«Nous sommes prêts»? «On verra»!
Certaines expressions politiques sont à la fois figées et piégées
En politique il y a des mots et des expressions figées qui deviennent tabous. Prenez le «Nous sommes prêts» de Jean Charest. Quand un adversaire l'utilise, des sourires apparaissent. Parfois un malaise s'installe. C'est ce qui est arrivé aujourd'hui à Pauline Marois en conférence de presse: «Nous voulons indiquer que nous sommes prêts... nous... nous sommes préparés à aller en campagne électorale.»
Une autre de ces expressions politiques à la fois figées et piégée est «On verra». Le «syntagme» colle à la peau de François Legault et de tout ce qui est lié à la Coalition avenir Québec. Le «On verra», c'est en quelque sorte l'inverse de «Nous sommes prêts». Or, Pauline Marois s'est fendue de deux beaux «on verra» aujourd'hui. Et sur la question éminemment délicate des finances publiques : «Je suis très consciente qu'il y a un déficit à combler. Pour l'instant, c'est la mesure que nous annonçons aujourd'hui. On verra l'état des finances publiques lorsque nous arriverons au pouvoir et on verra ce qu'il y a lieu de faire.»
Une autre de ces expressions politiques à la fois figées et piégée est «On verra». Le «syntagme» colle à la peau de François Legault et de tout ce qui est lié à la Coalition avenir Québec. Le «On verra», c'est en quelque sorte l'inverse de «Nous sommes prêts». Or, Pauline Marois s'est fendue de deux beaux «on verra» aujourd'hui. Et sur la question éminemment délicate des finances publiques : «Je suis très consciente qu'il y a un déficit à combler. Pour l'instant, c'est la mesure que nous annonçons aujourd'hui. On verra l'état des finances publiques lorsque nous arriverons au pouvoir et on verra ce qu'il y a lieu de faire.»


