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    Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
    Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

    Pas la bonne chapelle, M. l'éditorialiste

    Battons-nous un peu la coulpe. Il y a quelques années, j'écrivais ceci: «Moment embarrassant pour la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, à l'Assemblée nationale hier. Alors qu'on l'interrogeait au sujet de la chapelle historique du Bon Pasteur, située rue de la Chevrotière à Québec, elle a donné deux réponses en faisant référence au mauvais dossier, celui de la chapelle des Franciscaines (sur la Grande Allée), tout en parlant "du Bon Pasteur". À son cabinet, on a expliqué l'erreur en disant que des chapelles menacées, "il y en a quelques-unes"».

    Or, mardi le 20 novembre, je publiais un éditorial sur la reconstruction du Manège militaire. Je concluais ainsi : «La "reconstruction" [du Manège] n'est pas une si mauvaise idée. D'abord, parce que le bâtiment conservera en grande partie sa vocation militaire. Ensuite, les environs et la Grande Allée ont tellement subi de démolitions d'édifices anciens ces dernières années — Club des employés civils (au toit de cuivre très "Québec"), chapelle des Augustines, couvent des Dominicains, etc. — qu'il fallait conserver quelque chose intact. Bref, ce "conservatisme"-là a peut-être du bon.»

    Mais comme l'historien de l'art Denis Grenier me le faisait remarquer dans un courriel récent, ce n'est pas la Chapelle des «Augustines» qui a été démolie. Mais celle des Franciscaines. (photo)

    Mea culpa. Pourtant, ce n'est pas parce que je ne connais pas le dossier. J'ai écrit sur le sujet à plusieurs reprises, dont ici.

    Erreur d'inattention… Ah oui, je demanderai à mon cabinet d'expliquer à M. Grenier et ceux qui ont noté l'erreur que «des chapelles menacées, "il y en a quelques-unes"».
    N'empêche, c'est ce qu'on appelle une Robitaillerie. Et Mme St-Pierre a tout à fait le droit de sourire.

    PS: un morceau des Franciscaines est en reconstitution sur le Grande Allée. Quant à la Chapelle des Augustines, elle résiste fièrement au 43 rue Charlevoix, dans le Vieux-Québec.
     
     
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