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Mots et maux de la politique Éditorialiste et responsable des débats d'idées, Antoine Robitaille scrute les mots et expressions qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique.
Il a aussi la responsabilité du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes.

Lexique «bastarachien» 5 : «POST-IT»

Comme «Frigidaire» et «Kodak», «Post-it», marque déposée par la multinationale 3M, est devenu un substantif. 

imageCitons Chantal Landry : «Lorsqu’il y a une ouverture de concours, alors la liste arrive. Un mois peut-être plus tard, alors, moi, je garde le post-it et si la personne se retrouve dans la liste, alors je vais l’indiquer.» Georges Lalande, lui, désignait la chose par sa couleur : «Je me réserve toujours [...] des papiers jaunes collants, là, à la fin de mon agenda.» Comment éviter de désigner la chose par la marque déposée ou par sa couleur (qui, dans le cas de Landry, était rouge...)? Pour ma part, dans mon texte du journal, j'ai tenté ce qui suit : «M. Lalande a pris de nombreuses notes [...] sur des papiers jaunes de type post-it ou "papillon adhésif amovible" (terme proposé par l’Office québécois de la langue française).» Évidemment, personne n’utilise ce «papillon». Plusieurs journalistes ont opté simplement pour «autocollants». Mais c'est bien général. Dans La Presse, Denis Lessard a utilisé un néologisme inventif, qui pourrait aspirer à une fortune aussi grande que courriel, selon moi : «notocollant». Et vous, vos préférences?

 
 
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