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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

Gignac jusqu'au bout

Antoine Robitaille   14 février 2012 15h59  Mots et maux de la politique
Clément Gignac<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Clément Gignac
La semaine dernière, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune et responsable du Plan Nord, Clément Gignac, dénonçait l'obstruction du Parti québécois au sujet du projet de loi 14 sur les mines: «Nous autres ce qu'on veut c'est que le projet de loi soit adopté. Ça fait 250 heures que mon collègue Serge Simard passe sur le projet de loi sur les mines. Notre patience tire à bout...»

Il s'agit d'un beau petit perronnisme, mélange de deux expressions: «Être à bout de patience», «notre patience tire à sa fin». Il y a peut-être un peu de «bout portant» dans cette gibelotte.

(Merci à Régys Caron pour le filon.)
 
 
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  • Marcel Bourget - Abonné
    14 février 2012 09 h 04
    La gibelotte de Saint-Gilbert
    "Notre patience tire à bout..." Tiens...Tiens... Et on veut implanter une session d'anglais intensif au primaire. C'est le bout!
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  • Francois - Inscrit
    15 février 2012 08 h 37
    Nous aussi notre patience vient à bout des libéraux
    La majorité des Québécois sont fatigués des libéraux qui ne protègent pas nos biens communs.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    15 février 2012 11 h 10
    À bout portant ou à bout de souffle?
    Quant à moi je pense que les libéraux, ces mauvais «godardiens», sont à bout de souffle et à bout (tout court). En bout de ligne, nous pouvons dire que ces médiocres boute-en train souffrent d'un trop-plein de vide intellectuel. Ils commettent des erreurs politiques majeures à tout bout de champ et ils vont bientôt venir à bout de notre patience puisqu'ils ne cessent de nous pousser à bout.

    Nous devrons bientôt, comme Jean D'arc, les bouter hors de ce parlement qu'ils ne cessent de déshonorer. Ils vont bientôt venir à bout de notre démocratie et de nos rêves collectifs.

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
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