Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité
Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Gauche «efficace» et capitalisme «sauvage»

Ils se battent pour obtenir la paternité de l'expression. Laquelle? «Gauche efficace.» Qui «ils»? L'ex-conseiller péquiste Jean-François Lisée et l'ex-ministre péquiste François Legault. Ce dernier, au téléphone récemment, se désolait qu'on l'associe au centre-droit; et encore pire, à la «droite» du type Réseau-Liberté-Québec. «Moi, c'est la "gauche efficace". C'est moi qui a inventé l'expression; elle m'a été piquée par Jean-François Lisée.» L'ex-conseiller et blogueur efficace a en effet repris le terme pour baptiser un de ses opus

L'expression a pourtant quelque chose de risible, car elle contient une sorte d'aveu involontaire : la gauche, jusqu'à maintenant, aurait été inefficace. D'ailleurs, à la suite de la réponse publique de François Legault hier, les gens de RLQ s'en amusaient sur Twitter : «La "gauche efficace", c'est un synonyme de "gaspillage méticuleux" ca?» Tout cela fait penser à un autre aveu involontaire, celui du «socialisme à visage humain». Tout le monde a compris alors qu'avant Alexandre Dubček, le visage du communisme était inhumain. Au moins, le capitalisme ne se cache pas, lui. Depuis le début, on sait qu'il est sauvage!
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer