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Mots et maux de la politique Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

Bédard remporte l'Oscar de la condescendance

Au congrès du Parti québécois, en avril 2011. Stéphane Bédard, à gauche de Lisette Lapointe, jette un regard vers «l'inexpérimenté» Bernard Drainville, à droite.<br />
Au congrès du Parti québécois, en avril 2011. Stéphane Bédard, à gauche de Lisette Lapointe, jette un regard vers «l'inexpérimenté» Bernard Drainville, à droite.
C'est la saison des statuettes. Aujourd'hui Mots et Maux en attribue une au leader parlementaire Stéphane Bédard (43 ans).

Lors d'une entrevue aujourd'hui, il a atteint un sommet de condescendance. Rien d'étonnant, vous dites? On savait que le leader parlementaire excellait à canarder ses adversaires. On savait qu'au caucus, à huis clos, il pouvait se montrer très abrasif. Mais en public, on l'avait jamais entendu dénigrer un collègue comme lorsqu'il parla de Bernard Drainville (48 ans) et de sa sortie de samedi en nos pages, à l'émission Desaultels, de Radio-Canada: «Vous savez, c’est un jeune député Bernard Drainville, qui veut bien faire et souvent, il va se mettre un pied dans la bouche ou défoncer des portes ouvertes. C’est ce qu’il a fait. Sa volonté, ce n’est pas de nuire, mais le résultat, c’est... c’est ça. De confondre son avenir personnel avec l’avenir du Parti québécois, ce n’est pas la meilleure chose à faire. [...] Quand on a peu d’expérience… souvent quand les événements ne se produisent pas comme on le souhaite, on est en proie à plus de panique moins de réflexion et dans ce cas-ci, c’est ce qui est arrivé. Moi je lui pardonne parce que c’est un bon type. C’est quelqu’un qui veut bien faire. Le résultat n’était pas à la hauteur de ce qui voulait faire. » 
 
 
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  • Paolo Zambito - Inscrit
    18 janvier 2012 23 h 18
    Et pourtant...
    Je ne suis pas pro-Drainville, mais force est de constater que Bédard ne se prend pas pour une queue de cerise sur celle-là. De dire ce genre de truc à un ancien journaliste à la fois plus expérimenté et probablement plus articulé que lui est un grave manque de respect. C'est ce genre de comportement ultra-partisan qui a mené le PQ là où il est aujourd'hui.

    J'ai eu la chance d'animer un débat à l'UQAM entre Drainville, Aussant et Saillant (où il y avait plus de 200 personnes). Et, même si la salle était acquise à Jean-Martin Aussant en début de soirée, Drainville a réussi à se démarquer de telle sorte qu'il fut chaleureusement applaudi en fin de soirée. je dois dire que c'est habile orateur et qu'il est plutôt articulé.

    Ce soir-là, je crois que Drainville a compris que des jeunes militants souverainistes existaient encore, mais qu'ils n'étaient plus membre de son parti moribond.

    Cela dit, je ne suis pas persuadé que les solutions que Drainville propose soient nécessairement toutes bonnes, mais il a le mérite d'essayer de trouver des issues pertinentes sans attaquer les individus. Bravo!

    - Paolo Zambito, militant nationaliste
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  • Marjolaine Bouchard - Inscrite
    19 janvier 2012 16 h 58
    condescendance ou indulgence
    Je suis tout à fait en accord avec les propos de monsieur Bédard que je trouve même trop indulgent.
    Monsieur Robitaille, je suis surprise. Votre article semble insinuer (pourquoi ce besoin de donner les âges?...)que monsieur Bédard n'aurait pas du parler de jeune député et pourtant, c'est une réalité, monsieur Drainville est jeune dans ce poste (peu d'expérience, langage couramment utilisée en milieu de travail) et vous comme moi savons très bien que l'âge n'a aucune signification dans ce débat. Alors, pourquoi avez-vous utiliser les âges?...
    Marjo (67 ans)
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  • Marcel Bourget - Abonné
    20 janvier 2012 09 h 16
    Bédard ne fait pas de cinéma
    Drainville : Il est jeune, veut bien faire, est politiquement malhabile, parfois nuisible au parti, ambitieux, inquiet. On pourrait expliquer ses nombreuses interventions dans les médias par une question : Drainville est il un journaliste qui se veut politicien ou un politicien qui joue au journaliste engagé? Quand à moi, la description qu'a fait Bédard de son illustre collègue est assez juste. Il ne méritait cependant pas un Oscar.
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  • Geoffroi - Abonné
    20 janvier 2012 09 h 25
    Le prix citron de la suffisance
    Madame devra bien surveiller ses arrières.

    «Je vais être derrière elle pour que tous ensemble on puisse s'unir» selon La Presse d'aujourd'hui.

    Ne serais-ce pas aussi de la condescendance et même de la suffisance, qui compromettent les talents de M. Drainville, d'aller ainis étaler ses états d'âme au Devoir sans avertir la chef dont il se sent tellement proche...quelques jours plus tard. Il en fait trop.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    20 janvier 2012 15 h 03
    C'EST SIMPLE, DRAINVILLE EN FAIT TROP
    Godefroy a mis le doigt sur le bobo de Drainville : «Il en fait trop.»
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  • Nunu - Inscrite
    20 janvier 2012 18 h 17
    D'accord avec
    Mr Bédard.
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  • Visionnaire - Inscrit
    20 janvier 2012 23 h 15
    Lance... et compte !
    Drainville serait-il le P.K. Suban de la politique ?
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    21 janvier 2012 03 h 04
    Il n'en fait pas trop.
    Monsieur Drainville n'en fait pas trop.
    Il voit couler le navire et il cherche des solutions.
    On a vu ce que ça donne, cette semaine, se croiser les bras ou faire comme si il ne se passe rien sur un navire...

    Monsieur Bédard, le lendemain de la débâcle du PQ, va s'en aller dans un bureau d'avocats avec une pitance supérieure à celle de député provincial. Il aura la gommette du docile député de la madame.

    Des gommettes, ça ne fait pas l'histoire. On ne met pas de date là-dessus.
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  • Oues81 - Abonné
    21 janvier 2012 09 h 36
    Bédard le "vieux" député...
    Drainville en ferait trop ?

    N'est ce pas le seul qui fait quelque chose de constructif en amenant des idées et provoquer de réels échanges ? Mais toujours on ramène le débat là ou il est inutile voire nuisible, l'égo trip...

    J'ai entendu Bédard prononcer ces mots et j'en ai été très déçu...

    Qu'a fait celui ci avant de faire de la politique sur les traces de son père déjà ?
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  • Carole Dionne - Inscrite
    21 janvier 2012 11 h 30
    Pas d'accord avec vous, M Robitaille
    Pour dire qu'il a fait mal, montrez nous plutôt ce qu'il aurait dû faire à a place. Avait-il vraiment le choix? S'il le descendait, nous les martyrs on les aime donc on aurait pris pour Drainville. Je crois qu'il a plutot ménagé le chou et la chèvre. Il ne veut pas perdre Drainville et par contre, il veut le remettre à sa place.

    Je me répète, M Robitaille, qu'auriez-vous faits à sa place? ( je ne suis pas un fidèle partisan de Bédard)
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  • tttt - Inscrit
    22 janvier 2012 12 h 13
    Bédard a raison
    Condescendance ? Allons-donc !

    Drainville nuit à son propre parti comme rarement on a vu quelqu'un le faire. Qu'est-ce que ces lamentations continuelles aux médias : "Mon Dieu, nous allons disparaître!"

    Comment voulez-vous faire confiance à des gens qui semblent avoir si peu confiance en eux-mêmes ? La vérité, c'est qu'il veut plaire à tout le monde et son père : aux députés qui ont quitté le parti et qui continuent à le flatter, à Marois, à Duceppe, etc.

    Triste spectacle.
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  • Sony07 - Inscrit
    22 janvier 2012 18 h 33
    Bédard a raison.
    Drainville est-il derrière MME.Marois ou agit-il pour passer devant? Pourquoi fait-il ses sorties médiatiques sans la prévenir?A la place de MME.Marois je me méfierais de lui!!!
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  • Torquemada - Inscrit
    23 janvier 2012 09 h 12
    Abrasif à huis clos
    "On savait qu'au caucus, à huis clos, il pouvait se montrer très abrasif."
    Qui parle dans le dos de Bédard?
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  • Discret - Inscrit
    23 janvier 2012 10 h 52
    Petites chicanes internes contre grand projet de société
    Continuez vos petites magouilles et chicanes internes, mesdames et messieurs du PQ, et c'est la victoire assurée de l'infâme Charest dans quelques mois. Ou, pourquoi pas, de Legault, ce qui ne serait guère mieux.

    Je connais bien des inconditionnels du PQ depuis sa création qui sont tellement désabusés devant tant d'ineptie politique, qu'ils sont prêts à rester chez eux lors de l'élection, ou à voter TSPQ (tout sauf PQ.)

    Triste, triste.
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  • CLaferriere - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 20
    Perte de confiance
    Pour ma part, devant les égos surdimensionnées de plusieurs têtes d'affiche du Parti Québecois, je me sens de plus en plus insécure de mandater un jour une pareille équipe à réaliser l'indépendance du Québec. On voit que pour plusieurs, les valeurs de respect et de loyauté disparaissent devant leur intérêt personnel. Je trouve que Mme Marois, qui a reçu 93% de l'appui des membres du parti au dernier congrès, réagit admirablement devant tous ces gens qui agissent comme des gamins n'ayant aucun sens de la démocratie. Il y a de quoi à vouloir devenir fédéraliste.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    23 janvier 2012 11 h 52
    La langue menacée
    "Le pied dans la bouche", il voulait dire "a footh in the mouth""? Avec la PQ la langue identitaire est protégée.
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  • François Ricard - Abonné
    24 janvier 2012 09 h 11
    Un vieux
    M. Bédard a vraiment des comportements d'un "vieux" politicien. Retors; condescendant; tranchant; souvent biaisé. On dirait qu'il fait de la politique depuis cinquante années. Certains s'usent plus vite que d'autres, il faut croire.
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  • josephflavius - Inscrit
    24 janvier 2012 17 h 19
    Vieux quoi?
    M.Bédard a 100 fois raisons. M.Drainville a peut-être 48 ans mais c'est un jeune député. Il serais temps qu'il apprenne qu'il n'est plus à Radio-gesca et que dans un parti il y a des règles à respecter.
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  • François Ricard - Abonné
    25 janvier 2012 09 h 19
    @Perte de confiance
    La perte de confiance, on la constate dans l'électorat.
    Durant la dernière année, Mme Marois a constamment baissé dans l'estime des électeurs.
    Même avec cette brillante "victoire" sur M" Duceppe, elle a encore perdu des plumes. Elle se retrouve loin derrière M. Charest (il faut le faire) et très loin derrière M. Legault.
    Mme Marois est peut-être courageuse, intelligente, expérimentée mais la population la rejette tout simplement comme chef de gouvernement.
    Pourtant le PQ compte des gens extrêmement valables: les Boucher, Cloutier, Bergeron, Drainville, Ouellet, Hivon, Villeneuve, Dufour, etc...Il se trouve des dizaines et des dizaines de jeunes dynamiques et bien préparés pour gouverner un état. La moitié des minitres de M. Charest n'arrive pas à la cheville de ces jeunes du PQ.
    Le PQ doit mettre le cap sur l'indépendance et se donner un chef convaincu de cette orientation.
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  • Airdutemps - Inscrite
    25 janvier 2012 09 h 22
    Ancien journaliste
    M. Drainville est jeune en politique, malgré qu'il ait été journaliste à la SRC à une autre époque. Il devrait connaître tous les dessous de la politique comme M. Robitaille...
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  • meme40 - Inscrit
    25 janvier 2012 10 h 23
    Bien sur,...
    Il fallait y penser! Les journalistes savent tout,.. Créer la nouvelle, est une chose, être dedans une autre! Un cordonnier n'a jamais prouver qu'il pourrait être un bon veau.Tout s'apprend...M. Drainville a parfois l'âme d'un éditorialiste en nostalgie...de faire valoir... comme tous les chercheurs de Kodak...
    Ne touchez pas au journaliste!!!...
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  • Geoffroi - Abonné
    25 janvier 2012 13 h 13
    Les mots et maux des Bernard
    Je viens d'apprendre que M. Bernard Drainville le pessimiste est à l'origine du dernier sermon de M. Bernard Landry. Ce dernier a affirmé à la télé qu'il serait resté chef du PQ avec un 93% - en légitimisant ainsi, en direct, le mandat de Mme Marois -.

    Ah! Ah! Ah! C'est ce qui s'appelle se faire avoir par une animatrice de nouvellles d'envergure.
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