'église de Limonal. Juste avant le contrôle policier (pour la drogue du Panama). Ensuite, deux ou 3 restos à Pennhurst. Essayez également les vendeuses de brochettes (porc, poulet et boeuf: 1$, si vous êtes un touriste, 50 sous, si vous êtes un Tico!)
Buttercup, mon idole!
Et arrive dans un tournant, l'Aviaros del Caribe, ou si vous préférez, l'Accueil Bonneau des paresseux. Il y a 12 ans, je titrais dans mon premier livre paru sous la pression de mes amis, Partances 40 Cartes Postales: «Les paresseux sont heureux».
J'avais alors rencontré Judy et Luis, les proprios, ainsi que Buttercup, le premier paresseux recueilli dans ce sanctuaire. Buttercup m'avait fait des mamours de paresseux (cela durait des heures) et m'avait dit «bye» sur l'air de «Ne me quitte pas» de Brel.
Aujourd'hui, on a retiré Brel des enchaînements musicaux. Buttercup vit, à 18 ans, une retraite tranquille et a été rejoint par une centaine de paresseux... à deux ou trois doigts. Le deux doigts est plus gros, mais je préfère la truffe de Buttercup, le trois doigts.
Judy et Luis Aroyo ont vieilli, mais ils gardent la même constance pour sauver tous les paresseux blessés, abusés, amputés, etc. Un hôpital, une garderie pour bébés, un centre d'accueil sont là pour continuer le combat. (Si les scientifiques ne s'intéressent pas trop aux paresseux, c'est un peu la faute à Buffon, intellectuel de la nature du XVIIIe siècle, qui déclara que le paresseux était un animal de trop sur la planète, endormi, herbivore, puant et générateur de mousses et acariens bizarres.)
Pour prouver le contraire, on y fait un tour. 2 heures sur Terre et 2 heures sur rivière. (Pour les oiseaux, les singes hurleurs et les paresseux).
Mas je vous conseille de rester dans une des chambres disponibles et de vivre la vie du sanctuaire en bed and très bon breakfast (du petit-déjeuner jusqu'à 16h). Le parresseux ne l'est pas, mais se couche tôt...
On peut être volontaire pendant deux semaines et aider à prendre soin des paresseux. On peut adopter un des paresseux. Ma fille a adopté Corie, un bébé trois doigts de 4 mois. La réplique de Buttercup...
12 ans après, les paresseux sont toujours heureux.
Aviaros del Caribe









