Taquinons l'autruche
Étrange métaphore du leader parlementaire de la Coalition avenir Québec Gérard Deltell, dans le Journal de Québec de ce matin: «C'est bien beau de se draper dans le linceul de la pureté et de la transparence, mais prouvez-le et jusqu'à maintenant, vous ne l'avez pas prouvé», a-t-il déclaré. Il s'attaquait au ministre Bernard Drainville qui fait toutes sortes d'annonces (serrer la vis aux députés démissionnaires, aux vire-capot, etc.) mais tarde, estime M. Deltell, à obtenir des résultats concrets.
Le problème, dans cette phrase, est ailleurs: un linceul, ce n'est pas n'importe quel bout de tissu, mais une «pièce de toile servant à ensevelir un mort», nous dit le Trésor de la langue française informatisé.
Le problème, dans cette phrase, est ailleurs: un linceul, ce n'est pas n'importe quel bout de tissu, mais une «pièce de toile servant à ensevelir un mort», nous dit le Trésor de la langue française informatisé.
Se draper dans le «linceul de la pureté», donc, c'est une autre manière de dire que seuls les morts sont purs? D'accord, la question est spécieuse, et Mots et maux™ le sait. Mais c'est si bon de taquiner l'autruche en ce début de 2013.


