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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Duceppe et Ben Laden, même destin?

«Qui aurait pu croire qu'on se débarrasserait de Ben Laden et de Gilles Duceppe la même semaine?», a écrit avec transports (en anglais - c'est là notre traduction) David Golberg, dans son éditorial du bimensuel local anglophone NDG FreePress daté du 10 mai. M. Goldberg confie aussi à ses lecteurs ce qui suit: «Voir le Bloc Québécois pratiquement éradiqué de la carte politique fut presque aussi agréable que d'écouter le président Barack Obama décrire l'exécution d'Oussama Ben Laden aux mains des US Navy SEALs


Joint à Notre-Dame-de-Grâce ce soir, M. Golberg a dit à Mots et Maux™ (et en même temps au Devoir !) que «beaucoup de Québécois anglophones partagent ce sentiment». Voulait-il dire qu'il aimerait voir le chef du Bloc être trucidé comme le chef d'al-Quaïda? Il proteste: «C'est ridicule, évidemment que je ne souhaite pas la mort de quiconque en politique québécoise.» Non, c'est un autre décès qui le réjouissait: «Je dis que la mort du parti, pas la mort de quelque individu, la mort de l'idée pour laquelle il militait: voilà ce que j'évoquais. Je ne veux pas voir M. Duceppe mourir. Je n'ai rien de personnel contre lui.»
D'accord, là on comprend!

M. Goldberg ajoute qu'évidemment, il ne veut pas que le Québec se sépare. «C'est ma position et la position de 95% des Québécois anglophones. Ils veulent que le Québec reste dans le Canada. Alors dès qu'il y a un signe qui semble indiquer le déclin de la séparation, c'est une bonne chose. Aussi, tout ce qui peut diminuer le risque du terrorisme est une bonne chose. Et c'est le type de comparaison que je faisais.»

(L'interview s'est déroulée en anglais. Ces citations sont ma traduction de la transcription des propos de M. Goldberg)
 
 
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