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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

«Nous sommes prêts»? «On verra»!

Certaines expressions politiques sont à la fois figées et piégées

Pauline Marois cet après-midi alors qu'elle annonçait son intention, si elle prend le pouvoir, d'abolir la «contribution santé».
Pauline Marois cet après-midi alors qu'elle annonçait son intention, si elle prend le pouvoir, d'abolir la «contribution santé».
En politique il y a des mots et des expressions figées qui deviennent tabous. Prenez le «Nous sommes prêts» de Jean Charest. Quand un adversaire l'utilise, des sourires apparaissent. Parfois un malaise s'installe. C'est ce qui est arrivé aujourd'hui à Pauline Marois en conférence de presse:  «Nous voulons indiquer que nous sommes prêts... nous... nous sommes préparés à aller en campagne électorale.»

Une autre de ces expressions politiques à la fois figées et piégée est «On verra». Le «syntagme» colle à la peau de François Legault et de tout ce qui est lié à la Coalition avenir Québec. Le «On verra», c'est en quelque sorte l'inverse de «Nous sommes prêts». Or, Pauline Marois s'est fendue de deux beaux «on verra» aujourd'hui. Et sur la question éminemment délicate des finances publiques : «Je suis très consciente qu'il y a un déficit à combler. Pour l'instant, c'est la mesure que nous annonçons aujourd'hui. On verra l'état des finances publiques lorsque nous arriverons au pouvoir et on verra ce qu'il y a lieu de faire.»
 
 
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  • Nunu - Inscrite
    9 février 2012 07 h 34
    Mr Antoine,
    Vous n'êtes pas sans savoir qu'Il y a des mots qu'on ne peut s'empêcher de prononcer.

    C'est quand on les répète trop souvent que ça devient ridicule.(on verra)

    Et (nous sommes prêts) quand on est pas prêts du tout.
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  • Roger Kemp - Inscrit
    10 février 2012 07 h 28
    Futur slogan???
    Après le "Nous sommes prêts" et "Les deux mains sur le volant" aurons-nous droit à un "Bien en selle" en faisant allusion au domaine équestre et non la m...
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  • Nicole Ste-Marie - Abonnée
    10 février 2012 08 h 44
    Le contexte et les circonstances.
    Choisissez!
    Le contexte, en période électorale.
    La circonstance, l'époque prouve que vous ne l'étiez pas prêt a diriger et que vous ne le serez jamais.

    Mme Marois est prête pour aller en élection. elle ne fait pas croire qu'elle est de toutes éventualités alors qu'elle ne les connaît pas les éventualités.

    Voilà quelqu'un qui parle en connaissance de cause vs quelqu'un qui parle à travers son chapeau.
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  • arick - Inscrit
    10 février 2012 14 h 44
    Ben là....Tony
    Tous les organismes et autres disent tous « on verra».
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  • LouisH - Abonné
    11 février 2012 08 h 27
    «On verra»: un syntagme... ou deux?
    Mes études en linguistique au CEGEP remontent à bien des années mais il me semble que le «on verra» se compose d'un syntagme nominal («on») et d'un syntagme verbal («verra»).

    Non?
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  • LouisH - Abonné
    11 février 2012 10 h 02
    Le «On verra.» de François Legault devenu le leitmotiv de la CAQ...
    Le «on verra.» du chef de la CAQ est très significatif pour mieux comprendre ce nouveau parti.

    Le verbe «VOIR» étant transitif, utiliser l'expression «On verra.» traduit un complément d'objet sous-entendu. Il est non seulement sous-entendu mais aussi indéfini dans la plupart des cas de son utilisation. Donc, le complément d'objet peut être n'importe quoi. N'est-ce pas à l'image de ce parti... n’importe quoi?

    Regroupant n'importe quoi (et n'importe qui) dans ce parti, on peut s'attendre à quoi s'il vient au pouvoir? Est-ce normal d'avoir quelques inquiétudes?
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  • stephane dupras - Inscrit
    11 février 2012 17 h 20
    Bien en selle !!!
    Parfait pour un gouvernement fini !
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    13 février 2012 11 h 47
    Verra ou verrat? That is the question!
    Le «on verra» de certains politiciens fait-il allusion au mâle reproducteur de l'espèce porcine, ce qui signifie que le verrat et la truie vont vivre pleinement leur érotisme méconnu et intime?

    Ou encore le «on verra» veut-il dire que nos politiciens ne savent pas trop ce qu'ils pensent? Why not? Enfin, qui vivra verra ou «verrat»!

    Jean-Serge Baribeau, sociologue
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