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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Renaissance d'une «opposition circonstancielle»?

Yves Michaud participant à l'émission <em>Tirez au clair</em> de Radio-Canada du 8 janvier 1969.
Photo : Yves Michaud participant à l'émission Tirez au clair de Radio-Canada du 8 janvier 1969.
Avec la floppée d'indépendants qu'il y aura en chambre cet automne, huit au total depuis aujourd'hui — neuf en comptant Amir Khadir, dont le parti n'est pas reconnu officiellement à l'Assemblée nationale — il faut se demander s'il n'y aura pas renaissance, à l'occasion, d'une «opposition circonstancielle». Le terme avait été forgé par Yves Michaud (photo).

Voici comment on la définit sur le site de l'Assemblée nationale : «Ensemble des parlementaires d’allégeances diverses réunis à l’automne 1969 pour s’opposer au "Bill 63" qui accordait la liberté de choix de la langue d’enseignement.» Composèrent l'opposition circonstancielle «René Lévesque, qui avait quitté le Parti libéral un an plus tôt, Antonio Flamand, Jérôme Proulx et Gaston Tremblay, qui quittèrent alors l’Union nationale, et Yves Michaud, qui devint libéral indépendant.» Selon François-Albert Angers, dans un texte disponible ici, «tout en ayant été extrêmement utile dans les circonstances, I'"opposition circonstancielle" ne s'est pas montrée vraiment forte dans sa lutte sur le plan argumentation».

PS: la photo est une capture d'écran du site des archives de Radio-Canada. Il vaut la peine d'aller écouter cet extrait de débat sur la concentration de la presse à l'émission Tirez au clair du 8 janvier 1969.


AJOUT (04 07 11): Commentaire transmis par Yves Michaud : «Merci d’avoir évoqué ce moment important de ma vie. J’avais alors un peu moins de la moitié de mon âge et si c’était à refaire je ferais la même chose.  Tel qu’en nous- mêmes l’Éternité nous fige…
Yves M.»
 
 
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