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    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    Quand Pascal Bérubé faisait l'éloge de Charles Lapointe

    Charles Lapointe
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Charles Lapointe
    Le 25 septembre dernier, en matinée, le ministre délégué au Tourisme Pascal Bérubé annonçait sur Twitter qu'il allait rendre hommage à Charles Lapointe à l'Assemblée nationale. Depuis que nous avons rappelé ce message Twitter jeudi, celui-ci semble avoir disparu…

    Mais dans le Journal des débats de l'Assemblée, les paroles ne s'envolent point et deviennent des écrits qui restent. Son hommage y est donc toujours:

    «M. le Président, l’honorable Charles Lapointe, président-directeur général de Tourisme Montréal, a quitté ses fonctions à l’été 2013 après 24 ans de services. Je tiens à le remercier et le féliciter chaleureusement pour son magnifique travail accompli au cours de ces années pour le développement de l’industrie touristique montréalaise et du Québec.

    M. Lapointe a une impressionnante feuille de route dans le secteur touristique. Au fédéral, il a été notamment ministre d’État aux Petites Entreprises et au Tourisme, président du conseil de la Commission canadienne du tourisme, il a représenté le Canada au conseil exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme. Sur la scène québécoise, en plus de ses fonctions à Tourisme Montréal, il a été président du Partenariat du Quartier des spectacles à Montréal, membre du conseil d’administration du Musée des beaux-arts de Montréal, du Palais des congrès de Montréal et des Aéroports de Montréal. De plus, en 2013, il a été nommé président du conseil d’administration du Conseil des arts de Montréal.

    M. Lapointe a mis toute son expertise, sa passion et sa grande connaissance de l’industrie touristique montréalaise pour faire de Montréal une métropole culturelle créative et attrayante pour les visiteurs d’ici et d’ailleurs. Toutes nos félicitations pour cette contribution exceptionnelle à l’industrie touristique et meilleurs voeux de succès à son successeur, M. Yves Lalumière. Merci.»


    Sur Twitter, lorsque nous avons rapporté cet éloge, jeudi, le ministre a répondu : «La preuve que je ne connaissai[s] pas la situation évoquée par le Vérificateur général...»

    En effet. Une lectrice a alors rétorqué : «Mais [il] ignorait quel était la teneur de son contrat de travail...» Réplique du ministre: «La raison est simple, il [n'était] pas mon employé.»

    Par ailleurs, concernant M. Lapointe, saviez-vous qu'il a fait partie du «Comité de gouvernance et d’éthique» du Palais des congrès de Montréal? Eh oui!


    Peut-il avoir un meilleur conseiller à la gouvernance et à l'éthique que celui qui détournait les déductions fiscales liées aux dons de charité de son organisme? Et, ah oui, se faisait rembourser en double certaines dépenses. Même André Pratte le constatait ce matin: «Il semble que le sens éthique de M. Lapointe se soit émoussé au fil de ses nombreuses années de service.» Il semble, oui.












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