Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    Un lapsus prémonitoire

    Pierre Karl Péladeau
    Photo: Youtube Pierre Karl Péladeau
    Personne n’avait vu venir la démission de Pierre Karl Péladeau, le 2 mai. Pourtant, elle avait été évoquée clairement à l’Assemblée nationale moins d’une semaine avant qu’elle ne se produise, grâce à un lapsus — rétrospectivement spectaculaire, voire un scoop inconscient — de mon quasi-homonyme Alexandre Robillard, reporter à La Presse canadienne. M. Péladeau, tout sourire, avait répondu qu’il n’était « pas encore parti » et ajouté : « C’est un lapsus intéressant, ça, là, là. »

    Voici la transcription de cet épisode du 26 avril 2016 :

    « M. Robillard [Alexandre] : O.K. Vous avez évoqué à plusieurs reprises l’automne dernier des tensions à la suite de votre arrivée, des changements que vous aviez effectués au sein du caucus. Est-ce qu’avec le départ de M. Péladeau il y aura moins de tensions au sein du caucus ?

    M. Péladeau : Le départ de M. Péladeau ? Je ne suis pas parti encore, là, M. Robillard. Souhaitez-vous que je parte ? C’est un lapsus intéressant, ça, là, là.

    M. Robillard [Alexandre] : Je vous laisse analyser, je ne sais pas quoi en penser moi-même. Mais je voulais simplement vous dire… Donc, est-ce qu’on doit penser qu’avec le départ de M. Duchesne ces tensions vont diminuer ? »
     













    Envoyer
    Fermer