Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    ​Une vacherie de Pierre Paradis

    Le premier ministre Couillard avait averti les péquistes, lorsque Pierre Karl Péladeau est devenu chef du Parti québécois : les libéraux ne laisseraient pas un pouce à l’argumentaire souverainiste.

    Le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis, a été un champion de cette offensive ce mardi lorsqu’il a répondu en chambre à une question sur la gestion de l’offre. Le député péquiste André Villeneuve se demandait si le gouvernement Couillard la protégeait correctement.

    Réplique de M. Paradis : « Le système de la gestion de l’offre […] va être détruit si jamais » le Québec se sépare. Ou, pour le dire dans les mots de Pierre Paradis : « Si ça devait s’avérer quelque chose qui se réalise. » Aïe !

    Puis, après avoir fait remarquer que « les producteurs de lait québécois produisent deux fois le lait [celui que] l’on consomme au Québec », il a conclu : « S’il fallait que le Québec se sépare, c’est une vache sur deux qui serait détruite. »

    L’argument est vache, on en convient. En langue québécoise, du moins. Vache, selon le Dictionnaire québécois-français (Guérin) de Lionel Meney, signifie paresseux, fainéant.

    Une vacherie, en québécois, pourrait donc désigner un argument paresseux, non ?












    Envoyer
    Fermer