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    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    Leclair ou des lumières sur les problématiques à plusieurs niveaux

    Le député Guy Leclair<br />
    Photo : Assemblée nationale Le député Guy Leclair
    Le député péquiste Guy Leclair a été sacré catégorie de ce carnet en 2011 et depuis, il ne cesse de prouver qu'il mérite cet honneur. À l'étude des crédits du ministère des Affaires autochtones, le 12 février, il s'est surpassé.

    Il nous joue la douce musique des problématiques et des niveaux.

    «Lorsqu'on revient à parler des communautés autochtones, les premières nations ainsi que les Inuits, c'est très clair pour moi qu'une multitude de problématiques s'y passe. Malheureusement, lorsqu'on parle, juste au Québec, de régions parfois éloignées, on se dit dans des régions éloignées lorsqu'on parle de Port-Cartier et tout ça. Imaginez-vous lorsqu'on parle des communautés autochtones. Bien souvent, pour la majorité d'entre nous, on n'a même pas eu a chance d'aller voir ça une fois dans notre vie. Alors, on n'a pas vu de nos propres yeux la misère qui, malheureusement, se passe là puis il y a beaucoup, beaucoup de niveaux .»

    Il pose des questions de fond :

    «Si on n'a pas un bon logement pour se loger, alors, comment on fait pour bien se nourrir? Comment on fait pour avoir une bonne éducation, avoir une bonne nuit de sommeil pour être capable d'être allumé, à l'affût de la journée qui s'en vient devant?»

    La lumière, espérons, n'est pas celle d'un train:

    «Je crois qu'on a beaucoup encore à faire avec la jeunesse autochtone, mais il y a certaines choses que je pense qu'il faut reconnaître qui ont été faites puis je crois qu'il faut continuer à aller de l'avant puis je pense que pour les jeunes autochtones, bien, je pense qu'ils peuvent aujourd'hui commencer à avoir une lumière au bout du tunnel».

    M. Leclair doit avoir un fin nez, il utilise souvent l'expression être au parfum :

    «Le programme s'inscrivait au coeur d'une mission des effets bénéfiques non seulement sur la santé des jeunes […] mais des communautés aussi, mais aussi sur les relations que le gouvernement du Québec entretient avec les communautés. On sait qu'on ne sera jamais au parfum et au diapason de tout ça, il faut continuer à travailler fort.»

    «Il y a un autre projet qui est très rassembleur, puis je sais que, Mme la ministre, vous êtes très au parfum de ça

    Comme de raison, M. Leclair lutte contre la noirceur (c'est un aptonyme) :

    «Je trouve déplorable, […] que, bien souvent, on parle des communautés autochtones en disant que c'est juste la noirceur, en haut.»

    Il manipule tous les sens du verbe «passer» :

    «Ces gens-là, oui, ils ont beaucoup de problématiques qu'on n'a pas toutes résolues, comme qu'il se passe un peut partout au Québec, mais, bien entendu, il y a de beaux projets qui se passent, qui se sont faits dans le passé, que je suis convaincu que la ministre va poursuivre, mais on ne peut pas passer à côté de ces projets-là.»

    Il n'y a pas à dire, à beaucoup, beaucoup de niveaux, il faut reconnaître qu'aucune problématique ne passe sous le nez du député de Beauharnois sans qu'il nous mette au parfum.  





     
     
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