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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Les libéraux, c'est le changement ou la continuité continue?

Au fond, est-ce qu'un autre libéral, Michel Matte, candidat dans Portneuf, n'a pas exprimé plus clairement les choses le 12 août? Voir la réponse plus bas.
Photo : Source: ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles Au fond, est-ce qu'un autre libéral, Michel Matte, candidat dans Portneuf, n'a pas exprimé plus clairement les choses le 12 août? Voir la réponse plus bas.
Il va falloir se brancher chez les libéraux. «Pour le Québec», ils représentent le changement ou la continuité?

Lundi matin à La Prairie, Jean Charest pourfendait les propositions de «changement» de ses adversaires en ces termes: «Le changement qui est proposé, c'est quoi au juste? C'est ça la question que les gens doivent se poser. […] Mme Marois, c'est la rue qui va gouverner et les référendums, c'est ça que les Québécois veulent? Et du côté de M. Legault: un homme qui est n'est pas fiable; qui change d'idée comme il change de chemise; qui a des solutions simplistes à des problèmes qui sont réels. Sur les médecins de familles, hier, il nous a épilogués [sic] longtemps […] alors que tout le monde qu'on connaît sait très bien que son affaire se tient pas debout. On a beau lui dire "ça ne tient pas debout", il continuait et insistait avec une solution qui ne marche pas. C'est ça que les Québécois veulent? Moi, je ne pense pas.»
 
Le reporter de TVA Robert Plouffe, qui questionnait le chef libéral, le relança alors: «Je comprends de votre réponse que vous n'incarnez plus le changement, vous le reconnaissez!» Jean Charest se rebiffe: «Je n'ai pas dit ça!» Et d'y aller d'une explication selon laquelle le «changement», pour les Québécois, ce serait, le 4 septembre, de s'exprimer sur «l'enjeu du printemps dernier». «L'intimidation, la violence, tout ce que nous avons vécu... le manque de respect envers les jugements des tribunaux et la démocratie, ça ne peut pas être une affaire qu'on met sous le tapis. Il faut que les Québécois parlent sur cette question-là le 4 septembre prochain. Et il faut que tous les Québécois s'expriment là-dessus.» Autrement dit, s'ils votent libéral et rejettent la chienlit, les Québécois parleront «avec fermeté sur le type de société dans laquelle nous voulons vivre. Ça c'en est un vrai changement par rapport à ce qu'on a vécu le printemps dernier.»
 
Euh, comprenez-vous ce que M. Charest tente de nous dire (si oui, écrivez-moi). De quel changement parle-t-il exactement?
 
Au fond, est-ce qu'un autre libéral, Michel Matte, candidat dans Portneuf, n'a pas exprimé plus clairement les choses le 12 août? Son pléonasme pourrait passer à l'histoire:
 
«En votant libéral, Portneuf va continuer dans la continuité
 
(Merci à Robert Plouffe, qui entendu M. Matte et m'a refilé cette perle. M. Matte, personnage éminemment sympathique, est d'ailleurs un «ami de ce carnet», comme vous le savez.

http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/mots-et-maux-de-la-politique/321789/michel-matte-expert-en-innoussses-et-nouvel-ami-de-ce-carnet
 
 
 
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